
09h10: Israël envisage une trêve permanente. Israël examine «plusieurs propositions soumises par diverses parties» pour «aboutir à un projet sérieux de trêve permanente» avec le Hamas. Mais, «pour qu'une telle trêve soit envisageable, il nous faut des garanties, des conditions. Il faut que le Hamas cesse ses tirs de roquettes, qu'il cesse de s'approvisionner en armes, qu'il cesse sa course aux armements. Ce sont des conditions indispensables pour qu'une trêve permanente soit envisagée sérieusement», a expliqué le porte-parole parole du ministère israélien des Affaires étrangères.

Officiellement, l'Autorité palestinienne, qui contrôle la Cisjordanie, s'est montrée solidaire du mouvement islamiste rival. Le premier ministre palestinien a «condamné vigoureusement» l'attaque israélienne et appelé à son arrêt immédiat. L'Organisation de libération de la Palestine, dirigée par le président palestinien Mahmoud Abbas, a appelé à la grève et à des marches de solidarité avec Gaza. Abbas a aussi déclaré avoir «entamé des contacts urgents avec plusieurs pays arabes et autres pour faire cesser l'agression lâche et les massacres dans la bande de Gaza».
Mais il n'en reste pas moins que le sort du Hamas, avec lequel l'Autorité palestinienne est en crise ouverte - depuis que le mouvement islamiste a évincé par la force ses représentants à Gaza, en juin 2007 - ne désole peut-être pas totalement celle-ci.
Mahmoud Abbas, dont le mandat s'achève le 9 janvier prochain, et que le Hamas a annoncé ne plus reconnaître au-delà de cette date, a ouvertement critiqué l'attitude du
mouvement, en lui faisant en partie porter la responsabilité du déclenchement de l'attaque israélienne. «Nous avons demandé au Hamas de reconduire la trêve», a déclaré Mahmoud
Abbas depuis Le Caire, après un entretien avec le président égyptien, Hosni Moubarak. «Nous leur avons dit : s'il vous plaît, ne mettez pas fin à la trêve,
poursuivez la trêve. Nous aurions pu alors éviter tout ce qui s'est passé», a-t-il expliqué.
Un dirigeant de premier plan du Hamas a péri jeudi dans un raid israélien, au sixième jour de l'opération israélienne dans la bande de Gaza, qui a fait plus de 400 morts, tandis que le Premier ministre israélien Ehud Olmert assurait ne pas vouloir d'une "guerre longue".
Peu avant la mort de Nizar Rayan, le plus important responsable tué dans l'offensive, le Hamas a dit qu'il acceptait "sous conditions" les propositions formulées par l'Union européenne (UE) en vue d'une trêve.
"Le Hamas accepte cette initiative à condition que l'agression (israélienne) cesse, que le blocus soit levé, que tous les points de passage soient ouverts et que nous obtenions des garanties internationales que l'occupant ne recommencera pas cette guerre terroriste", a déclaré le porte-parole du Hamas Fawzi Barhoum.
Jeudi, Nizar Rayan a été tué avec ses quatre épouses, deux de ses filles âgées de sept et dix ans et trois autres personnes dans un raid sur l'immeuble de cinq étages où il vivait avec sa famille, dans le camp de réfugiés de Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza.
Ténor de l'aile la plus radicale du mouvement islamiste, connu pour ses talents d'orateur, il s'illustrait par ses déclarations au vitriol contre Israël mais aussi contre l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas, délogée de Gaza par le Hamas en juin 2007.
Un porte-parole militaire israélien s'est contenté d'indiquer que la maison de Rayan avait été visée par un appareil de l'armée de l'air.
L'aviation israélienne a lancé des frappes, notamment dans le nord de la bande de Gaza, alors que la marine attaquait des cibles depuis la mer, selon des témoins.
L'armée israélienne a annoncé avoir visé depuis mercredi minuit une trentaine de cibles du Hamas.
Parmi les cibles touchées figurent des ministères à Gaza, un bâtiment du Parlement palestinien, des tunnels de contrebande et des ateliers "de fabrication de roquettes".
Selon des témoins, les attaques ont aussi visé des bureaux de change à Gaza-ville dans la nuit et une mosquée dans le sud jeudi matin.
Le chef des services d'urgences du territoire, le Dr Mouawiya Hassanein, a déclaré que 412 Palestiniens avaient été tués et près de 2.000 blessés depuis le déclenchement de
l'opération israélienne "Plomb durci" le 27 décembre, destinée à amener le Hamas à mettre fin aux tirs de roquettes sur Israël
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