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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 09:55
IL FAUT SAVOIR NE PAS ALLER TROP LOIN, LES EFFETS SONT PIRES QUE LES BENEFICES A EN TIRER !

 

Manifestation le 15 février 2009 au Moule, en Guadeloupe
© 2009 AFP (Julien Tack)
Manifestation le 15 février 2009 au Moule, en Guadeloupe

Le blocage semblait total dimanche dans les Antilles françaises, où le ton est monté après près de quatre semaines de grève contre "la vie chère", rien ne semblant en voie de relancer rapidement les négociations, tout particulièrement en Guadeloupe.

Après la démonstration de force du "collectif contre l'exploitation" (LKP), qui mène la grève depuis le 20 janvier en Guadeloupe et a rassemblé samedi entre 9.000 (police) et 50.000 (organisateurs) manifestants, des sources craignaient même un durcissement.

Le LKP a refusé de suivre les élus de gauche qui l'avaient appelé samedi "à un assouplissement de la grève" et à cesser d'obliger les commerces à fermer. Ils ont invoqué l'asphyxie économique de l'île et se sont engagés à un effort financier en faveur des bas salaires pour relancer les négociations.

"Le mouvement ne s'essoufle pas, il s'amplifie", a prévenu le leader du LKP, Elie Domota, qui a durci le ton, accusant l'Etat de vouloir "tuer les Guadeloupéens" en envoyant des renforts de gendarmes.

Plusieurs sources estimaient que des barrages routiers pourraient être dressés, ce que ne confirme pas Charlie Lando, l'un des lieutenants de M. Domota. S'il appelle à "poursuivre" la grève et "à l'amplifier", il estime qu'il n'y a pas lieu de la "durcir" car "le mouvement se durcit de lui-même".

Une Guadeloupéenne devant le rayon vide d'un supermarché, le 14 février 2009 à Pointe-à-Pitre
© 2009 AFP (Julien Tack)
Une Guadeloupéenne devant le rayon vide d'un supermarché, le 14 février 2009 à Pointe-à-Pitre

Les responsables du collectif exigent toujours que l'Etat respecte "ses engagements" en terme d'augmentation de salaires, mais le gouvernement conteste avoir accepté de compenser des hausses de salaires. Le conseiller social de l'Elysée, Raymond Soubie, a de nouveau renvoyé dimanche la question aux "partenaires sociaux".

Mais "aucun rendez-vous" n'est prévu avec le patronat, selon M. Lando.

Même blocage à la Martinique, où le "collectif du 5 février", qui mène depuis 10 jours la grève, a claqué samedi la porte de négociations avec la grande distribution sur des baisses de prix et attend d'elle un accord écrit pour reprendre les discussions.

D'ici là, le collectif a appelé à une "grande mobilisation" lundi matin.

Yves Jégo se dit dans le Parisien de lundi "confiant" pour l'issue de la crise en Martinique. En revanche, pour la Guadeloupe, "c'est plus compliqué" estime le secrétaire d'Etat à l'outre-mer qui demande au patronat de "formuler une proposition complète très rapidement".

Ce n'est pas du goût du Medef de Guadeloupe qui a "l'impression d'être le seul à essayer de trouver des propositions", a affirmé son président Willy Angèle.

Cartes et fiches de présentation de la Guadeloupe et la Martinique
© 2009 AFP
Cartes et fiches de présentation de la Guadeloupe et la Martinique

De son côté, le PS demande à Nicolas Sarkozy "de s'exprimer" sur la crise pour marquer le "retour nécessaire de l'Etat" dans les négociations.

A Fort-de-France, il était encore très difficile de faire le plein, la plupart des stations service étant fermées par manque de carburant.

Sur le front touristique, la situation est "catastrophique" selon le président de la fédération des hôteliers Nicolas Vion, alors que les vacances de février des Parisiens viennent de commencer. "Le taux d'occupation est de 20 à 30% au lieu de 90 à 100%", a-t-il expliqué à l'AFP. Les touristes se détournent vers la République Dominicaine, moins chère et plus accueillante !

Des salariés ont du être mis en congés forcés ou au chômage technique.

Trois hôtels de Saint-Anne, dont le Club Med, ont cessé d'accueillir des clients, faute d'un "service acceptable", selon M. Vion qui constate amèrement que la plage est déserte. "Je n'ai jamais vu ça".

Beaucoup d'observateurs ne voient pas d'issue rapide, en tous les cas pas avant mercredi, date du sommet social à l'Elysée.

Guadeloupe: les grévistes érigent des barrages routiers
lefigaro.fr, avec AFP
16/02/2009 |

La préfecture assure que plusieurs axes ont déjà été dégagés. Alors que la grève générale dure depuis le 20 janvier, l'île semble plus que jamais être dans une impasse totale.

Le LKP avait annoncé un «durcissement» cette semaine de la grève générale qui paralyse la Guadeloupe et menacé de bloquer les axes routiers. Des paroles aux actes. Neuf barrages ont en effet été érigés tôt lundi matin, sur plusieurs axes routiers stratégiques de l'île par des grévistes du Collectif contre l'exploitation, selon la préfecture. Le directeur de cabinet du préfet, Pascal Gauci, indique toutefois que «tous ces barrages sont en voie de traitement. Les sommations (par haut-parleur) suffisent à faire partir les manifestants».

Deux barrages ont été érigés à Sainte-Rose, dans le nord, dont l'un sur le pont de La Boucan. Ce pont constitue l'unique point de passage routier de l'axe Sainte-Rose/Deshaies Pointe-à-Pitre. Une centaine de manifestants étaient situés à proximité. A Capesterre Belle-Eau (sud), deux barrages, dont l'un sur un pont, interdisaient la circulation vers Pointe-à-Pitre en provenance de cette commune et de celles situées plus au sud. Une vingtaine de manifestants a été signalée à proximité de l'un des barrages de Capesterre Belle-Eau.

Trois barrages ont été érigés à des points stratégiques, à Morne-à-l'eau (centre) et deux au Gosier (est). Au Gosier, justement, un journaliste a vu une trentaine de gendarmes mobiles intervenir pour lever un barrage érigé sur la rocade menant à Pointe-à-Pitre. Plusieurs manifestants, dont certains portaient cagoules et masques de chirurgie, ont été interpellés.

 

Entre 8.000 et 12.000 emplois menacés

 

Des barrages avaient été établis sur les principaux axes routiers de l'île dans les jours qui avaient suivi le début de la grève générale, le 20 janvier. Plus aucun barrage n'avait été érigé durant la période suivante de pénurie de carburant, qui semble s'être atténuée depuis vendredi avec la réouverture d'une quarantaine de stations-services réquisitionnées par la préfecture.

De son côté, le secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-mer Yves Jégo s'alarme de la durée du conflit. Selon lui, les risques que fait peser pour l'emploi le conflit social en Guadeloupe «sont gigantesques», près de quatre semaines après le début du mouvement social sur l'île. Selon les estimations du patronat local, la grève menacerait entre 8.000 et 12.000 emplois.

Dans une interview au Parisien, Yves Jégo demande au patronat de «formuler une proposition complète très rapidement» en Guadeloupe, les négociations étant au point mort. L'équipe du Medef de Guadeloupe est renforcée depuis deux jours par la déléguée générale du Medef Réunion, a indiqué le «patron des patrons» guadeloupéens Willy Angèle. Jégo réaffirme par ailleurs que «l'Etat n'a jamais promis de financer l'augmentation» de 200 euros pour les bas salaires réclamée par le collectif LKP. «Nous n'avons pas le pouvoir de décider des salaires, pas plus en métropole qu'en outre-mer».

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