Mercredi 25 février 2009

Petit coup de gueule contre la désinformation des médias en métropole.

 


Sous le couvert de la vie chère et autres voici le slogan scandé pas les manifestants antillais.


En quatre semaines de grève générale, le syndicaliste Élie Domota s'est métamorphosé en leader d'un mouvement qui s'est durci ces derniers jours en Guadeloupe.


LA GWADELOUP EST A NOU,

LA GWADELOUP EST PA TA YO (...) !!!!

Petite traduction : la Guadeloupe est à nous, la Guadeloupe est pas à vous ; pas besoin de traduction pour savoir qui sont le "nous " et qui sont le "vous" et pour comprendre le climat de tension.

Il faudrait aussi arrêter de « victimiser » les manifestants qui sont tout de même à l’origine de la grève et les instigateurs des violences (coup de feu, passage à tabacs, intimidations, racisme). L' Etat de la société Guadeloupéenne est le fait des Guadeloupéens , pas des métropolitains qui, pour leur grande majorité, ne sont que de passage.

 

 

 

Pour votre simple information, voici quelques élements de fait, que se cache bien de vous dire les syndicalistes Guadeloupéens.

 

-- En guadeloupe, les entrepreneurs ont droit à la Défiscalisation : - 35 % de tout ce qu'ils achètent pour le compte d'une société. Ces 35 % sont payés par L' Etat, donc vos impôts.

-- En Guadeloupe, vous avez possibilté de contracter un crédit si vous êtes Rmiste.

-- Le parc automobile est l'un des plus récent de france. La concession BMW de Guadeloupe a été en 2006 la 1° en Europe pour le nombre de voiture vendue. Les vendeurs ont été reçus à la Munich pour être récompénsés. Pour info la BMW la moins chère vaut près de 27 000 euros. Avez-vous une voiture de ce prix là??? Pas nous en tout cas.

-- Les routes sont en meilleur état qu'on pense en Guadeloupe, mais le nombre considérable de gros pick-up et autres 4X4 à 35 000 euros laisse à penser le contraire

-- Les syndicalistes clament haut et fort que la Guadeloupe est sinistrée par le chômage, mais si les entrepreneurs Guadeloupéennes commençaient à déclarer leurs employés et payer ainsi les charges salariales, le chiffre du chômage baisserait considérablement. Ily a du travail en Guadeloupe mais la plupart sont enregistrés comme chômeurs ou Rmistes et « jobbent » à côté.

-- La guadeloupe est sale par le fait des Guadeloupéens. La Pâques est la plus importante fête de l'année. Toute la Guadeloupe se retrouve pendant 3 à 4 jours sur toutes les plages de l' île. Résultat: des semaines pour les nettoyer. Sont laissés sur le sable ou même dans l'eau  gamelles, vieux frigo, sacs poubelles, vieux canapés, télés, tables, etc...

-- Les constructions illicites sont légions en Guadeloupe.  Pas de cadastre, donc pas d' impôt foncier ... malins les gars !!!!

 

 

-- En ce moment , il n'y a plus aucune revendication sociale ou salariale, les slogans sont orientés sur la lutte des noirs contre les blancs. Allez sur dailymotion, tapez « elie domota » dans la recherche et écoutez les menaces de mort qu'il profèrent à la télé contre ceux qui s' opposeraient à ces camarades syndicalites.

-- La plupart des syndicalistes qui mènent le mouvement et les actions coup de poing sont fonctionnaires d' Etat et/ou territoriaux. Ils bloquent une économie certes fragile car insulaire, maiseux ils ne risquent nullement de perdre leur emploi. Ils revendiquent une hausse du pouvoir d' achat : leur méthode: asphixié l' économie de l' île pour contraindre les intervenants à céder. Ca laisse rêveur sur leur vision de la vie...

Pour avoir plus d' argent, détruire son outil de travail... qu'est-ce qu'ils sont drôles !!!!!!!

-- Ces mêmes syndicalistes, qui menacent les gérants de stations services pour les faire fermer, se présentent aux stations réquisitionnées pour avoir de l'essence car leur emploi leur permet de percevoir de l'essence. 

-- Lors des mouvements de décembre 2008 relatifs au prix de l'essence, les barragistes refusaient de laisser passer les infirmières métroplitaines qui se rendaient à leur hôpital. En revanche, ils laissaient passer le président de la société Miss Guadeloupe Conquest car il devait se rendre à une émission à deux balles sur Canal 10 (chaîne Locale). Le pire dans tout cela c'est qu'il s'en est vanté d' avoir pu passer tous les barrages  juste par le fait qu'il dirige un comité de Miss guadeloupéennes... C'est sûr qu'entre la santé de leur « peuple » et les courbes de leurs « Miss », le choix est vite fait.

-- La guadeloupe est le 2° département le plus criminogène de France (tous départements confondus). Si vous voulez savoir qui commet les viols, meurtres, et autres crimes, ne cherchez pas, ce sont des Guadeloupéens pas les « blancs ».

-- Sur 35 communes gérées toutes par des Guadeloupéens, sans intervention des méchants blancs, près d'une trentaine sont sous tutelle de la cours de comptes en raison des déficites abyssaux. Pour exemple, la commune de POINTE NOIRE (7500 hbts) a eu, à sa plus belle époque, près de 350 employés communaux tous services confondus. Je vous laisse imaginer ce qu'il devait en être pour les communes de 25 000 ou 40 000 hbts.

-- A DESHAIES, il existe un individu qui depuis 2007 est salarié à ne rien faire car étant chauffeur de camion-poubelle pour la commune, et cette fonction n'existant plus car reprise par une boîte privée, il a été mis près de deux ans à lui retrouver une nouvelle fonction communale.

-- Le collectif s' appelle « Lyannaj Font Profytasion ». Pour une fois ils ont bien choisi leurs mots , car la «profitation » ils connaissent ça sur le bout des doigts.

 

 

 

Merci de transmettre.


Bonjour Jacques-Daniel,

 

Je viens de lire ton dernier mail. Il recoupe parfaitement mes autres informations. La situation se dégrade outre-mer, et je connais bien ce problème pour l’avoir vécu professionnellement. Les quelques mesures prévues ne changeront rien à la gabegie générale. Ils voudront de toute façon obtenir davantage ou auront des exigences impossibles à satisfaire. Le pire est donc devant nous, sachant que tout cela préfigure ce qui va se passer en métropole. Ce qui est incroyable en effet, c’est qu’ils sont parvenus  à « embobiner » les médias et autres biens pensants, ce que Lénine appelait « les idiots utiles »… l’extrême-gauche a réussi son coup !

 

Cette situation est intéressante, car c’est dans la tempête que se révèle le vrai caractère du Capitaine… Mais est-ce que nous avons un bon Capitaine pour nous sortir de ce guêpier ?…

 

Amicalement.

 

GN

 

PS : je te fais parvenir une lettre qui m’a été retransmis par une source fiable. Comme il faut s’y attendre, les métro.  commencent à être en danger. A quand la valise ou le cercueil ? Cher ami,

Vous suivez, j’en suis certain, l’actualité guadeloupéenne.
Cependant en saisissez-vous toute la dimension dramatique ?

Ce qui, hier, n’était qu’un racisme verbal du fait de quelques esprits enclin à la haine est, à l’occasion de ces événements sociaux, devenu un profond sentiment de rejet, de revanche envers « les blancs » et plus précisément les « métropolitains ».

Vivant en Guadeloupe depuis huit ans, marié à une guadeloupéenne « noire » depuis bientôt 16 ans et ayant avec elle 2 enfants, je me sentais, malgré le racisme quotidien, parfaitement en sécurité dans ce département français d’Amérique. Aujourd’hui malheureusement ce sont des menaces physiques sur nos personnes et nos biens qui planent au dessus de nos têtes.

Mon individualité est aujourd’hui niée et la société guadeloupéenne me pousse aujourd’hui à choisir un « camp » défini par ma seule couleur de peau.

«Tu» n’existe plus il a été remplacé par « vous les blancs » dans cette dérive verbale le « je » n’existera bientôt plus… Il est progressivement remplacé par un « nous » ethnique et globalisant. Des amis antillais « noirs » nous demandent de nous mettre à l’abri « vous les blancs » car les exactions sont de plus en plus ciblées contre « nous » et l’on murmure dans les foyers qu’il faut se débarrasser des « métros ».

Bien que je répugne à employer ce « nous » faussement identitaire je n’ai d’autre choix que de vous demander de ne pas nous abandonner et de venir à notre secours et, à défaut de rétablir la paix sociale, d’assurer notre sécurité. Catalogués « métropolitains » ou « blancs » nous nous sentons comme des expatriés dans un pays prêt à régler ses comptes avec l’histoire et la couleur de peau.

Je vous demande donc solennellement de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour que l’Etat français assure la sécurité de ses citoyens noirs et blancs en Guadeloupe et cela afin que la haine ne renvoie pas blancs et noirs dos à dos vers un sanglant duel.

J’ai cette nuit perdu un ami tué par balle : Jacques BINO. Victime « noire » de la haine contre les « blancs ». Je peux témoigner, comme ami, qu’il était l’une des personne les plus pacifiques que j’ai eu l’honneur de connaitre. Jamais ses convictions syndicales et politiques ne l’ont poussé à exprimer la moindre parole malveillante. Il est la première victime innocente de la profonde haine qui malheureusement anime de plus en plus d’habitants de la Guadeloupe

Si pour Jacques BINO il est trop tard…Pour tous les autres …INTERVENEZ !

Votre ami et dévoué…

XXX 'l(l'anonimat pour protéger cet homme !)

Poignant, réagissez. vite, faites suivre..!


Par Militant - Publié dans : Politique - Communauté : Gaullisme et souveraineté
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Lundi 23 février 2009

L’éloge d’un général américain aux militaires français

23 février 2009 – 15:48

Alors qu’il n’est pas question “pour le moment” de renforcer le contingent français en Afghanistan, même si les état-majors s’y préparent, et que le président des Etats-Unis, Barack Obama, vient de décider d’y envoyer 17.000 soldats supplémentaires, le commandant du Regional Command East (RC-E), général américain Jeffrey J. Schloesser, apprécie énormément le travail qu’accomplissent les 700 militaires tricolores déployés depuis l’été 2008 en Kapisa.

Depuis août dernier, et selon l’officier américain, “quelque 22 chefs de l’insurrection ont été capturés ou éliminés de puis août dans la région lors d’opérations françaises conduites parfois avec des forces spéciales d’autres n’ations.” Cette efficacité lui a fait dire que “sans la participation des Français, nous ne pourrions pas mener à bien notre mission.”

“Les unités qui sont venues ici sont bien entraînées, bien équipées, elles ont un solide savoir-faire, de l’enthousiasme et produisent un effet significatif sur le terrain” a encore estimé le général Schloesser. Du coup, le commandant du RC-E serait ravi de pouvoir en disposer davantage. “J’accueillerais volontiers des troupes françaises supplémentaires” a-t-il ainsi déclaré.

“J’ai plus de 130 hélicoptères ici, ça peut paraître satisfaisant mais la zone fait 700 km sur 700 km” a encore expliqué le général Schloesser. D’où sont souhait d’accueillir “à tout moment” non seulement des hélicoptères français qui pourraient être basés à Bagram ou à Kaboul, mais aussi des forces spéciales et des drones. Selon lui, ces avions pilotés à distance “jouent un rôle considérable dans la contre-insurrection” dans une zone de combats “la plus difficile” qu’il ait connue en 32 ans de service.

Quoi qu’il en soit, la pression sur le gouvernement français pour qu’il accepte de renforcer son dispositif militaire en Afghanistan risque d’être forte, surtout à l’approche du prochain sommet de l’Otan qui se tiendra début avril et où la France devrait officiellement annoncer son retour au sein du commandement militaire intégré de l’Alliance. Le président américain n’a d’ailleurs pas caché son intention de convaincre les alliés des Etats-Unis d’augmenter leur participation militaire après l’élaboration d’une nouvelle stratégie pour l’Afghanistan qui sera rendue publique d’ici au mois de mars.

“Le développement d’un véritable partenariat entre les forces françaises, d’une part et les autres forces de l’Isaf, les troupes américaines et afghanes de l’autre, sont un magnifique exemple de ce qui peut être fait en Afghanistan” a par ailleurs estimé le général Schloesser. “J’espère que ceux qui iront au sommet réflèteront ce qui se passe ici” a-t-il affirmé. Ce qui est une façon habile de dire que les Etats-Unis compteront avant tout sur la France pour fournir les renforts nécessaires pour tenter de stabiliser enfin un pays qui est en guerre depuis près de 30 ans.

Par Militant - Publié dans : Politique - Communauté : Toulouse Politique
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Vendredi 20 février 2009

  Il serait plus que  temps de mettre fin à se conflit !

 

 

Elie Domote le 19 février 2009 à Pointe-à-Pitre
© 2009 AFP (Lionel Bonaventure)
Elie Domote le 19 février 2009 à Pointe-à-Pitre

Le collectif LKP, fer de lance du mouvement social qui paralyse la Guadeloupe depuis un mois, a décidé jeudi soir de reprendre les négociations tout en se montrant assez méfiant sur les propositions de l'exécutif et sans appeler à la fin de la grève, marquée par trois nuits d'émeutes ayant fait un mort dans cette île française des Antilles.

Après une réunion avec le préfet de Guadeloupe Nicolas Desforges et les deux émissaires du gouvernement, le leader du Collectif contre l'exploitation (LKP), Elie Domota, a annoncé la reprise des discussions, officiellement interrompues depuis une semaine, dès vendredi.

Il est cependant resté très prudent sur leur issue estimant que "les propositions" du président français Nicolas Sarkozy étaient "particulièrement floues".

"Mais demain, a-t-il ajouté, nous débuterons les négociations à 15H00 (19H00 GMT) toujours dans le même esprit, celui de trouver des solutions sur la base du document négocié dans la nuit du 7 au 8 février", un accord dont s'est toujours réclamé le LKP mais que le gouvernement conteste avoir signé.

Un peu plus tôt, le chef de l'Etat français, à qui l'on avait reproché de toutes parts son silence, avait annoncé un effort de 580 millions d'euros pour les départements d'outre-mer (DOM), qui devrait servir à financer l'augmentation des bas salaires réclamée par les grévistes. C'est par ce biais que le gouvernement, qui doit encore convaincre le patronat d'effectuer sa part de l'effort, entend permettre une hausse de presque 200 euros des plus bas salaires (jusqu'à 1,4 fois le salaire minimum). La mesure concernera en cas d'accord quelque 45.000 Guadeloupéens. C'était la principale demande insatisfaite du LKP.

Le LKP décide reprendre les négociations sans appeler à la fin de la grève. Durée: 1mn.33
© 2009 AFP
Le LKP décide reprendre les négociations sans appeler à la fin de la grève. Durée: 1mn.33

Pour tenter d'apaiser une situation qui dégénère de jour en jour, M. Sarkozy a reçu jeudi des élus de l'outre-mer. Il leur a promis de ramener la paix civile et de se rendre dans l'île "dès que le calme sera revenu" --en avril selon l'Elysée-- pour y ouvrir une série de consultations. La nuit de mercredi à jeudi avait encore été marquée par 39 interpellations, de nouveaux tirs contre les forces de l'ordre, qui n'ont pas fait de victime, et la tentative de saccage de la mairie de Sainte-Rose, au nord de Basse-Terre.

A l'exception de quelques "barrages", dont un complètement étanche à Sainte-Rose et certains où le passage "se monnaye", la préfecture assurait jeudi à 21H00, heure locale, que tout était "calme". La confusion régnait toujours jeudi à Pointe-à-Pitre, capitale économique et principale agglomération, où la plupart des magasins étaient fermés et où les restes de barrages étaient toujours aussi nombreux, mais n'étaient pas gardés par des manifestants.

Cocotiers abattus, électroménager, voire une coque de bateau: tout a servi à bloquer les rues. Des chiens en quête de nourriture fouillent les détritus qui ne sont pas ramassés.

Nicolas Sarkozy (d) et Michèle Alliot-Marie reçoivent des élus d'Outre-mer le 19 février 2009 à l'Elysée
© 2009 AFP (Regis Duvignau)
Nicolas Sarkozy (d) et Michèle Alliot-Marie reçoivent des élus d'Outre-mer le 19 février 2009 à l'Elysée

La manifestation décidée en mémoire à Jacques Bino, le syndicaliste tué par balle dans la nuit de mardi à mercredi, a rassemblé selon l'AFP quelques milliers de personnes, qui ont défilé dans le calme avec, à leur tête, Elie Domota toujours entouré de plusieurs gardes du corps. A Paris, le Premier ministre François Fillon a dénoncé un "meurtre" et M. Sarkozy un "assassinat". Mais en Guadeloupe, le LKP a réitéré ses "doutes" sur la version selon laquelle M. Bino aurait été victime du tir d'un manifestant tenant un barrage.

Le préfet Nicolas Desforges lors d'une réunion le 19 février 2009 à Pointe-à-Pitre
© 2009 AFP (Lionel Bonaventure)
Le préfet Nicolas Desforges lors d'une réunion le 19 février 2009 à Pointe-à-Pitre

Un autre défilé a réuni entre 8.000 et 10.000 personnes, selon la police, à Fort-de-France, la voisine martiniquaise, où un mouvement similaire, mais qui n'a pas dégénéré en violences, dure depuis le 5 février. Le conflit contre la vie chère entamé le 20 janvier en Guadeloupe et qui a touché l'île de la Martinique début février, menace de gagner La Réunion, dans l'Océan indien, où un mot d'ordre de grève a été lancé pour le 5 mars.

Les DOM accumulent les maux sociaux : ainsi, aux Antilles françaises, le chômage dépasse les 20%, les prix des produits de grande consommation, en majeure partie importés de France métropolitaine, sont très élevés. http://www.lepoint.fr/actualites/reportage-en-guadeloupe-les-bronzes-hument-l-air-de-l-histoire-en/920/0/319218

Par Militant - Publié dans : Politique - Communauté : Tolérance Zéro
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Jeudi 19 février 2009

Antilles : la vérité sur le LKP

Révolte. De la vie chère à la cause identitaire, le collectif a mobilisé la Guadeloupe. Reportage.

C'est le plus beau coup de marketing politique qu'on ait vu depuis longtemps. Un concept fédérateur, servi par une organisation sans faille, dans un contexte tout ce qu'il y a de porteur. En créole, cela s'appelle la "pwofitasyon". Profits abusifs, exploitation outrancière, les tentatives de traduction ne manquent pas pour définir les raisons de la colère ; goinfrerie serait peut-être le terme le plus approprié. Celle dont font preuve les sociétés qui tiennent l'économie insulaire, souvent aux mains de descendants de colons (voir encadré page 35), avec pour conséquence un coût de la vie supérieur d'un tiers à ce qu'il est en métropole.

Il a suffi que le collectif Lyannaj Kont Pwofitasyon (LKP) appelle à une grève générale le 20 janvier pour que l'île soit en quelques heures saisie d'un engourdissement qui a rapidement tourné à la paralysie. Véritable poumon de l'économie locale, le tourisme est mis à mal : la saison bat son plein, mais les hôtels ferment les uns après les autres faute de clients ou parce que le personnel ne peut offrir les prestations attendues.

À Pointe-à-Pitre, la rue Frébault, principale artère commerçante, est déserte pour cause de rideaux de fer baissés. En périphérie, la zone industrielle de Jarry et les centres commerciaux sont frappés du même mal. Tout comme les établissements scolaires et l'université des Antilles, dont les élèves et les étudiants pratiquent l'école buissonnière depuis fin janvier. Et ce qui est vrai de Pointe-à-Pitre l'est dans des proportions à peine moindres du reste du département, qu'il s'agisse de Grande-Terre ou de Basse-Terre.

C'est finalement autour des barrages dressés lundi par les militants du LKP et aux abords de la vingtaine de stations-service encore ouvertes que se manifeste la plus grande animation. Des files d'attente s'allongent à toute heure du jour, les conducteurs devant parfois patienter plusieurs heures avant d'avoir accès au carburant : "Je suis déjà venu hier, se désole un chauffeur de taxi, mais mon réservoir a été siphonné dans la nuit."

Le mouvement n'est pas né par génération spontanée. À la mi-décembre, le LKP a lancé un ultimatum pour obtenir une baisse des prix à la pompe, restés obstinément élevés alors que le cours du brut avait été divisé par trois depuis l'été. Dès lors, les animateurs de LKP disposaient d'un mois avant le début de la grève générale pour transformer cette formation embryonnaire en un puissant collectif au service d'une cause sociale, mais aussi identitaire.

À l'Union générale des travailleurs de Guadeloupe (UGTG), qui a remporté la majorité absolue aux dernières élections prud'homales, et à la quasi-totalité des autres formations syndicales sont venus s'ajouter des groupes alternatifs et de nombreuses formations culturelles. Au bout du compte, un agrégat de 49 structures différentes, représentant une majorité écrasante de la population guadeloupéenne. Avec les avantages et les inconvénients que cette diversité implique : une capacité à ratisser très large, mais aussi la nécessité de s'en tenir au plus petit commun dénominateur, frustrante pour certains. Ainsi la question de l'indépendance de la Guadeloupe est-elle taboue, alors que l'UGTG la revendique ouvertement.

Il ne restait plus qu'à trouver une figure suffisamment légitime et charismatique susceptible de mener cette troupe à la bataille. Élie Domota avait déjà la légitimité en sa qualité de secrétaire général de l'UGTG. Et le charisme lui est venu assez rapidement. Carrure de rugbyman qu'enveloppent généralement des tee-shirts de couleur vive et à fort contenu politique, fine moustache qui coiffe parfois un sourire, plus souvent une expression de gravité, à 42 ans, Domota a vite appris les codes qui régissent sa nouvelle fonction.
Didactique lors des entretiens, théâtral juste ce qu'il faut dans la négociation, capable de galvaniser les foules sans pour autant élever la voix lorsqu'il est sur une estrade, ce directeur adjoint de l'ANPE qui est passé par les Jeunesses ouvrières chrétiennes peut compter sur une logistique rodée, comme l'a prouvé la manifestation organisée le 14 février au Moule, une localité située sur la côte est de l'île.

Pouvoir de mobilisation

Il y a quelque chose de subliminal dans le calendrier fixé par le LKP. Le début de la grève générale aurait pu être fixé à un autre moment, mais si le 20 janvier a été retenu, c'est assurément parce que cette date correspondait également à l'intronisation de Barack Obama, premier Afro-Américain à accéder à la Maison-Blanche. Le jour de la première rencontre avec le secrétaire d'État à l'outre-mer, Yves Jégo, n'est pas anodin non plus : le 4 février, anniversaire de l'abolition de l'esclavage en 1794.

Samedi 14 février, l'objectif du rendez-vous était plus clairement affiché. Il s'agissait de rendre hommage à quatre ouvriers agricoles en grève, tués dans ce village par les forces de l'ordre cinquante-sept ans plus tôt, jour pour jour. Et prouver au passage qu'après quatre semaines d'un conflit usant, le LKP n'avait rien perdu de son pouvoir de mobilisation. Une démonstration de force tranquille qui allait doucher les espoirs de pourrissement nourris par les adversaires de Lyannaj. Plus de 10.000 personnes (sur une île qui compte moins de 500.000 habitants) ont ainsi défilé sur un mode festif sans que le moindre incident soit à déplorer, les hommes du service d'ordre, reconnaissables à leur polo "Sécurité LKP", veillant à ce que rien ne vienne gâcher la fête.

Deux jours plus tard, le collectif a administré une nouvelle preuve de ses capacités opérationnelles, mais dans un registre plus percutant. Domota a averti que, faute d'un accord sur le principal point d'achoppement, une augmentation de 200 euros pour les bas salaires, cette semaine serait celle de l'escalade. Ses hommes ont tenu parole, dressant à nouveau des barrages sur les principales routes de l'île, comme ils l'avaient fait au début de la grève.

Personne n'a jamais douté de la possibilité, pour le LKP, de jouer sur les deux tableaux, mais tout indique, après un mois de bras de fer, que la manière forte est désormais privilégiée. La nécessité de maintenir un rapport de force favorable incite le collectif à privilégier les moyens coercitifs. Premiers visés, les commerçants qui refusent de se plier aux ordres de fermeture.

Rideau baissé ou pillage ­organisé

"Les hommes du LKP procèdent toujours de la même manière, témoigne l'un d'eux sous le couvert de l'anonymat. Ils viennent à plusieurs et expliquent que, si on ne boucle pas, ça sera ouvert à tout le monde ; bref, c'est rideau baissé ou pillage organisé." Et gare à ceux qui résistent ou affichent publiquement leur désaccord. À Sainte-Anne, station balnéaire proche de Pointe-à-Pitre, le gérant d'un magasin de photos s'est fait rosser par les gros bras du collectif pour avoir refusé d'obéir à leurs injonctions. Puis, ça a été au tour des entreprises de la zone industrielle de recevoir ce genre de visites dissuasives.

Parallèlement, le LKP a opéré un glissement d'ordre dialectique, la dimension communautaire semblant prendre le pas sur la revendication sociale. Ce faisant, il joue sur du velours. Les propos aberrants tenus sur Canal+ par Alain Huyghues-Despointes, un vieux béké martiniquais hostile au métissage par souci de "préserver" sa race, risquent de lui valoir une condamnation pour incitation à la haine raciale, mais le mal est fait : les Antillais sont tentés d'en conclure que, décidément, rien ne changera jamais sous le soleil.

Par ailleurs, l'absence de toute référence à la crise guadeloupéenne au cours de la prestation télévisée de Nicolas Sarkozy a également choqué une population qui garde une certaine nostalgie de l'intérêt que lui portait Jacques Chirac. Et les accusations de double langage portées contre Yves Jégo, qui se serait engagé sur les fameux 200 euros (ce qu'il dément) avant de regagner Paris, trouvent ici des oreilles attentives.

"Autour de la table des négociations, vous avez des Guadeloupéens d'origines africaine et indienne qui revendiquent face à l'État et au patronat, qui sont à 99 % des personnes dites blanches. [...] Il faudra qu'une frange de ce patronat qui a toujours pensé que la compétence était blanche finisse par admettre que nous ne sommes plus dans l'ex-Afrique du Sud", avertissait le week-end dernier, dans le quotidien France-Antilles , une spécialiste des conflits sociaux insulaires, Patricia Braflan-Trobo.

Dans ce contexte, la tentation est grande pour Domota et les siens de céder à un manichéisme en noir et blanc afin de galvaniser une base que la durée du conflit épuise nerveusement et surtout financièrement. Tentation à laquelle le leader du LKD cède parfois. Il insiste sur la dimension "afro-asiatique" du conflit (après l'abolition de l'esclavage, les colons ont fait venir de nombreux Indiens), et n'a pas hésité à accuser l'État de vouloir "tuer les Guadeloupéens". Le message passe comme une lettre à la poste. Chanté ou imprimé sur les tee-shirts, le slogan "la Gwadloup, sé ta nou, la Gwadloup, sé pa ta yo" (la Guadeloupe, c'est à nous, la Guadeloupe, c'est pas à vous) est de toutes les manifestations.

"Cette conception d'une société dans laquelle les patrons, forcément blancs, seraient les esclavagistes des temps modernes n'a plus de sens, explique Christophe Louis, président de la CGPME locale. Je connais beaucoup de petits entrepreneurs qui sont noirs ou métis, comme moi, et dont les sociétés ne survivront peut-être pas à la grève générale. Alors que les descendants de colons sont à la tête d'entreprises suffisamment solides pour n'être pas affectées."

D'autres expriment leur ras-le-bol sur un ton plus expéditif : "Les soutiens du LKP sont, pour la plupart, des fonctionnaires, comme 40 % de la population active guadeloupéenne. Ils ne risquent rien, mais n'hésiteront pas à sacrifier courageusement les emplois des autres", s'emporte un commerçant qui se dit "sur la corde raide".

Une logique qui n'échappe pas à l'homme de la rue. Dans un département qui affichait un taux de chômage de 26 % avant même d'être frappé par la crise mondiale, les conséquences économiques et sociales de cette opération île morte risquent d'être ravageuses. Certains reconnaissent mezza voce être écartelés entre la tentation de mettre un terme au mouvement avant que son coût ne devienne exorbitant et celle de continuer un combat comme la société guadeloupéenne n'en a pas connu depuis des décennies.

En début de semaine, la même alternative se posait au LKP de façon plus aiguë encore, sauf à imaginer que l'État accède à toutes ses revendications. Capituler, renoncer à cette augmentation pour les salaires les plus bas, source de tous les blocages, serait suicidaire à ce stade. Mais jouer la carte de la lutte à mort avec toutes les conséquences qu'elle implique n'était guère plus envisageable.
"Le LKP est une structure de circonstance qui ne survivra pas forcément à cette grève générale, estime le politologue Julien Mérion. Mais, quelle qu'en soit l'issue, le problème identitaire demeurera." Il est même à craindre qu'il ne se pose avec plus d'acuité après qu'avant.
Par Militant - Publié dans : Politique - Communauté : Toulouse Politique
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Mercredi 18 février 2009

Exclusif : les plans pour renforcer les troupes françaises en Afghanistan

Selon nos informations, les état-majors travaillent actuellement sur trois scénarios pour renforcer le contingent français en Afghanistan, avec des effectifs allant de 100 à 800 hommes supplémentaires. Aucune décision politique n'est prise et, officiellement, le ministère de la Défense exclut toujours l'envoi de tels renforts pour des raisons d'opportunité politique.

Le premier scénario, minimal, consiste en l'envoi d'une poignée d'hélicoptères de combat Tigre [ dont ce serait le premier déploiement opérationnel ] et d'une centaine d'hommes pour les soutenir.

Les deux autres scénarios (600 et 800 hommes) consistent en l'envoi d'un nouveau bataillon [Groupement tactique interarmes  - GTIA ], ainsi que d'équipes d'OMLT (Operational Mentoring Liaison Team) au sein de l'armée nationale afghane.

Le dispositif français en Afghanistan sera de toute manière profondément réorganisé dans les prochains mois, avec le transfert prévu de la sécurité de la région de Kaboul aux autorités afghanes. Cette réarticulation permettra de transférer des militaires français vers d'autres secteurs du pays.

  Source : Jean Dominique Merchet / Secret Défense / Libération

  Tiens donc, le ministre de la défense serait un menteur ? On ne nous dit pas tout et on prend les français pour des   billes (pour être poli !) Voir mes articles précédents sur le sujet ! Le début du prix à payer pour les strapontins à l'OTAN !

JDD / militant
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Mercredi 18 février 2009

Guadeloupe: un syndicaliste assassiné par les émeutiers, fusillades et pillages cette nuit, cela devait hélas arriver ! Il est plus que temps de reprendre la situation en main !

 

 

Violences le 18 février 20098 à Pointe-à-Pitre
© 2009 AFP (Julien Tack)
Violences le 18 février 20098 à Pointe-à-Pitre

La Guadeloupe a connu une flambée de violence dans la nuit de mardi à mercredi, et au moins trois policiers et trois gendarmes ont été légèrement blessés par des tirs d'armes à feu lors alors que les affrontements entre jeunes et forces de l'ordre se multipliaient.

Le gouvernement "lance un appel au calme" en Guadeloupe", après les violences et pillages de la nuit, a déclaré mercredi sur Europe 1 son porte-parole, Luc Chatel.

Plusieurs magasins ont été pillés à Pointe-à-Pitre, selon la préfecture, et des barrages, dont certains enflammés, dressés sur plusieurs rues de la ville désertées par les habitants, selon un photographe de l'AFP. Trois policiers ont été légèrement blessés par des tirs d'armes à feu dans une cité de la ville, où ils avaient été appelés pour une intervention.

Incendies, pillages et violences
© 2009 AFP
Incendies, pillages et violences

A Baie-Mahault (10 km de Pointe-à-Pitre) de violentes échauffourées ont opposé dès 19H00 mardi (00H00 mercredi en métropole) une centaine de jeunes à des gendarmes mobiles. Selon le maire de la ville, Ary Chalus, une centaine de jeunes étaient présents dans la zone commerciale de Destrelland à Baie-Mahault, qui avait brièvement rouvert le week-end sous haute surveillance policière. Certains, munis de fusils à pompe, ont tiré à balles réelles en direction de la police, a-t-il également indiqué.

Trois gendarmes ont été légèrement blessés, a ajouté M. Chalus, tandis que trois jeunes ont également été interpellés.

Face à ce regain de violences, le "collectif contre l'exploitation" (LKP), qui mène la grève générale qui paralyse l'île et son activité économique depuis le 20 janvier, a lancé "un appel au calme" sur la radio RCI en milieu de soirée.

Des incidents avaient déjà eu lieu dans la nuit précédente. Lundi matin, les militants du LKP avaient dressé de nombreux barrages et les forces de l'ordre étaient intervenues, puis dans la soirée et la nuit des bandes de jeunes s'étaient opposées aux forces de l'ordre.

Elie Domota le 17 février 2009 à Pointe-à-Pitre
© 2009 AFP (Julien Tack)
Elie Domota le 17 février 2009 à Pointe-à-Pitre

Selon la préfecture, "des incendies se déclarent dans des commerces, essentiellement dans l'agglomération de Pointe-à-Pitre". Ont notamment été pillés des magasins et entreprises appartenant au groupe béké -les descendants de colons blancs- martiniquais Bernard Hayot (GBH), notamment une concession Renault, un atelier de réparations auto rapides, un magasin de pneus et un hypermarché Carrefour.

Les revendications du LKP portent notamment sur la cherté de la vie, dans des Antilles françaises où quasiment tout est importé, alors que le taux de chômage est le plus élevé de l'Union européenne et le PIB par tête deux fois inférieur à la métropole. Le conflit social a cristallisé un profond malaise autour des problèmes économiques et sociaux, sur un fond historique marqué par l'esclavage

Violences le 18 février 2009 à Pointe-à-Pitre
© 2009 AFP (Julien Tack)
Violences le 18 février 2009 à Pointe-à-Pitre

Le leader charismatique du LKP, Elie Domota, a lancé sur la radio RCI un appel au calme, en créole: "ne mettez pas votre vie en danger, ne mettez pas la vie des autres en danger". "Ne répondez pas à la provocation", a-t-il lancé aux jeunes, demandant dans le même temps au préfet de "retirer ses gendarmes". Vers 20H00 locales, sur RFO Télé-Guadeloupe, M. Domota avait appelé les manifestants à "laisser les gendarmes +débarrer+ et à reconstituer les barrages après leur départ".

Appelant à "renforcer la mobilisation", M. Domota avait aussi affirmé que "plus il y a de Guadeloupéens sur les routes, plus Sarkozy, Fillon et consorts comprendront qu'il faut satisfaire nos revendications".

Ce regain de violences survient alors que le président de la République doit recevoir jeudi à Paris les parlementaires et présidents des collectivités territoriales de Guadeloupe et Martinique.

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Lundi 16 février 2009

IL FAUT SAVOIR NE PAS ALLER TROP LOIN, LES EFFETS SONT PIRES QUE LES BENEFICES A EN TIRER !

 

Manifestation le 15 février 2009 au Moule, en Guadeloupe
© 2009 AFP (Julien Tack)
Manifestation le 15 février 2009 au Moule, en Guadeloupe

Le blocage semblait total dimanche dans les Antilles françaises, où le ton est monté après près de quatre semaines de grève contre "la vie chère", rien ne semblant en voie de relancer rapidement les négociations, tout particulièrement en Guadeloupe.

Après la démonstration de force du "collectif contre l'exploitation" (LKP), qui mène la grève depuis le 20 janvier en Guadeloupe et a rassemblé samedi entre 9.000 (police) et 50.000 (organisateurs) manifestants, des sources craignaient même un durcissement.

Le LKP a refusé de suivre les élus de gauche qui l'avaient appelé samedi "à un assouplissement de la grève" et à cesser d'obliger les commerces à fermer. Ils ont invoqué l'asphyxie économique de l'île et se sont engagés à un effort financier en faveur des bas salaires pour relancer les négociations.

"Le mouvement ne s'essoufle pas, il s'amplifie", a prévenu le leader du LKP, Elie Domota, qui a durci le ton, accusant l'Etat de vouloir "tuer les Guadeloupéens" en envoyant des renforts de gendarmes.

Plusieurs sources estimaient que des barrages routiers pourraient être dressés, ce que ne confirme pas Charlie Lando, l'un des lieutenants de M. Domota. S'il appelle à "poursuivre" la grève et "à l'amplifier", il estime qu'il n'y a pas lieu de la "durcir" car "le mouvement se durcit de lui-même".

Une Guadeloupéenne devant le rayon vide d'un supermarché, le 14 février 2009 à Pointe-à-Pitre
© 2009 AFP (Julien Tack)
Une Guadeloupéenne devant le rayon vide d'un supermarché, le 14 février 2009 à Pointe-à-Pitre

Les responsables du collectif exigent toujours que l'Etat respecte "ses engagements" en terme d'augmentation de salaires, mais le gouvernement conteste avoir accepté de compenser des hausses de salaires. Le conseiller social de l'Elysée, Raymond Soubie, a de nouveau renvoyé dimanche la question aux "partenaires sociaux".

Mais "aucun rendez-vous" n'est prévu avec le patronat, selon M. Lando.

Même blocage à la Martinique, où le "collectif du 5 février", qui mène depuis 10 jours la grève, a claqué samedi la porte de négociations avec la grande distribution sur des baisses de prix et attend d'elle un accord écrit pour reprendre les discussions.

D'ici là, le collectif a appelé à une "grande mobilisation" lundi matin.

Yves Jégo se dit dans le Parisien de lundi "confiant" pour l'issue de la crise en Martinique. En revanche, pour la Guadeloupe, "c'est plus compliqué" estime le secrétaire d'Etat à l'outre-mer qui demande au patronat de "formuler une proposition complète très rapidement".

Ce n'est pas du goût du Medef de Guadeloupe qui a "l'impression d'être le seul à essayer de trouver des propositions", a affirmé son président Willy Angèle.

Cartes et fiches de présentation de la Guadeloupe et la Martinique
© 2009 AFP
Cartes et fiches de présentation de la Guadeloupe et la Martinique

De son côté, le PS demande à Nicolas Sarkozy "de s'exprimer" sur la crise pour marquer le "retour nécessaire de l'Etat" dans les négociations.

A Fort-de-France, il était encore très difficile de faire le plein, la plupart des stations service étant fermées par manque de carburant.

Sur le front touristique, la situation est "catastrophique" selon le président de la fédération des hôteliers Nicolas Vion, alors que les vacances de février des Parisiens viennent de commencer. "Le taux d'occupation est de 20 à 30% au lieu de 90 à 100%", a-t-il expliqué à l'AFP. Les touristes se détournent vers la République Dominicaine, moins chère et plus accueillante !

Des salariés ont du être mis en congés forcés ou au chômage technique.

Trois hôtels de Saint-Anne, dont le Club Med, ont cessé d'accueillir des clients, faute d'un "service acceptable", selon M. Vion qui constate amèrement que la plage est déserte. "Je n'ai jamais vu ça".

Beaucoup d'observateurs ne voient pas d'issue rapide, en tous les cas pas avant mercredi, date du sommet social à l'Elysée.

Guadeloupe: les grévistes érigent des barrages routiers

lefigaro.fr, avec AFP
16/02/2009 |

La préfecture assure que plusieurs axes ont déjà été dégagés. Alors que la grève générale dure depuis le 20 janvier, l'île semble plus que jamais être dans une impasse totale.

Le LKP avait annoncé un «durcissement» cette semaine de la grève générale qui paralyse la Guadeloupe et menacé de bloquer les axes routiers. Des paroles aux actes. Neuf barrages ont en effet été érigés tôt lundi matin, sur plusieurs axes routiers stratégiques de l'île par des grévistes du Collectif contre l'exploitation, selon la préfecture. Le directeur de cabinet du préfet, Pascal Gauci, indique toutefois que «tous ces barrages sont en voie de traitement. Les sommations (par haut-parleur) suffisent à faire partir les manifestants».

Deux barrages ont été érigés à Sainte-Rose, dans le nord, dont l'un sur le pont de La Boucan. Ce pont constitue l'unique point de passage routier de l'axe Sainte-Rose/Deshaies Pointe-à-Pitre. Une centaine de manifestants étaient situés à proximité. A Capesterre Belle-Eau (sud), deux barrages, dont l'un sur un pont, interdisaient la circulation vers Pointe-à-Pitre en provenance de cette commune et de celles situées plus au sud. Une vingtaine de manifestants a été signalée à proximité de l'un des barrages de Capesterre Belle-Eau.

Trois barrages ont été érigés à des points stratégiques, à Morne-à-l'eau (centre) et deux au Gosier (est). Au Gosier, justement, un journaliste a vu une trentaine de gendarmes mobiles intervenir pour lever un barrage érigé sur la rocade menant à Pointe-à-Pitre. Plusieurs manifestants, dont certains portaient cagoules et masques de chirurgie, ont été interpellés.

 

Entre 8.000 et 12.000 emplois menacés

 

Des barrages avaient été établis sur les principaux axes routiers de l'île dans les jours qui avaient suivi le début de la grève générale, le 20 janvier. Plus aucun barrage n'avait été érigé durant la période suivante de pénurie de carburant, qui semble s'être atténuée depuis vendredi avec la réouverture d'une quarantaine de stations-services réquisitionnées par la préfecture.

De son côté, le secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-mer Yves Jégo s'alarme de la durée du conflit. Selon lui, les risques que fait peser pour l'emploi le conflit social en Guadeloupe «sont gigantesques», près de quatre semaines après le début du mouvement social sur l'île. Selon les estimations du patronat local, la grève menacerait entre 8.000 et 12.000 emplois.

Dans une interview au Parisien, Yves Jégo demande au patronat de «formuler une proposition complète très rapidement» en Guadeloupe, les négociations étant au point mort. L'équipe du Medef de Guadeloupe est renforcée depuis deux jours par la déléguée générale du Medef Réunion, a indiqué le «patron des patrons» guadeloupéens Willy Angèle. Jégo réaffirme par ailleurs que «l'Etat n'a jamais promis de financer l'augmentation» de 200 euros pour les bas salaires réclamée par le collectif LKP. «Nous n'avons pas le pouvoir de décider des salaires, pas plus en métropole qu'en outre-mer».

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Samedi 14 février 2009

A la Une

Afghanistan: 17.000 soldats américains supplémentaires

 

 

Des soldats américains écoutent le discours d'investiture de Barack Obama, à Kaboul le 20 janvier 2009
© 2009 AFP (Massoud Hossaini)
Des soldats américains écoutent le discours d'investiture de Barack Obama, à Kaboul le 20 janvier 2009

Le président américain Barack Obama a annoncé mardi l'envoi d'environ 17.000 hommes supplémentaires en Afghanistan d'ici à l'été, commençant à tenir la grande promesse faite pendant la campagne de mener une autre politique étrangère.

"Pour faire face à d'urgents besoins en matière de sécurité, j'ai accédé à la requête du secrétaire (à la Défense Robert) Gates qui demandait le déploiement d'une brigade expéditionnaire de Marines au printemps et d'une brigade Stryker (blindée) de l'Armée de Terre et des forces de soutien nécessaires cet été", a indiqué M. Obama dans un communiqué.

Selon un responsable de la Défense, une brigade de Marines compte environ 8.000 hommes, une brigade de l'Armée de Terre de 3.500 à 4.000 hommes. Les effectifs de la force de soutien se chiffreront à environ 5.000 hommes, dont l'ordre de mission sera signé un peu plus tard, a dit un porte-parole du Pentagone, Bryan Whitman.

Les Etats-Unis ont déjà 38.000 soldats en Afghanistan, sur les 70.000 au total de la force internationale.

Selon un responsable de l'administration, l'objectif est de déployer les 17.000 hommes avant la présidentielle du 20 août, qui s'annonce comme un moment éminemment délicat.

Il s'agit de la première décision majeure prise par M. Obama en matière de déploiement de soldats depuis son investiture le 20 janvier.

M. Obama commence ainsi à tenir l'une de ses grandes promesses électorales: transférer l'effort militaire d'Irak, où son prédécesseur George W. Bush a engagé une guerre qu'il réprouvait, à l'Afghanistan, premier front selon lui du combat contre l'extrémisme.

Dans son communiqué, M. Obama indique que le retrait qu'il prévoit des troupes américaines d'Irak lui donne la "souplesse" indispensable pour renforcer les effectifs en Afghanistan.

M. Obama affirme que l'Afghanistan n'a pas reçu l'attention et les ressources que les circonstances réclament d'urgence.

La décision, singulièrement annoncée sans grande solennité, répond à la "détérioration" de la situation afghane, dit M. Obama.

Mais il insiste aussi sur le danger venu du Pakistan voisin, qui sert de base arrière aux insurgés combattant en Afghanistan et où l'intensification des activités extrémistes en général est devenue un sujet de préoccupation grandissant pour le gouvernement américain.

M. Obama rappelle qu'il a ordonné une révision de la stratégie américaine pour l'Afghanistan, mais aussi pour le Pakistan et plus largement pour la région.

M. Obama souligne que la décision annoncée mardi ne préempte aucunement l'issue de ce réexamen, alors que le commandement américain en Afghanistan a demandé jusqu'à 30.000 troupes supplémentaires.

La divulgation de cette nouvelle stratégie semble très proche, et M. Obama passe communément pour devoir annoncer qu'il accède à la demande de 30.000 hommes supplémentaires.

M. Obama souligne cependant que sa stratégie sera "globale", qu'elle portera non pas seulement sur le combat contre les talibans, mais aussi sur le développement d'un pays qui reste parmi les plus pauvres au monde.

Dans son communiqué, M. Obama dit sa volonté d'agir de concert avec les alliés des Etats-Unis, une manière de rappeler l'effort entrepris par son gouvernement pour obtenir d'eux qu'ils s'engagent davantage en Afghanistan.

M. Obama devait soulever la question afghane au Canada jeudi lors de son premier déplacement étranger en tant que président. Le Canada a signifié qu'il mettrait fin en 2011 à la mission de ses 2.750 soldats. Dans un entretien accordé à la chaîne canadienne CBC, M. Obama a exprimé l'"espoir" mardi de recevoir d'Ottawa à sa "stratégie d'ensemble", ce qui ne signifie pas nécessairement qu'il demandera à M. Harper de reconsidérer la décision de retrait.

Le retour de la France dans le commandement intégré de l'alliance atlantique provoque des remous à gauche comme à droite. Il semble que l'on nous dise pas tout...!

Le retour de la France dans le commandement intégré de l'Otan, qui devrait être officialisé le 4 avril, lors du sommet organisé à Strasbourg et Kehl en Allemagne pour le soixantième anniversaire de l'alliance atlantique, provoque déjà des remous à l'UMP. Rejoignant l'opposition conjuguée de la gauche et du MoDem à ce projet qui «marque la fin de l'indépendance de la France et un alignement sur les États-Unis», selon Jean-Marc Ayrault, une partie des députés de la majorité sont également hostiles à cette volonté affichée de Nicolas Sarkozy de «normaliser» les rapports entre la France et l'Otan.

Quarante-trois ans après la sortie du commandement intégré décidée par le général de Gaulle, pro et anti-atlantistes continuent à s'affronter. L'ancien premier ministre Dominique de Villepin, dont les proches réclament l'audition par les commissions des affaires étrangères et de la défense, au grand embarras de Jean-François Copé, a estimé sur i-Télé que la France «va se trouver rétrécie sur le plan diplomatique» et «sera plus vulnérable au terrorisme». Le patron du groupe PS, lui, a demandé à Fillon «d'engager la responsabilité du gouvernement » sur ce «retournement stratégique».

Bernard Accoyer, le président de l'Assemblée, serait d'accord pour l'organisation d'un débat parlementaire fin mars, mais il est resté très évasif sur l'opportunité d'un vote, dont l'issue peut être incertaine. Le patron des députés UMP défend lui aussi le retour de la France dans l'Otan, mais il a laissé l'un de ses vice-présidents, Bernard Deflesselles, animer le groupe de travail interne sur l'Otan et l'Europe de la défense.

 

Défense européenne

 

Mercredi, une trentaine de députés UMP ont auditionné Bruno Le Maire, le secrétaire d'État aux Affaires européennes, dans une ambiance animée. Les souverainistes Lionnel Luca et Jacques Myard ont exprimé leur parfait désaccord avec cette décision qui est «un leurre et une faute diplomatique, car on remet en cause cinquante ans d'indépendance de la France», a dénoncé Jacques Myard. Les élus villepinistes, qui demandent aussi un débat suivi d'un vote dans l'Hémicycle, jugent que «c'est le cadeau de bienvenue fait à Barack Obama», dénonce François Goulard.

Parmi les hésitants, Guy Tessier, le président UMP de la commission de la défense, joue le pragmatisme : «Si nous en tirons des avantages en matière industrielle et commerciale, il ne faut pas hésiter à retourner dans l'Otan. Mais on ne peut pas faire une défense européenne avec de nouveaux adhérents qui ne veulent pas payer car ils se croient protégés par le parapluie de l'Otan.»

Louis Giscard d'Estaing, dont le père, VGE, est hostile au retour dans l'Otan, se dit lui aussi «interrogatif». «Il y a six mois, le compte n'y était pas. Aujourd'hui, le compte y est», estime en revanche Axel Poniatowski, le président UMP de la commission des affaires étrangères, qui souligne que de nombreuses avancées ont été faites en matière d'Europe de la défense. «La pièce manquante, c'est la création d'un état-major stratégique européen», juge le secrétaire général adjoint de l'UMP. «S'il y a un débat dans l'Hémicycle, insiste-t-il, il doit y avoir un vote.»

Bernard Deflesselles explique, lui, que le retour de la France dans la structure militaire intégrée de l'Otan n'est «pas antinomique» avec une Europe de la défense. Auditionné jeudi par les députés, le secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer, a martelé que la France aurait «tout à gagner» à réintégrer pleinement «une alliance qui a besoin de la France».

Le groupe UMP recevra mardi les ministres des Affaires étrangères et de la Défense, qui seront auditionnés le lendemain matin par les commissions des affaires étrangères et de la défense réunies. Le travail de pédagogie se poursuit.

Sarkozy en fait trop, la France n'a pas besoin de strapontins à l'OTAN, ni pour sa politique extérieure, ni pour servir de paillasson ou de vassal des Etats Unis ! D'ailleurs quel va en être le prix à payer ?
La France a assez de soucis, Sarkozy n'avait nul besoin d'ajouter celui là pour brader un peu plus la souveraineté de la France !

L'Allemagne va envoyer des renforts en Afghanistan

Alors que les autorités françaises ne cessent de répéter qu'il n'est pas question, pour l'instant, d'envoyer des renforts en Afghanistan, l'Allemagne a annoncé hier son intention de le faire prochainement, répondant ainsi aux demandes pressantes de l'administration Obama. Décidemment, le "couple" franco-allemand ne fonctionne plus très bien.

La Bundeswehr va dépêcher 600 hommes supplémentaires à la mi-juillet, portant à 4100 le nombre de soldats allemands en Afghanistan, où ils sont cantonnés dans la région nord. 200 de ces hommes renforceront une force de réaction rapide, les autres étant affectés aux affaires civilo-militaires (PRT) ou à un hopital de campagne. Ce renforcement est présenté comme devant être temporaire (de trois ou quatre mois) à l'occasion des élections présidentielles afghanes, dont la date est fixée au 20 aout.

D'autres pays devraient prochainement annoncer l'envoi de renforts, comme la Finlande, la Norvège ou la Hongrie. Le Parlement allemand a autorisé le gouvernement a envoyé jusqu'à 4500 hommes en Afghanistan.

Que fera la France ?
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Vendredi 13 février 2009
 

TF1-LCI, Nicolas Dupont-Aignan
Dupont-Aignan (DLR) lance sa campagne pour "une autre Europe"

10/02/2009 14h07 GMT - PARTIS-DLR-UE-ÉLECTIONS - Nouvelles de France - AFP

PARIS, 10 février 2009 (AFP) - Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout La République (DLR), a lancé mardi à Paris sa campagne pour "une autre Europe", en présentant ses têtes de listes dans les sept circonscriptions métropolitaines pour le scrutin du 7 juin.

"L’Europe est profondément malade. Les Européens paient extrêmement cher - chômage, misère - les erreurs politiques et économiques des dirigeants européens de droite comme de gauche", qui "continuent la même politique depuis 20 ans", a déclaré devant la presse le député de l’Essonne (ex-UMP).

"L’élection du 7 juin prochain sera donc une occasion historique de ne plus se laisser faire, et d’inventer une autre Europe", a-t-il ajouté.

Il sera numéro deux de la liste DLR en Ile-de-France, avec Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit, en numéro un.

Parmi les binômes qui conduiront les listes DLR, figurent des adhérents de DLR mais aussi des nouveaux venus comme Christine Tasin. Cette militante au MRC de Jean-Pierre Chevènement, qui prône "une union des républicains des deux rives", sera numéro deux de la liste dans l’Ouest.

Entre les "euro-béats" que sont à ses yeux l’UMP, le PS, le MoDem et les Verts, et les "euro-ronchons" incarnés par les extrêmes, DLR propose aux Français le choix d’"une autre Europe, qui les respecte", a affirmé le maire de Yerres (Essonne).

Les candidats DLR feront notamment campagne pour un "protectionnisme européen intelligent", et proposent de "supprimer la Commission de Bruxelles, pour inventer une Europe autour d’agences de coopération, sur le modèle de l’agence spatiale européenne, pour tous les grands projets du XXIème siècle", a déclaré M. Dupont-Aignan.

Le député, qui n’a pas voulu faire des listes communes avec le MPF, s’est démarqué de Philippe de Villiers. "On ne peut pas à la fois critiquer la politique européenne du président de la République, et de l’autre le soutenir", a-t-il dit.

DLR, qui revendique 10.000 adhérents, financera sa campagne sans emprunts bancaires, grâce notamment à une souscription sur internet ("5 euros pour changer d’Europe"). "5 ou 600.000 euros nous manquent encore pour boucler le budget, mais nous sommes raisonnablement optimistes", a dit M. Dupont-Aignan.

paj/cs/fm

Discours de Nicolas DUPONT-AIGNAN

L’Europe est profondément malade. Les européens paient de plus en plus cher dans leur vie quotidienne (chômage, misère), les erreurs, les fautes politiques et économiques de dirigeants de droite comme de gauche qui l’ont conduite dans l’impasse.

Et pourtant, ces mêmes dirigeants continuent en coulisse à agir comme si de rien n’était :
  ils veulent imposer le traité de Lisbonne, copie conforme de la Constitution européenne malgré trois référendums contraires,
  ils ouvrent discrètement, mais sûrement, les uns après les autres les chapitres de négociations de l’adhésion de la Turquie,
  ils détruisent pas à pas les services publics. Après l’énergie et les transports, ils veulent déréglementer maintenant le secteur de la santé,
  ils défendent bec et ongles le libre échange déloyal qui nourrit le dumping social et environnemental,
  ils intègrent à marche forcée notre défense dans celle de l’OTAN.

Les élections européennes du 7 juin prochain constituent donc une occasion historique pour les Français et les Européens de ne plus se laisser faire, de désavouer cette mauvaise politique et d’en proposer une autre.

Comment les Français pourraient-ils avoir envie de voter pour les listes de l’UMP, du PS, du MODEM ou des Verts qui ont signé depuis 20 ans tous les traités et sont donc responsables de l’échec actuel ?

Soudain les discours de ces partis politiques changent. Ils découvrent que leur Europe ne marche pas et prétendent vouloir la réformer mais, au même moment, ils veulent imposer le traité de Lisbonne qui grave dans le marbre ses dérives.

Ils me font penser aux loups qui se déguisent en grand-mère ! L’électeur français ne doit pas se laisser abuser par ce double langage, cette manipulation électorale et devenir le petit Chaperon Rouge de l’élection européenne.

Mais comment les Français, qui savent désormais que l’Union européenne ne fonctionne pas, pourraient-ils avoir aussi envie de voter pour les éternels « euro-ronchons ». Ils en ont assez des lamentations, ils veulent des solutions.

En 2005, les 16 millions de Français qui ont voté NON n’ont pas tous, loin s’en faut, voté contre l’idée européenne mais contre l’Union européenne d’aujourd’hui qui leur fait tant de mal. Ils en veulent une autre, tout simplement.

Voilà pourquoi Debout la République, qui s’est constitué en parti politique à part entière le 23 novembre dernier, a décidé de présenter des listes dans toutes les régions françaises.

Nous refusons le rafistolage hypocrite de ceux qui ont mené l’Europe dans une impasse.

Nous refusons le rejet de l’idée européenne des extrémistes sans solutions.

Nous voulons offrir aux Français enfin un vrai choix pour bâtir une Europe radicalement différente au service des Européens.

Une Europe qui les respecte !

Oui, une Europe qui respecte leur vote.

Une Europe qui respecte leurs emplois : ainsi pour sortir de la crise nous proposerons le protectionnisme européen intelligent capable de rétablir la loyauté des échanges.

Une Europe qui respecte leur qualité de vie.

Une Europe qui respecte leur pays : nous proposerons un nouveau traité permettant la multiplication de coopérations à la carte sur le modèle de l’Agence spatiale européenne. Cela permettra de supprimer la Commission de Bruxelles, l’Union européenne cessant de se mêler de tout dans la vie des peuples pour se concentrer sur les défis du XXIème siècle.

Pour défendre devant les Français ce projet nos listes seront portées par un rassemblement de femmes et d’hommes de conviction.

Région Ile de France : Anne-Marie LE POURHIET Nicolas DUPONT-AIGNAN

Région Est : Alsace, Lorraine, Champagne Ardenne, Franche Comté, Bourgogne : Jean-Pierre GERARD Elisabeth LAITHIER

Région Nord Ouest : Basse Normandie, Haute Normandie, Nord Pas de Calais, Picardie : Thierry GREGOIRE Brigitte BRIERE

Région Ouest : Bretagne, Pays de Loire, Poitou Charentes : Christian LECHEVALIER Christine TASIN

Région Sud Ouest : Aquitaine, Languedoc Roussillon, Midi Pyrénées : Henri TEMPLE Christiane BRUNEAU

Région Sud Est : Rhône Alpes, PACA, Corse : Michèle VIANES Thierry GIORGIO

Région Massif Central Centre : Auvergne, Centre, Limousin : Jean BARRAT Catherine de METZ

Ces hommes et femmes d’origines politiques différentes ont prouvé par leur vie professionnelle comme par leur engagement, la constance de leur analyse, la lucidité de leur jugement, leur désintéressement, leur volonté de changer les choses.

Ils feront honneur à notre vision gaulliste et républicaine de la France. Ils défendront à Strasbourg un projet sérieux et ambitieux. Ils seront la surprise du 7 juin.

Nicolas DUPONT-AIGNAN Député de l’Essonne Président de Debout la République


 
La directive européenne sur la protection, et la “libre circulation”, des données personnelles date de 1995. Or, depuis, l’internet a explosé, tout comme le nombre, l’utilisation et l’interconnexion des fichiers, tant par les sociétés privées que par les forces de l’ordre ou les autorités.
La Commission européenne a donc décidé d’entamer un processus de révision, et de nommer pour cela un groupe d’experts, afin de répondre aux « défis de la protection des données personnelles dans l’Union européenne, au regard du développement des nouvelles technologies, de la globalisation et des questions de sécurité publique ».
Or, selon Alex Türk, président de la CNIL et du G29, le groupe des 27 CNIL européennes, le processus serait vicié :
« La composition de ce groupe d’experts suscite de très lourdes interrogations. Il est en effet composé de cinq personnes qui, pour quatre d’entre elles, sont issues soit de sociétés américaines, soit de cabinets d’avocats dont les principaux établissements sont également situés aux États-Unis. Un seul membre de ce groupe est originaire d’Europe.
Ayant manifesté ma surprise à la Commission européenne devant la composition de ce groupe, il m’a été répondu que le concept de nationalité était dépassé et qu’il était surtout important de trouver des experts compétents.
Le commissaire Jacques Barrot, que j’ai rencontré, a reconnu que cette situation était anormale. Il a avancé l’idée de fondre ce groupe d’experts dans une concertation plus large. Mais, à ce stade, je n’ai pas eu confirmation que cette idée allait être concrétisée.
Je tiens à souligner que ma position est partagée par l’ensemble des autres autorités des États membres, à l’exception du Royaume-Uni. J’ai en outre appris que, d’ores et déjà, l’agenda de ce groupe d’experts avait suscité un débat en son sein entre, d’une part, le représentant du groupe de l’article 29 et, d’autre part, les experts américains qui s’étaient concertés au préalable. »
La situation est d’autant plus cocasse, ou problématique, que les États-Unis n’ont « ni autorité indépendante de contrôle ni loi fondamentale, qui sont les deux critères fondamentaux retenus par la Commission européenne et par le groupe de l’article 29. »
En d’autres termes, des experts représentants les intérêts d’un pays ne respectant pas les critères fondamentaux du droit à la vie privée, tel qu’il est en vigueur en Europe, sont chargés de faire des propositions de révision du cadre légal de notre droit à la vie privée, et de faire des propositions pour l’améliorer ou, plus probablement, le mettre à jour…
Jugeant “inacceptable” la composition du groupe d’experts, la commission des affaires européennes du Sénat, qui a entendu Alex Türk à ce sujet, et à sa demande, vient de déposer une proposition de résolution européenne, et s’étonne :
« Est-il raisonnable de confier à des experts américains le soin de proposer à la Commission européenne un concept juridique permettant de concilier la vision américaine et la vision européenne ? Faut-il penser qu’il n’est pas possible de trouver des experts européens compétents pour cela ? »
Les réponses se trouvent souvent dans les questions.
Le CV des “experts” de la Commission
Je ne sais si c’est lié, mais la page concernant ce groupe d’experts a disparu du site web de la commission, seule reste la page mise en cache par Google, ainsi que la page concernant leur lettre de mission.
Etant d’un naturel plutôt curieux, j’ai quand même finalement réussi à retrouvé la trace, sur un blog allemand, des noms et fonctions des “experts” retenus, dont deux avocats auteurs de nombreuses publications sur le thème de la protection des données en droit européen & américain, et deux représentants de l’industrie informatique américaine :
. Henriette Tielemans, avocate et lobbyiste belge qui a défendu plusieurs sociétés américaines,
. Christopher Kuner, avocat représentant les intérêts de l’un des 50 plus gros cabinets d’affaire au monde,
. David Hoffman, chargé de la sécurité et de la vie privée chez Intel, et ancien conseiller de la Fédéral Trade Commission,
. Peter Fleischer, conseiller ès-vie privée de Google (après avoir été celui de Microsoft),
. et, enfin, Jacob Kohnstamm, président de l’Autorité néerlandaise chargée de la protection des données, et vice-président du groupe dit « de l’article 29 » des CNIL européennes, qui dev(r)ait présider ce groupe d’“experts”.
Quid de la société civile, des citoyens ?
En attendant de savoir ce que la proposition de résolution de nos sénateurs va entraîner, ou encore de voir les réactions politiques, notamment dans les autres pays, force est de constater que Mr Kohnstamm est effectivement bien entouré.
Mr Türk, et le Sénat, s’étonnent de voir qu’on y retrouve surtout, à 4 contre un, les intérêts des businessmen américains. Mais quid des citoyens ? La question de la vie privée, et de la “libre circulation” des données personnelles, n’est pas qu’un problème de régulation commerciale. Et l’Europe ne manque pas, loin de là, d’”experts” ès droits et libertés numériques issus de la société civile.
N’aurait-il pas été plus logique de trouver, dans ces “experts” et en sus du représentant du G29, un avocat spécialiste de la question, un représentant de l’industrie et, histoire de contrebalancer les vélléités des deux derniers, deux représentants de la société civile et des citoyens ? 
 
Bien entendu, je soutiens la campagne des élections européennes, de DEBOUT LA REPUBLIQUE, je n'ai pas changé depuis la campagne de Maastrich, je suis toujours Gaulliste et pour la défense de la souveraineté de la France dans une Europe des nations !

JDD
 
----- Original Message -----
Sent: Friday, February 13, 2009 8:59 AM
Subject: La Lettre du 13 Fevrier 2009


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Edito

Par Nicolas Dupont-Aignan

Face à la crise, le président de la République semble perdre pied : au lieu de se rendre dans les Antilles, il court à Bagdad comme en gage de la réincorporation prochaine de la France dans l’OTAN, sans concertation ni garantie. Au lieu d’engager enfin le plan audacieux de lutte contre la crise, il atermoie et gagne du temps dans des interviews télévisées sur mesure. Au lieu de mettre les pieds dans le plat face à nos partenaires européens pour qu’enfin l’Europe se mobilise intelligemment pour conjurer la dépression qui guette, il incrimine tel ou tel pays au risque d’ajouter à la cacophonie et d’apparaître comme un éternel postulant à la fonction de président de l’Union européenne…

Et, logiquement, Nicolas Sarkozy paie au prix fort cette agitation personnelle qui ne remédie pas aux problèmes des Français et le replonge dans une spirale d’impopularité. Bref, le chef de l’Etat mine la fonction présidentielle au moment même où elle devrait être la clé de voûte du pays face à la tourmente.

Et pendant ce temps, le PS continue à s’écharper sur son leadership sans affronter les questions majeures du libre-échange ou du déni démocratique européen, Olivier Besancenot, quant à lui, est à l’affiche bien qu’il n’ait toujours rien à proposer…

C’est dans ce contexte que Debout la République va mener campagne pour les prochaines élections européennes. J’ai présenté mardi dernier à la presse nos candidats têtes de listes. Des femme et des hommes nouveaux, issus de la société civile, animés de convictions droites et résolues, des femmes et des hommes qui reflètent l’ambition que DLR nourrit pour l’Europe et la France et qui seront à même de porter ce discours de profond renouvellement, ni euro-béat ni euro-ronchon.

Désormais, nous y sommes et rien de nous arrêtera ! Mais il y a encore beaucoup à faire : convaincre un maximum de nos concitoyens de notre vision de l’Europe, diffuser nos tracts, mobiliser pour que notre souscription rencontre un succès encore accru…

La bataille ne fait que commencer et son résultat dépendra de chacun d’entre nous !



Présentation des listes gaullistes soutenues par Debout la République aux Européennes de juin
Lors d’une conférence de presse à Paris le 10 février, NDA a présenté, en leur présence, les principaux candidats qui conduiront les listes gaullistes soutenues par DLR en juin prochain.


http://www.debout-la-republique.fr/Presentation-des-listes-gaullistes.html

NDA en visite en Normandie, Lorraine et Bourgogne
Revue de la presse locale et régionale sur les déplacement de NDA des 21 et 27 janvier.


http://www.debout-la-republique.fr/NDA-en-visite-en-Normandie.html

Réincorporation de la France dans l’OTAN : un marché de dupes pour liquider 50 ans d’indépendance nationale
DLR s’élève avec vigueur contre l’annonce de la prochaine réintégration de la France dans l’OTAN. Les quelques vagues promesses et places secondaires obtenues en échange de cet alignement catastrophique ne pèsent pas lourd face à la normalisation atlantiste de notre pays, amputé d’une partie de lui-même et discrédité aux yeux de la communauté des nations.


http://www.debout-la-republique.fr/Reincorporation-de-la-France-dans.html

Une Europe européenne ? Mais non, américaine bien sûr !
La Commission de Bruxelles réfléchit à une réforme de la réglementation sur la protection de la vie privée. Mais, pour ce faire, elle a eu l’excellente idée de s’en remettre à un collège "d’experts" à 80% américain... Pourquoi donc faire européen lorsqu’on peut faire américain ?


http://www.debout-la-republique.fr/Une-Europe-europeenne-Mais-non.html

Pour une Europe que nous choisirons !
Contribuez à changer d’Europe avec Nicolas Dupont-Aignan et Debout la République
Le 7 juin 2009 auront lieu les élections européennes.
Debout la République présentera des listes dans toute la France avec un projet simple : remplacer l’Europe de Bruxelles qui a échoué par celle des coopérations entre les nations autour de projets concrets, respectueuse des peuples, indépendante des Etats-Unis, protectrice de nos emplois et de notre pouvoir d’achat.
Mais pour mener une grande et belle campagne à même de (...)


http://www.debout-la-republique.fr/Choisir-notre-Europe.html

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Par Militant - Publié dans : Politique - Communauté : Toulouse Politique
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Vendredi 13 février 2009

12/02/2009

Tué en Afghanistan, le capitaine Sonzogni était une figure légendaire de son régiment

Patrice_sonzogni_3 Le capitaine Patrice Sonzogni, qui a été tué hier en Afghanistan, avait 45 ans. Il était marié et père de deux filles. Il était une figure du 35 ème régiment d'artillerie parachutiste de Tarbes, au sein duquel il a servi pendant plus de vingt ans. 

Engagé le 1er janvier 1983, comme sous-officier, il est affecté au 35ème RAP en mars 1984, au sein duquel il effectue deux séjours en Centrafrique comme chef de pièce. En 1989, il rejoint l'équipe CRAP (commando de recherche et d'action dans la profondeur) de son régiment et participe à ce titre à la première guerre du Golfe (opération Daguet) en 1991. Lors de l'offensive terrestre, il pénètre sur le territoire de l'Irak le 24 février. Blessé, il est rapatrié sanitaire le 28 février 1991.

En 1992, il est muté au 1er Régiment d'artillerie à Montbéliard comme adjoint au chef d'équipe d'observation dans la profondeur (EOP) et il est promu adjudant en 1993. Il effectue un premier séjour en ex-Yougoslavie avant de revenir au 35ème RAP, en 1996. Il repart alors en Centrafrique, puis, à deux reprises, en Bosnie, comme chef d'équipe des commandos parachutistes (GCP, le nouveau nom des CRAP). Adjudant-chef, puis major, il est envoyé au Kosovo fin 2000, où il dirige une équipe de liaison et d'observation.

En août 2001, il est nommé dans le corps des officiers des armes au grade de lieutenant puis il occupe la fonction de Chef d'équipe des commandos parachutistes. Il effectue de nouveau plusieurs séjours dans les Balkans (Kosovo, Macédoine). Il se spécialise dans le renseignement avant d'être promu capitaine en 2005. Il est désigné pour effectuer une mission en Afghanistan le 23 novembre 2008, où il servait au sein d'une OMLT, au sein de l'armée nationale afghane.

 

 

Le capitaine Patrice SONZOGNI était l'officier le plus décoré de son régiment : chevalier de la légion d’honneur, titulaire de la médaille militaire, d’une citation à l’ordre de l’armée des TOE avec croix de guerre étoile de vermeil, d’une citation avec CVM, de la croix du combattant, de la médaille outre mer agrafe Moyen Orient, RCA, Congo, de la médaille d’OR de la défense nationale agrafes TAP/MAE, de la médaille Commémorative EX YOUGO, de la médaille UE CONCORDIA, de la médaille OTAN NON ART 5, du titre de reconnaissance de la nation, de la médaille de la libération du KOWEIT.

[Le pacha de ce blog s'associe à la douleur de sa famille, de ses proches et de ses camarades]


Que la nation ne l'oublie pas, ni sa famille, et par Saint-Michel...!

Mes respects mon capitaine !

Le capitaine Sonzogni, un officier exemplaire

12 février 2009 – 14:04

Le parcours du capitaine Patrice Sonzogni, 46 ans, qui a été tué le 11 février lors d’une attaque d’insurgés en Afghanistan, aura été exemplaire. Engagé en qualité de sous-officier à l’âge de 21 ans, il gravit tous les échelons avant de réussir le concours des majors. En 2001, il accède à l’épaulette, puis il est promu au grade de capitaine en juillet 2005.

De par sa conduite et sa façon d’être, le capitaine Sonzogni était l’officier le plus décoré de son régiment. Selon différents témoignages, il était un homme “enthousiaste au caractère entier” qui commandait ses hommes par l’exemple. Son expérience et ses qualités humaines firent de lui une référence pour les artilleurs du quartier Soult.

Au cours de sa carrière, cet ancien commando de recherche et d’action en profondeur (CRAP) a participé à la plupart des opérations extérieures menées par la France, que ce soit en Afrique ou encore dans les Balkans. En 1991, lors de la première guerre du Golfe, il est grièvement blessé par l’explosion d’une mine lors d’un assaut donné contre un fortin d’As-Alman.

Le capitaine Sonzogni ne connaissait pas l’Afghanistan avant de rejoindre, en novembre dernier, l’équipe OMLT (Operational monitoring liaison team), commandée par le lieutenant-colonel Smagghe et chargée d’encadrer et de conseiller la 1ere Brigade du 201e Corps de l’armée nationale aghane, dont la mission consiste à sécuriser les deux principaux axes logistiques menant à Kaboul.

Plusieurs militaires du 35e RAP ont été blessés en Afghanistan dernièrement. Le médecin du régiment, le commandant Boniface, ainsi que son auxiliaire, le brigadier-chef Stéphane Rouffet, avaient été blessés au cours d’un accrochage, le 27 septembre dernier. Il y a quelques semaines, le brigadier-chef Valens avait été touché à un oeil dans des circonstances similaires. Et sans oublier le brigadier-chef Trévor Rodrigues, gravement atteint aux jambes et au thorax lors de l’attaque qui a coûté la vie au capitaine Sonzogni.

Décoré de la Légion d’honneur, cet officier au parcours exemplaire était marié et père de deux enfants.

Photo : (c) Amicale du 35e RAP

La guerre se gagne
avec l'opinion publique

Par le colonel Benoît Royal

Après la perte d'un soldat français en Afghanistan, l'auteur, officier de l'armée de terre, met l'accent sur le respect du droit et des populations civiles dans le cadre des conflits armés.

Un soldat français du 35e RAP vient d'être tué dans l'accomplissement de sa mission en Afghanistan. Il a succombé à un IED (Improvided Explosive Device), une des façons les plus lâches de combattre car, au même titre que les attentats suicides, ce type d'engin tue de façon indiscriminée, civils ou militaires. Pourtant, les méthodes employées par l'adversaire ne modifient en rien le comportement des soldats français, qui continueront d'agir avec la même détermination mais sans esprit de vengeance. C'est exactement dans ces termes que le général Stollsteiner, commandant les troupes françaises, s'était déjà exprimé à l'issue de l'embuscade d'Ouzbin du 19 août, qui avait coûté la vie à 10 soldats français. Il répondait à une question se rapportant à la façon dont le groupe d'insurgés avait exhibé, comme des trophées, des équipements français et la montre prise sur un des soldats tués. «Au contraire, ça leur donnera [aux soldats français], sans esprit de vengeance, et ça, je tiens à ce que vous le reteniez, davantage de volonté pour reprendre l'action avec plus de détermination. (…) Vous comprenez que dans tout groupe qui est affecté, le raccourci le plus rapide c'est de dire “j'utiliserai mon arme comme moyen de représailles”. Or, ce qui fait la différence entre une bande de rebelles et une armée organisée, une armée formée avec des chefs qui encadrent, justement, c'est de ne pas rentrer dans ce penchant très facile de la vengeance. Ça, je le réserve à mes adversaires.»

La question de l'éthique de comportement dans l'emploi de la force interpelle aussi bien un soldat engagé en Afghanistan, un simple spectateur de l'actualité mondiale, que le nouveau président des États-Unis lui-même. En effet, «L'Amérique ne torturera pas», a déclaré Barack Obama en annonçant la fermeture du centre de Guantanamo, «nos idéaux seront le phare de notre leadership». Au même moment, Richard Falk, le rapporteur spécial de l'ONU pour les Territoires palestiniens, déclarait qu'Israël avait délibérément violé les conventions de Genève pendant sa campagne contre le Hamas, mettant directement en cause le comportement des soldats de Tsahal dans la bande de Gaza. À quelques heures de là, à Kaboul, le 23 janvier, les autorités locales afghanes dénonçaient des victimes collatérales à l'occasion d'un raid aérien de l'Isaf - la force déployée sous commandement de l'Otan - coûtant la vie à plusieurs civils.

Où qu'elles se produisent, relayées par les médias planétaires, les dérogations au droit et à la dignité ne laissent pas l'opinion publique insensible, ni inactive. Forts de leur légitimité, les peuples expriment leur désapprobation dans la rue, dans les médias et, quand ils le peuvent, dans les urnes. Quant aux populations qui en subissent directement les conséquences, elles expriment leur révolte par un soutien à l'adversaire, aggravant la situation contre laquelle les forces militaires déployées cherchent précisément à lutter. Par leurs actions médiatisées à l'envi, les populations sont aujourd'hui en mesure de peser et d'influer sur les décisions politiques pouvant in fine infléchir les stratégies déployées. Maints exemples de l'histoire récente l'ont montré : un pays qui décide de l'emploi de la force ne peut garantir sa liberté d'action stratégique sans s'assurer du soutien de l'opinion publique. La sienne d'abord, qui contribue à l'expression de la légitimité de la force déployée, et celle du pays où il se déploie ensuite, qu'il en ait accepté la présence ou qu'il la subisse.

Un général britannique, Sir Rupert Smith, explique que la réussite des opérations militaires est directement conditionnée par cette adhésion populaire.

Un siècle plus tôt, le maréchal Lyautey, pacificateur du Maroc, avait démontré la même idée, léguant des principes fondateurs d'une stratégie respectueuse de l'humain qui ont fait la richesse de la culture militaire française. Aujourd'hui plus qu'hier, une force militaire qui ne bénéficie pas du soutien de l'opinion publique perd sa légitimité. Or obtenir l'adhésion des populations consiste notamment à leur renvoyer l'image d'une force exempte de tout reproche. Outre l'avantage que les forces armées tirent de ce comportement, il permet de préparer l'étape suivante, la phase des négociations, the day after. À ce moment, l'éventuel passif de violence et d'exactions des forces pèse lourdement dans les discussions politiques et conditionne souvent les modalités de l'accord final.

C'est dans cet esprit que l'armée française a décliné sa doctrine d'emploi de la force, qui en prône un usage maîtrisé dans l'accomplissement des missions. Il s'agit de ne jamais confondre action de combat et action violente. Il existe en effet une grande différence entre l'usage maîtrisé des armes pour s'opposer à la violence - usage qui n'empêche ni fermeté ni détermination - et l'usage non maîtrisé de la force qui conduit immanquablement à la même violence que celle à laquelle on s'oppose. En 1993, souvenons-nous du succès des troupes françaises à Mogadiscio en Somalie où, en dépit de la tactique détestable des combattants du général Aidid qui s'abritaient au sein de la population pour combattre, nos soldats sont parvenus au succès sans jamais succomber à l'abus de force et aux dégâts collatéraux. Mais au prix de plus de risques et de dommages pour nos propres troupes.

Une éthique de comportement au combat est plus que jamais indispensable au soldat, acteur et quelquefois victime de la guerre. C'est ce qui différencie fondamentalement l e soldat du mercenaire et du barbare. Son éthique répondra aux attentes de la population : celle de sa propre nation dont il tire sa légitimité, comme celle dont il doit gagner l'adhésion et le respect. Elle le protégera aussi des conséquences de ses actes, tant vis-à-vis du droit international que de sa propre santé psychologique et morale.

Dans le monde présent, où force est de constater la persistance peu glorieuse de nombre de combats et de guerres fratricides, la France a le devoir moral d'affirmer sa spécificité en multipliant ses stratégies fondées sur ses valeurs fondatrices. Face aux défis des conflits à résoudre, et sans faire preuve du moindre angélisme, il est possible d'imposer le respect et l'éthique comme idéaux fédérateurs d'une action coordonnée du pouvoir politique, des armées et des populations. Ils répondent aux attentes légitimes des peuples et ils peuvent être des moyens privilégiés de gestion des affrontements violents au sein des sociétés en crise.

Par Militant - Publié dans : Politique - Communauté : Réformer la France
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