Lundi 5 janvier 2009

2009 : le retour dans l'Otan, avec deux commandements pour la France

La relance de la défense européenne - tant claironnée au cours de la Présidence française de l'UE- n'ayant pas donné tous les résultats escomptés, l'année 2009 sera sans doute marquée par des avancées nettement plus importantes dans la relation entre la France et l'Alliance. En clair, un retour dans l'Otan par la grande porte. L'affaire devrait se jouer lors du sommet de l'Otan, les 3 et 4 avril à Strasbourg et à Kehl. Ce sommet marquera le soixantième anniversaire de la signature du Traité de l'Atlantique nord.

Le président de la République pourrait évoquer cette question lors de ses voeux aux armées, dans le discours qu'il prononcera demain mardi devant les soldats français de la Finul, au sud-Liban. Mais ce sera surtout à l'occasion de la Wehrkunde, la conférence sur la politique de sécurité qui se tient tous les ans à Munich, que Nicolas Sarkozy devrait donner sa feuille de route. Il a prévu de s'y rendre, entre le 6 et le 8 février. La France souhaite reprendre toute sa place au sein de l'Otan - dont elle a quitté l'organisation militaire intégrée en 1966. Mais l'Otan d'aujourd'hui n'a plus grand chose à voir avec ce qu'elle était il y a 43 ans. Il n'y a plus, par exemple, de forces affectées de manière permanente aux différents commandements de l'Otan - qui est devenu essentiellement une série d'état-majors de différents niveaux (onze au total).

Le retour de la France pourrait se traduire par l'attribution de deux commandements à des généraux français: l'Allied Command for Transformation (ACT) à Norfolk (Virginie, Etats-Unis) et l'un des trois états-majors interarmées, celui de Lisbonne.

L'ACT est un commandement prestigieux, mais qui ne participe pas aux opérations. Il s'agit d'un état-major chargé de réflechir à la transformation de l'Alliance. Le nom du général Stéphane Abrial, actuel chef d'état-major de l'armée de l'air, est évoqué pour prendre ce poste.

Le Joint Headquarter (JHQ - quartier général interarmées) de Lisbonne est la plus petite des trois structures de niveau opératif, avec les deux JFC (Joint Forces Command) de Brunsum et de Naples.

Les Américains sont prêts à offrir des postes importants aux Français, mais ils se heurtent aux réticences des pays européens, en particulier le Royaume-Uni et l'Allemagne, assez peu enthousiastes à l'idée de céder des places à leurs camarades français.

Le retour de la France coutera cher au budget de la Défense. La France devra fournir plusieurs centaines d'hommes et de femmes, dont de nombreux officiers, pour armer les états-majors. Sa part dans le budget de l'Alliance devrait elle aussi augmenter. En 2007, la contribution française représentait 7,5% du budget total, soit 138 millions d'euros sur 1876. La France est le 5 ème contributeur derrière les Etats-Unis (25,9%), l'Allemagne (19,2%), le Royaume-Uni (11,2%) et l'Italie (7,7%).

Le prix à payer, ne serait-il pas d'augmenter nos troupes en Afghanistan à la hauteur des anglais, c'est à dire les effectifs d'une brigade, soit environ 13000 personnels ! Plusieurs fois, cela a été évoqué dans la presse spécialisée, et cela est très probable, le secrétaire d'état è la défense US ne changeant pas !

 Vu l'état de nos finances et du format opérationnel de nos armées après la cure d'amaincissement budgétaire du    livre blanc, cela relèverait de la prestidijitation !
La doctrine gaulliste de l'Europe des nations et de l'indépendance de la France est bien morte, place à celle du paillasson de l'Amérique, pour une place dans l'Otan !
Ne m'appelez plus jamais France...!

Par Militant - Publié dans : Politique - Communauté : Toulouse Politique
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Samedi 3 janvier 2009

Les troupes israéliennes entrent dans la bande de Gaza

 

 

Tirs d'artillerie israélienne près d'une mosquée dans le nord de la bande de Gaza, le 3 janvier 2009
© 2009 AFP (Marco Longari)
Tirs d'artillerie israélienne près d'une mosquée dans le nord de la bande de Gaza, le 3 janvier 2009

Israël a lancé samedi ses troupes dans la bande de Gaza pour la première fois depuis le début de son offensive sanglante contre le Hamas qui a menacé de faire payer "un prix lourd" à l'Etat hébreu.

L'armée israélienne a annoncé que l'opération durerait de "nombreux jours" et la présidence du Conseil a affirmé que l'offensive visait à "prendre le contrôle" des secteurs de Gaza d'où sont tirées les roquettes contre Israël.

Israël avait depuis le début de son offensive le 27 décembre bombardé par air et par mer la bande de Gaza, où au moins 460 Palestiniens dont 75 enfants et 21 femmes ont péri et 2.350 ont été blessés, selon des sources médicales palestiniennes.

Durant la même période, quelque 500 roquettes palestiniennes tirées de la bande de Gaza ont fait quatre morts en Israël, dont un soldat, et une quinzaine de blessés, selon les autorités israéliennes.

"Je peux confirmer que des troupes israéliennes sont entrées" dans le territoire palestinien, a déclaré à l'AFP une porte-parole de l'armée.

Un "nombre important de forces" participent à la "deuxième phase" de l'offensive, qui a commencé avec l'entrée de troupes dans Gaza, a ajouté l'armée en annonçant que l'opération terrestre allait durer "de nombreux jours" et en menaçant les habitants de Gaza qui aideraient des "terroristes" du Hamas.

Bombardement israélien sur la bande de Gaza, le 3 janvier 2009
© 2009 AFP (Patrick Baz)
Bombardement israélien sur la bande de Gaza, le 3 janvier 2009

Des chars israéliens ont ouvert le feu sur des positions du Hamas dans le nord de la bande de Gaza, essuyant en retour des tirs de mortier, selon des témoins.

Tirs d'artillerie sur Gaza. Durée: 0mn48.
© 2009 AFP
Tirs d'artillerie sur Gaza. Durée: 0mn48.

Le ministre de la Défense Ehud Barak a signé "un ordre de mobilisation urgente de milliers de réservistes" dans le cadre de l'offensive terrestre, selon son porte-parole.

Israël va payer "un prix lourd" en représailles à son offensive terrestre, a averti la branche armée du Hamas, les brigades Ezzedine al-Qassam, dans un communiqué.

En prélude au lancement de son offensive terrestre, l'artillerie israélienne avait bombardé le long de la frontière orientale de la bande de Gaza avec Israël.

Les commentateurs israéliens spéculaient ces derniers jours sur l'éventualité d'une opération terrestre contre le territoire palestinien.

Dans un message diffusé quelques heures plus tôt sur sa radio interne, le Hamas qui contrôle Gaza avait menacé d'enlever des soldats israéliens en cas d'offensive terrestre. "S'ils (les Israéliens) entrent (dans Gaza), Gilad Shalit aura de nouveaux amis", a-t-il averti, en allusion au soldat israélien capturé le 25 juin 2006 par un commando palestinien et détenu depuis dans Gaza.

La veille, le chef du Hamas, Khaled Mechaal, avait prévenu qu'un "sombre destin" attendait Israël s'il mettait le pied à Gaza.

Avant le début de l'offensive terrestre, au moins 16 Palestiniens dont quatre enfants ont été tués et 60 blessés dans un raid israélien contre une mosquée du camp de réfugiés de Jabaliya (nord), selon les secours palestiniens.

Ailleurs dans la bande de Gaza, quatre Palestiniens ont péri dans des raids aériens, dont deux chefs locaux du Hamas.

L'aviation israélienne a également visé un établissement scolaire à Beit Lahya (nord), en affirmant que cet édifice était utilisé "comme base de lancement de roquettes et cachette pour des chefs du Hamas".

En outre, au moins 15 roquettes ont visé le sud d'Israël, selon l'armée israélienne. Trois personnes ont été blessées à Ashdod et Netivot, à respectivement 30 et 20 km de la bande de Gaza.

L'offensive israélienne s'est également traduite par une détérioration de la situation pour la population d'un territoire surpeuplé et pauvre même avant la guerre.

"La situation actuelle à Gaza est épouvantable et de nombreux produits alimentaires de base ne sont plus disponibles", a déclaré Christine van Nieuwenhuyse, représentante du Programme alimentaire mondial dans les territoires palestiniens.

Le président américain George W. Bush a exhorté tous ceux qui le peuvent à faire pression sur le Hamas pour que le mouvement cesse ses tirs sur Israël et permette un cessez-le-feu qui "signifie quelque chose".

Dans le même temps, son administration a dit laisser son allié israélien libre de décider de lancer ou non une offensive terrestre, se contentant de l'exhorter à éviter les victimes civiles.

Sur le front diplomatique, une mission de l'Union européenne conduite par le chef de la diplomatie tchèque Karel Schwarzenberg, dont le pays assure la présidence de l'UE, est attendue au Proche-Orient de dimanche à mardi pour discuter d'un cessez-le-feu.

Le président français Nicolas Sarkozy arrivera lundi dans la région et s'entretiendra notamment lundi en Cisjordanie avec le président palestinien Mahmoud Abbas qui partira ensuite à l'ONU à New York pour plaider en faveur d'une trêve. Selon un responsable palestinien, Yasser Abed Rabbo, M. Sarkozy est porteur d'une "importante initiative en vue d'un cessez-le-feu".

Entretemps les manifestations de soutien à Gaza ont continué dans plusieurs capitales européennes, arabes et aussi en Afghanistan. En outre, des dizaines de milliers d'Arabes israéliens ont manifesté dans le nord d'Israël pour protester contre les raids à Gaza. Carte de localisation des attaques


Gaza 
 

REUTERS/ Issam Kobeisy

Le drapeau palestinien flotte dans cette banlieue de Beyrouth où le hezbollah a appelé à manifester, en soutien aux Palestiniens de Gaza, le 29 décembre.

A Beyrouth, le Hezbollah affiche sa solidarité avec le Hamas, face à l'intervention militaire israélienne dans la bande de Gaza. Mais la milice chiite fait tout, sur le terrain, pour éviter un nouvel embrasement.

La guerre de Gaza risque-t-elle de s'étendre au Sud-Liban? Si les bombardements israéliens sur le petit territoire palestinien ont fait monter d'un cran la tension au pays du Cèdre, analystes et politiciens s'accordent à penser que le conflit ne devrait pas faire tache d'huile. A moins d'un dérapage incontrôlé, toujours possible dans la région.

En fait, les gesticulations verbales du chef du Hezbollah ont plutôt rassuré ceux qui craignaient qu'il ne soit tenté d'ouvrir un second front.

Le Hezbollah n'a aucun intérêt à risquer son potentiel militaire pour la cause palestinienne

Ses diatribes, dont l'Egypte et quelques autres ont fait les frais, accompagnent l'émotion de la rue arabe. Sur le terrain, cependant, le "parti de Dieu" collabore étroitement avec l'armée libanaise et les mouvements palestiniens pour calmer le jeu et éviter qu'une provocation - d'un groupuscule djihadiste palestinien, par exemple - ne mette le feu aux poudres.

Ainsi, lorsqu'une roquette a été retrouvée par l'armée libanaise à côté d'un dispositif rudimentaire de lancement, le Hezbollah a aussitôt fait savoir que l'engin ne faisait pas partie de son arsenal: "Nous ignorons à qui elle appartenait, mais cette affaire nous inquiète : il ne fait guère de doute que cette roquette avait été posée là afin de donner à Israël un prétexte pour ouvrir un second front au Liban", confie Ali Fayad, directeur du Centre d'études et de documentation du Hezbollah, qui confirme qu'une éventuelle offensive de la milice chiite n'est pas à l'ordre du jour: "Notre politique est défensive et notre mission consiste à protéger le territoire libanais contre toute agression."  

"Le Hezbollah, souligne une source diplomatique, n'a aucun intérêt à risquer son potentiel militaire pour la cause palestinienne, qui, aussi populaire soit-elle dans le monde arabe, ne représente pas pour lui un enjeu vital."

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Samedi 3 janvier 2009

2008 : toutes les 30 heures, un militaire occidental a été tué en Afghanistan

293 militaires de la Coalition occidentale ont été tués en Afghanistan en 2008, le chiffre le plus élevé depuis le dévut des opérations en 2001, indique le site indépendant américain Icasualties, connu pour le sérieux de ses informations. Les pertes américaines en représentent plus de la moitié (155), suivi des Britanniques (51) et des Canadiens (28). A eux seuls, ces trois pays ont supporté 80 % des pertes. De leur côté, les Français ont perdu 11 hommes, dont 10 au cours de l'embuscade d'Uzbin.

A ces morts, il faut ajouter un nombre beaucoup plus important de blessés, qui conserveront souvent des séquelles très graves. C'est l'un des paradoxes des progrès de la médecine d'urgence : on meurt moins à la guerre, mais on revient plus souvent handicapé qu'auparavant. Sans compter les traumatismes psychiques.

Militaires de la coalition tués par année

Year US Other Total
2008 155 138 293
2007 117 115 232
2006 98 93 191
2005 99 31 130
2004 52 6 58
2003 48 9 57
2002 49 20 69
2001 12 0 12
Total 630 412 1042
   

Les forces de sécurité afghane compteraient, pour leur part, au moins 850 tués, selon l'Associated Press. En face, au moins 3.800 insurgés ont été tués - toujours selon AP. Au total, 6.340 personnes, dont 1.160 civils ont été tuées dans des violences liées à l'insurrection, selon les chiffres (non définitifs) compilés par l'AP. Dit autrement, la guerre en Afghanistan tue au moins dix-sept personnes tous les jours, dont un militaire occidental toutes les 30 heures.

Que nous réserve 2009 ?
Nous n'avons pas de statistiques concernant les pertes des Talibans...!
Il est probable que ces chiffres seront en augmentation, si les troupes de l'OTAN veulent adopter une stratégie de type "guerre d'Algérie" et reprendre la main sur le terrain auprès des populations.
Sans quoi aucune issue que le désengagement !

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Mercredi 31 décembre 2008
  • Israël refuserait le cessez-le-feu de 48 heures.

    Des jeunes Palestiniens lancent des pierres vers les soldats israéliens au chekpoint de Kalandia, situé entre Ramallah et Jérusalem. (AP Photo/Muhammed Muheisen)
    Des jeunes Palestiniens lancent des pierres vers les soldats israéliens au chekpoint de Kalandia, situé entre Ramallah et Jérusalem. (AP Photo/Muhammed Muheisen)  L'Etat hébreu aurait décidé de repousser la proposition française d'une trêve immédiate de 48 heures, jugée irréaliste.

     

    09h10: Israël envisage une trêve permanente. Israël examine «plusieurs propositions soumises par diverses parties» pour «aboutir à un projet sérieux de trêve permanente» avec le Hamas. Mais, «pour qu'une telle trêve soit envisageable, il nous faut des garanties, des conditions. Il faut que le Hamas cesse ses tirs de roquettes, qu'il cesse de s'approvisionner en armes, qu'il cesse sa course aux armements. Ce sont des conditions indispensables pour qu'une trêve permanente soit envisagée sérieusement», a expliqué le porte-parole parole du ministère israélien des Affaires étrangères.

    • Les ambiguïtés
      de Mahmoud Abbas 

      .
      Mahmoud Abbas (à droite) a déclaré avoir «entamé des contacts urgents avec plusieurs pays arabes et autres pour faire cesser l'agression lâche et les massacres dans la bande de Gaza».
      Mahmoud Abbas (à droite) a déclaré avoir «entamé des contacts urgents avec plusieurs pays arabes et autres pour faire cesser l'agression lâche et les massacres dans la bande de Gaza». Crédits photo : AP

      L'opération israélienne contre le Hamas est en train de consommer la scission entre les deux entités palestiniennes, la Cisjordanie et la bande de Gaza.

      Officiellement, l'Autorité palestinienne, qui contrôle la Cisjordanie, s'est montrée solidaire du mouvement islamiste rival. Le premier ministre palestinien a «condamné vigoureusement» l'attaque israélienne et appelé à son arrêt immédiat. L'Organisation de libération de la Palestine, dirigée par le président palestinien Mahmoud Abbas, a appelé à la grève et à des marches de solidarité avec Gaza. Abbas a aussi déclaré avoir «entamé des contacts urgents avec plusieurs pays arabes et autres pour faire cesser l'agression lâche et les massacres dans la bande de Gaza».

      Mais il n'en reste pas moins que le sort du Hamas, avec lequel l'Autorité palestinienne est en crise ouverte - depuis que le mouvement islamiste a évincé par la force ses représentants à Gaza, en juin 2007 - ne désole peut-être pas totalement celle-ci.

      Mahmoud Abbas, dont le mandat s'achève le 9 janvier prochain, et que le Hamas a annoncé ne plus reconnaître au-delà de cette date, a ouvertement critiqué l'attitude du mouvement, en lui faisant en partie porter la responsabilité du déclenchement de l'attaque israélienne. «Nous avons demandé au Hamas de reconduire la trêve», a déclaré Mahmoud Abbas depuis Le Caire, après un entretien avec le président égyptien, Hosni Moubarak. «Nous leur avons dit : s'il vous plaît, ne mettez pas fin à la trêve, poursuivez la trêve. Nous aurions pu alors éviter tout ce qui s'est passé», a-t-il expliqué.

      Gaza: plus de 400 morts, dont un chef du Hamas, au 6e jour de l'opération

       

       

      Nizar Rayan (c) durant un entrainement dans le camp de réfugiés de Jabalia, dans la bande de Gaza, le 14 septembre 2007
      © 2009 AFP (Mahmud Hams)
      Nizar Rayan (c) durant un entrainement dans le camp de réfugiés de Jabalia, dans la bande de Gaza, le 14 septembre 2007

      Un dirigeant de premier plan du Hamas a péri jeudi dans un raid israélien, au sixième jour de l'opération israélienne dans la bande de Gaza, qui a fait plus de 400 morts, tandis que le Premier ministre israélien Ehud Olmert assurait ne pas vouloir d'une "guerre longue".

      Peu avant la mort de Nizar Rayan, le plus important responsable tué dans l'offensive, le Hamas a dit qu'il acceptait "sous conditions" les propositions formulées par l'Union européenne (UE) en vue d'une trêve.

      "Le Hamas accepte cette initiative à condition que l'agression (israélienne) cesse, que le blocus soit levé, que tous les points de passage soient ouverts et que nous obtenions des garanties internationales que l'occupant ne recommencera pas cette guerre terroriste", a déclaré le porte-parole du Hamas Fawzi Barhoum.

      Jeudi, Nizar Rayan a été tué avec ses quatre épouses, deux de ses filles âgées de sept et dix ans et trois autres personnes dans un raid sur l'immeuble de cinq étages où il vivait avec sa famille, dans le camp de réfugiés de Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza.

      Ténor de l'aile la plus radicale du mouvement islamiste, connu pour ses talents d'orateur, il s'illustrait par ses déclarations au vitriol contre Israël mais aussi contre l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas, délogée de Gaza par le Hamas en juin 2007.

      Des Palestiniens dans les ruines de la maison de Nizar Rayan à Jabalia, dans la bande de Gaza, le 1er janvier 2009
      © 2009 AFP (Mahmud Hams)
      Des Palestiniens dans les ruines de la maison de Nizar Rayan à Jabalia, dans la bande de Gaza, le 1er janvier 2009

      Un porte-parole militaire israélien s'est contenté d'indiquer que la maison de Rayan avait été visée par un appareil de l'armée de l'air.

      L'aviation israélienne a lancé des frappes, notamment dans le nord de la bande de Gaza, alors que la marine attaquait des cibles depuis la mer, selon des témoins.

      L'armée israélienne a annoncé avoir visé depuis mercredi minuit une trentaine de cibles du Hamas.

      Parmi les cibles touchées figurent des ministères à Gaza, un bâtiment du Parlement palestinien, des tunnels de contrebande et des ateliers "de fabrication de roquettes".

      Selon des témoins, les attaques ont aussi visé des bureaux de change à Gaza-ville dans la nuit et une mosquée dans le sud jeudi matin.

      Le chef des services d'urgences du territoire, le Dr Mouawiya Hassanein, a déclaré que 412 Palestiniens avaient été tués et près de 2.000 blessés depuis le déclenchement de l'opération israélienne "Plomb durci" le 27 décembre, destinée à amener le Hamas à mettre fin aux tirs de roquettes sur Israël

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Lundi 29 décembre 2008

Près de 350 morts à Gaza, Israël mobilise des milliers de réservistes

 

 

Un immeuble touché par une frappe aérienne israélienne se consumme, le 28 décembre 2008 à Rafah
© 2008 AFP (Said Khatib)
Un immeuble touché par une frappe aérienne israélienne se consumme, le 28 décembre 2008 à Rafah

Israël a poursuivi dimanche ses raids aériens à Gaza, qui ont fait près de 300 morts, et donné son feu vert à la mobilisation de milliers de réservistes en vue d'une éventuelle offensive terrestre.

L'opération dite "plomb durci", d'une violence inédite depuis l'occupation des territoires palestiniens par Israël en 1967, vise selon l'Etat hébreu à mettre fin aux tirs de roquettes sur le sud du pays depuis la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste Hamas.

Les raids déclenchés samedi ont fait près de 300 morts, en majorité des policiers du Hamas, et plus de 600 blessés, selon un nouveau bilan diffusé dimanche soir par les services d'urgence palestiniens.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a fait état pour sa part de plus de 950 blessés.

Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a autorisé dimanche plus de 100 camions à délivrer de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza, a annoncé son ministère.

Des officiers de l'armée israélienne surveillent aux jumelles la bande de Gaza depuis la frontière, le 28 décembre 2008
© 2008 AFP (Jack Guez)
Des officiers de l'armée israélienne surveillent aux jumelles la bande de Gaza depuis la frontière, le 28 décembre 2008

Le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, a accusé Israël de "commettre un holocauste au vu et au su du monde entier, qui n'a pas bougé le petit doigt". La "résistance palestinienne se réserve le droit de riposter à cette agression par des opérations de martyre", c'est-à-dire des attentats suicide, a-t-il affirmé.

Au total, une vingtaine de roquettes ont été tirées dimanche depuis la bande de Gaza sur le sud d'Israël, sans faire de victimes. L'une d'elles, de type Grad, a atteint pour la première fois Gan Yavné, près du port d'Ashdod, à plus de 30 kilomètres au nord de Gaza, selon les secours israéliens.

Laissant planer la menace d'une offensive terrestre à Gaza, Israël a mobilisé 6.500 réservistes, a annoncé un haut responsable à l'issue de la réunion hebdomadaire du gouvernement.

L'armée israélienne "élargira et approfondira ses opérations à Gaza autant que nécessaire", a averti le ministre de la Défense Ehud Barak. "Cela ne sera pas de courte durée et ne sera pas facile".

Un enfant palestinien blessé par une frappe aérienne israélienne arrive à l'hôpital de Gaza, le 28 décembre 2008
© 2008 AFP (Mohammed Abed)
Un enfant palestinien blessé par une frappe aérienne israélienne arrive à l'hôpital de Gaza, le 28 décembre 2008

Israël a commencé à masser des chars et des troupes à la lisière de la bande de Gaza, selon des photographes de l'AFP.

L'aviation a dans le même temps poursuivi ses raids contre ce territoire, visant notamment le "Saraya", un complexe abritant la principale prison de Gaza et un quartier général des services de sécurité du Hamas, et en soirée des ateliers de fabrication de roquettes.

Une mosquée du camp de réfugiés de Jabaliya, au nord de la ville de Gaza, a été touchée par un bombardement et deux personnes, dont un bébé, y ont été tuées, a annoncé dimanche soir le chef des services des urgences du territoire, Mouaouiya Hassanein.

Carte de localisation des attaques
© 2008 AFP
Carte de localisation des attaques

Dans l'après-midi, l'aviation a dit avoir mené des raids contre "40 tunnels" de contrebande dans le secteur de Rafah à la frontière du territoire avec l'Egypte. Ces souterrains permettent au Hamas d'introduire des armes dans la bande de Gaza, soumise à un blocus israélien.

Israël poursuit ses raids aériens à Gaza, qui ont fait près de 300 morts, et donné son feu vert à la mobilisation de milliers de réservistes en vue d'une éventuelle offensive terrestre. Durée: 1min20
© 2008 AFP
Israël poursuit ses raids aériens à Gaza, qui ont fait près de 300 morts, et donné son feu vert à la mobilisation de milliers de réservistes en vue d'une éventuelle offensive terrestre. Durée: 1min20

De l'autre côté de la frontière, la police égyptienne a tiré des coups de feu en l'air pour empêcher des dizaines de Palestiniens d'entrer en Egypte au nord du terminal de Rafah. Le Caire a déployé de nouveaux renforts dans ce secteur.

En soirée, un policier égyptien a été tué par balle et un autre blessé à Rafah par des tirs en provenance de la bande de Gaza, selon les services de sécurité égyptiens et des sources médicales, qui ignoraient qui était à l'origine de ces tirs.

Rafah cristallise des tensions de plus en plus palpables entre l'Egypte et le Hamas.

Le mouvement islamiste qui a accusé l'Egypte de complot avec Israël, a réclamé dimanche l'ouverture permanente du terminal de Rafah.

Et le secrétaire général du parti chiite libanais Hezbollah, Hassan Nasrallah, a appelé le peuple égyptien à descendre "par millions" dans la rue pour forcer l'ouverture de Rafah.

"La police égyptienne peut-elle tuer des millions d'Egyptiens? Peuple d'Egypte, vous devez ouvrir le terminal de Rafah avec la force de vos corps", a déclaré le chef d'un mouvement auréolé dans la rue arabe du prestige lié à ses succès contre l'armée israélienne lors de la guerre de 2006 au Liban.

Pour la seconde journée consécutive, de nombreuses manifestations de soutien ont été organisées en Cisjordanie, dans les villes arabes et ailleurs dans le monde.

Conséquence des raids israéliens, la Syrie a estimé que ses négociations indirectes de paix avec Israël, lancées en mai par l'intermédiaire de la Turquie, ne pourraient pas se poursuivre.

"C'est l'agression israélienne contre Gaza elle-même qui ferme la porte à toute action dans le processus politique", a déclaré à l'AFP un responsable syrien.

Au Caire, le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Aboul Gheit a affirmé à l'issue d'un entretien avec le président palestinien Mahmoud Abbas que l'Egypte tentait négocier un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, qui pourrait être suivi d'une trêve similaire à celle qui avait expiré le 19 décembre après avoir été tant bien que mal respectée six mois durant.

Selon l'armée israélienne, environ 230 cibles du Hamas ont été visées en 24 heures à Gaza. Un porte-parole du gouvernement israélien a affirmé que "97%" des victimes des raids appartenaient au Hamas.


 Mobilisation israélienne, pour l'élimination du Hamas de Gaza pour gagner la paix : jusqu'où ?

Les armes du Hamas :

Tel-Aviv n'est plus à l'abri des roquettes


Militairement, les tirs de missiles étaient devenus insupportables pour Israël, pas tant par les victimes civiles, relativement peu nombreuses, mais par leur effet psychologique désastreux. Il y a 6 mois, nous expliquions ici pourquoi cette menace était bien réelle, et surtout, pourquoi il n'existait aucune option pour les faire cesser à partir du territoire israélien. Dès cette époque, l'option militaire semblait avoir été retenue par le gouvernement israélien. Or, ces dernières semaines, les choses se sont aggravées. Les services de renseignement l'avaient indiqué : les roquettes de vingt kilomètres de portée, utilisées massivement depuis des années par le Hamas, allaient être rejointes par des engins... d'une portée double !

De fait, l'un de ces projectiles de portée accrue a été tiré dimanche contre le port d'Ashdod, et d'autres villes dans ce rayon sont des objectifs potentiels : Ofakim, Kyriat Malachi, Be'er Shevah, etc. Plus grave, et le quotidien Haaretz le signalait dès le 8 décembre dernier , le Hamas allait être rapidement en mesure de tirer des roquettes de 70 kilomètres de portée... Tel-Aviv n'est donc plus à l'abri.

Il est assez vraisemblable qu'une action terrestre aura lieu. Mais pas nécessairement dans l'immédiat. Les généraux israéliens sont généralement assez peu enclins à la persévérance dans l'erreur, et se gardent bien d'adopter l'attitude triomphale qui était la leur au début de la guerre au Liban contre le Hezbollah, durant l'été 2006. Certains analystes que nous avons rencontrés en Israël ou au Liban ont pu penser à l'époque que l'une des bourdes majeures des Israéliens avait consisté à mépriser les capacités militaires du Hezbollah, et notamment à sous-estimer leurs capacités tactiques. On a ainsi pu voir des colonnes de chars israéliens Merkava se faire prendre en caponnière à quelques centaines de mètres de la frontière, ceux qui y réchappaient étant détruits par des missiles antichars ultra-modernes RPG-29 - qui percent un mètre de béton -, des missiles AT-13 Metis M et AT-14 Kornet livrés par la Syrie au Hezbollah, au nez et à la barbe du Mossad . Les militants islamistes libanais avaient également truffé les routes de charges explosives, qui ont parfois projeté à plusieurs mètres les Merkava de 65 tonnes ! Une vulnérabilité inattendue... 50 d'entre eux avaient été détruits durant l'offensive terrestre au Liban, et c'est certainement un élément que l'état-major israélien va prendre en considération avant d'engager une incursion dans la bande de Gaza.

Pour l'instant, appliquant à la lettre la théorie des cinq cercles du colonel américain John Warden qui voit " l'ennemi comme un système ", l'état-major israélien casse systématiquement et durablement l'ensemble des bâtiments et des points d'appui du Hamas, après avoir commencé par tuer le plus grand nombre possible de ses dirigeants et des membres de son appareil de sécurité. Cette guerre-là ne se terminera pas de sitôt.


Un projectile a été tiré dimanche contre le port d'Ashdod, d'autres villes comme Ofakim, Kyriat Malachi, Be'er Shevah sont des objectifs potentiels. © Infographie lepoint.fr



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Dimanche 21 décembre 2008

José Bové tête de liste des Verts à Toulouse pour les européennes de juin 2009

Bov1POLITIQUE. Les Verts d'Aquitaine, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon auront l'Attila des OGM, altermondialiste combattant de la malbouffe, José Bové en personne comme candidat dans le région Sud-Ouest pour les élections européennes du 7 juin 2009.

Les militants écologistes disent s'en réjouir. Cette candidature de l'Homme du Larzac dans cette eurorégion Sud-ouest est pour eux «comme une évidence pour succéder à l'eurodéputé Gérard Onesta». Lequel n'est pas candidat à sa succession.

Ledit Gérard Onesta était pourtant vice-président du parlement européen et ne manquait jamais de se présenter comme tel. Il avait même renoncé à être troisième de liste du candidat Pierre Cohen à la mairie de Toulouse en mars pour cause de cumul des mandats.

Les Verts glissent sur le sujet et indiquent qu'il existe entre les deux hommes «un long compagnonnage» et que Gérard Onesta sera lui même, assurent-ils,  «très présent et un atout précieux» pour Bové dans cette future campagne.

La tête est désignée, mais la liste elle-même est encore à établir. le processus interne de consultation des adhérents du parti écologiste se déroule jusqu'au 5 janvier. Ce sera ensuite au Conseil National du 17 janvier d'investir les candidats.

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Rien que cela, le fouteur de troubles, le roi de la désobéissance civique, au lieu d'être en taule ou à garder ses chèvres, va être tête de liste dans notre région, merci Dany le rouge !
Le moustachu cherche les palais européens maintenant, il ne se contente plus du beurre, ni du prix du beurre, ni de la crémière, il fait dans le "bourgeois écolo-bobo" ! C'est vrais que les verts, c'est comme les pastèques, vert autour et rouge dedans !
Cette campagne s'annonce intéressante, j'espère que les agriculteurs auront de la mémoire et quelques choses entre les jambes pour donner de l'élan au moustachu !
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Vendredi 19 décembre 2008

19/12/2008

Opex : six mois en Afghanistan, quatre mois ailleurs

Le chef d'état-major de l'armée de terre n'a pas l'intention d'allonger la durée des séjours en opérations extérieures, à l'exception de l'Afghanistan où elle vient de passer de quatre à six mois.

"Ce ne sera qu'en Afghanistan" a assuré le général Elrick Irastorza, devant les personnels du 1er régiment de spahis à Valence, où il s'est rendu jeudi. Un temps évoquée, l'hypothèse d'un allongement des séjours en Guyane, est donc exclue.

Pour justifier l'allongement des séjours afghans, le Cemat a expliqué que "le temps épargnera le sang"."Les périodes de relève sont des périodes de vulnérabilité, sur ce théâtre compliqué et de plus en plus exigeant".

Au retour de ces six mois en Afghanistan, l'armée de terre s'engage à assurer douze mois sans Opex (sauf crise majeure, bien entendu). Cette année permettra aux militaires de prendre leurs permissions, de retrouver une vie familiale, de se former et de se reconditionner. Il est toutefois possible que les mêmes unités puissent ensuite repartir pour six mois - ce qui ferait quand même un an (2 X 6 mois) sur le terrain en l'espace de deux ans.

La réduction du nombre des effectifs, demande une gestion très serrée de l'emploi des personnels en OPEX ! Comme pour les matériels, nous sommes très justes en opérationnels, budget d'abord...! Cela va se compliquer, si nous devions envoyer une brigade !

29/12/2008

L'ordre du jour du Cema : "votre grandeur est d'exposer votre vie"

http://secretdefense.blogs.liberation.fr/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2008/12/29/cema.jpg

 



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Vendredi 19 décembre 2008

18/12/2008

Une brigade française en Afghanistan : non, mais...

Les réactions ne se sont pas faites attendre  à la suite de l'annonce, ce matin sur ce blog, du projet de brigade française en Afghanistan, qui nécessitera l'envoi de renforts sur ce théâtre.

Le général Christian Baptiste, porte-parole adjoint du ministère de la Défense, est un homme qui pèse tous ces mots. Voilà ce qu'il a dit ce matin, interrogé par l'AFP ; "A ce jour, l'envoi de troupes supplémentaires n'est pas d'actualité. (...) Nous sommes responsables de la sécurité de la région capitale (Kaboul) et le transfert aux forces afghanes va se faire au cours du premier trimestre de 2009. On réfléchit à l'utilisation des troupes à la suite de ce transfert", a-t-il dit.

Le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, porte-parole de l'état-major, a indiqué au Point.fr que "nous étudions diverses possibilités de réorganisation pour l'été 2009, quand la sécurité de la région de Kaboul passera complètement aux mains de l'armée afghane. Très en amont, nous réfléchissons, à la manière de redéployer le dispositif, à effectifs constants."

Plus politique, le ministre de la Défense Hervé Morin a indiqué la France n'envisage "aucun plan d'accroissement des effectifs en Afghanistan". Ni le président Nicolas Sarkozy ni lui même n'ont "donné à l'état-major la consigne de travailler sur un plan de renforcement des effectifs en Afghanistan", a-t-il ajouté. La veille, avant que l'article ne soit publié sur ce blog, le même ministre expliquait sur RTL que «pour l'instant, nous n'avons pas l'intention d'envoyer des hommes supplémentaires (...) Mais une partie de notre propre sécurité se joue en Afghanistan. On ne peut pas laisser ce pays revenir dans les mains des Talibans.»

Résumons : les autorités militaires confirment que le dispostif sera bien réorganisé à l'été comme nous l'indiquions et ne démentent même pas la constitution d'une brigade française sur le théâtre afghan. Le seul point de désaccord porte sur l'envoi de renforts. C'est un sujet politique très délicat, autant sur le plan intérieur - l'opinion est réservée et la gauche hostile - que dans les discussions avec nos alliés. Voici ce qu'écit la Lettre A d'informations confidentielles : "Le ministre Hervé Morin l'a assuré à la Lettre A : il n'est pas question que la France augmente son contingent en Afghanistan en 2009. Mais les autorités françaises, à commencer par le président de la République, pourront elles tenir longtemps cette position ? Car l'une des premieères demandes (si ce n'est la première) que sera adressée à Paris par Barack Obama portera justement sur une augmentation de la participation française. Des notes ont déjà été rédigées en ce sens au Quai d'Orsay".

L'annonce ne peut être faite que par le président de la République lui-même, au moment où il le jugera opportun. D'ici là, ce ne seront que démentis plus ou moins prudents. Nous nous retrouvons exactement dans la même situation que l'an dernier à la même époque, lorsque les responsables politiques et militaires ne voulaient pas reconnaitre que la France préparait l'envoi de renforts... avant que le président de la République ne l'annonce à l'occasion du sommet de Bucarest, en avril 2008. Deux mois auparavant,  voilà ce que nous écrivions : "Sauf coup de théâtre, la question n'est plus de savoir si, mais quand la France annoncera l'envoi de renfort en Afghanistan". C'est un "secret de polichinelle" juge  un bon connaisseur de ce dossier. En clair, le président Sarkozy va-t-il renoncer à son projet stratégique de retour aux premières loges de l'Otan, tout cela pour éviter d'envoyer un ou deux bataillons dans l'Est afghan ?

Ne soyons pas naïfs : nous ne vivons pas dans un pays où l'envoi de soldats à la guerre se ferait en confirmant des informations données par un journaliste. Il faut plus de solennité à cela, et c'est sans doute tant mieux.

Lire en complèment l'excellente analyse de Nicolas Gros-Verheyde sur son blog consacré aux affaires de défense, vues de Bruxelles.

Je vous conseille de cliquer ci dessus, tous les avis convergent... ! Ce sera la mauvaise farce de 2009 que nous réserve notre Président Empereur !

JDD
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Jeudi 18 décembre 2008

18/12/2008 Secret défense (JD Merchet)

Exclusif: la France envisage d'envoyer une brigade en Afghanistan

Selon nos informations, le ministère de la Défense et l'état-major des armées préparent l'envoi de nouveaux renforts en Afghanistan. Ils devraient permettre de former une brigade à trois (voire quatre) bataillons interarmes. Cela se traduira par l'arrivée de contingents supplémentaires, dont les effectifs exacts ne sont pas encore connus.

Très demandeurs, les Américains parlent déjà de la "French Brigade" qui devrait s'installer dans l'est de l'Afghanistan, à partir de la vallée de la Kapissa - où des renforts sont déjà arrivés à l'été 2008. Cette brigade serait commandée par un officier général et se verrait attribuer un secteur plus large que celui confié aujourd'hui aux militaires français.

Ces renforts se traduiront vraisemblablement par l'arrivée de plusieurs centaines d'hommes supplémentaires en Afghanistan, afin de participer au "surge" souhaité par le nouveau président américain Barack Obama. Ce "surge", expérimenté avec succès en Irak, vise à renforcer les moyens militaires tout en négociant avec des forces locales.

Cette French brigade devrait permettre de mettre un terme à l'éparpillement actuel des militaires français sur le territoire afghan. "Un vrai mille-feuilles, hérité des phases successives de notre engagement" indique un proche du dossier. Les Français sont actuellement dans la RCC (Regional Command Capitale) dont ils assurent le commandement, d'autres sont dans l'Est sous commandement américain, d'autres dans les OMLT (conseillers militaires de l'armée nationale afghane) y compris dans le Sud, d'autres sur la base aérienne de Kandahar et de Bagram, d'autres enfin instruisent l'Armée afghane. L'idée force consiste à regrouper l'ensemble de ces moyens - ou la majeure partie d'entre eux - dans un ensemble cohérent, à la fois sur le plan géographique et sur celui du commandement.

La création de cette brigade doit correspondre au transfert de la sécurité de la capitale Kaboul et de sa région aux seules forces afghanes. Les contigents français seront ainsi rendus disponibles pour d'autres secteurs. Le sort du secteur de Surobi ("afghaniser' ou en secteur français?) n'est pas tranché.

Environ 3000 militaires français sont actuellement présents en Afghanistan, où ils représentent 5% de l'effort militaire occidental. A l'heure où la France entend réintégrer complètement l'Otan,lors du sommet de Kehl, début avril 2009, il s'agit de peser plus au sein de l'Alliance. A titre de comparaison, les Britanniques, qui fournissent déjà 16% de l'effort militaire, viennent d'annoncer l'envoi d'environ 2000 hommes supplémentaires. Obama... Si Paris veut jouer un rôle de premier plan au sein de l'Otan, difficile de se faire autant distancer par Londres sur le seul terrain qui compte pour Obama !

  • La France envisagerait de renforcer ses troupes en Afghanistan

    Bastien Hugues (lefigaro.fr)
    .
    Crédit photo : AFP
    Crédit photo : AFP

    Selon liberation.fr, le ministère de la Défense préparerait l'envoi de nouveaux contingents, dont les effectifs ne sont pas encore connus.

    Non seulement le ministère de la Défense dit écarter un retrait des troupes françaises d'Afghanistan, mais il préparerait également l'envoi de nouveaux contingents, «vraisemblablement» à hauteur de «plusieurs centaines d'hommes supplémentaires», selon site internet de Libération. Le blog Secret Défense croit en effet savoir que des renforts devraient être envoyés prochainement dans l'est du pays pour «permettre de former une brigade à trois (voire quatre) bataillons interarmes».


17/12/2008

Canjuers, première étape vers l'Afghanistan

Selon nos informations, l'armée de terre envisage de créer un "centre de préparation à l'Afghanistan" dans le camp de Canjuers (Var) qui pourrait voir le jour dès l'été 2009.

Par ailleurs, le 1er RHP devrait relever le 4ème Chasseurs en Afghanistan et ses personnels devront à leur tour être formés sur AMX-10RC.


Alors que tout le monde est préocupé que par les fêtes de fin d'années, ce qui se prépare est très grave !
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Samedi 13 décembre 2008
  • Paris et Londres confrontés
    au dilemme afghan

    .
    En visite surprise à Kandahar jeudi, Robert Gates a promis d'envoyer deux brigades supplémentaires avant l'été. En tout, 20 000 hommes pourraient venir en renfort en Afghanistan d'ici à un an et demi.
    En visite surprise à Kandahar jeudi, Robert Gates a promis d'envoyer deux brigades supplémentaires avant l'été. En tout, 20 000 hommes pourraient venir en renfort en Afghanistan d'ici à un an et demi. Crédits photo : AP

    La Grande-Bretagne et la France vont devoir répondre aux demandes que ne va pas manquer de leur adresser la nouvelle Administration Obama, de renforts militaires en Afghanistan.

    Fini le romantisme, place aux affaires sérieuses. Après avoir acclamé Obama, les capitales européennes vont devoir payer le prix du soutien qu'elles ont apporté au candidat démocrate américain. Parmi les efforts qui seront demandés par le nouveau président à ses enthousiastes alliés européens, le renforcement militaire en Afghanistan figure en tête de liste. Après avoir longtemps pratiqué la politique de l'autruche, les Européens sont aujourd'hui face à un dilemme.

    La question est presque mathématique. Il y a aujourd'hui 65 000 soldats étrangers en Afghanistan, dont 31 000 Américains, contre 150 000 en Irak. Face à la dégradation de la situation, et afin d'assurer la sécurité dans le pays pour que les élections, prévues l'an prochain, se passent dans de bonnes conditions, l'Administration américaine a revu sa stratégie et décidé d'appliquer à l'Afghanistan la recette du général Petraeus en Irak. Basé sur une augmentation des troupes et un retournement des insurgés sunnites, le «surge» (sursaut) a permis d'y diminuer les violences de 80 %.

     

    Les promesses de Gates

     

    En visite surprise à Kandahar jeudi, le secrétaire américain à la Défense Robert Gates a promis d'envoyer deux brigades supplémentaires - 7 000 à 8 000 hommes - avant l'été. En tout, 20 000 hommes pourraient venir en renfort en Afghanistan d'ici à un an et demi. Mais c'est encore insuffisant pour espérer contrôler un territoire plus grand, plus peuplé et surtout plus accidenté que l'Irak.

    La police afghane étant faible et corrompue et la jeune armée nationale, l'ANA, pas encore au niveau, Washington compte donc sur ses alliés occidentaux pour fournir le reste et envoyer, notamment, des troupes de combat dans les provinces difficiles, au sud et au sud-est du pays. Ce ne peut être des Allemands, auxquels des règles d'engagement très restrictives interdisent quasiment d'ouvrir le feu. Ni les autres forces européennes, plutôt tentées par un repli ou insuffisamment aguerries au combat. Restent les deux principales armées du Vieux Continent, la britannique et la française.

    Londres a confirmé mercredi son intention d'amorcer le retrait de ses forces armées d'Irak en mars. Les Britanniques qui, avec près de 8 000 hommes, sont le deuxième contributeur de troupes en Afghanistan, envisagent de transférer 1 000 à 2 000 hommes du théâtre irakien au terrain afghan. Mais les troupes qui ont servi dans le Sud irakien sont fatiguées, l'armée britannique est à flux tendu et Londres estime que sa contribution est «disproportionnée» par rapport à l'effort des autres pays de l'Otan.

    La pression exercée sur Londres tombe par ailleurs fort mal : selon un sondage réalisé pour la BBC, les deux tiers des Britanniques sont favorables à un départ d'Afghanistan…

    La même pression est exercée, en coulisse, sur le gouvernement français qui, depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Élysée, s'est réconcilié avec Washington. Les Américains gardent un très bon souvenir de leur coopération avec les forces spéciales françaises, qui ont combattu à leurs côtés, à Spin Boldak, de 2003 à 2007, dans l'est de l'Afghanistan. Un si bon souvenir qu'ils aimeraient bien les voir revenir…

     

    Rumeurs insistantes ! A nouveau les Forces spéciales du COS en Afganistan ?

     

    La question s'était déjà posée en avril 2008 à Bucarest au sommet de l'OTAN, lorsque Nicolas Sarkozy avait décidé d'envoyer un bataillon supplémentaire à l'est de l'Afghanistan, dans la Kapisa, une région dure. À l'époque, le chef d'état-major, Jean-Louis Georgelin, n'était pas favorable au renvoi des forces spéciales, qu'il fallait, selon lui, conserver pour des «opérations spéciales» et ne pas affecter à des «actions d'infanterie» en Afghanistan. Le président lui avait donné raison.

    Mais depuis plusieurs semaines, les rumeurs d'un prochain départ de 200 hommes des forces spéciales se font de plus en plus insistantes à Paris. Une telle décision risquerait de provoquer quelques grincements de dents en France, où le traumatisme de l'embuscade d'Ouzbin, dans laquelle huit soldats français ont trouvé la mort le 18 août, n'est pas entièrement effacé. L'opposition a marqué son refus d'un renforcement du dispositif militaire français. Quant à la population française, elle comprend d'autant moins l'implication de l'armée en Afghanistan que le pouvoir ne lui a pas expliqué que la mission de maintien de la paix s'était transformée en opération de guerre. Même si le gouvernement est convaincu qu'en Afghanistan la solution n'est pas militaire mais politique, il sera difficile à la France, qui fournit 5 % du potentiel militaire, contre 16 % pour les Britanniques, de se soustraire aux demandes américaines…


    http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2008/12/afghanistan-une.html#more
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