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8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 04:37

Afghanistan : un largage nommé LMTGH-OB

Conditionnement_des_charges_destineEn Afghanistan, l'armée française utilise une nouvelle technique de livraison par air, connue sous l'acronyme imprononçable de LMTGH-OB, soit "largage de matériel à très grande haute hauteur en ouverture basse". On peut voir une vidéo sur le site du ministère de la Défense et l'hebdomadaire Air et Cosmos y consacre cette semaine un article sous la plume experte de Frédéric Lert.

Cette technique de livraison par air est mise en oeuvre par les C-160 Transall et C-130 Hercules de Douchanbé (Tadjikistan) à destination des troupes au sol en Afghanistan. Il s'agit de larguer des palettes en volant à une altitude de sécurité et en garantissant une grande précision de largage, de l'ordre 200 à 300 mètres du point visé. C'est la technique Halo utilisée par les paras : high altitude low opening.

Concrètement, l'opération est réalisée par les équipages du Transport et les personnels du 1er Régiment de train parachutiste en soute (photo), sous la responsabilité de la Cellule de coordination interarmées des transports, transits et mouvements.

Après des essais effectués au Sénégal, un premier largage opérationnel a eu lieu le 21 aout, dans la province d'Oruzgan. Il a été effectué à 21000 pieds, soit 6300 mètres d'altitude. Stablisée, la charge tombe de plusieurs milliers de mètres et l'ouverture des parachutes principaux se déclenche de manière automatiques à 500 mètres grâce à un déclencheur vario-barométrique. Plus l'altitude d'ouverture est basse, plus la dérive est faible et donc plus la précision est grande. L'ouverture pourrait se faire jusqu'à 150 mètres pour du ravitaillement en munitions.

Depuis l'été, un largage a eu lieu tous les quinze jours environ, principalement pour ravitailler les OMLT. "Tous avec succès" affirme Air et Cosmos. Les techniques employées ressemblent à celles utilisées pour les chuteurs opérationnels avec le calcul complexe d'un point de "relaxation" tenant compte des conditions météo. Ces largages ne peuvent se faire en cas de présence de couches nuageuses givrantes entre l'avion et le sol.

Pour l'instant, seules de palettes contenant de la nourriture et de l'eau ont été largués, par crainte que des armes tombent entre les mains des insurgés en cas d'échec.

Cela palie en partie le manque d'hélicoptères de ravitaillement  (mais pas les autres d'attaques) sur ce théatre d'opérations !
L'hiver arrive vite et les pistes ou routes vont devenir impraticables pour les troupes alliés !













Le Reaper, drone de moyenne à haute altitude et longue endurance a été conçu pour remplir des missions de surveillance (capteur infra-rouge, caméra jour et intensificateur de lumière) et d'attaque au sol. Dans cette dernière configuration, le Reaper MQ9 peut mettre en oeuvr des missiles AGM-114 Hellfire ainsi que des Paveway II et bombes GBU-12 -38 JDAM. Un système de quatre drones et une station sol est vendu au prix de 53 millions de Dollars. Développé et commercialisé par General Atomics, le Reaper MQ9 est entré en service en octobre 2007 au sein du 42ème Attack Squadron de l'USAF sur la base de Creech, Nevad

Les drones SIDM de l'armée de l'air française, vont être déployés en Afghanistan

Sidm
L'armée de l'air devrait déployer ses trois nouveaux drones SIDM en Afghanistan, début 2009. Ils seront en principe basés à Bagram, au nord de Kaboul, avec les Predators américains, au plus près des troupes françaises. L'autre option est de les mettre à Kandahar où l'armée de l'air a déjà un détachement. Une quarantaine d'aviateurs seront nécessaires à leur mise en oeuvre.

Avec le SIDM (système intérimaire de drones Male), la France entre dans le domaine de la Moyenne Altitude Longue Endurance (Male). Ce drone peut rester une douzaine d'heures à 1000 kilomètres de sa base de départ. Il vole entre 15 et 25.000 pieds, hors de portée des tirs sol-air.
Par contre à l'inverse du Prédator US ou de sa version Turque Le Reaper, il ne peut tirer de missiles, les missions sont d'observations, donc de renseignements !

Le SIDM est un système de drone MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) de dernière génération dédié aux opérations de surveillance et de poursuite d’objectifs au-dessus de territoires hostiles. La diversité de ses capacités d'observation – optique, infrarouge et radar – permet au SIDM d'être opérationnel de jour comme de nuit et par tous les temps. Grâce à une liaison de données satellite, il peut intervenir dans la profondeur du théâtre, avec un rayon d'action de plus de mille kilomètres et transmettre en temps réel les informations recueillies. La grande endurance du SIDM repose sur son aptitude à gérer simultanément deux drones qui se relayent sur zone pour assurer une présence 24h sur 24, si le besoin opérationnel des forces sur place le nécessite, chacun des véhicules aériens ayant une autonomie de 20 heures de vol.

L'armée de l'air possède trois drones et une station sol, toujours en cours d'expérimentation à Mont-de-Marsan. Le futur escadron Adour basé à Cognac devait entrer en service opérationnel en avril prochain, mais la date a été avancée pour cause d'Afghanistan.

Le SIDM a été récemment testé lors de la visite du pape Benoit XVI dont il a retransmis en direct, à Paris et à Lyon, les images de l'arrivée en France. Fourni par EADS, le SIDM est basé sur un engin israélien.

L'armée de terre a déjà des drones SDTI en Afganistan de première génération .

Mieux connaître les drones

II – Comment utilise t-on un drone ?


Un concept d'utilisation de drone :
après le décollage, le drone rejoint la zone d'observation assignée en navigation autonome,
patrouille et transmet les informations utiles, puis revient se poser à son point de départ.
© ONERA

Une grande souplesse d'emploi

Le départ d'un drone peut s'effectuer depuis une plate-forme terrestre ou maritime, ou encore depuis un autre véhicule aérien. Il peut être lancé à la main (c'est le cas des drones de petites dimensions) ; il peut être catapulté ; enfin, il peut décoller depuis une piste, soit en mode télécommandé par un pilote au sol, soit de façon entièrement automatique.

 

 

Phase de lancement sur catapulte d'un drone SDTI

C'est une fois arrivés sur la zone de mission (après une navigation automatique) que les drones se distinguent par leur degré d'autonomie. Certains nécessiteront des interventions humaines, notamment face à des situations imprévues (dues à la mission ou au vol), d'autres seront dotés d'une intelligence embarquée leur donnant une entière autonomie de décision et donc, d'action ou de réaction.


Récupération par parachute
d'un Sperwer

Pour la récupération du drone, deux solutions sont possibles : faire revenir celui-ci à l'endroit d'où il est parti et le faire atterrir (en mode automatique ou télécommandé), ou le faire «se poser» à un endroit spécifié à l'avance. En général, cette dernière pratique s'applique à ceux qui sont partis d'une catapulte et qui ne sont pas dotés de train d'atterrissage. La séquence consiste, après réduction de l'altitude et de la vitesse, à ouvrir un ou plusieurs parachutes, puis à déployer des ballons gonflables («airbags») sous la structure. En outre, on peut également récupérer le drone dans un filet, ce qui élimine tout système embarqué pour l'atterrissage.

Le «système drones»

La mise en œuvre d'un ou de plusieurs drones fait appel à différents éléments, constituant un «système drones». Ce système a deux composantes :

  • Un segment air, lui même composé du drone, de sa charge utile et de son système de transmission.
  • Un segment sol, constitué d'un ensemble de matériels, et de un ou plusieurs hommes, ayant un degré d'intervention plus ou moins élevé.
    On distingue encore dans la composante sol deux catégories de matériels :
  •  
    • Ceux ayant trait au lancement et à la récupération des drones (catapulte, filets, etc.), et auxquels s'ajoutent les moyens techniques nécessaires à la maintenance et au re-conditionnement des drones, exactement de la même façon que pour l'exploitation des avions.
  •  
    • Ceux ayant trait à la conduite de la mission, et devant permettre d'assurer, au sein d'une «station sol» les fonctions suivantes :
  •  
    •  
      • La gestion du vol et de la navigation (en temps réel si le drone est piloté du sol, ou en simple surveillance s'il est autonome).
      • La réception des données envoyées depuis le drone et, éventuellement, le décryptage.
      • L'analyse et l'interprétation des données, leur éventuelle retransmission à un centre de décision ou d'intervention, ainsi que leur enregistrement.

La station de contrôle et de réception des données peut s'envisager, dans l'avenir, étant elle-même aéroportée (avions gros porteurs ou de combat).

L'ensemble de ces composantes intervient évidemment dans l'évaluation des coûts d'un «système de drones».


Station de réception de données Sperwer
© SAGEM DS

Station au sol d'analyse d'informations transmises depuis un drone

Le drone est parfaitement interactif avec le sol.
Il peut être autonome dans le cadre d'une mission simple

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Published by Militant - dans Politique
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