Mardi 27 mai 2008 2 27 /05 /Mai /2008 08:02
 
Analyse

L'étrange nature du sarkozysme, par Françoise Fressoz

Elle est dubitative, la droite française. En pleine crise existentielle, ce qui est quand même un comble. Elle devrait se réjouir de voir installé à l'Elysée Nicolas Sarkozy, l'homme qui, pendant la campagne présidentielle, lui a rendu sa fierté d'être de droite en portant quelques valeurs cardinales comme le travail ou l'autorité propres à enterrer l'héritage de Mai 68. Au lieu de quoi, certains détournent le regard ou poussent de longs soupirs aux abords de l'Elysée. Comme s'il y avait eu tromperie sur le pacte, inadéquation entre l'attente très forte de l'avant-élection et le résultat, pour le moins baroque, de l'après-6 mai 2007. Dans le désamour qui frappe aujourd'hui Nicolas Sarkozy, la déception des gens de droite n'est pas la plus discrète. On songe évidemment au pamphlet de François Léotard, qui telle Cassandre pronostique que "tout cela va mal finir" (Ça va mal finir, Grasset, 140 p., 10 euros). Mais on découvre aussi l'épaisseur du désarroi dans la très sérieuse Revue des Deux Mondes, qui a consacré son numéro d'avril à tenter de savoir "où va la droite ?". Et, presque quotidiennement, l'Assemblée nationale offre le spectacle d'élus UMP rétifs au vent du changement élyséen, soit qu'ils peinent à en supporter la force, soit qu'ils n'en comprennent pas le sens. C'est comme si, à la faveur d'une élection, un pan entier de la société avait perdu ses repères. Que s'est-il donc passé ?

Première explication : la "rupture" au sens de "interruption brutale, séparation" (Le Petit Larousse) a trop bien marché. Et sur ce point, personne ne peut faire grief à Nicolas Sarkozy d'avoir trompé son monde. La "rupture" a été le thème principal de sa campagne présidentielle et un point de divergence notable avec l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing, qui, avec le recul, mesurait sans doute combien il peut être dangereux de secouer un pays aussi conservateur que la France. Le "changement dans la continuité" qu'il avait lui-même utilisé pour se faire élire en 1974 lui semblait un bien meilleur slogan. Nicolas Sarkozy avait pesé l'argument et tranché : ce serait la rupture, malgré tout, parce que le changement en France était devenu une valeur galvaudée. Promis avant chaque élection, à peine esquissé après, charriant, au rythme des alternances, son lot grandissant de déçus.

Cette fois, il fallait rompre, frapper les esprits, doubler la gauche sur le terrain de la contestation. Et ce fut effectivement la rupture. Non seulement dans les mots mais aussi dans l'exercice de la fonction présidentielle, qui fut brusquement désacralisée. Non seulement dans les gestes mais aussi dans le rapport à l'argent, aux médias, au temps. L'activisme présidentiel des premiers mois, la saturation de l'espace médiatique étaient là pour signifier une chose : avant Nicolas Sarkozy, rien ni personne n'avait existé. Exit l'histoire. C'est comme si le présent tuait le passé. Et la droite, d'abord ravie, en fut perturbée, choquée. Dans ses critiques sur les premiers mois de la présidence Sarkozy, le côté "bling-bling" ou les aléas de la vie privée du président occupent, certes, une grande place. Mais, plus fondamentalement, c'est la perte d'un fil conducteur multiséculaire qui l'a secouée. A plusieurs reprises, La Revue des Deux Mondes s'en prend au "court-termisme" de la politique présidentielle, tandis que François Léotard, à coups de citations et de rappels historiques, s'emploie à retisser les liens entre le passé et le présent.

 

LE PRAGMATISME A ACCENTUÉ LE TROUBLE

 

A cet égard, le pragmatisme présidentiel n'a rien arrangé. Il a même accentué le trouble. La victoire de Nicolas Sarkozy s'est faite sur la synthèse des droites : bonapartiste, libérale, souverainiste et même extrémiste, puisqu'une partie des troupes lepénistes a rallié le candidat UMP sur la promesse d'une rupture. Mais une fois le président élu, aucune famille ne s'est reconnue en lui. Les libéraux qualifient de "réformettes" le mouvement initié par Nicolas Sarkozy. Eux sont toujours en attente de la "vraie rupture", s'irritant de voir le président prendre autant de gants avec telle ou telle catégorie de la population en colère. A leurs yeux, le rétablissement rapide des finances publiques devrait primer sur tout le reste, faute de quoi la France risque d'être déclassée. Les souverainistes ne sont pas heureux non plus. Ils ne se reconnaissent ni dans le traité européen simplifié que Nicolas Sarkozy a fait adopter, dès son élection, pour tenter de sortir l'Europe de l'ornière, ni dans la tentation atlantiste qu'ils soupçonnent chez le président. Quant à l'ancien électorat frontiste, qui attendait des résultats rapides, il en est pour ses frais.

Une façon d'atténuer le malaise aurait été de conceptualiser le sarkozysme. Et l'on imagine très bien que l'UMP, après avoir servi de machine à gagner, ait pu être chargée de cette tâche qui consistait à tisser les habits neufs de la droite française. Elle y était d'autant plus habilitée qu'entre 2002 et 2007 son service des études avait produit un gros travail de rénovation idéologique. Mais le président ne lui a pas demandé de poursuivre, trop occupé qu'il était, après son élection, à faire les yeux doux à l'opposition.

Dans le trouble de la droite, il ne faut pas oublier ce troisième élément : l'ouverture l'a d'emblée cueillie à froid, l'obligeant à des sacrifices en termes de postes, de carrières et d'influence qu'elle a bien du mal à pardonner au président. Lui ne concède aucune faute. "Le vrai clivage n'est plus entre la droite et la gauche mais entre les immobiles et les réformateurs", ne cesse-t-il de répéter à ses proches en couvant des yeux ses ministres d'ouverture et en prenant un malin plaisir à brouiller les pistes. Alors que certains à droite le rêveraient en Margaret Thatcher, il fait l'éloge de Tony Blair, s'affiche travailliste plutôt que conservateur. Gauche moderne plutôt que droite classique. Où donc le situer ?

Que M. Sarkozy trouble la droite, qu'il la bouscule, au fond peu lui chaut. Cela fait partie du jeu, puisqu'il est l'homme de la rupture et que l'époque est à la rupture. Et tant qu'aucun concurrent n'apparaîtra à l'horizon, il aura les mains libres. C'est son pari fondamental, celui qui le pousse à prendre un maximum de risques en termes d'exposition personnelle et de bousculement des lignes politiques. Mais, alors que les sondages sont en berne, il y a toujours quelque risque à prendre à revers sa majorité : faute de repères forts, celle-ci se cabre et ajoute au fardeau du président un poids dont il aurait pu se passer. Pour nombre d'élus UMP, le sarkozysme reste un mystère à éclaircir au plus vite.

Par Militant - Publié dans : Politique - Communauté : Toulouse Politique
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Vendredi 23 mai 2008 5 23 /05 /Mai /2008 09:55
 

Les 101 propositions de debout la république

Rénover la Vème République

1 - Rendre obligatoire le référendum pour ratifier tout nouveau traité européen.

2 - Instaurer le référendum d’initiative populaire (seuil de 2 millions de signatures).

3 - Rétablir le septennat présidentiel.

4 - Interdire les ordonnances dans un certain nombre de domaines, notamment la transposition du droit communautaire.

5 - Renforcer strictement le contrôle du Parlement sur l’exécutif pour les négociations communautaires (création d’un mandat de négociation, inscrit dans l’article 88-4 de la Constitution).

6 - Assurer un meilleur partage de l’ordre du jour du Parlement entre le gouvernement et les Assemblées.

7 - Accroître les facultés d’expertise et d’enquête du Parlement (possibilité de créer une commission d’enquête sans autorisation de la majorité, renforcement des moyens d’expertise des députés et sénateurs, comme aux Etats-Unis).

8 - Reconnaître le vote blanc.

9 - Instiller une dose de proportionnelle pour permettre une représentation minimale des formations politiques minoritaires.

Clarifier la décentralisation

10 - Maintenir la commune comme cellule démocratique de base de l’organisation du territoire avec une garantie de son autonomie financière.

11 - Clarifier et rationaliser les missions entre les collectivités locales en confiant à chacune d’elles des blocs de compétences : la Région pour la cohérence économique et les équipements, l’échelon local pour les services sociaux et de proximité.

12 - Rationaliser l’organisation de l’Etat en rassemblant ses services déconcentrés au niveau régional sous l’autorité du Préfet de région, désormais assisté de Sous-préfets thématiques. Recentrer les missions des Préfets de département sur l’ordre public et le suivi des collectivités locales et sur la mise en œuvre du Plan national de protection de l’environnement.

13 - Supprimer l’élection des Conseiller régionaux au scrutin de liste en faisant siéger les Conseillers généraux à la fois au Conseil général et au Conseil Régional.

14 - Réformer la taxe professionnelle pour corriger les déséquilibres trop criants entre communes riches et pauvres.

15 - Créer un statut de l’élu favorisant le renouvellement et la recomposition de la classe politique et revaloriser le traitement des Maires, dont les responsabilités et la charge de travail sont sans commune mesure avec le montant de leur indemnité.

16 - Rendre inéligible à vie les élus coupables de délit de corruption dans l’exercice de leur mandat.

Refonder l’Europe

17 - Délimiter les frontières de l’Europe, interrompre les négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne et mettre en place des partenariats privilégiés avec l’ensemble des pays voisins de l’Europe (Russie, Ukraine, Turquie, Maghreb).

18 - Négocier un nouveau traité confédéral qui rende aux Etats-nations leur liberté d’action en délimitant strictement les compétences de l’Union et en restreignant les pouvoirs proliférants de la Commission de Bruxelles et de la Cour européenne de Justice, pour favoriser les coopérations volontaires entre pays.

19 - Mettre sur pied des « agences de coopération européenne » dans les domaines où les pays membres gagneront à s’allier librement (« Europe à la carte »), selon leurs intérêts : sciences et industrie, environnement, sécurité, culture, éducation.

20 - Soumettre les arrêts de la Cour européenne de Justice au contrôle d’une Cour confédérale suprême, lui interdire strictement par traité toute production de droit autonome, même jurisprudentiel.

21 - Créer une seconde chambre parlementaire européenne, regroupant les représentants des Parlements nationaux, chargée d’accompagner et de contrôler les négociations entre Etats membres.

22 - Obtenir de nos partenaires que l’euro devienne un outil au service de la croissance et de l’emploi, sous le contrôle des Etats membres (changement des statuts de la Banque centrale européenne inscrits dans le traité de Maastricht).

23 - Réformer le Pacte de stabilité pour exclure du calcul du déficit budgétaire les dépenses d’investissements des Etats, ainsi que les dépenses de recherche et de défense.

24 - Attribuer aux Etat la définition de la politique de change, que la BCE devra mettre en œuvre.

25 - En cas de refus de nos partenaires, proposer l’instauration d’une monnaie commune, qui laisse « respirer » les économies nationales et, en cas de nouveau refus, sortir de manière ordonnée de la monnaie unique en rétablissant le franc.

26 - Donner de nouvelles orientations au marché unique, en assouplissant les règles de la concurrence pour permettre le maintien des services publics et favoriser l’émergence de champions européens. Conditionner l’ouverture des marchés nationaux à une harmonisation fiscale et sociale en parallèle.

Rebâtir l’école du mérite

27 - Réaffirmer l’objectif d’une école publique, laïque et obligatoire, fondée sur l’effort et le mérite.

28 - Rétablir l’autorité des enseignants en les rendant à nouveau pleinement maîtres des décisions de redoublement, sensibiliser les familles aux obligations de leur enfant en milieu scolaire lors d’une formation en début d’année.

29 - Recruter des personnels non-enseignants pour épauler les professeurs dans le maintien de la discipline et l’accompagnement médico-social des élèves.

30 - Conditionner le versement des allocations familiales à l’assiduité scolaire, ainsi que l’accès au statut d’étudiant à un suivi réel du cursus universitaire.

31 - Augmenter le nombre d’heures hebdomadaires consacrées au français dans le cycle élémentaire (de 10 à 16).

32 - Rétablir la méthode analytique d’apprentissage du français et encourager les exercices de mémorisation, les dictées, l’apprentissage des tables de multiplication, de la grammaire, etc.

33 - Mettre en place un soutien scolaire systématique pour les enfants en difficulté grâce à la création d’équipe de professeurs spécialisés.

34 - Remplacer pour les primo arrivants les enseignements des langues et cultures d’origine par des classes d’apprentissage du français.

35 - Créer dans le cycle secondaire des « classes d’excellence » où seront admis les élèves les plus méritants.

36 - Revaloriser et développer l’enseignement technique et professionnel et en permettre l’accès dès la classe de 4ème

37 - Revoir les rythmes scolaires pour alléger les emplois du temps quotidiens, quitte à réduire la durée des vacances.

38 - Réformer les IUFM pour recentrer la formation des maîtres sur le contenu des enseignements.

39 - Renforcer le budget des universités par une défiscalisation des soutiens des ménages et des entreprises et par l’acquittement de droits d’entrée modérés et progressifs selon le revenu des parents.

Faire respecter la loi de la République

40 - Séparer le siège du parquet pour rendre au ministre de la Justice ses prérogatives en matière d’application de la loi.

41 - Garantir une certaine transparence des procédures judiciaires en obligeant les procureurs à informer les Maires, à la demande de ces derniers, des suites données aux plaintes concernant des infractions commises sur le territoire de leur commune (et des motifs d’un éventuel classement sans suite) et en créant un système de traçabilité des procédures permettant aux victimes de suivre l’évolution de leur affaire.

42 - Permettre le dépôt de plainte avec garantie de l’anonymat afin de briser la loi du silence liée à la peur des représailles.

43 - Modifier la composition du Conseil supérieur de la magistrature, en l’ouvrant à des personnalités extérieures au corps des magistrats.

44 - Appliquer 100% des décisions de justice dans le mois où elles ont été prononcées grâce notamment au renforcement des moyens des bureaux d’exécution des peines dans chaque Tribunal.

45 - Augmenter l’effort en faveur de la police et de la gendarmerie, pour permettre notamment la création de pôles antimafias dans chaque département et la création d’un corps de transfert de prisonniers.

46 - Revoir la répartition territoriale des forces de l’ordre ainsi que la carte judiciaire, pour assurer une présence juste et adaptée à chaque circonscription.

47 - Durcir les peines pour les délinquants multirécidivistes.

48 Réformer l’ordonnance de 1945 sur la délinquance des mineurs délinquants afin de permettre la mise à l’écart effective des jeunes délinquants dangereux en abaissant la majorité pénale à 16 ans et en créant 5000 places en centres éducatifs fermés.

49 - Simplifier le code de procédure pénale.

Relancer une vraie politique d’aménagement du territoire en s’appuyant sur des services publics rénovés

50 - Créer un ministère de l’Environnement et de l’Aménagement du Territoire regroupant toutes les compétences actuellement éparpillées entre les ministères de la Ville, du Logement, des Transports, de l’Equipement et de l’Environnement, et s’appuyant sur la DATAR.

51 - Relancer la délocalisation d’établissements publics en régions.

52 - Investir dans les infrastructures de transport conformes aux exigences du développement durable (ferroutage, transport fluvial…), réintégrer dans le giron public les sociétés d’autoroutes pour que les péages servent à nouveau à financer l’effort national de transport et relier l’ensemble du territoire en haut débit dans un délai de 5 ans.

53 - Créer un troisième aéroport international dans le grand Bassin parisien pour limiter les nuisances sonores et la pollution de l’air en zone urbaine.

54 - Créer un groupe public de l’énergie EDF/GDF avec maintien par la loi de tarifs régulés par la puissance publique et, plus généralement, réformer les entreprises de service public pour en assurer la pérennité grâce à une meilleure gestion et instaurer le service garanti.

55 - Renforcer les exigences de service public pour l’assainissement, la distribution d’eau et les services bancaires.

56 - Instaurer pour toutes les compagnies aériennes opérant en France une obligation de vols à tarifs réduits entre la Métropole et l’Outre-mer.

57 - Elaborer un schéma national des services publics de proximité (hôpitaux, bureaux de poste, trésoreries, cantonnements militaires…) pour mettre fin aux fermetures anarchiques de sites et répartir les équipements entre les villes petites et moyennes.

58 - Mettre en œuvre un schéma directeur en Ile-de-France qui garantisse un minimum d’équilibre des activités et des logements entre l’Est et l’Ouest, comme entre le centre et la périphérie, et qui rationnalise l’occupation de l’espace.

59 - Refonder notre politique agricole en favorisant l’installation des jeunes agriculteurs, les productions nouvelles (productions de proximités, biocarburants,…), la mise en place d’un réseau coopératif de distribution des produits pour lutter contre les prix excessifs pratiqués dans la grande distribution, et l’émergence d’un nouveau modèle de coopérative de production agricole.

Œuvrer à un véritable « vouloir vivre ensemble »

60 - Créer un service civique obligatoire et universel de trois mois.

61 - Relancer et intensifier l’aide au développement en faveur des pays d’émigration, notamment africains (exception agricole à l’OMC, investissement direct, échanges universitaires et hospitaliers).

62 - Solenniser l’acquisition de la nationalité comme l’obtention des titres de séjour en conditionnant leur validité au respect des principes républicains (scolarisation des enfants, interdiction de la polygamie, apprentissage de la langue française, laïcité,…).

63 - Rétablir le contrôle à nos frontières comme nous y autorise le traité de Schengen.

64 - Suspendre pour cinq ans le regroupement familial.

65 - Renforcer la lutte contre le travail clandestin en durcissant les peines des employeurs.

66 - Allonger à dix ans la période ouvrant l’acquisition de la nationalité française par mariage.

67 - Lier l’aide au développement aux pays d’émigration à leur bonne volonté dans la maîtrise de leurs flux migratoires, l’admission sur leur territoire de leurs ressortissants émigrés clandestinement et le remboursement des frais de santé occasionnés par ceux-ci dans les pays d’accueil (lesquels devraient, en France, être strictement encadrés par la distribution de bons délivrés par les mairies sous condition de résidence).

68 - Renforcer la lutte contre les discriminations grâce à un meilleur suivi judiciaire des infractions.

69 - Adopter ces mesures dans le cadre d’un plan d’ensemble soumis à référendum.

Humaniser la mondialisation

70– Instaurer une exception agricole sur le modèle de l’exception culturelle pour favoriser l’autosuffisance alimentaire et le développement équilibré des pays riches et des pays pauvres.

71 - Rompre avec la logique du libre échange intégral en faisant reposer le commerce mondial sur des zones régionales de libre échange, partiellement protégées les unes des autres en fonction du niveau d’harmonisation sociale, fiscale et environnementale. Reverser en partie aux pays en voie de développement les droits de douane perçus aux frontières de l’Europe.

72 - Décréter un moratoire sur les projets d’accord AGCS (services publics/éducation/santé) et AMI (investissements) tant que des études d’impact solides n’auront pas été réalisées.

73 - Améliorer la coopération monétaire internationale pour limiter la guerre des changes et mettre au ban des nations les paradis fiscaux.

74 - Réorienter l’aide au développement aux pays les moins avancés, notamment africains, par des aides en nature et des actions micro-locales, selon une approche globale qui intègre aussi les critères environnementaux.

Rétablir la puissance économique française

75 - Bâtir une stratégie économique globale à la japonaise appuyée par le développement massif des outils d’intelligence économique, la refondation du Commissariat général au Plan et la relance de la politique industrielle dans les secteurs stratégiques (informatique, biotechnologies,…).

76 - Orienter l’épargne, le crédit et le capital vers le financement des PME/TPE en autorisant la déduction de l’ISF de la moitié des sommes investies par les particuliers dans l’économie productive.

77– Alléger les charges sociales en les remplaçant progressivement par la TVA sociale mettant à contribution les producteurs étrangers pour le financement de notre système de protection sociale et dopant nos exportations à l’exemple du Danemark.

78 - Instaurer un étiquetage précis des produits de grande consommation permettant aux consommateurs français de connaître la part de « Made in France » de chaque bien.

79 - Instaurer une obligation pour les collectivités et établissements publics de réaliser 25% de leurs achats auprès des PME / PMI.

80 - Revoir la hiérarchie des taux de TVA (restauration, produits respectueux de l’environnement, articles de puériculture).

81 - Multiplier par deux en cinq ans l’effort de recherche public et renforcer les organismes de promotion et de diffusion de l’innovation comme l’Agence Nationale de Valorisation de la Recherche (ANVAR).

82 - Réformer l’Etat pour limiter le gaspillage et la dispersion de l’argent public en redéployant les effectifs de la fonction publique, en instaurant des contrats d’objectif par ministère ainsi que des primes au mérite.

83 - Instaurer le prélèvement à la source pour l’Impôt sur le Revenu.

Bâtir une société de partage

84 - Fixer un objectif de 15% d’actionnariat-salarié dans chaque entreprise française à horizon de 5 ans et y inciter massivement les entreprises (avantages fiscaux supplémentaires pour l’abondement de la réserve spéciale de participation, distribution gratuite d’actions, création d’un fonds national de péréquation de la participation assurant aux salariés de chaque entreprise un accès minimal à l’épargne salariale,…).

85 - Encourager le développement des associations d’actionnaires salariés qui seront systématiquement représentées au sein des conseils d’administration en qualité d’administrateur et pourront représenter les porteurs de titres individuels, et créer un nouveau statut d’entreprise, la Société Anonyme à Gestion Partagée (SAGP), spécialement adapté aux entreprises où la participation occupe une grande place, et encourager toutes les formes d’activité économique coopérative.

86 - Créer la « sécurité professionnelle », garantissant à chaque salarié la constitution d’un capital-formation au fil de son évolution professionnelle, lui donnant accès à de réelles facultés de réorientation de sa carrière.

87 - Rendre obligatoire le vote des salariés aux élections professionnelles afin d’accroître la représentativité des syndicats et inciter ces derniers à passer de la culture du statu quo à celle du changement.

88 - Moduler l’impôt sur les sociétés en fonction de la part de CDI et de travailleurs âgés dans l’entreprise, pour lutter contre l’excès d’emplois précaires et de recours aux préretraites, dont le financement public devra par ailleurs être diminué.

89 - Transformer le RMI en Revenu Minimum d’Activité, obligeant chaque bénéficiaire de travailler une journée par semaine pour une collectivité publique.

90 - Mettre en œuvre une vraie politique de santé publique de prévention en redéployant grâce à une meilleure gestion du système de santé des crédits : interdiction du tabac dans les lieux publics, généralisation des campagnes de dépistage pour mieux lutter contre le cancer et les maladies cardiovasculaires, interdiction de la publicité alimentaire pendant les émissions de télévision vers les enfants

91 - Majorer les droits à la retraite des parents à l’arrivée du troisième enfant et augmenter les avantages financiers et fiscaux pour la naissance du deuxième enfant.

92 - Permettre en cinq ans l’accession à la propriété de la résidence principale pour 5 millions de ménages, grâce à des prêts garantis sur 40 ans et à la vente d’une partie des logements HLM à leurs locataires.

93 - Exclure la résidence principale du calcul de l’ISF.

94 - A l’obligation irréaliste et inefficace de 20% de logements sociaux sur le patrimoine existant, substituer l’obligation pour les communes de réserver un pourcentage variable de logements sociaux, en fonction du nombre total de ce type de logements déjà existant sur la commune, dans toute nouvelle construction.

95 - Permettre à la Banque européenne d’investissement de lancer un emprunt de 150 milliards d’euros intégralement affectés aux investissements protecteurs de l’environnement, favorisant les partenariats interétatiques et communautaires.

96 - Mettre en œuvre une fiscalité dissuadant les comportements pollueurs (vignette au prorata du CO², taxe sur les emballages, etc…) et incitant à économiser l’énergie (crédits d’impôt sur les matériaux économes,…).

97 - Sortir de l’impasse des biocarburants de première génération et développer massivement la recherche sur les biocarburants de seconde genération issus de la culture d’algues oléagineuses, sans impact pour la sécurité alimentaire, et accélérer la mise au point de véhicules hybrides notamment les poids lourds.

98 - Créer un éventail diversifié d’outils d’épargne affectés au financement des activités environnementales, notamment un « livret vert » destiné au grand public.

99 - Renforcer la politique de sécurité alimentaire en augmentant les moyens et les missions des organismes d’évaluation et de contrôle.

Le nouveau rayonnement français

100 - Réorienter la politique extérieure de la France, épaulée par un outil de défense remis à niveau, sur la base de la doctrine du non-alignement pour favoriser l’émergence d’un monde multipolaire et, à l’appui, rénover et mobiliser tous nos réseaux diplomatiques et commerciaux.

101 - Faire de la Francophonie une véritable force de frappe globale au service de nos intérêts diplomatiques, économiques, politiques, commerciaux et culturels, en renforçant l’Organisation Internationale de la Francophonie, le réseau des Alliances françaises et en recourant massivement à des médias audiovisuels et numériques rénovés (remise en selle d’une télévision publique de qualité en France, lancement d’une chaîne d’information internationale ambitieuse, création d’outils internet puissants et diversifiés au service du rayonnement français).

 Intéressant à relire ou à lire pour ceux qui n'en n'ont pas eu connaissance ! Et dire que Nicolas Dupont-Aignan n'a pas eu les 500 signatures...! Quelle démocratie ...!

Par Militant - Publié dans : Politique - Communauté : Gaullisme et souveraineté
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Vendredi 23 mai 2008 5 23 /05 /Mai /2008 03:45
Cette semaine à l'Assemblée Nationale, c'est le grand marchandage pour la réforme des institutions entre droite et gauche, on se croirait au marché des chameaux ou des souks, quelque part au moyen-orient !
J'ai relevé dans Le Figaro une suite des négociations qui imagent mon propos !
La majorité tiendra t-elle les réformes face au conservatisme de la gauche ?

http://www.lefigaro.fr/politique/reforme-institutions.php

La grève fourre tout d'hier, n'a pas convaicu par sa mobilisation, et les syndicats feraient bien d'y réfléchir, nos concitoyens même si le moral est morose avec le pouvoir d'achat en chute libre, sont d'accord et ont compris la nécéssité des réformes.
Les cafouillages gouvernementaux des dernières semaines ont donné du grain à moudre à une opposition unie dans la critique, mais absente par les idées et les combats de prétendants au trone du PS !
Et derrière tout cela Bruxelles qui continue à bloquer les interventions du gouvernement français: exemple avec les pêcheurs...! A quelques jours de l'anniversaire du NON (55%) au référendum sur la constitution européenne, on voit bien que la France n'est plus souveraine et dirigée par les technocrates bruxellois !
Par Militant - Communauté : Gaullisme et souveraineté
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Jeudi 15 mai 2008 4 15 /05 /Mai /2008 10:05
A quelques semaines des JO, ce terrible séisme meurtrier, me fait penser que si cela se passait en plein coeur des JO à Pékin, la Chine aurait-elle les moyens de faire" face ?

http://www.lefigaro.fr/international/2008/05/15/01003-20080515ARTFIG00436-scenes-de-desolation-dans-le-sichuan-sinistre.php

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Par Militant - Publié dans : Politique - Communauté : Toulouse Politique
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Mardi 6 mai 2008 2 06 /05 /Mai /2008 11:16
Un an déja seulement ! Je m'étais réjouis de cette victoire et de l'esprit de rupture ! Ma première mauvaise surprise fut de voir des ministres de gauche, pour qui je n'avais pas voté ! Bon, je me suis dit ouverture = rupture ! Puis vint le cirque Barnum et les paillettes à la NS, et je vis la fonction présidentielle descendre au raz des paquerettes,..! Puis vint le mini traité européen où les 55% de français qui avaient votés NON furent ignorés, pour faire que NS deviennent un grand européen en 2008, au détriment des français, le pouvoir d'achat en chute libre, l'€uro en hausse libre etc etc ...! Tout cela ne plait pas du tout au gaulliste que je suis resté ! La France vaut mieux que cela !
Il reste 80% à subir...! Qu'en pensez-vous ?

http://actualite.aol.fr/semaine-politique-premier-anniversaire-pour-sarkozy/article/20080505031601212975601

Avec 0,8% de plus sur ma retraite, je vais enfin pouvoir mener une vie bling bling...Merci Président...!
Pas belle la vie en France ?
Au fait cela vaut combien des (fausse) Ray-Ban et (fausse) Rolex sous le manteau ? Non mais parce qu'il faut pas exagérer, c'est ou l'un ou l'autre... !

http://actualite.aol.fr/sarkozy-defend-lemploi-des-seniors-et/article/20080506091320166543488

Je suis un électron libre de la droite, un aiguillon parfois, mais je ne suis pas un anti tout ! J'aime que l'on respecte la fonction présidentielle et une certaine presse m'énerve par son manque d'objectivité, voir de respect !
Je publie ci-dessous les références de l'article de Gold 31 à ce sujet !

http://jeff123.typepad.fr/royalmensonge/
Par Militant - Publié dans : Politique - Communauté : La communauté des Gaullistes .
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