Dimanche 28 septembre 2008
Les limites du capitalisme
Même dans l'hypothèse où le fonctionnement du capitalisme serait régulé par l'Etat d'une manière satisfaisante, et en accord avec les orientations données par le corps électoral, l'avenir des
sociétés capitalistes pose des problèmes considérables.
Le développement des échanges et la création d'une économie véritablement mondiale entraînent de nombreux dangers de déséquilibre, car les rythmes de croissance des divers pays sont inégaux, et
leurs politiques économiques contradictoires. Comme aucun mécanisme de nature à rééquilibrer les échanges ne saurait exister, cette situation nécessite une intense activité de consultations et de
négociations entre les Etats afin d'aboutir à un minimum d'harmonisation.
Le capitalisme semble provoquer sur le plan mondial ce qui existe sur le plan de chaque Etat: une forte aggravation des inégalités. Un petit nombre de nations riches de l'hémisphère Nord se
développent à un rythme soutenu, et consomment une part croissante des ressources mondiales, alors que la plupart des pays moins développés, situés dans l'hémisphère Sud, stagnent ou régressent.
L'inégalité croissante entre les nations, voire les continents, est aggravée par l'inégalité des taux de croissance démographique, car les pays sous-développés, qui n'ont pas connu la transition
démographique qui caractérise les pays riches, continuent à voir leur population se développer à un rythme rapide. On peut ainsi prévoir facilement l'aggravation des tensions qui existent déjà
entre zones pauvres et surpeuplées et zones riches et moins peuplées.
Enfin apparaissent des problèmes écologiques graves, provoqués simultanément par la croissance démographique à l'échelle planétaire, la consommation accrue de ressources naturelles liée au
développement, et les multiples pollutions résultant de l'activité industrielle. Si la croissance économique apparaît comme un facteur d'équilibre des pays capitalistes, elle risque à long terme
d'entraîner la destruction de l'environnement naturel. Mais c'est là un problème qui découle non seulement du fonctionnement des économies capitalistes, mais de toutes les formes d'organisation
sociale imaginables.
Problème, aucun économiste ou politique n'a mieux à proposer pour le moment, sortira-til des idées nouvelles de cette crise économique mondiale, ou le système redémarrera t'il de lui même comme
après le crash de 1929 ? Surement après avoir fait beaucoup de dégats conflictuels, changé les centres de productions planétaires et déstabilisé les centres de profits
occidentaux !
Une fois de plus, c'est la puissance dominante qui impose son modèle. Et il ne faut pas oublier que la moitié des 300 millions d'actionnaires de la planète (5% de la population du globe) sont
américains. Le capital mondial est détenu à 50% par les Américains et la sphère financière n'a jamais rien fait d'autre que propager le modèle américain !
Par Militant
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Publié dans : Politique
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