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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 18:10
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/10/29/angolagate-charles-pasqua-veut-transformer-sa-condamnation-en-affaire-politique_1260216_3224.htm

Mais c'est bien sur ce que je disais hier dans mon précédent article, on ne va pas nous refaire le coup du Rainbow Warrior...! Le sommet de l'état était au courant, lisez l'article du très sérieux journal Le Monde...!

Que justice passe, mais en levant le secret défense, ce que réclame l'opinion publique, et que Pasqua soit innocenté ! Mais cela va faire désordre, tant pis les juges ont mis les pieds dans le brun !
Nous ne sommes pas dans une république bananière...?!

JDD
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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 08:38
Plaintes d'Uzbin : "Une désacralisation de la mort du soldat"

SacrificeEric Deroo a codirigé le livre "le Sacrifice du soldat", qui vient de paraître, édité par CNRS-Editions et l'ECPAD. Pour ce blog, il réagit à l'annonce d'un dépôt de plainte dans l'affaire d'Uzbin.

"Je ne suis malheureusement pas étonné que cela arrive, car nous sommes dans le droit fil de la manière dont a été traitée l'embuscade, avec immédiatement la recherche des responsables et la "privatisation" de la mort des soldats - dont a témoigné le déplacement organisé des familles en Afghanistan".

"Ce à quoi nous assistons, c'est à une désacralisation de la mort, du sacrifice du soldat. Si celui-ci avait été sacralisé, c'est pour le rendre supportable, acceptable. On avait mis en place des rites particuliers, une véritable liturgie républicaine, pour en faire, au sens propre, quelque chose d'exceptionnel. Avec ces plaintes, on en revient à des morts ordinaires, comme dans un accident ou un fait divers."

"Ces plaintes touchent au symbolique. Il faut comprendre qu'après la Révolution française, des dispositifs ont été mis en place pour rendre acceptable la mort du soldat-citoyen. Avant, on mourrait pour son roi ou pour Dieu. Avec la religion laïque, le citoyen qui meurt pour la Patrie accède au Panthéon, il voit son nom gravé sur un monument. Ces dispositifs datent surtout de la IIIe République et trouvent leur point culminant lors de la Première Guerre mondiale, lorsque chaque soldat a eu droit à une tombe et à l'inscription de son nom".

"Avec cette désacralisation de la mort du soldat, où va-t-on ? Déjà, les chefs étaient terrorisés à l'idée de donner l'ordre d'ouvrir le feu... " 

"Le sacrifice du soldat, corps martyrisé, corps sacrifié". Sous la direction de Gilles Boetsch et Eric Deroo. CNRS Editions/ECPAD 35 euros


Dans la terrible bataille de Dien Bien Phu, où tant de soldats sont tombés, il y a certainement eu une erreur d'évaluation, mais la guerre n'est pas une science exacte et fait toujours des victimes !
Aujourd'hui l'embuscade qu'elle soit montée par nos forces ou par l'ennemi, reste une action de surprise pour détruire les forces adverses !
C'est vrai que les moyens de cette opération se sont montrés après coup insuffisants, notamment le manque et la non disponibilité des hélicos et d'appuis feu mortiers, un manque évident de renseignements, mais cela hélas on le constate qu'après !
Ceci dit, je respecte la douleur des parents, et nous savons qu'au 8 beaucoup pensent que cette mission était mal préparée, comme une patrouille de routine !
Hors en OPEX, il n'y a pas de routine ! Les fells en Algérie le savaient, ce qui a fait parfois des embuscades terriblement meurtrières pour nos forces !

05/11/2009



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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 15:11

http://www.lefigaro.fr/politique/2009/10/27/01002-20091027ARTFIG00487-angolagate-un-an-de-prison-ferme-pour-charles-pasqua-.php

Le tribunal correctionnel de Paris rend mardi après-midi son verdict concernant quarante-deux personnes soupçonnées d'avoir joué un rôle dans l'affaire de l'Angolagate, une affaire de vente d'armes de guerre à l'Angola dans les années 90.

Arcadi Gaydamak : six ans de prison ferme.

Grand absent du procès, l'homme d'affaires, âgé de 57 ans et qui réside à Moscou depuis novembre 2008 après s'être réfugié en Israël, est condamné à six ans de prison ferme. Déjà visé par un mandat d'arrêt, il est condamné pour commerce d'armes, trafic d'influence et blanchiment.

Pierre Falcone : six ans de prison ferme.

Le deuxième homme clef du scandale des ventes d'armes à l'Angola, 55 ans, est condamné à six ans de prison ferme pour trafic d'influence, commerce d'armes et abus de biens sociaux par le tribunal, qui a suivi les réquisitions du parquet. Sa condamnation est assortie d'un mandat de dépôt à l'audience.

La justice reproche à Arcadi Gaydamak et à Pierre Falcone d'avoir, de 1993 à 1998, vendu à l'Angola, alors en pleine guerre civile, des armes provenant de l'ancien bloc soviétique, sans avoir reçu d'autorisation de l'État français.

Charles Pasqua : un an de prison ferme.

Le sénateur de 82 ans, ancien président du conseil général des Hauts-de-Seine et ex-ministre de l'Intérieur, est condamné à trois ans de prison, dont deux ans avec sursis, et 100.000 euros d'amende pour "trafic d'influence".

Jean-Charles Marchiani : quinze mois de prison ferme.

L'ancien préfet du Var, 66 ans, est condamné à trois ans de prison, dont 21 mois avec sursis pour complicité de trafic d'influence et recel d'abus de biens sociaux.

Pasqua veut la levée du secret-défense  

En tout, 42 personnes étaient accusées d'avoir, soit participé à l'organisation de ce «trafic» de 790 millions de dollars (533 millions d'euros), soit bénéficié de «pots-de-vin» distribués par les deux associés ayant mis ce commerce sur pied, Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak. Les avocats de ces derniers, tout comme celui de Charles Pasqua, ont d'ores et déjà prévenu qu'ils allaient faire appel de ces condamnations.

Invité du 20 heures de France 2, Charles Pasqua a dénoncé «un procès qui a été conduit d'une manière inéquitable et un verdict incompréhensible». L'ancien ministre a également demandé mardi soir la levée du secret défense, affirmant que les plus hauts dirigeants de l'Etat de l'époque avaient connaissance de la vente illicite d'armes à l'Angola. Avant de lancer : «J'en ai vu d'autres et je ne me laisserai pas abattre». (Bien sur que les plus hautes autorités étaient forcément au courant, et ont données leur autorisation, pour aider l'Angola) Charles Pasqua, Marchiani et d'autres doivent être acquités en appel et le secret défense levé ! Pas de lynchage politique par la voie d'une certaine justice qui veut abattre Pasqua !

Cela ne va pas être facile pour la France, d'aider un pays, et de vendre des armes à l'avenir, du matériel militaire, des véhicules industriels, des navires, des avions, des satellites etc, ce sont les lois de ces marchés, les juges y ont-ils pensés ?
Les autres pays exportateurs sont bien moins regardants (URSS et pays de l'Est,CHINE, USA etc !)

Prison ferme pour Pierre Falcone, Arcadi Gaydamak et Charles Pasqua, sursis pour Jean-Christophe Mitterrand

Pierre Falcone, Arcadi Gaydamak, Charles Pasqua et Jean-Christophe Mitterrand, principaux acteurs de l'Angolagate © AFP

Plus que jamais, je lui conserve mon amitié, ains qu'à Jean-Charles, que la France sait trouver et utiliser ses réseaux et son courage dans les missions délicates, notamment pour récupérer des otages etc...!
France, tu marches sur la tête, tu ne reconnais plus ceux qui te servent !

JDD

Retour sur la carrière d'un autodidacte qui, en politique, est et restera l'homme des «coups».

 

Son dernier «coup» politique, Charles Pasqua l'a joué aux européennes de 1999, contre Nicolas Sarkozy. Et il l'a gagné. «Sa» liste souverainiste, constituée avec Philippe de Villiers, a recueilli 13,05 % des suffrages, contre 12,82 % à la liste RPR-DL Sarkozy-Madelin. Le choc est tel que Nicolas Sarkozy quitte le fauteuil de président par intérim du mouvement gaulliste, où il s'était installé à la suite de la défection de Philippe Séguin. L'ancien chef du SAC prend sa revanche sur le jeune impertinent qui a soufflé la mairie de Neuilly à son nez et à sa barbe, seize ans auparavant.

Pasqua ne fera rien de sa victoire aux européennes, ou si peu. Il finira même par passer le témoin à Sarkozy à la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine, en 2004. C'est pourtant dans ce département, qu'il aura présidé quinze ans, qu'un Pasqua plus complexe s'est révélé, à travers notamment la faculté Léonard-de-Vinci. Le rêve devenu réalité d'un autodidacte, fils d'un gardien de la paix, qui a fait ses classes chez Ricard.

En politique, il est et restera l'hom­me des «coups». Le Rassemblement pour la France, qu'il fonde dans la foulée des européennes, ne connaîtra pas le glorieux destin de son modèle, le RPF, créé par de Gaulle en 1947. Pasqua y jouait les gros bras, au sein du service d'ordre. En 1968, devenu vice-président du SO transformé en SAC, il déploie ses talents de stratège en organisant en un temps record la manifestation qui mettra fin aux «événements», le 30 mai 1968. Son habileté à monter des réseaux, qu'il mit au service de la Résistance à 15 ans, aidera à abattre Jacques Chaban-Delmas en 1974 puis Valéry Giscard d'Estaing en 1981. Des victoires qu'il ne saura pas non plus exploiter à son profit, mais qui favoriseront l'ascension de Jacques Chirac.

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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 18:59
 
Elue par «Time Magazine» comme l'une des 100 personnalités les plus influentes du monde,
l'économiste zambienne Dambisa Moyo dénonce les ravages de l'aide internationale en Afrique


Le Nouvel Observateur - Pourquoi l'Afrique est-elle aujourd'hui encore plus pauvre
après avoir reçu 300 milliards de dollars d'aide économique de la communauté
internationale au cours des quarante dernières années ?*
Dambisa Moyo - Les causes du sous-développement sont multiples, mais le système d'aide
international est l'une des clés qui permettent de comprendre cette misère. C'est un
tabou : l'octroi à l'Afrique de milliards de dollars chaque année aggrave la pauvreté -
entre 1970 et 1998, quand le flux de l'aide était à son maximum, le taux de pauvreté sur
le continent africain est passé de 10 à 66% - et favorise le sous- développement par bien
des aspects. L'aide encourage la corruption, génère de l'inflation, crée une dette
massive et retarde la croissance. Elle accroît l'instabilité politique dans des pays où
des factions rivales se battent pour prendre le pouvoir et ainsi accéder à cette manne
financière. Nous savons qu'aucun pays au monde n'a réussi à réduire la pauvreté et à
accélérer son développement par le seul recours à l'aide étrangère. Ca n'est arrivé nulle
part sur terre. Tout le monde le sait. Les spécialistes du développement à la Banque
mondiale, au Fonds monétaire international et dans toutes les agences internationales le
savent. Ce sont eux qui m'ont fourni les chiffres. Mais personne n'a le courage de dire
que ce scandale doit cesser.
 

N. O. - Vous dites que pour l'Afrique l'aide étrangère est à la fois une drogue et une
malédiction
D. Moyo. - J'utilise la métaphore de la drogue dans la mesure où le dealer et le
toxicomane fonctionnent de manière symbiotique. Ils ont besoin l'un de l'autre. Si
l'Europe et l'Amérique du Nord continuent d'aider l'Afrique, c'est parce que cela leur
coûte moins cher que d'ouvrir leurs marchés aux produits du tiers-monde. S'ils le
faisaient, une partie des fermiers européens se retrouveraient au chômage. Par ailleurs,
une bonne part de l'électorat progressiste occidental souhaite que le Nord poursuive son
aide au Sud, et demeure convaincu que l'assistance économique est le seul moyen d'y
parvenir.
 

N. O. - Vous écrivez que l'aide internationale renforce les gouvernements corrompus, et
que, dans certains cas, elle a pu détruire des pays africains.
D. Moyo. - L'Afrique regorge d'exemples de ce genre. Mobutu, sous son règne, avait volé 5
milliards de dollars, soit l'équivalent de la totalité de la dette extérieure de son pays ! Chez moi, en Zambie, nous avons l'exemple récent de notre propre président qui a été
mêlé à un scandale financier. Juste à côté, au Malawi, le président a été impliqué dans
une affaire de détournement de fonds d'aide à la lutte contre le sida. Je pourrais
multiplier les exemples.
 

N. O. - L'aide internationale est-elle à ce point néfaste ?
D. Moyo. - Comparez le Ghana à la Corée du Sud. En 1960, le premier accepte l'aide
étrangère, et l'autre non. Comparez le continent africain à l'Asie. Il y a trente ans
seulement, le Malawi, le Burundi et le Burkina Faso dépassaient la Chine sur la base du
revenu par habitant. En Afrique même, comparez le Botswana, qui a refusé l'aide, et les
pays voisins, qui l'ont acceptée. La différence est frappante en termes de capacité à
créer de la croissance et à réduire le niveau de pauvreté. Les pays qui acceptent l'aide
se retrouvent irrémédiablement à la traîne. L'assistance économique alimente l'inflation
par de multiples biais, et réduit l'efficacité des gouvernements, même lorsqu'ils ne sont
pas corrompus. Cela arrive aussi à des gouvernements intègres. Dès que l'argent se met à
affluer, les gouvernements africains se révèlent incapables de fournir à leur peuple des
services publics aussi essentiels que l'éducation, le système de santé, la sécurité ou
les infrastructures collectives. Il est impossible pour les Africains de mettre leurs
gouvernements en face de leurs responsabilités et de leur demander des comptes. Du coup,
beaucoup de dirigeants passent davantage de temps à courtiser les donateurs qu'à
s'occuper de leurs citoyens. N'oublions pas aussi qu'une partie de l'aide repart dans les
banques occidentales
 

N. O. - Ne voyez-vous pas un exemple d'aide qui soit positif ?
D. Moyo. - Je n'en ai jamais vu. Le seul type d'intervention économique qui fonctionne
est un programme massif et à court terme, de type plan Marshall. On injecte des milliards
de dollars sur une durée de cinq ans afin de créer des infrastructures, puis cela
s'arrête. Le problème avec l'aide que reçoit l'Afrique, c'est que personne ne sait jamais
quand les programmes prendront fin. C'est une question dont personne ne discute jamais.
J'insiste sur la nécessité de trouver des stratégies de sortie face à cette assistance
perpétuelle.
 

N. O. - Vous proposez un «traitement de choc» pour l'Afrique. Quelles mesures
préconisez-vous ?
D. Moyo. - Je propose d'encourager des politiques qui ont fait leurs preuves ailleurs,
et pas simplement en Chine ou en Europe, mais aussi en Afrique. Au Botswana, ces
politiques ont fonctionné. Nous devrions donc étendre ces expériences au reste de
l'Afrique. L'histoire a démontré que l'aide d'Etat à Etat n'est efficace que si elle est
ponctuelle. Que ce soit en Corée du Sud, en Inde avec la révolution verte, ou en Europe
avec le plan Marshall, l'aide économique a bien fonctionné parce qu'elle a été ciblée et
de courte durée. Elle ne doit surtout pas s'éterniser. Si l'on disait à l'Afrique qu'on
allait lui donner 20 milliards de dollars aujourd'hui au lieu de 10, mais qu'on fermerait
le robinet dans dix ans, je trouverais ça plus intéressant que de répéter : nous allons
vous donner 10 milliards de dollars régulièrement jusqu'à la fin de vos jours. Il faut
impérativement développer le commerce. Nous savons que les échanges commerciaux stimulent
la croissance économique. Les pays dont les échanges commerciaux sont limités ne se
développent pas, toutes les études économiques le prouvent. Si l'on prend le continent
africain dans son ensemble, il est de fait exclu de nombreux marchés. L'Europe et les
Etats-Unis subventionnent leurs agricultures et bloquent donc les produits africains.
L'Afrique devrait renoncer à essayer de vendre ses produits à l'Europe et aux Etats-Unis,
car elle n'y arrivera jamais. En revanche, la bonne nouvelle est qu'il existe d'autres
pays et marchés, dont la Chine, qui ne possède que 7% de terres arables et qui a besoin
d'importer des produits alimentaires. Pourquoi alors perdre son temps à lutter contre les
Etats-Unis, qui rejettent les produits africains et qui sont autosuffisants au niveau
alimentaire ? Mais en Afrique elle-même, regardez les tarifs douaniers, qui peuvent
doubler d'un pays francophone à un pays anglophone ! C'est absurde. L'intégration
régionale doit devenir une priorité. Je viens de Zambie, un pays qui compte 10 millions
d'habitants et dont peu de gens se soucient. En Asie, 10 millions d'habitants, c'est une
petite ville. L'Afrique du Sud, elle, représente 200 millions d'habitants, soit
l'agrégation de huit petits pays. Pour les investisseurs, c'est d'emblée un marché plus
attractif. Il est également absurde pour chacun des pays africains d'avoir des devises
différentes. Et ça ne s'arrange pas. Récemment, je me suis rendue au Rwanda, au Kenya et
en Tanzanie. Trois pays voisins : il m'a fallu trois visas et changer mon argent trois
fois parce que aucun de ces pays n'a la même devise. Si j'étais un investisseur, je
trouverais ça rebutant. Ce sont des exemples très simples. Si cinq petits pays africains
s'associaient demain pour créer un espace économique avec une devise et un passeport
communs, les choses changeraient très vite.
 

N. O. - Vous citez comme modèle la politique chinoise d'investissements massifs en
Afrique. La Chine y a manifestement des projets très ambitieux. Ne pensez-vous pas que
cette nouvelle occupation économique peut avoir des effets pervers ?
D. Moyo. - Je ne pense pas qu'il s'agisse d'une occupation. Les Occidentaux sont assez
hypocrites quand ils critiquent les Chinois et leur reprochent de faire exactement ce
qu'eux- mêmes ont fait. Je pense que les investissements chinois dans les infrastructures
donnent aux Africains une chance de créer une richesse qui leur appartienne. Ils font du
commerce, des affaires et créent des emplois. On n'entend jamais protester les dirigeants
africains, seuls leurs homologues occidentaux crient au néocolonialisme.  

Propos recueillis par Gilles Anquetil, François Armanet

Née en Zambie, Dambisa Moyo est diplômée en économie d'Oxford et de
Harvard. Elle a travaillé pour la Banque mondiale et pour Goldman Sachs. Elle vient de
publier chez Lattès «l'Aide fatale», qui a été un best-seller aux Etats-Unis et en
Grande- Bretagne.

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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 16:59
 

                                                                                               le 22 octobre 2009

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

de Jacques MYARD

Député UMP

Président du Cercle Nation et République

 

 

Publication de Jacques Myard : La France à l’ère de la mondialisation

 

En trente ans à peine, le monde a profondément changé : le système bipolaire s’est effondré, laissant place à la montée en puissance de nombreux acteurs étatiques et transnationaux nouveaux. La puissance des Etats-Unis est contestée par les ambitions de la Russie, celles encore timides de l’Europe, et l’affirmation des pays émergents, le Chine et l’Inde surtout, qui demandent des règles du jeu mieux adaptées aux rapports de force qui se dessinent.

 

Quelle stabilité attendre de la recomposition de la puissance en cours ? Dans cette nouvelle donne internationale, la France doit-elle nécessairement se fondre dans une entité plus vaste pour exister sur la scène du monde ?

 

Au lieu de rechercher exclusivement l’intégration européenne, notre pays, fort de ses atouts, doit jouer sa propre carte, en développant en toute indépendance des coopérations tous azimuts en Europe et dans le monde.

 

C’est le pari qui rassemble dans cet ouvrage autour de Jacques Myard une vingtaine de spécialistes de renom, universitaires comme Pascal Boniface, Gérard François Dumont, Xavier Raufer, Jean-Luc Gréau, des diplomates tels les ambassadeurs Salon et Robin, des industriels comme Bruno Giorgianni du groupe Dassault, des personnalités de la culture comme l’écrivain Dominique Noguez, et des politiques avec le député Jean-Jacques Guillet et le conseiller spécial du Président de la République Henri Guaino.

 

La France à l’heure de la mondialisation

est disponible aux éditions l’Harmattan

ISBN n°978-2-296-10114-2

Vous pouvez le commander en ligne sur la page :

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=29734

 

 

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 03:28

Le journal britannique The Times affirme dans son édition du jour qu'avant l'arrivée des militaires français dans le district afghan de Surobi, les Italiens (alors responsables du secteur) payaient les insurgés pour avoir la paix. L'accusation, grave, provient de "militaires occidentaux" (Western military officials).

Le quotiden parle de "dizaines de milliers de dollars" versés aux chefs talibans et aux seigneurs de la guerre, par les services de renseignement italiens, et non par l'armée italienne.

A leur arrivée dans le secteur, en juillet 2008, pour relever les Italiens, les militaires français n'auraient pas été prévenus de ces pratiques. Ils auraient donc considéré la région comme tranquille. D'où la patrouille envoyée à Uzbine, qui se solda par la mort de dix militaires tombés dans une embuscade.

La présidence du Conseil italienne a réagi en qualifiant ces accusations de "totalement infondées". "Le gouvernement Berlusconi n'a jamais autorisé ni consenti aucune forme de paiement d'argent aux membres de l'insurrection talibane en Afghanistan, et n'a pas connaissance d'initiatives de ce type du gouvernement précédent". Relisez bien ce communiqué : il est fait état du "gouvernement Berlusconi" et non du "gouvernement italien". Nuance donc. Car du 17 mai 2006 au 8 mai 2008 [donc, durant la période incriminée] l'Italie était dirigée par le gouvernement Prodi (gauche)....

Rappelons que les Italiens ont perdu 21 hommes en Afghanistan, dont six dans un attentat le mois dernier.

Selon le Times, les services secrets américains auraient été mieux renseignés et découvert que l'Italie se livrait à ces pratiques avant même l'embuscade. «Sidérés», les Etats-Unis auraient fait transmettre en juin 2008, par l'intermédiaire de leur ambassadeur à Rome, une réclamation au gouvernement de Silvio Berlusconi, qui n'a jamais admis avoir acheté la paix dans la région de Saroubi. Information également démentie par l'Italie.

Cette pratique, selon un haut responsable afghan, serait pourtant monnaie courante dans le pays. «Beaucoup de pays de l'Otan» engagés en Afghanistan payent les insurgés pour que leurs soldats ne soient pas attaqués, a expliqué ce haut gradé. Une démarche pratiquée à grande échelle, sauf chez les Britanniques et les Américains, précise cette même source. «Cela peut se justifier d'acheter des groupes locaux et d'utiliser la non-violence pour baisser le niveau de violence, explique un haut responsable de l'Otan au Times. Mais c'est de la folie de ne pas en informer vos alliés !

[A noter que cette affaire arrive à un moment où le gouvernement britannique vient d'annoncer l'envoi de 500 hommes supplémentaires et où Londres, comme Washington, insistent sur le partage du fardeau entre alliés...] Que fera la France ...?

[Ce blog n'est pas en mesure de confirmer ou de démentir l'article du Times. Nous pouvons simplement verser quelques éléments qui abondent plutôt dans le sens du Times. En effet, à plusieurs reprises et provenant de sources militaires de bon niveau, nous avons entendu des accusations contre le comportement des Italiens dans le district de Surobi. Faute de preuves, nous n'avons jamais fait état de ce qui pouvait se réveler être de simples rumeurs désobligeantes. Les accusations étaient de deux ordres : l'absence de patrouilles italiennes dans certains secteurs (comme Uzbine) et une large tolérance pour la culture de l'opium. En revanche, jamais nous n'avons entendu dire que les services italiens payaient directement les insurgés.]

"Se servir de l'argent comme une arme", conseillent les Américains

"Use money as a weapon" - ce n'est pas un quelconque agent secret italien en vadrouille en Afghanistan qui le dit, mais le très officiel manuel de l'US Army, "Tactics in counterinsurgency" publié en mars 2009 sous la responsabilité du général David Petraeus. Cette utilisation de l'argent comme une arme s'appuie sur l'expérience du "surge" en Irak, où les Américains sont parvenus à retourner les sunnites en utilisant des arguments sonnants et trébuchants...

Cela devrait nous amener à relativiser l'émotion provoquée par l'article du Times d'hier, accusant les services secrets italiens d'avoir acheter la tranquilité de leurs troupes dans le secteur de Surobi.

L'argent est-il une arme plus immorale qu'une bombe GBU-12 ? Beau débat philosophique que nous ne trancherons pas ici...

Les militaires ont même inventé un mot pour de telles pratiques : le "cimic lourd", de Cimic (civil-military cooperation) et lourd, parce qu'on met le paquet ! La frontière entre la corruption et l'aide aux populations est-elle d'ailleurs si étanche que cela dans des pays où la séparation entre les intérêts privés et publics ne correspond pas à nos normes morales? On nous vante sans cesse le rôle des actions civilo-militaires, mais qui affirmera que l'aide fournie aux populations, afin de les convaincre du bien fondé de la présence occidentale dans leur pays, est traçable jusqu'au dernier euro ?

Comme nous le racontions ici, en juillet dernier, l'armée française achemine chaque année vers l'Afghanistan une demi-tonne d'euros en liquide. Qui croira que cet argent a fini uniquement dans les poches de gens qui auraient eu la bénédiction d'Amnesty international

Les Français savaient-ils ?

Le problème posé par l'article du Times est différent: les militaires français savaient-ils exactement comment les Italiens s'y prenaient pour contrôler le district de Surobi, avant de les y relever ? L'existence, au sein de l'armée française, de rumeurs assez malveillantes sur le comportement des Italiens tend à prouver que les militaires français n'étaient pas complètement en terra incognita. Une source, que j'estime fiable, nous confie d'ailleurs que "le paiement par les Italiens de subsides aux agriculteurs et par voie de conséquences aux chefs de guerre et autres opposants pour les inciter à réduire la production d'opium était bien connu des services français". Si c'est le cas, quelles conséquences ont-elles été tirées par l'armée française lorsqu'elle a succédé aux Italiens dans ce secteur ?

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 20:03
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/10/14/01016-20091014ARTFIG00524-deux-soldats-francais-menaces-de-perdre-leur-nationalite-.php

Enfin de l'espoir pour ces deux militaires français, victimes d' un imbroglio juridique qui voudrait leur  retirer la nationalité française, et dont la France ne s' honore pas en l'état !
Ils ont maintenant le soutien de leur hiérarchie jusqu'au ministre Hervé Morin qui les a reçu ! Les associations, les médias, l'opinion publique et la blogosphère se sont émus et ont signalés cette débilité administrative, et des milliers de mails et de lettres ont été envoyés dans les ministères concernés et jusqu'au chateau au Président de la République, Nicolas Sarkozy chef des armées !

JDD

Nationalité de MM. Ounoussou Guissé et Amara Guissé

 

Paris, le 13 octobre 2009,

 

COMMUNIQUÉ

 

 
Nationalité de MM. Ounoussou Guissé et Amara Guissé

 

L’attention d’Eric BESSON, Ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire, a été appelée sur la situation au regard de la nationalité de MM. Ounoussou Guissé et Amara Guissé, qui ont choisi le fondement de la nationalité par descendance pour se voir reconnaître la nationalité française. Ce choix se heurte à l’absence de nationalité française de leur père, qui n’a pas fixé son domicile en France ce qui a empêché de lui reconnaître la nationalité de plein droit, et dont la situation matrimoniale a empêché d’enregistrer la déclaration de nationalité. Cette procédure est actuellement portée devant les juridictions.

S’ils souhaitent obtenir la nationalité française, d’autres voies sont envisageables :

- S’ils ont la possession d’état de français depuis plus de 10 ans, ils peuvent faire une déclaration sur le fondement de l’article 21-13 du Code civil. Cette procédure a été suivie par leur frère M. Mamadou Guissé en 1998, qui, depuis cette date, a la nationalité française.

- Compte tenu des services accomplis dans l’armée française, ils peuvent aussi s’ils le souhaitent demander leur naturalisation auprès de la Préfecture de leur département, sur le fondement de l’article 21-19 4° du Code civil, sans exigence d’avoir leur résidence habituelle depuis 5 ans en France, mais en satisfaisant les exigences légales concernant l’âge, la moralité et l’absence de certaines condamnations pénales, et l’assimilation à la communauté française notamment par la connaissance de la langue.

- S’ils peuvent attester de services exceptionnels rendus à la France, ils peuvent enfin solliciter une naturalisation pour services exceptionnels au titre de l’article 21-19 6° du Code civil, sur la base d’un rapport du ministre chargé de la défense et d’un examen par le Conseil d’Etat.

Si MM. Ounoussou Guissé et Amara Guissé souhaitent s’engager dans une telle procédure, Eric BESSON a demandé à ses services de procéder à un examen attentif et bienveillant de leur demande de naturalisation.

 


 

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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 05:35

12/10/2009

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 11:24

11/10/2009

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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 11:17

AFGHANISTAN

EXCLUSIF : la France étudie l'achat en urgence de drones Predator aux États-Unis

Par Jean Guisnel Le POINT

EXCLUSIF : la France étudie l'achat en urgence de drones Predator aux États-Unis

© DR

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-10-11/exclusif-la-france-etudie-l-achat-de-drones-americains/1648/0/38472

Donc peu ou pas de reconnaissances aériennes ? Pitoyable l'armée du général Bourbaki !
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  •  Délégué Fédération Professionnelle Commerce et Industrie UMP 31. Délégué régional Midi-Pyrénées à l'Union de la France Forte.Gaulliste/Sarkozyste. Ma famillie, la patrie,l'humanisme, c'est ma vie !
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