Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 08:56
Avions-ravitailleurs : Partage de la poire en deux? 16 mars 2009 –



Pour l’US Air Force - et le général Duncan McNabb, le responsable l’US Transportation Command, l’a encore affirmé en février dernier - le remplacement des avions de ravitaillement en vol KC-135 est la priorité des priorités. “Tout nouveau retard dans ce marché public représenterait un risque sérieux pour la capacité de l’armée à déployer des troupes et de la puissance de feu rapidement sur un champ de bataille” avait-il affirmé lors d’une audition devant une sous-commmission parlementaire. Attribué ans un premier temps au KC-767 de Boeing, le marché des “tankers” avait été annulé en 2003 après la découverte d’une affaire de conflits d’intérêts entre Boeing et une employée du Pentagone. L’an passé, l’appel d’offres avaient finalement été remporté par EADS, en collaboration avec Northrop-Grumman, avec le KC-45A, un appareil dérivé de l’A-330. Seulement, le contrat avait été annulé après le dépôt d’une plainte auprès de Government Account Office (GAO), l’équivalement américain de la Cour des comptes françaises, par Boeing. Depuis, le dossier en était resté là, à cause notamment de la campagne électorale pour désigner le successeur de George W Bush à la Maison Blanche et de la crise financière. Normalement, Washington devrait lancer un troisième appel d’offres, dont le montant est estimé à 40 milliards de dollars pour 179 appareils. Seulement, même si ce dossier devient plus urgent à chaque jour qui passe, l’administration américaine semble à la fois peu pressée de relancer le dossier peu enthousiaste à l’idée qu’une firme européenne puisse remporter le marché. Ainsi, en mars 2008, Hillary Clinton, actuellement à la tête de la diplomatie américaine, avait manifesté sa “profonde” préoccupation” à l’idée qu’EADS, alors poursuivie à l’OMC par le gouvernement américain en raison des subventions reçues jugées illégales, puisse décrocher le contrat du Pentagone. Cependant, la crise économique incite à ne pas faire la fine bouche. En effet, dans le cadre de cet appel d’offres, EADS et Northrop-Grumman se sont engagés à investir dans une usine d’assemblage à Mobile, en Alabama, ce qui créerait 1.300 emplois directs. Même chose pour Boeing qui serait en mesure de maintenir sa chaîne de production de B-767 à Everett, dans l’Etat de Washington. D’où l’idée de la Chambre des représentants, dont la majorité appartient au Parti démocrate dont est issu le président Obama, de partager la commande de tankers en deux entre EADS/Nortrhop-Grumman et Boeing. Si cette solution peut paraître satisfaisante, il n’est pas certain qu’elle fasse consensus. Car un argument de poids s’y oppose en ces temps où il n’y a pas de petites économies : un tel système rendrait la gestion des avions ravitailleurs plus coûteuse étant donné que l’US Air Force aurait à assurer la maintenance de deux types d’appareils. Photo : A330 MRTT - KC-45 A (c) Northrop-Grumman

Quitte à devenir les vassaux des USA en réintégrant nos strapontins dans l'OTAN et en bradant notre souveraineté, notre président aurait pu négocier le respect de ce marché ! Preuve qu'il n'y a rien à attendre de nos "amis" US, même notre Roquefort est surtaxé ! Nous ne sommes bons hélas qu'à donner le sang de nos soldats, pour une cause qui nous est étrangère ! Que nos députés en prennent conscience aujourd'hui où le premier ministre engage la confiance du gouvernement.

JDD
Politique

Publié le 17/03/2009 à 07:26 - Modifié le 17/03/2009 à 08:41 Le Point.fr

INTERVIEW - Otan : "La France risque de perdre l'image d'un pays autonome"

Propos recueillis par Clément Daniez

Le siège de l'Otan à Bruxelles. © OBERHAEUSER/CARO FOTOS/SIPA

 

La France va réintégrer début avril le commandement militaire intégré de l'Otan (Organisation du traité de l'Atlantique nord), qu'elle a quitté en 1966 sur décision du général de Gaulle. L'historien spécialiste des relations internationales Maurice Vaïsse revient pour lepoint.fr sur l'enjeu historique qu'a constitué cette décision et replace dans son contexte ce retour programmé, pour lequel le gouvernement engage se responsabilité devant le Parlement, mardi 17 mars. Auteur de La France et l'Otan 1949-1996 ", paru en 1999 aux Éditions Complexes, il vient de publier en janvier La Puissance ou L'Influence, la France dans le monde depuis 1958, chez Fayard.

Lepoint.fr : Pourquoi le président de Gaulle a-t-il décidé de sortir la France du commandement militaire intégré de l'Otan en 1966 ?
Maurice Vaïsse : En 1966, nous sommes encore dans la guerre froide avec une opposition des deux blocs, occidental et soviétique. D'un côté l'Alliance atlantique, dont la France fait partie, et de l'autre les forces du Pacte de Varsovie (regroupant les pays d'Europe de l'Est et l'URSS, NDLR). La France, par sa décision, voulait signifier son opposition à la perpétuation de la division du monde en deux blocs. C'était la période de la Détente entre ces derniers : de Gaulle en a profité. Tout en étant membre de l'alliance occidentale, la France pensait que les choses avaient assez avancé pour que les deux blocs ne s'opposent plus de façon aussi conflictuelle que pendant la période dure de la guerre froide. Toutefois, de Gaulle a toujours insisté sur la nécessaire solidarité de la France à l'égard de ses alliés. Il l'a montrée lors du blocus de Berlin en 1958 et lors de la crise des missiles de Cuba en 1962. Contrairement à ce qu'on a pu dire à cette époque-là, la France ne cherchait pas une voie neutraliste.

Lepoint.fr : Qu'est-ce que la France y a gagné ?
M. V. : Elle y a d'abord gagné en autonomie militaire. Elle essayait alors de construire sa force nucléaire de dissuasion, à laquelle les Américains n'étaient pas du tout favorables, estimant que c'était la porte ouverte à la prolifération. Elle y a gagné en autonomie de décision, n'étant pas tenue de suivre les Américains dans les guerres qu'ils pouvaient être amenés à engager. C'est le cas pour celle du Vietnam, même si on rétorque que d'autres pays n'ont pas davantage participé à celle-ci tout en restant dans l'Otan. C'est néanmoins l'un des arguments choisis par de Gaulle pour justifier son geste : ne prendre part qu'aux guerres pour lesquelles on a choisi d'être présent. La France a aussi gagné l'image d'un pays libre, indépendant vis-à-vis des États-Unis, qui, à ce moment-là, étaient extrêmement mal vus des pays du monde entier, justement à cause de la guerre du Vietnam. Elle y a gagné aussi l'image d'un pays qui pourrait servir de trait d'union entre l'Est et l'Ouest, entre le Nord et le Sud.

Lepoint.fr : Quels pays ont précisément apprécié ce comportement de la France ?
M. V. : Si la France a eu à ce moment-là une certaine aura en Europe de l'Est, en particulier en Roumanie, c'est certainement parce qu'elle a montré qu'elle n'était pas entièrement soumise à une certaine tutelle américaine sur les plans militaire et nucléaire. C'est vrai aussi pour les pays du tiers-monde. Des personnalités comme le président de la Yougoslavie Tito et celui du Premier ministre de l'Inde Nehru, faisant partie du bloc des non-alignés, ont fait savoir qu'ils y étaient très favorables. Elle y a gagné l'image d'un pays qui refuse l'opposition caractéristique et brutale entre le Nord et le Sud.

Lepoint.fr : À l'inverse, qu'est-ce que la France y a perdu ?
M. V. : Elle a perdu le fait qu'elle n'a pas été accompagnée par d'autres membres de l'Alliance atlantique. Dans l'esprit du général de Gaulle, il y avait l'idée que son geste pourrait être éventuellement suivi, même s'il savait que c'était en partie une illusion. Ce qu'elle a perdu aussi, c'est le fait de rester dans un système intégré où les commandements et les différentes forces militaires gagnent à être les unes imbriquées dans les autres. De ce point de vue là, la France a dû se débrouiller toute seule et aller de l'avant dans un certain nombre de développements militaires. Qu'on pense du bien ou du mal de la vente des armements.

Lepoint.fr : Quelle analyse historique peut-on faire du retour programmé par Nicolas Sarkozy de la France dans l'organisation militaire intégrée de l'Otan ?
M. V. : Depuis les accords Ailleret-Lemnitzer (fixant le cadre de la "coopération" militaire France-Otan au-delà de la fin de l'"intégration militaire", NDLR) de 1967, on n'a jamais cessé de trouver des solutions pratiques au fait que la France continuât à faire partie de l'Alliance occidentale, en se mettant d'accord sur la façon dont les Français agiraient ou réagiraient. Avec la fin de la guerre froide, on a décidé, du côté français comme du côté de l'Otan, d'avoir des coopérations militaires, en particulier en ex-Yougoslavie et en Afghanistan. Ce qui fait qu'au cours des 15 dernières années, on a assisté à ce qu'on peut appeler une "réintégration rampante". D'une certaine façon, le geste qui consiste à dire "nous retournons dans l'Otan" n'a pas de conséquences considérables et n'est pas aussi important qu'on peut le penser. Il est important, me semble-t-il, sur le plan symbolique.

Lepoint.fr : Justement, que risque d'abandonner la France à ce niveau-là ?
M. V. : L'image d'un pays autonome, qui prenait ses décisions par lui-même. L'image d'un pays qui n'était pas aligné. L'image d'un pays qui se voulait intermédiaire entre des mondes différents.

Lepoint.fr : Nicolas Sarkozy a vendu l'idée que les Américains seraient plus souples en ce qui concerne la création d'une défense européenne...
M. V. : C'est un pari. Cela étant dit, le vrai problème, c'est dans quelle mesure les autres européens sont d'accord pour aller de l'avant. Ne sont-ils pas très contents d'être dans une Otan qui les protège et leur permet de ne pas consacrer beaucoup plus d'argent au crédit militaire ? Car si la France et le Royaume-Uni possèdent encore une certaine force militaire, ce n'est pas le cas pour beaucoup d'autres membres de l'Union européenne.

Sur le même sujet :

REGARDEZ - 1966, quand de Gaulle sortait la France de l'Otan

Partager cet article

Repost 0
Published by Militant - dans Politique
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Militant
  • Le blog de  Militant
  • : Echanges libres sur la politique et l'économie d'un franchouillard de droite politiquement parfois incorrect !
  • Contact

Profil

  • Militant
  •  Délégué Fédération Professionnelle Commerce et Industrie UMP 31. Délégué régional Midi-Pyrénées à l'Union de la France Forte.Gaulliste/Sarkozyste. Ma famillie, la patrie,l'humanisme, c'est ma vie !
  • Délégué Fédération Professionnelle Commerce et Industrie UMP 31. Délégué régional Midi-Pyrénées à l'Union de la France Forte.Gaulliste/Sarkozyste. Ma famillie, la patrie,l'humanisme, c'est ma vie !

Texte Libre

Recherche

Archives

Catégories