Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 13:18

Deux de ses camarades ont également été blessés lors d'une attaque d'insurgés lors d'une opération de soutien à l'armée afghane. Tous trois étaient issus du 3e Rima, basé à Vannes.

Un soldat français issu du 3e Régiment d'infanterie de marine (Rima) a été tué et deux autres blessés samedi après une attaque d'insurgés lors d'une opération de soutien à l'armée afghane dans la vallée de Ghayne, au nord-est de Kaboul. C'est la présidence de la République qui l'a annoncé dans un communiqué.

Au cours de l'opération, les hommes du 3e Rima, basé à Vannes (Morbihan), «ont été pris à partie par les insurgés». L'un des soldats «a été mortellement touché» et «deux de ses camarades de combat ont été blessés».

Nicolas Sarkozy a fait part de sa «vive émotion» à l'annonce de ce décès. Le chef de l'État a exprimé «ses condoléances attristées» à la famille de la victime et ses proches. Il souhaite par ailleurs un prompt rétablissement aux deux militaires blessés. Le chef de l'Etat adresse également ses pensées aux hommes du 3e RIMa. Alors que 29 soldats français sont morts depuis 2001 en Afghanistan, Nicolas Sarkozy a «condamné avec force les pratiques lâches et barbares des ennemis de la paix en Afghanistan et a réaffirmé la détermination de la France à lutter, aux côtés du peuple afghan, contre l'obscurantisme et le terrorisme».

 A suivre... 
Encore un mort , portant à 29 le bilan des soldats français tués en Afghanistan depuis le début de l'intervention française dans ce pays en 2001. Pourtant, l'état-major avait mis des moyens importants en engageant 160 hommes pour une opération "civilo-militaire" dans la vallée de Ghayne, une zone, débouchant sur la vallée d'Afghania, dans la région de la Kapisa. En langage châtié, les militaires connaissant cette région disent qu'ils "fréquentent habituellement assez peu le coin". En langage de soldat, ils préfèrent : "c'est un endroit merdique où on le ne va pas". Sauf que ces zones-là sont précisément celles où la coalition veut "gagner les coeurs", notamment en prenant contact avec les populations et les chefs de village. Ces approches des habitants imposent un minimum de préparation, au risque d'une embuscade. Celle-ci s'est produite au moment où les hommes approchaient du village, et elle a été conduite par une trentaine d'insurgés.

L'opération de ce matin était donc précisément destinée à consolider les liens avec la population. Elle était organisée classiquement, avec des éléments de l'ANA (Armée nationale afghane), appuyés par des soldats français et quelques Américains. L'exercice n'est pas simple, qui impose d'aller de manière non-agressive vers les villages, afin de proposer des soins médicaux, des vivres de base (sucre, farine), des kits de secourisme, des couvertures, des vêtements. Et bien sûr, pour les enfants, des cerfs-volants, ces jouets symboles de plaisir et de liberté qui avaient été interdits par les talibans. Ces visite permettent en outre de recueillir de précieux éléments d'information sur la situtation tactique, et sur la présence, ou pas, d'iunsurgés dans la région.

Les soldats du 3ème RIMA, que l'on appelle dans l'armée des "marsouins", ont été bien entraînés à cette présence d'un semestre en Afghanistan, qu'ils ont entamée le 15 juin, en prenant la relève du 27ème bataillon de chasseurs alpins, sur les FOB (Forward Opérational Base) de Nijrab et de Tagab. L'expérience désormais bien établie des forces françaises indique deux périodes périlleuses : les six premières semaines, durant lequel les réflexes opérationnels ne sont pas encore tous ancrés. Et les six dernières, la perspective du départ pouvant conduire à des pertes de vigilance. Les cadres sont particulièrement attentifs à ces éléments, mais il est clair que les opérations en Afghanistan comportent des risques élevés. Et que ce genre d'embuscade se produit tous les jours. Et d'ailleurs un peu moins dans la Kapisa que dans d'autres régions !

La perspectives des élections présidentielles afghanes du 20 a accru les tensions et les insurgés veulent à tout prix démontrer que la coalition ne tient pas le terrain. Les attaques se multiplient, mais l'ISAF a engagé les Français à prendre des contacts, comme ils l'avaient fait en début de semaine avec l' opération Mille sabords . Ce samedi, l'ISAF a perdu quatre hommes en Afghanistan . Un bilan hélas ordinaire.




Des soldats français en opération dans la province de Kapisa, le 30 juillet dernier, en Afghanistan. Crédits photo : AFP

À vingt jours de l'élection présidentielle, le bilan des victimes est de plus en plus lourd. Plus de 1 000 civils depuis le début de l'annéeet 75 soldats étrangers dans le seul mois de juillet.

L'année 2009, cruciale pour l'Afghanistan de l'après-talibans, s'annonce comme l'une des plus meurtrières. vendredi encore, deux attaques menées par les insurgés dans l'ouest du pays contre un convoi de camions-citernes de l'Otan escorté par des gardes privés ont entraîné la mort de quatre soldats afghans et blessé très gravement 13 civils. Avec ce climat d'extrême violence, dans ce pays laminé par huit ans de guerre et rongé par la corruption, l'élection présidentielle du 20 août, plus qu'un exercice démocratique, fait plutôt figure de test pour la nouvelle stratégie américaine.

Soixante-quinze soldats étrangers auraient été tués en Afghanistan durant le seul mois de juillet. Cela représente autant, sinon plus, de pertes qu'en une année entière, sur la période allant de 2001 à 2005. Les Américains et les Britanniques paient, de loin, le plus lourd tribut. Trente-neuf soldats américains sont morts au cours du mois dernier, battant le triste record de 26 tués, enregistré en septembre 2008. Quant aux Britanniques, 22 des leurs sont tombés en juillet. Et, avec un total de 191 morts depuis 2001, le conflit afghan est devenu plus meurtrier pour les Anglais que la guerre des Malouines, en 1982, contre l'Argentine ; ou même l'Irak. Cette récente hémorragie des troupes américaines et britanniques s'explique par les deux offensives lancées entre juin et juillet dans la province du Helmand, au sud de l'Afghanistan. Alors que la première phase de «Griffe de panthère», l'opération des militaires anglais, s'est achevée la semaine dernière, celle des Américains, surnommée «Poignard» et entamée le 2 juillet, se poursuit. Reconquérir le Helmand ne sera pas une mince affaire ; le sécuriser, encore moins. Il s'agit de l'une des régions les plus «talibanisées» du pays ; celle, aussi, où le commerce de l'opium est le plus lucratif.

Partager cet article

Repost 0
Published by Militant - dans Politique
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Militant
  • Le blog de  Militant
  • : Echanges libres sur la politique et l'économie d'un franchouillard de droite politiquement parfois incorrect !
  • Contact

Profil

  • Militant
  •  Délégué Fédération Professionnelle Commerce et Industrie UMP 31. Délégué régional Midi-Pyrénées à l'Union de la France Forte.Gaulliste/Sarkozyste. Ma famillie, la patrie,l'humanisme, c'est ma vie !
  • Délégué Fédération Professionnelle Commerce et Industrie UMP 31. Délégué régional Midi-Pyrénées à l'Union de la France Forte.Gaulliste/Sarkozyste. Ma famillie, la patrie,l'humanisme, c'est ma vie !

Texte Libre

Recherche

Archives

Catégories