Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 07:08

La méthode Petraeus 
à l'épreuve afghane.

Après l'Irak, le général David Petraeus (ici, à Washington en mai 2008) entend appliquer auprès de la population afghane une «approche compréhensive» destinée à «gagner les cœurs» pour mieux traquer l'ennemi taliban.
Après l'Irak, le général David Petraeus (ici, à Washington en mai 2008) entend appliquer auprès de la population afghane une «approche compréhensive» destinée à «gagner les cœurs» pour mieux traquer l'ennemi taliban. Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

L'ancien commandant de la force multinationale en Irak prend le commandement de l'armée américaine pour les opérations au Moyen-Orient et en Asie centrale.

En matière militaire, c'est la règle numéro un. «Chaque situation est unique, elle a son propre contexte et ses propres circonstances. Ce qui marche quelque part peut ne pas marcher ailleurs.» Le succès de sa stratégie en Irak n'a pas écorné la modestie du général David Petraeus. De passage à Paris, dans cette France qu'il connaît bien et dont il «admire énormément les militaires», l'ancien commandant de la Force multinationale en Irak, qui s'apprête à prendre la direction, le 31 octobre, du CentCom, le commandement de l'armée américaine pour toutes les opérations au Moyen-Orient et en Asie Centrale, donc à Bagdad et à Kaboul, n'annonce pas des lendemains qui chantent en Afghanistan.

Couplé à une augmentation des troupes sur le terrain, dont le nombre a été porté à 146 000 hommes, le retournement des tribus arabes sunnites contre les milices d'al-Qaida, dont la violence aveugle exaspérait la population irakienne, a permis une diminution de 80 % de la violence en Irak depuis le mois de juin dernier.

 

«Il faut être réaliste»

 

Cette amélioration de la sécurité a aussi entraîné des progrès dans les domaines politique et économique. «Des éléments sunnites ont rejoint le gouvernement… Les responsables politiques, qui peuvent enfin s'occuper d'autre chose que de leur survie, sont plus efficaces», explique le général Petraeus.

Le nouveau commandant du CentCom reste cependant prudent. Les progrès en Irak sont «réversibles» et «fragiles». Affaiblie, al-Qaida n'a pas disparu d'Irak. «Il ne s'agit pas d'être optimiste ou pessimiste. Il faut être réaliste. Même si la situation est meilleure aujourd'hui qu'elle ne l'était début 2007, l'Irak, ça a été très dur et cela va rester dur.» Mais surtout, rien ne dit aujourd'hui que la méthode Petraeus, qui a produit des effets très positifs en Irak, soit transposable à l'Afghanistan. À Bagdad, les forces internationales font de la «reconstruction». À Kaboul, elles font de la «construction». «Malgré les destructions et les sanctions, l'Irak possède des infrastructures remarquables. Le pays a des traditions, un gouvernement qui fonctionne, des ressources.» Rien de tel en Afghanistan, un pays pauvre et sous-développé, qui n'a jamais eu d'État fort. Et dont le terrain accidenté est d'autant plus difficile à investir que les troupes étrangères y sont trois fois moins nombreuses qu'en Irak. Et ce ne sont pas les 4 000 hommes supplémentaires que George Bush s'apprête à y envoyer qui feront la différence.

Les mêmes causes produisant cependant les mêmes effets, la nouvelle approche américaine en Irak qui, sous la houlette de Petraeus, devrait en partie être appliquée en Afghanistan, reste porteuse d'espoir. Basée sur une «approche compréhensive» destinée à «gagner les cœurs», une «stratégie globale» qui nécessite la «pleine coopération» du Pakistan voisin, la méthode de contre-insurrection du général Petraeus s'appuie sur des fondamentaux parfois oubliés par les troupes américaines en Afghanistan, dont les bombardiers accumulent les bavures. «Il faut assurer la sécurité de la population, que nous devons servir. Il faut promouvoir le concept de réconciliation», affirme Petraeus. Tenir les zones qui ont été sécurisées. Vivre au milieu des Afghans. Identifier et poursuivre l'ennemi sans répit. «Notre tâche est de faire en sorte qu'on ne nous voit plus comme des occupants mais, à nouveau, comme des libérateurs.» Un vrai challenge.

Comment seront articulées et coordonnées les forces de l' ISAF, qui combattent à coté des forces américainnes, cela demande des éclaircissements, notament pour les troupes françaises aux moyens limités pour le moment et en cours de réajustement après les votes des deux assemblées pour leur maintient, ce qui prendra plusieurs semaines ? Nous vous tiendrons informés !

J D D

Le chef des talibans pakistanais serait décédé
De notre correspondante à New Delhi, Marie-France Calle
01/10/2008 | Mise à jour : 19:10 |
.

Plusieurs chaînes de télévision locales ont annoncé la mort de Baitullah Mehsud.

Mort ou vif ? Mercredi encore, la confusion régnait sur le sort de Baitullah Mehsud, le chef du Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP), le Mouvement des talibans pakistanais. Plusieurs chaînes de télévision locales affirmaient qu'il était décédé dans la nuit. Des agents du renseignement le disaient gravement malade sans pour autant confirmer sa mort. Quant aux talibans, ils ont vivement réagi : «Ces rumeurs sont de purs mensonges, elles ne visent qu'à affaiblir le TTP», a lancé un proche de Mehsud. «Notre leader est en parfaite santé, a déclaré le maulvi Omar, l'un des porte-parole de Mehsud. Il ne s'agit là que de la propagande du gouvernement.»

Que Mehsud souffre de diabète, qu'il ait eu la typhoïde ou soit dans le coma en raison d'une défaillance rénale, l'interrogation reste la même : quelle importance revêtirait sa disparition ? Aucune en réalité. Les successeurs ne manquent pas. Tous aussi motivés ? Sûrement. Aussi rusés ? Pas forcément. Basée dans la zone tribale du Sud-Waziritan, la tribu des Mehsud jouit d'une excellente réputation des deux côtés de la ligne Durand, frontière poreuse entre le Pakistan et l'Afghanistan.

«Baitullah a réussi à recruter plus de 20 000 combattants, la plupart appartenant au clan des Mehsud», relève-t-on à Jamestown, un think-tank américain. Il aurait surtout galvanisé des centaines de jeunes Pachtouns des zones tribales, prêts à devenir des Shahid, des martyrs. En clair, des kamikazes. Selon les Nations unies, Mehsud aurait été derrière 80 % des attentats suicides en Afghanistan, en 2006 et en 2007. Il s'est définitivement «fait un nom» en devenant le premier suspect dans l'attentat qui a tué l'ex-premier ministre Benazir Bhutto, le 27 décembre 2007.

Et pourtant. «Baitullah Mehsud n'est plus aussi rassembleur qu'avant. Il doit se battre contre d'autres groupes. Tous ne sont pas protalibans», confiait récemment un analyste à Karachi. Depuis le début du mois d'août, l'armée pakistanaise poursuit sans relâche ses opérations dans l'agence tribale de Bajaur. Elle a réussi à se rallier une tribu pachtoune prête à en découdre avec les talibans et al-Qaida. Une première.

 

Nouveaux combattants

 

Volontaires pour chasser les terroristes de la ceinture tribale, ces combattants d'un nouveau type sont farouchement opposés à une quelconque intervention américaine en territoire pakistanais. Tout comme le gouvernement d'Islamabad. Dans la nuit de mardi à mercredi, un drone aurait lâché un missile sur un village du Nord-Waziristan, tuant huit personnes. Le premier ministre pakistanais, Youssouf Raza Gilani, a qualifié de «terrorisme» les incursions étrangères au Pakistan.

Mercredi, alors que le Pakistan célébrait l'Aïd el-Fitr, des milliers de réfugiés continuaient de quitter les zones tribales pour le sud afghan. Selon le Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU, plus de 20 000 personnes, chassées par les combats, auraient rejoint l'Afghanistan.

» Le blog Figaro de Marie-France Calle

Plusieurs chaînes de télévision locales ont annoncé la mort de Baitullah Mehsud.

Mort ou vif ? Mercredi encore, la confusion régnait sur le sort de Baitullah Mehsud, le chef du Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP), le Mouvement des talibans pakistanais. Plusieurs chaînes de télévision locales affirmaient qu'il était décédé dans la nuit. Des agents du renseignement le disaient gravement malade sans pour autant confirmer sa mort. Quant aux talibans, ils ont vivement réagi : «Ces rumeurs sont de purs mensonges, elles ne visent qu'à affaiblir le TTP», a lancé un proche de Mehsud. «Notre leader est en parfaite santé, a déclaré le maulvi Omar, l'un des porte-parole de Mehsud. Il ne s'agit là que de la propagande du gouvernement.»

Que Mehsud souffre de diabète, qu'il ait eu la typhoïde ou soit dans le coma en raison d'une défaillance rénale, l'interrogation reste la même : quelle importance revêtirait sa disparition ? Aucune en réalité. Les successeurs ne manquent pas. Tous aussi motivés ? Sûrement. Aussi rusés ? Pas forcément. Basée dans la zone tribale du Sud-Waziritan, la tribu des Mehsud jouit d'une excellente réputation des deux côtés de la ligne Durand, frontière poreuse entre le Pakistan et l'Afghanistan.

«Baitullah a réussi à recruter plus de 20 000 combattants, la plupart appartenant au clan des Mehsud», relève-t-on à Jamestown, un think-tank américain. Il aurait surtout galvanisé des centaines de jeunes Pachtouns des zones tribales, prêts à devenir des Shahid, des martyrs. En clair, des kamikazes. Selon les Nations unies, Mehsud aurait été derrière 80 % des attentats suicides en Afghanistan, en 2006 et en 2007. Il s'est définitivement «fait un nom» en devenant le premier suspect dans l'attentat qui a tué l'ex-premier ministre Benazir Bhutto, le 27 décembre 2007.

Et pourtant. «Baitullah Mehsud n'est plus aussi rassembleur qu'avant. Il doit se battre contre d'autres groupes. Tous ne sont pas protalibans», confiait récemment un analyste à Karachi. Depuis le début du mois d'août, l'armée pakistanaise poursuit sans relâche ses opérations dans l'agence tribale de Bajaur. Elle a réussi à se rallier une tribu pachtoune prête à en découdre avec les talibans et al-Qaida. Une première.

 

Nouveaux combattants

 

Volontaires pour chasser les terroristes de la ceinture tribale, ces combattants d'un nouveau type sont farouchement opposés à une quelconque intervention américaine en territoire pakistanais. Tout comme le gouvernement d'Islamabad. Dans la nuit de mardi à mercredi, un drone aurait lâché un missile sur un village du Nord-Waziristan, tuant huit personnes. Le premier ministre pakistanais, Youssouf Raza Gilani, a qualifié de «terrorisme» les incursions étrangères au Pakistan.

Mercredi, alors que le Pakistan célébrait l'Aïd el-Fitr, des milliers de réfugiés continuaient de quitter les zones tribales pour le sud afghan. Selon le Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU, plus de 20 000 personnes, chassées par les combats, auraient rejoint l'Afghanistan. D''où un risque accru d'infiltration de combatants talibans !
Cette région doit être prise en tenaille, d'un coté par les forces de l'Otan et de l'autre par l'armée pakistanaise !
Quid d'une coordination  militaire et politique ?

 

Quand l'US Army recrute des Russes...

AyupovIl s'appelle Eynar Ayupov, il est de nationalité russe et sert actuellement en Irak au sein de... l'armée américaine. Né en Russie, à Ufa en 1988, il est arrivé aux Etats-Unis en 2004, avec sa mère. Bien que de nationalité étrangère, il s'est engagé dans l'US Army en novembre 2006. Il est en ce moment à Bagdad, dans un emploi administratif.

Comme lui, des milliers d'étrangers s'engagent dans l'armée américaine, qui connait des difficultés de recrutement. On estime leur nombre à environ 30.000. En novembre, le soldat Ayupov obtiendra la nationalité américaine, en récompense de son engagement. (photo: US Army)

Partager cet article

Repost 0
Published by Militant - dans Politique
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Militant
  • Le blog de  Militant
  • : Echanges libres sur la politique et l'économie d'un franchouillard de droite politiquement parfois incorrect !
  • Contact

Profil

  • Militant
  •  Délégué Fédération Professionnelle Commerce et Industrie UMP 31. Délégué régional Midi-Pyrénées à l'Union de la France Forte.Gaulliste/Sarkozyste. Ma famillie, la patrie,l'humanisme, c'est ma vie !
  • Délégué Fédération Professionnelle Commerce et Industrie UMP 31. Délégué régional Midi-Pyrénées à l'Union de la France Forte.Gaulliste/Sarkozyste. Ma famillie, la patrie,l'humanisme, c'est ma vie !

Texte Libre

Recherche

Archives

Catégories