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2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 13:07

Sarkozy défend le financement contesté du RSA

De notre envoyé spécial à Laval, Charles Jaigu
28/08/2008 | Mise à jour : 20:42 |
Commentaires 160
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Nicolas Sarkozy a défendu, jeudi matin à Changé (Mayenne), sa décision de taxer les revenus du capital pour financer la généralisation du revenu de solidarité active (RSA), prévue pour la mi-2009.
Nicolas Sarkozy a défendu, jeudi matin à Changé (Mayenne), sa décision de taxer les revenus du capital pour financer la généralisation du revenu de solidarité active (RSA), prévue pour la mi-2009. Crédits photo : AFP

Le chef de l'État était jeudi à Laval pour lancer officiellementle revenu de solidarité active.

Nicolas Sarkozy a rangé jeudi, pour quelques heures, son costume de «président du monde». Un surnom que lui ont trouvé ses amis lors de ses vacances au cap Nègre, depuis qu'il est président en exercice de l'Union européenne. C'est au contraire dans les habits du président «des plus démunis», à Laval, que le chef de l'État a fait sa rentrée en poli­tique intérieure. Le prétexte en était le lancement officiel du projet de revenu de solidarité active. C'est depuis la Mayenne, département pilote dans la mise en œuvre du RSA, que le chef de l'État a offert au Parti socialiste, à la veille de son université d'été à La Rochelle, «un cadeau de rentrée», selon l'expression d'un proche.

Après avoir suscité un malaise dans l'opposition, en juillet, lors du vote de la réforme des institutions, Nicolas Sarkozy s'est fait un malin plaisir de défendre un projet pour lequel Martin Hirsch, l'ex-patron d'Emmaüs venu de la gauche, a rejoint le gouvernement Fillon. «À tous ceux qui vivent avec au ventre la peur de ne plus pouvoir se nourrir, je veux dire que la France ne les abandonnera pas  », a juré le chef de l'État. L'aide au retour sur le marché du travail des chômeurs de longue durée était «une promesse de campagne» , rappelle son entourage.

Sarkozy a martelé qu'il avait été «élu sur la valeur travail» et qu'il avait promis d'en finir avec trente ans «d'assistanat». Mais il a surtout voulu justifier son choix en faveur du financement d'un dispositif qui suscite de vives réserves dans son camp. Outre Laurence Parisot, présidente du Medef, plusieurs élus de la majorité, Édouard Balladur en tête, ont exprimé leur désaccord sur la voie de financement choisie. «J'assume le RSA, j'assume l'Afghanistan, j'assume les décisions que je prends », a répondu, jeudi, Sarkozy. «En France, on veut toujours faire la réforme parfaite, et comme on n'y arrive pas, on ne la fait pas. Moi je veux la réforme continue», a-t-il enchaîné, en réponse à ceux qui, dans la majorité, regrettent que l'on crée un nouvel impôt une taxe de 1,1 % sur les revenus du capital pour financer une nouvelle dépense.

 

«La moins mauvaise solution»

 

«Le débat sur le RSA me rassure sur la vivacité de la démocratie française», a-t-il noté. Selon son entourage, la décision de taxer le capital a finalement été entérinée lors d'une réunion à l'Élysée le 18 août dernier. «L'hypothèse de redéployer une partie de la prime pour l'emploi a été abandonnée parce que nous traversons une période de croissance faible. Il ne nous a pas paru efficace d'amputer le pouvoir d'achat à un moment où il faut soutenir l'activité économique.» En fait, le centriste Jean Arthuis, qui accueillait le chef de l'État comme président du conseil général de la Mayenne, a résumé le sentiment qui prédomine à l'Élysée : en cette période de vaches maigres, le gouvernement a choisi «la moins mauvaise solution» pour financer le RSA.

L'Élysée compte aussi sur le bénéfice secon­daire d'une telle initiative : renouer avec les classes populaires. «L'année dernière, les socialistes ont gagné la bataille de la communication contre la loi Tepa en faisant croire que c'était un cadeau aux riches, cette fois-ci, nous démontrons clairement que nous n'avons pas une politique de classe.» Après cette première sortie dans la France qui travaille, Nicolas Sarkozy est retourné au cap Nègre, pour terminer ses vacances.


COMMUNIQUE DE PRESSE

de

Jacques MYARD

député des Yvelines

Maire de Maisons-Laffitte

président du Cercle Nation et République

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a/s      RSA: justice contre croissance?



         La décision du Gouvernement de financer le revenu de solidarité
active (RSA), qui constitue sans nul doute un excellent moyen de retour au
travail des chômeurs et génère à terme plus de produit fiscal pour réduire
les déficits publics, ne peut que susciter l'approbation.

         Néanmoins, il est permis de s'interroger sur les modalités de son
financement qui repose sur une taxation du capital, déjà lourdement imposé
en France.

         Le risque est double: la baisse des capacités des entreprises à
investir, et la poursuite de la délocalisation des entreprises, avec pour
conséquence une perte d'emplois.

         Or, l'économie française souffre avant tout d'un manque chronique
d'investissements qu'il convient d'accroître fortement compte tenu des
besoins importants de notre pays tant en matière de recherche et
développement que d'infrastructures notamment.

         Au lieu d'augmenter le taux des prélèvements obligatoires qui est
l'un des plus élevés d'Europe, il aurait été préférable de financer cette
mesure d'abord par de nouvelles économies dans le cadre de la révision des
politiques publiques et ensuite par une accélération de la croissance
permettant d'augmenter les rentrées fiscales.

         Cette accélération de la croissance ne pourra elle-même être
obtenue que par un allègement de la pression fiscale et des mesures
incitatives fortes comme, par exemple, des crédits d'impôt sur tous les

nouveaux investissements productifs et plus généralement, à l'instar du
gouvernement socialiste espagnol, par une suppression pure et simple de
l'impôt sur le capital.

        

         C'est là un impératif.

        



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Published by Militant - dans Politique
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commentaires

J.D.Delaire 03/09/2008 09:18

Sarkozy pendant la campagne présidentielle avait promis de réduire impots et taxes...14 depuis son accèssion au pouvoir ...!

philippe david 03/09/2008 08:53

Marx disait: "Pour tuer le capitalisme: des impôts, des impôts, encore des impôts". La France aurait elle un gouvernement marxiste?

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