Jeudi 24 mars 2011 4 24 /03 /Mars /2011 08:17

Le Secrétaire général
 
   
   

 

 

 

Chers Amis,

Je veux avant tout vous remercier pour votre mobilisation de dimanche dernier malgré un contexte très hostile. Grâce à chacune et chacun d’entre vous, grâce à l’engagement de nos candidats et de nos militants, la majorité présidentielle, lors du 1er tour des élections cantonales, a plutôt mieux résisté que certains ne le pronostiquaient. L’autre enseignement, c’est qu’il n’y a pas eu d’effet PS, seuls les Verts gagnent des voix à gauche ! C’est une preuve supplémentaire que le PS n’incarne toujours pas une alternative crédible aux yeux des Français.

Alors, ces résultats doivent plus que jamais nous inciter à lancer toutes nos forces dans la bataille du 2nd tour, qui aura lieu ce dimanche 27 mars
.

La mobilisation doit s’accentuer : j’ai demandé à tous nos candidats de se maintenir partout où ils le peuvent au 2nd tour. Ce serait un renoncement incompréhensible pour nos électeurs que nos candidats refusent le combat quand ils sont encore en situation de porter haut et fier nos couleurs ! J’appelle donc chacune et chacun d’entre vous à la mobilisation, dans un esprit de rassemblement, d’unité et de fidélité à nos valeurs. La victoire ne peut être que collective !

Dans les cantons où notre candidat ne peut se maintenir, notre ligne est claire : refus absolu de toute alliance avec le FN mais rejet d’un « front républicain ». Aucune alliance avec le FN n’est possible : c’est une ligne constante de notre famille politique car nous n’avons ni les mêmes valeurs ni le même projet que le FN. Montrons au contraire aux électeurs tentés par le FN, souvent plus par exaspération que par conviction, que ce vote est sans espoir et qu’il aboutit à faire gagner la gauche !

Mais nous refusons aussi tout « front républicain »
, parce que ce n’est pas une réponse à apporter au FN. Cela nourrirait un sentiment de connivence entre la droite et la gauche. Or, la droite et la gauche, ce n’est pas la même chose ! En outre, là où la droite a toujours été sans ambiguïté dans le rejet des extrêmes, le PS n’a jamais eu de scrupules à nouer des alliances avec une extrême gauche, qui n’a pas renié ses ambitions révolutionnaires. J’attends du PS qu’il ait le même courage que l’UMP et qu’il dise clairement non aux alliances avec l’extrême gauche.

Nous laissons donc nos électeurs libres de leur choix dans cette situation, parce qu’à l’UMP, la liberté d’expression est totale et nous ne nous estimons pas propriétaires des voix de nos électeurs.

Chers amis, je compte sur vous. Ensemble, autour de Nicolas Sarkozy, mobilisons nous, portons fièrement notre étendard et faisons gagner nos valeurs !


Jean-François COPÉ

 

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Vendredi 18 mars 2011 5 18 /03 /Mars /2011 19:58

Le Secrétaire général

Chers Amis, Le premier tour des cantonales a lieu ce dimanche 20 mars. C’est la dernière ligne droite et nous devons jeter toutes nos forces dans cette bataille ! Je sais que vous avez déjà beaucoup donné. A vos côtés, depuis des semaines, je sillonne la France entière, de département en département, de canton en canton, pour aller soutenir nos candidats et j’ai vu la détermination sur chaque visage. Ensemble, nous avons sans cesse débattu, tracté, défendu nos idées et nos valeurs : courage, respect, travail, persévérance, espérance. La mobilisation ne s’arrête pas : une victoire peut se décider dans les ultimes instants, alors ne relâchons pas nos efforts d’ici dimanche. Et poursuivons-les jusqu’au deuxième tour, le dimanche d’après ! Je sais que, parfois, les temps sont durs sur le terrain et qu’il peut y avoir du découragement, car nous faisons l’objet d’attaques d’une très grande violence. Mais nous sommes des militants. Nous avons choisi de nous engager, pour nos idées, pour nos compatriotes, pour notre pays, la France ! Alors, nous n’avons pas le droit de reculer, de baisser les bras devant l’adversité ! Ensemble, autour de Nicolas Sarkozy, nous devons au contraire relever la tête, affirmer nos valeurs et porter haut et fier notre étendard UMP. Ensemble, nous mènerons notre famille politique à la victoire ! Je compte sur vous !

Jean-François COPÉ

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Lundi 7 mars 2011 1 07 /03 /Mars /2011 01:41



 





Sujet : Tr:  Le bon sens d'une immigrée -
 
 
 
 
 
 
 

 Transmettre ce message est-ce faire preuve de racisme,je ne le pense pas.Cette femme,c’est de quoi elle parle,algérienne et diplomée,elle me parait digne d’interet

 

 


 

 

Octobre 2010 - Propos recueillis par Charlotte d’Ornellas 


Ancien ingénieur d’affaires et de recrutement de cadres de PME, aujourd’hui membre du Haut Conseil à l’intégration, Malika Sorel a passé ses dix premières années en France, avant de suivre ses parents en Algérie où elle suit sa scolarité. Après avoir terminé l’école polytechnique d’Alger, elle revient en France, où elle suit le troisième cycle de Sciences po. En 2007, elle publie le Puzzle de l'intégration – les Pièces qui vous manquent (Mille et une nuits). Elle y explique que la question de l’immigration-intégration doit être traitée globalement et non plus de façon sectorielle, qu’il faut cesser d’octroyer la nationalité française à des personnes qui ne sont pas prêtes, psychologiquement et moralement, à l’assumer, et s’appliquer, en revanche, à faire respecter la loi française par tous, sans exception.

Pourquoi avez-vous écrit ce livre ?   

Les émeutes de 2005 m’ont poussée à écrire ce livre parce que je me sentais responsable de n’avoir, alors, rien dit. Moralement, mais aussi sur le plan affectif, je ne supportais plus cette injustice vis-à-vis du peuple français : les Français sont bâillonnés ; et quand ils osent s’exprimer, on leur fait un procès en racisme ou en xénophobie alors qu’ils veulent simplement préserver leur identité. Mes origines me permettaient, peut-être, de dire que la véritable victime de l’immigration est le peuple français. 

  

Vous parlez beaucoup du rôle délétère de la « repentance ». Non seulement pour les Français, mais pour les immigrés eux-mêmes… 

Le rôle des élites françaises a toujours été déterminant dans l’instrumentalisation de l’histoire. La décolonisation a traumatisé tout le monde, soit ! Mais il devrait tout de même être possible, cinquante ans après des drames partagés, de traiter sereinement du passé, avec ses ombres et ses lumières, au lieu de renier son histoire en se laissant enfermer dans la dialectique culpabilisation-victimisation. Or, c’est malheureusement ce qui se passe. Le discours dominant ne parle que des « horreurs » de la colonisation, et plus personne n’écoute le peuple français, qui est pourtant le plus légitime pour parler objectivement des problèmes engendrés par l’immigration… 

De surcroît, transformer les Français de souche en bourreaux n’a fait qu’injecter le poison de la haine dans le coeur des enfants issus de l’immigration. La France s’autodétruit sans rendre service aux immigrés, puisqu’on attribue leurs erreurs, ou encore leur manque d’investissement, à la société. Une excuse facile qu’ils reprennent pour ne pas assumer leurs responsabilités. A partir du moment où l’on enferme des gens dans le rôle de victimes, on leur envoie le signal que tout leur est dû. Or, cela n’est pas vrai. La France fait beaucoup pour les immigrés et leurs descendants, et ceux-ci ont encore énormément à faire pour se rapprocher des Français de souche européenne, en particulier les Maghrébins et les Africains dont la culture reste très éloignée de celle de leur pays d’accueil. Il fallait d’emblée être ferme et affirmer que nos valeurs fondamentales ne changeraient pas. On a fait l’inverse. Dans ces conditions, il est naturel qu’ils développent de moins en moins d’efforts pour respecter les normes collectives françaises. Ils sont convaincus que celles-ci vont changer pour s’adapter à eux.  Il faut aussi dire aux populations d’origine étrangère tout ce que l’Etat fait pour elles, l’argent qui est injecté dans tous les domaines : c’est ainsi qu’on aidera les enfants de l’immigration à se construire le socle de reconnaissance sans lequel rien d’harmonieux ne sera jamais possible. Ce n’est pas en se flagellant qu’on fera aimer la France aux enfants et aux adolescents des banlieues. Bien au contraire.Notre comportement relève parfois de la psychiatrie !   

 

Pourquoi l’idée de « discrimination positive » est-elle dangereuse à vos yeux ?

Parce que c’est une escroquerie. L’intégration n’est pas un ascenseur automatique, mais un parcours semé d’obstacles ! L’idée que l’on puisse progresser dans la société de manière passive est absurde. C’est un engagement sur plusieurs générations, la famille entière doit s’engager autour du projet éducatif. Aujourd’hui, beaucoup d’élèves ne font plus rien. Il faut arrêter de les bercer de mensonges :pour réussir, il faut se prendre en main. Et puis la « discrimination positive » est injurieuse pour les immigrés eux-mêmes : on part du principe que les gens issus de l’immigration n’y arriveront pas seuls parce que les Français les détesteraient. C’est zéro pointé sur toute la ligne. Quand vous travaillez dans une équipe, il faut acquérir sa légitimité auprès des autres. Si vous n’avez pas respecté le même processus de sélection, c’est impossible. Pour devenir légitimes, les personnes issues de l’immigration doivent se plier aux mêmes exigences que les autres.

 

Vous êtes également très sévère avec la Halde… 

Elle joue un rôle d’exaspération et de crispation entre les groupes. Elle passe le plus clair de son temps à exacerber les tensions en disant que les gens issus de l’immigration sont victimes de notre société, alors que c’est l’ignorance des codes sociaux et culturels qui empêche les jeunes d’être recrutés. Cela avait été parfaitement mis en évidence par l’analyse d’entretiens d’embauche auxquels la sociologue Jacqueline Costa-Lascoux avait assisté. Le fait qu’on accepte d’eux ce qu’on n’accepterait jamais des autres ne fait que les enfermer dans leurs propres codes culturels. J’ajoute que je prends comme une bonne nouvelle la mise sous tutelle de la Halde. Mais il faut, à terme, qu’elle disparaisse. Le système judiciaire français est là pour traiter des vraies affaires de discrimination. On n’a nul besoin d’une institution qui participe, vraisemblablement sans le vouloir, à dresser les gens les uns contre les autres.   

 

Qu’opposer, alors, aux doctrines que vous dénoncez ? 

Rien d’autre que le modèle d’intégration républicain qui fonctionnait très bien ! On doit accueillir les gens dans la communauté française et non l’inverse. Ils doivent respecter le système français. Si on avait fait ça, on aurait suscité le désir d’intégration. Mais comment y parvenir quand on injecte 200 000 nouveaux entrants par an dans une société déjà en proie à des difficultés majeures ? C’est irresponsable, grave et fondamentalement dangereux. Il est évident que là réside le défi des prochaines années : si l’on continue comme aujourd’hui, nous irons vers des troubles majeurs. Trop de gens arrivés récemment n’éprouvent plus le besoin de respecter la loi de la République, etre constituent leurs sociétés d’origine sur le territoire français… Si rien n’est fait pour y mettre un terme, la pression va devenir rapidement intenable.

 

Quelle pression, justement, exercent ces sociétés reconstituées ? 

Dans les cultures maghrébines et africaines, le groupe prend possession de l’individu. Or, plus la société est déstructurée et permet des accommodements, plus les membres des groupes mieux structurés sont tentés de bafouer les règles françaises, qu’on peut défier à moindre risque. La culture de l’école de la République que les enfants ramènent à la maison est aussitôt rejetée parce qu’elle ne correspond pas aux normes culturelles d’origine. Le racisme anti-blanc est une réalité. L’insulte suprême utilisée, c’est «céfranc ». Les professeurs nous le disent : être sérieux en cours, c’est déjà, pour certains, vouloir devenir français : une honte, car assimilé à une traîtrise. Les bons élèves sont, de ce fait, de plus en plus soumis à des pressions par les enfants issus de la même origine culturelle. Le fait que les institutions françaises – la police et l’école – soient attaquées n’est évidemment pas anodin. Or, on continue à excuser les auteurs de ces attaques, à les déresponsabiliser en invoquant leurs conditions sociales. Or, ces mêmes populations, avec des conditions sociales nettement inférieures, ne se comportent pas ainsi dans leur pays d’origine. C’est bien la preuve que l’attitude de notre société a joué un rôle déterminant dans l’apparition des problèmes que nous connaissons. 

 

Vous accusez le droit du sol. Pourquoi ? 

Devenir français est un processus qui doit être personnel, car il faut être prêt à assumer d’inscrire ses propres descendants dans un nouvel arbre généalogique qui n’est pas celui de ses ascendants biologiques et culturels. Il y a là une véritable rupture, très difficile à assumer. C’est pourquoi, aujourd’hui, pour une multitude de raisons, peu de gens ont le désir de devenir français. Ils prennent les papiers parce qu’ils savent que c’est le sésame avec lequel ils n’auront plus jamais faim. Ils sont honnêtes et l’avouent : je ne suis pas français, j’ai juste les papiers. C’est la classe politique, dans son ensemble, qui ment et occulte ce que signifie l’identité française. La communauté française reste pour l’instant silencieuse car elle est bâillonnée mais, comme dans tous les pays du monde, elle n’est pas prête à accepter comme françaises des populations étrangères à son identité. Il y a aujourd’hui, en France, une négation fondamentale du droit des Français à être français. 

 

Quelle distinction faites-vous entre insertion et intégration ? 

L’intégration, c’est le fait d’assumer l’héritage du peuple français, de porter soi-même les valeurs et les principes des Français, de les transmettre à ses propres enfants. Il y a une forte dimension affective et morale. On ne peut pas exiger cette étape, elle est trop personnelle, trop intime. En revanche, l’insertion est absolument non négociable, c’est le respect des règles et lois de la société. Nombre de ces règles sont tacites. Elles ne sont pas nécessairement inscrites dans des lois. L’insertion dans la société française constitue une étape indispensable avant l’intégration dans la communauté nationale française. C’est ce que ne respecte pas le droit du sol.   

 

L’une des plus grandes erreurs a été, selon vous, de dégrader l’apprentissage de la langue et de la culture française. Pourquoi ? 

L’école de la République a un savoir à transmettre, qui crée un référentiel commun à tous les enfants. La langue est un passeport culturel pour naviguer dans la société française. On les a empêchés de pouvoir le faire en revoyant nos exigences sans cesse à la baisse. Pis, l’école s’est mise à verser dans le relativisme culturel, et même à leur transmettre des éléments de leur référentiel culturel alors que c’est bien la seule chose que leurs familles leur transmettent. Aimer une langue est un tremplin pour aimer un peuple. Au travers de la langue, des textes de littérature et aussi des contes et des chansons enfantines, c’est bien la culture qui est transmise. Aujourd’hui, dans les rues, dans les cours d’école, on ne parle plus français. C’est un signe sans équivoque du réel refus d’intégration. Sans compter qu’un enfant qui ne peut s’exprimer et se faire comprendre du fait de la pauvreté de son langage a une plus grande propension à devenir violent. Commençons donc par accentuer l’effort sur la maternelle et sur les premières classes de l’école primaire, en réduisant les effectifs par classe et en mettant l’accent sur la transmission de la langue. Revoyons aussi le circuit des allocations. Il faut impérativement que cet argent aille en priorité au projet éducatif, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. A chaque rentrée scolaire, au lieu de remettre aux parents un chèque qui, souvent, sera envoyé dans le pays d’origine, donnons un cartable, des cahiers et des livres directement à l’enfant.   

 

Que pensez-vous de la déchéance de nationalité ?

Il faut la mettre en place. Et il faut cesser de donner la nationalité à tout le monde. Les gens qui risquent aujourd’hui la déchéance de nationalité n’auraient jamais dû l’obtenir. Il faut vraiment que les politiques s’occupent de toutes ces questions très rapidement. Beaucoup, parmi eux, sont habités par la peur car les populations de l’immigration leur apparaissent comme ayant facilement recours à la violence. Il va pourtant falloir avoir le courage de traiter toutes les dimensions de ce sujet. C’est dans l’intérêt de tous. Notre société est chaque jour plus déstabilisée. C’est la cohésion nationale qui est désormais en jeu ! Tout accepter met la France par terre.  

  

 

 

 


 

 
   
 
 
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Samedi 5 mars 2011 6 05 /03 /Mars /2011 12:14

Lions Clubs International

Paris, le 4 mars 2011

 

Chers Amis,

Je tenais à vous informer de cette excellente nouvelle (cf message ci-dessous) concernant l'AFM. Votre mobilisation massive pour la pétition et vos messages de soutien y ont sans aucun doute fortement contribué.

Bien amicalement,


     Dominique H LABUSSIERE
       Lions Clubs International
Président du conseil des Gouverneurs
         District 103 FRANCE

 

Publication ce mercredi 2 mars du rapport du CSA sur l’accès des associations aux médias audiovisuels

 

 

  • Emmanuel Gabla et Michèle Reiser, co-présidents de la Commission pour l’accès des associations aux médias audiovisuels,
  • Michel Boyon, président du Conseil supérieur de l’audiovisuel,
  • Jeannette Bougrab, secrétaire d’Etat chargée de la Jeunesse et de la Vie associative, 

 

ont présenté à la presse ce matin le rapport sur l’accès des associations aux médias audiovisuels (http://www.csa.fr/)

L’AFM se félicite des conclusions de ce rapport :

- qui préconise un plus large accès du monde associatif aux médias audiovisuels

- qui promeut l'engagement citoyen dont le Téléthon est la parfaite illustration

- qui ne remet pas en cause les rendez-vous caritatifs existants dont le Téléthon dans sa forme actuelle.

 

L’AFM-Téléthon est, en effet, l’exemple même du rôle central que jouent les acteurs associatifs pour promouvoir l’innovation dans de très nombreux domaines et pour renforcer le lien social. Un rôle d’autant plus indispensable dans un contexte économique difficile. Offrir aux associations, à leurs adhérents et à leurs bénévoles, une fenêtre médiatique accrue, c’est témoigner du dynamisme de la société civile et lui permettre de contribuer encore plus fortement à faire avancer notre pays.

 

Vous le savez, grâce à l’élan populaire du Téléthon (200 000 bénévoles, 5 millions de participants), l’AFM a fait sortir de l’oubli des maladies ignorées et délaissées des pouvoirs publics. Elle les a menées aux portes des médicaments en soutenant la recherche et le développement de thérapies innovantes au bénéfice du plus grand nombre.

 

Parce que les résultats sont là et qu’il reste tant à faire, nous voulons organiser en 2011, un 25ème Téléthon tout à fait exceptionnel et nous nous y préparons activement. Le 9 mars prochain Laurence Tiennot-Herment rencontrera Rémy Pfimlin, président de FTV pour évoquer les bases de notre nouvelle convention et les grandes lignes de notre 25ème Téléthon .

 


 

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Vendredi 4 mars 2011 5 04 /03 /Mars /2011 11:44

 


Société. Un débat nécessaire.

Islam et laïcité

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Depuis une génération, les fondements de notre société subissent une pression religieuse sans précédent. L’islam frappe à toutes les portes de la République et s’efforce de pénétrer notre arsenal juridique pour obtenir un droit de cité de plus en plus large. Nous aurions tort de ne pas prendre garde à ce phénomène, car son développement risque de bouleverser ce qui fait l’essence de la France.

À l’époque gallo-romaine, le christianisme a supplanté les vieilles croyances païennes, mais cette évolution spirituelle s’est faite de l’intérieur, contrairement à ce qui se produit aujourd’hui. La deuxième religion de France est totalement importée. Pour des raisons historiques, d’abord, du fait de la décolonisation ; par maladresse, ensuite, en accordant la nationalité française selon des procédures automatiques aux enfants de parents étrangers nés sur notre sol ; par la mise en place, enfin, de politiques d’immigration qui ont facilité l’accès à notre territoire de populations en majorité musulmanes.

L’effet de masse a fait le reste. Des revendications inconnues jusqu’ici se manifestent, les unes derrière les autres, jamais en bloc. Elles ne procèdent probablement pas d’une manoeuvre délibérée, mais leur succession constitue un piège qui fonctionne à merveille, car il nous contraint à réagir au coup par coup. On mesure bien la fragilité de la riposte, qui s’exprime par des mesures d’interdiction, souvent difficilement applicables. Si l’école a su faire respecter la réglementation du port du voile, c’est parce que l’opposition à cette marque ostentatoire de religion a fait l’objet d’un large consensus, notamment au sein du monde enseignant, vigilant gardien de la laïcité. D’autres sujets, comme le port de la burqa ou la construction de lieux de culte, sont sources de débats et il faudra du temps pour que la justice dégage une jurisprudence qui s’imposera à tous les tribunaux, lesquels tranchent aujourd’hui dans des sens divers.

Si nous pensons faire front en élevant des barrières juridiques chaque fois que nos fondements culturels et politiques sont menacés, nous échouerons, car elles sauteront toutes les unes après les autres, par difficulté à les faire appliquer. Nous serons victimes de nos propres règles, tout bonnement parce que la pratique de l’islam, si éloignée de nos moeurs enracinées dans la morale judéo-chrétienne, exigera, au nom des libertés fondamentales, le droit à la nourriture halal, le droit à la pratique traditionnelle du culte à l’école et sur les lieux de travail, le droit pour un musulman d’obtenir la garde d’un enfant issu d’un couple mixte, conformément à la loi musulmane, etc.

On commence à faire appel à un islam de France, en se fondant sur l’organisation cultuelle mise en place ces dernières années. Idée cartésienne bien de chez nous, mais sans efficacité et sans avenir. L’influence du Conseil français du culte musulman sera toujours limitée, puisque l’islam, échappant à toute structuration hiérarchisée, est étranger à nos formes d’organisation. Rien ne garantit en outre son invulnérabilité à des idéologies venues de l’extérieur.

Pendant ce temps, la charia gagne du terrain dans les banlieues, dans certains milieux éducatifs, dans l’entreprise, dans le commerce, avec ces chaînes de distribution et d’alimentation qui s’adaptent à la demande d’une clientèle musulmane, quand elles ne la précèdent pas. On ne sert plus de porc dans les avions, car il est plus simple de procéder ainsi que de proposer deux menus. On tend à banaliser la pratique d’exception, par commodité, sans s’apercevoir qu’elle devient la norme. Qui peut croire que nous pouvons continuer sur cette voie sans dommage pour l’équilibre de notre société ?

Il faudra bien dire que ces dérives sociales ne sont pas compatibles avec l’ordre public français, celui qui exprime l’état de nos moeurs, en évolution constante et dont il revient au juge de préciser le contenu. Rôle redoutable, confié aux magistrats, alors que le bloc de l’institution judiciaire montre des fissures qui ne doivent s’élargir à aucun prix.

Alors, que faire ? Commençons par faire preuve de lucidité. Notre politique de la ville est un désastre qui a englouti des milliards d’euros. Des associations ont alimenté avec l’argent du contribuable un esprit communautariste au lieu de favoriser l’intégration, à défaut de l’assimilation. Nous voilà avec des centaines de milliers de Français malgré eux, qui, à ce titre, présentent une force revendicative que nous aurons du mal à contenir, et une immigration clandestine dont le poids est à redouter.

Un coup d’arrêt s’impose pour dire clairement que la charia est incompatible avec nos principes républicains et notre culture héritée de deux mille ans d’histoire. Sans doute faudra-t-il préciser, en ranimant les vertus de la laïcité, les conditions dans lesquelles la religion musulmane peut être pratiquée sur le sol national. Tâche délicate, mais si nous ne le faisons pas, nous devrons vivre dans une autre France, et nombreux seront ceux qui ne l’accepteront pas. Il sera alors trop tard pour le regretter.

Claude Valleix, préfet honoraire, et Pierre Mérand, procureur général e.r.

 

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