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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 17:51

Nouvelles tensions autour du Hezbollah

   
 

24/04/2010

 
   
  Nasrallah1  
 

Crédits: G Belan

 
 

L’aide militaire syrienne au Hezbollah et les accusations de transfert de missiles tactiques font monter la tension dans la région.

En début de semaine dernière, le président israélien, Shimon Peres, accusait la Syrie de fournir des Scud au Hezbollah et les médias israéliens et arabes faisaient état d'une “très vive tension” entre Damas et Tel Aviv. Le quotidien Maariv titrait sur la “menace d'Israël d'attaquer la Syrie” et des sources locales confirmaient que, lors d’une récente visite de la base de Tel Hashomer, le ministre de la Défense, Ehud Barak, avait menacé de frapper des objectifs en Syrie, au cas où les livraisons d’armes se poursuivaient.

Mais si Damas a déployé, il y a quelques semaines, des batteries de Scud à proximité de la frontière avec le Liban, aucun système n’est actuellement en territoire libanais, indique une source israélienne. La fourniture de missiles Scud au Hezbollah apparaît donc improbable, car le lanceur est peu discret, complexe à mettre en œuvre et son emploi impliquerait directement Damas.

En revanche, la livraison de systèmes iraniens de type Zelzal-2, d’une portée d’une centaine de kilomètres, et de missiles Fajr-5 (Khaibar-1), d’une portée de 75 km, serait très plausible et aurait été négociée en décembre dernier entre Iraniens et Syriens. Depuis le début de l’année, les informations sur des transferts d’armes au Hezbollah sont récurrentes.

Fin 2009, le renseignement américain évoquait déjà des livraisons dans des quantités «inhabituelles et significatives». A la mi-janvier, des responsables israéliens laissaient entendre que Damas avait autorisé la livraison de missiles sol-sol iraniens Fateh 110, d’une portée de 250 km et dotés d’une charge militaire de 500 kg. L’envoyé spécial américain au Moyen-Orient, George Mitchell, et le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, avaient alors mis en garde Damas contre les menaces de frappes israéliennes.

Selon des sources américaines et israéliennes, des avions israéliens étaient prêts, il y a quelques jours, à frapper un convoi suspecté d’acheminer des armes, avant que l’action ne soit finalement annulée. Ces tensions relancent, en outre, les interrogations concernant les armes et les munitions cédées au Hezbollah par des unités syriennes depuis leur retrait du Liban.

Le renseignement américain estimait, il y a quelques mois, que le parti de Dieu avait bénéficié ainsi d’armements antichars modernes et que cette "filière libanaise" avait permis à des groupes chiites irakiens de disposer de quelques RPG-29, dont au moins un lanceur fut utilisé en 2008, à Sadr City, contre les forces américaines et un autre contre les Britanniques en 2007, dans le sud irakien.

La semaine dernière, des sources proches du département d’Etat et du sénateur John Kerry confirmaient partiellement les accusations israéliennes sur ce dossier, sans préciser le type de système livré. Ces diplomates insistaient, par ailleurs, sur la nécessité pour Washington de confirmer rapidement la nomination de Robert Ford au poste d’ambassadeur en Syrie, afin de disposer d’un canal politique permanent avec Damas. Une décision sous le feu des critiques d’élus républicains, qui s’appuient sur cette affaire de livraisons d’armes pour contester les choix diplomatiques de la Maison-Blanche et freiner le processus de

Nouvelles tensions autour du Hezbollah

   
 

24/04/2010

 
   
     
 

Crédits: G Belan

 
 

L’aide militaire syrienne au Hezbollah et les accusations de transfert de missiles tactiques font monter la tension dans la région.

En début de semaine dernière, le président israélien, Shimon Peres, accusait la Syrie de fournir des Scud au Hezbollah et les médias israéliens et arabes faisaient état d'une “très vive tension” entre Damas et Tel Aviv. Le quotidien Maariv titrait sur la “menace d'Israël d'attaquer la Syrie” et des sources locales confirmaient que, lors d’une récente visite de la base de Tel Hashomer, le ministre de la Défense, Ehud Barak, avait menacé de frapper des objectifs en Syrie, au cas où les livraisons d’armes se poursuivaient.

Mais si Damas a déployé, il y a quelques semaines, des batteries de Scud à proximité de la frontière avec le Liban, aucun système n’est actuellement en territoire libanais, indique une source israélienne. La fourniture de missiles Scud au Hezbollah apparaît donc improbable, car le lanceur est peu discret, complexe à mettre en œuvre et son emploi impliquerait directement Damas.

En revanche, la livraison de systèmes iraniens de type Zelzal-2, d’une portée d’une centaine de kilomètres, et de missiles Fajr-5 (Khaibar-1), d’une portée de 75 km, serait très plausible et aurait été négociée en décembre dernier entre Iraniens et Syriens. Depuis le début de l’année, les informations sur des transferts d’armes au Hezbollah sont récurrentes.

Fin 2009, le renseignement américain évoquait déjà des livraisons dans des quantités «inhabituelles et significatives». A la mi-janvier, des responsables israéliens laissaient entendre que Damas avait autorisé la livraison de missiles sol-sol iraniens Fateh 110, d’une portée de 250 km et dotés d’une charge militaire de 500 kg. L’envoyé spécial américain au Moyen-Orient, George Mitchell, et le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, avaient alors mis en garde Damas contre les menaces de frappes israéliennes.

Selon des sources américaines et israéliennes, des avions israéliens étaient prêts, il y a quelques jours, à frapper un convoi suspecté d’acheminer des armes, avant que l’action ne soit finalement annulée. Ces tensions relancent, en outre, les interrogations concernant les armes et les munitions cédées au Hezbollah par des unités syriennes depuis leur retrait du Liban.

Le renseignement américain estimait, il y a quelques mois, que le parti de Dieu avait bénéficié ainsi d’armements antichars modernes et que cette "filière libanaise" avait permis à des groupes chiites irakiens de disposer de quelques RPG-29, dont au moins un lanceur fut utilisé en 2008, à Sadr City, contre les forces américaines et un autre contre les Britanniques en 2007, dans le sud irakien.

La semaine dernière, des sources proches du département d’Etat et du sénateur John Kerry confirmaient partiellement les accusations israéliennes sur ce dossier, sans préciser le type de système livré. Ces diplomates insistaient, par ailleurs, sur la nécessité pour Washington de confirmer rapidement la nomination de Robert Ford au poste d’ambassadeur en Syrie, afin de disposer d’un canal politique permanent avec Damas. Une décision sous le feu des critiques d’élus républicains, qui s’appuient sur cette affaire de livraisons d’armes pour contester les choix diplomatiques de la Maison-Blanche et freiner le processus de nomination de Robert Ford.

nomination de Robert Ford.

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