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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 09:59
Amos Gilad, l'homme
des missions sensibles 
.
Le général de réserve israélien Amos Gilad (à gauche) discute avecson interlocuteur égyptien, Omar Souleiman, chef des renseignements.
Le général de réserve israélien Amos Gilad (à gauche) discute avecson interlocuteur égyptien, Omar Souleiman, chef des renseignements. Crédits photo : AP

Cet ancien espion était jeudi en Égypte pour négocier les conditions d'une trêve permanente à Gaza.

Amos Gilad est devenu l'un des hommes les plus influents d'Israël. Ce général de réserve a été choisi par le gouvernement pour aller en Égypte, jeudi, négocier les conditions d'une trêve dans la bande de Gaza. Homme des missions «sensibles», il ne faisait aucun doute que cette nouvelle tâche lui in­comberait. Fort de ses fonctions de responsable des questions politiques et de sécurité au ministère de la Défense, il a su en effet se rendre indispensable.

L'an dernier déjà, Amos Gilad, 54 ans, avait mis au point un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, conclu en juin avec le Hamas par l'intermédiaire de l'Égypte. À l'expiration de cette trêve respectée tant bien que mal, il a tenté d'en obtenir la prolongation en se rendant de nouveau au Caire. En vain, ce qui a provoqué le déclenchement de l'opération israélienne en cours.

Lors de ces tractations, il est devenu l'interlocuteur privilégié des Égyptiens, notamment du gé­néral Omar Souleiman, le chef des renseignements militaires.

Ce dossier n'est pas le seul géré par Amos Gilad. Il a aussi mené les négociations avec les Égyptiens pour obtenir du Hamas la libération du soldat franco-israélien Gilad Shalit, enlevé en 2007 et détenu dans la bande de Gaza. Comme récompense pour ses services, il a été provisoirement nommé l'an dernier au poste clé de coordinateur des activités israéliennes dans les Territoires palestiniens, une fonction qu'il avait déjà occupée dans le passé.

 

Communicateur bourru

 

Sur un tout autre front, Ehoud Barak, le ministre de la Défense, lui a confié une mission de confiance. Il a été envoyé début décembre à Moscou pour tenter de convaincre les Russes de ne pas fournir à l'Iran et à la Syrie des systèmes de défense antiaériens de type S-300. Cet équipement ultrasophistiqué rendrait en effet plus périlleuse toute tentative de l'aviation israélienne de lancer des raids, contre les installations nucléaires iraniennes en particulier. Amos Gilad a été jugé, dans ce cas aussi, comme l'homme idoine en raison notamment den expérience acquise pendant des années comme haut responsable des renseignements militaires israéliens.

À ces multiples casquettes Gilad ajoute également celle de grand «communicateur». Cultivant vo­lon­tiers le ton bourru prêté aux militaires, il n'hésite pas à rabrouer les journalistes trop curieux. Ses pairs estiment néanmoins qu'il a le profil puisqu'il fut porte-parole de l'armée et avait été chargé en 2003, lors de l'invasion américaine en Irak, de rassurer la population sur les dangers potentiels de tirs de missiles à têtes chimiques ou bactériologiques contre Israël.

L'ascension d'Amos Gilad ne s'est pas faite sans lui valoir quelques inimités. Amos Malka, un ancien chef des renseignements militaires, l'a notamment accusé d'avoir «distordu» des rapports de ce service en vue de présenter Yasser Arafat comme un interlocuteur non crédible, peu avant les négociations de Camp David de l'été 2000. L'échec de ces discussions avait immédiatement été suivi par la deuxième Intifada et une vague de violences.

 

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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 03:03

(De Pékin) Le quotidien japonais Asahi Shimbun vient de révéler que la Chine allait entamer la construction de deux portes-avions en 2009. Selon le journal, qui cite des "sources militaires et de l'industrie de la construction navale chinoise", l'objectif est d'achever la construction des deux navires avant 2015.

Les bâtiments, de 50 000 à 60 000 tonnes chacun, fonctionneront à propulsion conventionnelle. Ils devraient être confiés à la Flotte de Mer de Chine du Sud de l'Armée Populaire de Libération. Les plus grands chantiers navals au monde auraient été achevés cet automne sur l'île de Changxingdao, dans l'estuaire du fleuve Yangtze, près de Shanghai. L'un des quatre nouveaux docks serait destiné à la construction des portes-avions, selon le quotidien, rapportant les propos d'une "source proche des autorités municipales de Shanghai".

 
La marine chinoise contre les pirates

 


Deux destroyers et un navire ravitailleur chinois ont appareillé le 26 décembre pour les côtes somaliennes, afin de lutter contre les attaques des pirates contre des navires chinois. Le dernier cargo chinois à avoir été leur cible, le Zhenhua 4, n'avait été sauvé le 17 décembre que grâce à l'intervention de navires d'autres pays. Cette décision de Pékin est à la fois historique et de grande portée.

 

Pékin a souligné que les unités chinoises allaient "travailler", dans le cadre des résolutions anti-piraterie de l'ONU, avec la douzaine de navires des autres pays croisant dans les parages. Leur mission sera identique: escorter les cargos du Programme alimentaire mondial (PAM) et protéger les navires marchands, en priorité ceux battant pavillon national.

 

Un haut gradé de la marine chinoise aurait expliqué aux journalistes japonais que, la Chine étant de plus en plus dépendante du pétrole du Moyen-Orient, les portes-avions serviraient à sécuriser la voie maritime passant par le Détroit de Malacca et l'Océan Indien.

Une autre source militaire, anonyme toujours, et citée par le South China Morning Post évoque elle 4 porte-avions opérationnels d'ici à 2020, dont au moins un avant 2016.

Symbole de force nationale

La Chine a fait savoir depuis plusieurs années qu'elle envisageait de se doter d'un ou plusieurs porte-avions, sans donner officiellement de détails. "Un porte-avions est un symbole de force nationale et de compétitivité de la force navale. Le gouvernement chinois prendra en compte tous les facteurs et étudiera sérieusement la question" avait expliqué Huang Xueping, porte-parole du ministère chinois de la défense, le 24 décembre dernier.

A défaut de pouvoir totalement dissimuler ses projets d'acquisition ou de construction de portes-avions, la Chine a souvent joué sur la désinformation pour ne pas être transparente dans ce domaine hautement stratégique. Il faut donc prendre les révélations faites anonymement à la presse japonaise avec une certaine précaution. S'ajoutant aux déclarations officielles récentes, ces "fuites" probablement organisées laissent toutefois penser que le projet de construction est imminent, sinon déja entamé.

Pour Pékin, la plus grande difficulté aura été d'ordre technologique. Dans un premier temps, la Chine devrait importer les systèmes électroniques de commandement des navires de Russie et aurait déjà passé des commandes aux grands groupes de l'industrie de défense chinoise.

Casino repeint en gris militaire

La Chine a également cherché à acquérir des portes-avions d'autres pays, pour s'en inspirer. A la fin des années 90, elle a notamment acheté à l'Ukraine un porte-avions de technologie russe pas encore en service lors de l'effondrement du bloc soviétique, le Varyag. Il avait été acquis via une société écran basée à Macao, qui disait vouloir le transformer en casino.

Depuis, il a été transféré dans le port de Dalian, dans le Nord-Est du pays. Reste à savoir si l'armée chinoise compte simplement s'en inspirer ou si elle souhaite le rendre opérationnel. Difficile à déterminer. Mais on sait toutefois qu'il a été récemment repeint du gris clair de la Marine chinoise. Certains observateurs soulignent qu'il fait l'objet de travaux intensifs, visibles de l'extérieur, probablement plus qu'il n'en faudrait pour installer des tables de poker et des machines à sous. ..

Mais pendant ce temps là, la France n'envisage toujours pas un deuxième porte-avion...!

Voir mon article "Le Charles de Gaulle est à nouveau disponible"...!

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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 09:49
 
Trois gardés à vue après l'attentat contre la synagogue de la rue Rembrandt

20h00. L’enquête n’aura pas été longue. Deux semaines pile après l’attentat contre la synagogue de la rue Rembrandt à Toulouse, le procureur de la République Michel Valet a pu annoncer que trois personnes parmi lesquelles deux mineurs étaient en garde à vue au commissariat de la ville ce lundi soir.

De dangereux terroristes qui fuient à la première sirène d’alarme et abandonnent sur place leur matériel incendiaire et leur véhicule moteur tournant et portières ouvertes, ne sont peut-être pas de dangereux terroristes.

L’hypothèse d’un méchant coup perpétré par une équipe de bras cassés semble s’avérer. Au lendemain de l’attentat, le préfet de Région qualifiait d’ailleurs lui-même le tout d’acte «isolé plutôt qu’organisé».

Pour l’heure, aucune indication n'a été communiquée concernant l’âge, le sexe ou l’identité des gardés à vue. Les autorités n’ont pas non plus fait savoir si ces personnes étaient connues ou non des services de police. Le procureur Valet tient pour sa part à préciser qu’elles sont encore «présumées innocentes».

C’est dans la nuit du lundi 5 au mardi 6 janvier qu’une voiture-bélier a été projetée puis incendiée contre le lieu de culte Juif du quartier populaire de Bagatelle. Les témoignages aussitôt recueillis faisaient état d’au moins trois personnes aperçues en train de s’enfuir.

L’attentat qui n’a blessé aucune des quatre personnes alors présentes sur les lieux a cependant suscité beaucoup d’émotions et un débat politique dans le pays sur le thème : y a-t-il importation en France du conflit au Proche Orient ? Ce lundi soir, il n’y a en tout cas aucune émotion perceptible dans les quartiers voisins de la synagogue.
On va voir maintenant comment la justice va juger cet acte autement symbolique !

Hier soir la synagogue de la rue Rembrandt, dans le quartier de Bagatelle à Toulouse, a été la cible d'une attaque à la voiture piégée. Les dégâts sont limités et il n'y pas de blessé.


Hier soir la synagogue « Les Portes de la vérité », à Toulouse a été prise pour cible par un groupe d'individus qui a pris la fuite. Ils ont eu le temps de mettre le feu à une voiture. Photos DDM, Thierry Bordas

Une voiture entièrement calcinée bloque l'accès à la synagogue de la rue Rembrandt, dans l'ouest de Toulouse entre les pistes de l'hippodrome de la Cépière et les tours HLM de Bagatelle.

Les flammes, étouffées par les mousses utilisées par les pompiers, ont empêché le feu de gagner le lieu de culte et la haie d'arbres de la maison voisine. « Il était environ 20 h 50. À l'intérieur de la synagogue, le rabbin Guez animait un enseignement pour un groupe d'adultes. Ils ont entendu un grand bruit. L e temps qu'il ouvre la porte, la voiture était en feu… », rapporte un membre de la communauté juive. C'est un voisin de cette rue tranquille où les petites maisons se succèdent qui donné l'alerte. Pompiers et policiers sont arrivés très vite. Et ils ont découvert une deuxième voiture, une Ford Fiesta, garée à environ 50 mètres de la synagogue. « Elle contient des engins incendiaires », glisse un témoin. En effet, sur le siège arrière, deux bouteilles ressemblent à des cocktails Molotov. D'autres éléments suspects sont présents à l'avant de ce véhicule qui porte les traces classiques d'une voiture volée. Elle intéresse les enquêteurs et notamment les spécialistes de la police scientifique qui vont essayer de découvrir à l'intérieur des indices pour remonter la piste des auteurs de cette attaque. « Un attentat inadmissible », s'indignent plusieurs membres de la communauté juive toulousaine.


le désarroi

Dans le contexte de tension au Proche-Orient entre Israéliens et Palestiniens membres du Hamas, les juifs de Toulouse sont choqués mais à peine surpris. « Comme lors de l'Intifada, nous sommes pris pour cible. C'est regrettable », reproche un membre de l'association cultuelle israélite. « Jamais je n'aurais imagé que cette synagogue soit prise pour cible. Pour moi, elle était inviolable. C'est un lieu de culte, de fête, d'étude depuis trente ans. Jamais elle n'avait été visée… », confie un homme qui a l'habitude de s'y recueillir. Présidente du conseil des institutions juives de Toulouse et Midi-Pyrénées, Nicole Yardeni se dit « plus triste que révoltée ». « Comment dans notre pays, la raison ne peut pas prévaloir. Malheureusement, nous nous attendions à des agressions, à des manifestations mais il y a tant d'autres manières de s'exprimer… ». Hier soir quand l'attaque s'est produite à Toulouse, les représentants des institutions musulmanes et juives de France sortaient du ministère de l'Intérieur, à Paris. Une réunion pour « appeler au calme » et ne pas transposer en France les tensions du Proche Orient…


 La Dépèche 

Plus rien n'est respecté, ni les lieux de cultes, ni les biens des citoyens ! Ce n'est plus tolérable, il faut une justice qui applique la loi avec sévérité, sur tout le territoire de la république, ce qui n'a pas été le cas, avec les différents incendiaires arrêtés après la nuit de feu de la Saint Sylvestre.
Autre remarque, la réaction du maire de Toulouse dans les médias suite à cet acte odieux, tarde à venir !
JDD
Des incendiaires jouent à Gaza dans le quartier de Bagatelle à Toulouse

ATTENTAT. Le fracas du véhicule lancé contre la grille de clôture de la Synagogue de la rue Rembrandt à Toulouse hier soir lundi à 21h50 a fait sortir la poignée de fidèles qui y étaient réunis.

L’incendie consécutif du bolide n’a alors plus fait de doute. C’est un attentat qui visait le lieu de culte juif sous le périphérique de la ville, entre l’hippodrome et le quartier sensible de Bagatelle.

La synagogue elle-même est intacte. De même que les arbres qui la séparent des propriétés voisines. Ce sont les esprits qui se sont tout de suite incendiés.

Très tôt sur les lieux, les forces de police ont repéré un second véhicule prêt à l’emploi criminel, avec trois cocktails Molotov à son bord. Il aurait été abandonné avant son utilisation.

Désolé par cette manifestation de la «bêtise humaine», le président de la Maison de quartier de Bagatelle est au moins soulagé qu’il n’y ait «aucun blessé à déplorer». «Ce lieu de culte a toujours été protégé par tous», observe  Hafid ElAlaoui qui anime depuis cinq ans dans le quartier les Rencontres interculturelles musulmans, juifs et chrétiens. Les images télévisées du conflit dans la bande de Gaza auront selon lui «attisé les haines de quelques esprits crétins».

Anaëlle Khelif, la présidente toulousaine de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) parle, elle, d’une «montée fulgurante de l’antisémitisme» en France. Elle décrit «chaque juif français» comme pouvant devenir une «cible potentielle de la haine». «Nous ne voulons pas revivre le même cauchemar qu’en 2001», conclut-elle en avouant ne pas pouvoir décrire ce que fut ce cauchemar. «Le mot est peut-être un peu fort. Il peut faire très peur». Elle a choisi de l’employer, dit-elle, pour «percuter les esprits».

C’est encore Jean-Marc Izrine qui est le plus accablé. Ce syndicaliste militant d’une association d’insertion professionnelle dans un quartier populaire voisin de celui de Bagatelle revendique son appartenance à la communauté juive. Mais il en rejette le discours dominant : «Il y a une langue de bois de cette communauté, dit-il. Il faudrait croire que tous ses membres sont pour la paix et aiment les palestiniens». Il leur répond qu’Israël étant un état démocratique, ils n’ont qu’à y appuyer le «bloc de la Paix» plutôt que de «soutenir le vote pour les Faucons en jouant le réflexe identitaire».

Ce discours dominant «en contradiction flagrante avec les images du conflit vues tous les jours à la télé» aurait selon lui pour premier effet d’enfermer l’éventuelle communauté beur dans le rejet : «les jeunes autour de moi sont déjà exclus socialement. Ils ne supportent pas de devoir subir en plus cette langue de bois qui ferait des Arabes les méchants de l’affaire». Jean-Marc Izrine a raté la première. Il promet d’être de la prochaine manifestation de soutien aux Palestiniens de la bande de Gaza, «par internationalisme».

Si le «discours sioniste» peut y paraître dominant, développe-t-il, l’homogénéité de la communauté juive n’est selon lui qu’apparente. L’Union des Juifs pour le progrès défend des positions humanistes et «assume une judaïté critique, explique-t-il. Mais on ne voit et n’entend jamais que les organisations officielles».

Il y a cinq ans, la synagogue du quartier toulousain d’Empalot a déjà subi une agression semblable. La Maison de quartier de Bagatelle a alors fait signer une pétition de soutien et organisé des rencontres avec le rabbin des lieux. Ledit rabbin parti, sa communauté n’aurait pas donné de suite, regrette Hafid ElAlaoui. Les réactions communautaires ne sont pas les plus faciles à surmonter.

Ce mardi à 11h30, l’attentat de la nuit n’a toujours pas été revendiqué. Á deux rues de là, revenant de faire ses courses, un musulman pratiquant hausse des épaules : «ce ne sera jamais revendiqué. Ce sont des imbéciles sans suite dans les idées qui ont fait ça». Anaëlle Khétif préfererait en être convaincue.

GLv. Libération Toulouse

 


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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 10:11
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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 09:17
2009 : le retour dans l'Otan, avec deux commandements pour la France

La relance de la défense européenne - tant claironnée au cours de la Présidence française de l'UE- n'ayant pas donné tous les résultats escomptés, l'année 2009 sera sans doute marquée par des avancées nettement plus importantes dans la relation entre la France et l'Alliance. En clair, un retour dans l'Otan par la grande porte. L'affaire devrait se jouer lors du sommet de l'Otan, les 3 et 4 avril à Strasbourg et à Kehl. Ce sommet marquera le soixantième anniversaire de la signature du Traité de l'Atlantique nord.

Le président de la République pourrait évoquer cette question lors de ses voeux aux armées, dans le discours qu'il prononcera demain mardi devant les soldats français de la Finul, au sud-Liban. Mais ce sera surtout à l'occasion de la Wehrkunde, la conférence sur la politique de sécurité qui se tient tous les ans à Munich, que Nicolas Sarkozy devrait donner sa feuille de route. Il a prévu de s'y rendre, entre le 6 et le 8 février. La France souhaite reprendre toute sa place au sein de l'Otan - dont elle a quitté l'organisation militaire intégrée en 1966. Mais l'Otan d'aujourd'hui n'a plus grand chose à voir avec ce qu'elle était il y a 43 ans. Il n'y a plus, par exemple, de forces affectées de manière permanente aux différents commandements de l'Otan - qui est devenu essentiellement une série d'état-majors de différents niveaux (onze au total).

Le retour de la France pourrait se traduire par l'attribution de deux commandements à des généraux français: l'Allied Command for Transformation (ACT) à Norfolk (Virginie, Etats-Unis) et l'un des trois états-majors interarmées, celui de Lisbonne.

L'ACT est un commandement prestigieux, mais qui ne participe pas aux opérations. Il s'agit d'un état-major chargé de réflechir à la transformation de l'Alliance. Le nom du général Stéphane Abrial, actuel chef d'état-major de l'armée de l'air, est évoqué pour prendre ce poste.

Le Joint Headquarter (JHQ - quartier général interarmées) de Lisbonne est la plus petite des trois structures de niveau opératif, avec les deux JFC (Joint Forces Command) de Brunsum et de Naples.

Les Américains sont prêts à offrir des postes importants aux Français, mais ils se heurtent aux réticences des pays européens, en particulier le Royaume-Uni et l'Allemagne, assez peu enthousiastes à l'idée de céder des places à leurs camarades français.

Le retour de la France coutera cher au budget de la Défense. La France devra fournir plusieurs centaines d'hommes et de femmes, dont de nombreux officiers, pour armer les états-majors. Sa part dans le budget de l'Alliance devrait elle aussi augmenter. En 2007, la contribution française représentait 7,5% du budget total, soit 138 millions d'euros sur 1876. La France est le 5 ème contributeur derrière les Etats-Unis (25,9%), l'Allemagne (19,2%), le Royaume-Uni (11,2%) et l'Italie (7,7%).

Le prix à payer, ne serait-il pas d'augmenter nos troupes en Afghanistan à la hauteur des anglais, c'est à dire les effectifs d'une brigade, soit environ 13000 personnels ! Plusieurs fois, cela a été évoqué dans la presse spécialisée, et cela est très probable, le secrétaire d'état è la défense US ne changeant pas !

 Vu l'état de nos finances et du format opérationnel de nos armées après la cure d'amaincissement budgétaire du    livre blanc, cela relèverait de la prestidijitation !
La doctrine gaulliste de l'Europe des nations et de l'indépendance de la France est bien morte, place à celle du paillasson de l'Amérique, pour une place dans l'Otan !
Ne m'appelez plus jamais France...!

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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 20:31
Les troupes israéliennes entrent dans la bande de Gaza

 

 

Tirs d'artillerie israélienne près d'une mosquée dans le nord de la bande de Gaza, le 3 janvier 2009
© 2009 AFP (Marco Longari)
Tirs d'artillerie israélienne près d'une mosquée dans le nord de la bande de Gaza, le 3 janvier 2009

Israël a lancé samedi ses troupes dans la bande de Gaza pour la première fois depuis le début de son offensive sanglante contre le Hamas qui a menacé de faire payer "un prix lourd" à l'Etat hébreu.

L'armée israélienne a annoncé que l'opération durerait de "nombreux jours" et la présidence du Conseil a affirmé que l'offensive visait à "prendre le contrôle" des secteurs de Gaza d'où sont tirées les roquettes contre Israël.

Israël avait depuis le début de son offensive le 27 décembre bombardé par air et par mer la bande de Gaza, où au moins 460 Palestiniens dont 75 enfants et 21 femmes ont péri et 2.350 ont été blessés, selon des sources médicales palestiniennes.

Durant la même période, quelque 500 roquettes palestiniennes tirées de la bande de Gaza ont fait quatre morts en Israël, dont un soldat, et une quinzaine de blessés, selon les autorités israéliennes.

"Je peux confirmer que des troupes israéliennes sont entrées" dans le territoire palestinien, a déclaré à l'AFP une porte-parole de l'armée.

Un "nombre important de forces" participent à la "deuxième phase" de l'offensive, qui a commencé avec l'entrée de troupes dans Gaza, a ajouté l'armée en annonçant que l'opération terrestre allait durer "de nombreux jours" et en menaçant les habitants de Gaza qui aideraient des "terroristes" du Hamas.

Bombardement israélien sur la bande de Gaza, le 3 janvier 2009
© 2009 AFP (Patrick Baz)
Bombardement israélien sur la bande de Gaza, le 3 janvier 2009

Des chars israéliens ont ouvert le feu sur des positions du Hamas dans le nord de la bande de Gaza, essuyant en retour des tirs de mortier, selon des témoins.

Tirs d'artillerie sur Gaza. Durée: 0mn48.
© 2009 AFP
Tirs d'artillerie sur Gaza. Durée: 0mn48.

Le ministre de la Défense Ehud Barak a signé "un ordre de mobilisation urgente de milliers de réservistes" dans le cadre de l'offensive terrestre, selon son porte-parole.

Israël va payer "un prix lourd" en représailles à son offensive terrestre, a averti la branche armée du Hamas, les brigades Ezzedine al-Qassam, dans un communiqué.

En prélude au lancement de son offensive terrestre, l'artillerie israélienne avait bombardé le long de la frontière orientale de la bande de Gaza avec Israël.

Les commentateurs israéliens spéculaient ces derniers jours sur l'éventualité d'une opération terrestre contre le territoire palestinien.

Dans un message diffusé quelques heures plus tôt sur sa radio interne, le Hamas qui contrôle Gaza avait menacé d'enlever des soldats israéliens en cas d'offensive terrestre. "S'ils (les Israéliens) entrent (dans Gaza), Gilad Shalit aura de nouveaux amis", a-t-il averti, en allusion au soldat israélien capturé le 25 juin 2006 par un commando palestinien et détenu depuis dans Gaza.

La veille, le chef du Hamas, Khaled Mechaal, avait prévenu qu'un "sombre destin" attendait Israël s'il mettait le pied à Gaza.

Avant le début de l'offensive terrestre, au moins 16 Palestiniens dont quatre enfants ont été tués et 60 blessés dans un raid israélien contre une mosquée du camp de réfugiés de Jabaliya (nord), selon les secours palestiniens.

Ailleurs dans la bande de Gaza, quatre Palestiniens ont péri dans des raids aériens, dont deux chefs locaux du Hamas.

L'aviation israélienne a également visé un établissement scolaire à Beit Lahya (nord), en affirmant que cet édifice était utilisé "comme base de lancement de roquettes et cachette pour des chefs du Hamas".

En outre, au moins 15 roquettes ont visé le sud d'Israël, selon l'armée israélienne. Trois personnes ont été blessées à Ashdod et Netivot, à respectivement 30 et 20 km de la bande de Gaza.

L'offensive israélienne s'est également traduite par une détérioration de la situation pour la population d'un territoire surpeuplé et pauvre même avant la guerre.

"La situation actuelle à Gaza est épouvantable et de nombreux produits alimentaires de base ne sont plus disponibles", a déclaré Christine van Nieuwenhuyse, représentante du Programme alimentaire mondial dans les territoires palestiniens.

Le président américain George W. Bush a exhorté tous ceux qui le peuvent à faire pression sur le Hamas pour que le mouvement cesse ses tirs sur Israël et permette un cessez-le-feu qui "signifie quelque chose".

Dans le même temps, son administration a dit laisser son allié israélien libre de décider de lancer ou non une offensive terrestre, se contentant de l'exhorter à éviter les victimes civiles.

Sur le front diplomatique, une mission de l'Union européenne conduite par le chef de la diplomatie tchèque Karel Schwarzenberg, dont le pays assure la présidence de l'UE, est attendue au Proche-Orient de dimanche à mardi pour discuter d'un cessez-le-feu.

Le président français Nicolas Sarkozy arrivera lundi dans la région et s'entretiendra notamment lundi en Cisjordanie avec le président palestinien Mahmoud Abbas qui partira ensuite à l'ONU à New York pour plaider en faveur d'une trêve. Selon un responsable palestinien, Yasser Abed Rabbo, M. Sarkozy est porteur d'une "importante initiative en vue d'un cessez-le-feu".

Entretemps les manifestations de soutien à Gaza ont continué dans plusieurs capitales européennes, arabes et aussi en Afghanistan. En outre, des dizaines de milliers d'Arabes israéliens ont manifesté dans le nord d'Israël pour protester contre les raids à Gaza. Carte de localisation des attaques


Gaza 
 

REUTERS/ Issam Kobeisy

Le drapeau palestinien flotte dans cette banlieue de Beyrouth où le hezbollah a appelé à manifester, en soutien aux Palestiniens de Gaza, le 29 décembre.

A Beyrouth, le Hezbollah affiche sa solidarité avec le Hamas, face à l'intervention militaire israélienne dans la bande de Gaza. Mais la milice chiite fait tout, sur le terrain, pour éviter un nouvel embrasement.

La guerre de Gaza risque-t-elle de s'étendre au Sud-Liban? Si les bombardements israéliens sur le petit territoire palestinien ont fait monter d'un cran la tension au pays du Cèdre, analystes et politiciens s'accordent à penser que le conflit ne devrait pas faire tache d'huile. A moins d'un dérapage incontrôlé, toujours possible dans la région.

En fait, les gesticulations verbales du chef du Hezbollah ont plutôt rassuré ceux qui craignaient qu'il ne soit tenté d'ouvrir un second front.

Le Hezbollah n'a aucun intérêt à risquer son potentiel militaire pour la cause palestinienne

Ses diatribes, dont l'Egypte et quelques autres ont fait les frais, accompagnent l'émotion de la rue arabe. Sur le terrain, cependant, le "parti de Dieu" collabore étroitement avec l'armée libanaise et les mouvements palestiniens pour calmer le jeu et éviter qu'une provocation - d'un groupuscule djihadiste palestinien, par exemple - ne mette le feu aux poudres.

Ainsi, lorsqu'une roquette a été retrouvée par l'armée libanaise à côté d'un dispositif rudimentaire de lancement, le Hezbollah a aussitôt fait savoir que l'engin ne faisait pas partie de son arsenal: "Nous ignorons à qui elle appartenait, mais cette affaire nous inquiète : il ne fait guère de doute que cette roquette avait été posée là afin de donner à Israël un prétexte pour ouvrir un second front au Liban", confie Ali Fayad, directeur du Centre d'études et de documentation du Hezbollah, qui confirme qu'une éventuelle offensive de la milice chiite n'est pas à l'ordre du jour: "Notre politique est défensive et notre mission consiste à protéger le territoire libanais contre toute agression."  

"Le Hezbollah, souligne une source diplomatique, n'a aucun intérêt à risquer son potentiel militaire pour la cause palestinienne, qui, aussi populaire soit-elle dans le monde arabe, ne représente pas pour lui un enjeu vital."

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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 04:09
2008 : toutes les 30 heures, un militaire occidental a été tué en Afghanistan

293 militaires de la Coalition occidentale ont été tués en Afghanistan en 2008, le chiffre le plus élevé depuis le dévut des opérations en 2001, indique le site indépendant américain Icasualties, connu pour le sérieux de ses informations. Les pertes américaines en représentent plus de la moitié (155), suivi des Britanniques (51) et des Canadiens (28). A eux seuls, ces trois pays ont supporté 80 % des pertes. De leur côté, les Français ont perdu 11 hommes, dont 10 au cours de l'embuscade d'Uzbin.

A ces morts, il faut ajouter un nombre beaucoup plus important de blessés, qui conserveront souvent des séquelles très graves. C'est l'un des paradoxes des progrès de la médecine d'urgence : on meurt moins à la guerre, mais on revient plus souvent handicapé qu'auparavant. Sans compter les traumatismes psychiques.

Militaires de la coalition tués par année
Year US Other Total
2008 155 138 293
2007 117 115 232
2006 98 93 191
2005 99 31 130
2004 52 6 58
2003 48 9 57
2002 49 20 69
2001 12 0 12
Total 630 412 1042
   

Les forces de sécurité afghane compteraient, pour leur part, au moins 850 tués, selon l'Associated Press. En face, au moins 3.800 insurgés ont été tués - toujours selon AP. Au total, 6.340 personnes, dont 1.160 civils ont été tuées dans des violences liées à l'insurrection, selon les chiffres (non définitifs) compilés par l'AP. Dit autrement, la guerre en Afghanistan tue au moins dix-sept personnes tous les jours, dont un militaire occidental toutes les 30 heures.

Que nous réserve 2009 ?
Nous n'avons pas de statistiques concernant les pertes des Talibans...!
Il est probable que ces chiffres seront en augmentation, si les troupes de l'OTAN veulent adopter une stratégie de type "guerre d'Algérie" et reprendre la main sur le terrain auprès des populations.
Sans quoi aucune issue que le désengagement !

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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 09:07
  • Israël refuserait le cessez-le-feu de 48 heures.
    Des jeunes Palestiniens lancent des pierres vers les soldats israéliens au chekpoint de Kalandia, situé entre Ramallah et Jérusalem. (AP Photo/Muhammed Muheisen)
    Des jeunes Palestiniens lancent des pierres vers les soldats israéliens au chekpoint de Kalandia, situé entre Ramallah et Jérusalem. (AP Photo/Muhammed Muheisen)  L'Etat hébreu aurait décidé de repousser la proposition française d'une trêve immédiate de 48 heures, jugée irréaliste.

     

    09h10: Israël envisage une trêve permanente. Israël examine «plusieurs propositions soumises par diverses parties» pour «aboutir à un projet sérieux de trêve permanente» avec le Hamas. Mais, «pour qu'une telle trêve soit envisageable, il nous faut des garanties, des conditions. Il faut que le Hamas cesse ses tirs de roquettes, qu'il cesse de s'approvisionner en armes, qu'il cesse sa course aux armements. Ce sont des conditions indispensables pour qu'une trêve permanente soit envisagée sérieusement», a expliqué le porte-parole parole du ministère israélien des Affaires étrangères.

    • Les ambiguïtés
      de Mahmoud Abbas 
      .
      Mahmoud Abbas (à droite) a déclaré avoir «entamé des contacts urgents avec plusieurs pays arabes et autres pour faire cesser l'agression lâche et les massacres dans la bande de Gaza».
      Mahmoud Abbas (à droite) a déclaré avoir «entamé des contacts urgents avec plusieurs pays arabes et autres pour faire cesser l'agression lâche et les massacres dans la bande de Gaza». Crédits photo : AP

      L'opération israélienne contre le Hamas est en train de consommer la scission entre les deux entités palestiniennes, la Cisjordanie et la bande de Gaza.

      Officiellement, l'Autorité palestinienne, qui contrôle la Cisjordanie, s'est montrée solidaire du mouvement islamiste rival. Le premier ministre palestinien a «condamné vigoureusement» l'attaque israélienne et appelé à son arrêt immédiat. L'Organisation de libération de la Palestine, dirigée par le président palestinien Mahmoud Abbas, a appelé à la grève et à des marches de solidarité avec Gaza. Abbas a aussi déclaré avoir «entamé des contacts urgents avec plusieurs pays arabes et autres pour faire cesser l'agression lâche et les massacres dans la bande de Gaza».

      Mais il n'en reste pas moins que le sort du Hamas, avec lequel l'Autorité palestinienne est en crise ouverte - depuis que le mouvement islamiste a évincé par la force ses représentants à Gaza, en juin 2007 - ne désole peut-être pas totalement celle-ci.

      Mahmoud Abbas, dont le mandat s'achève le 9 janvier prochain, et que le Hamas a annoncé ne plus reconnaître au-delà de cette date, a ouvertement critiqué l'attitude du mouvement, en lui faisant en partie porter la responsabilité du déclenchement de l'attaque israélienne. «Nous avons demandé au Hamas de reconduire la trêve», a déclaré Mahmoud Abbas depuis Le Caire, après un entretien avec le président égyptien, Hosni Moubarak. «Nous leur avons dit : s'il vous plaît, ne mettez pas fin à la trêve, poursuivez la trêve. Nous aurions pu alors éviter tout ce qui s'est passé», a-t-il expliqué.

      Gaza: plus de 400 morts, dont un chef du Hamas, au 6e jour de l'opération

       

       

      Nizar Rayan (c) durant un entrainement dans le camp de réfugiés de Jabalia, dans la bande de Gaza, le 14 septembre 2007
      © 2009 AFP (Mahmud Hams)
      Nizar Rayan (c) durant un entrainement dans le camp de réfugiés de Jabalia, dans la bande de Gaza, le 14 septembre 2007

      Un dirigeant de premier plan du Hamas a péri jeudi dans un raid israélien, au sixième jour de l'opération israélienne dans la bande de Gaza, qui a fait plus de 400 morts, tandis que le Premier ministre israélien Ehud Olmert assurait ne pas vouloir d'une "guerre longue".

      Peu avant la mort de Nizar Rayan, le plus important responsable tué dans l'offensive, le Hamas a dit qu'il acceptait "sous conditions" les propositions formulées par l'Union européenne (UE) en vue d'une trêve.

      "Le Hamas accepte cette initiative à condition que l'agression (israélienne) cesse, que le blocus soit levé, que tous les points de passage soient ouverts et que nous obtenions des garanties internationales que l'occupant ne recommencera pas cette guerre terroriste", a déclaré le porte-parole du Hamas Fawzi Barhoum.

      Jeudi, Nizar Rayan a été tué avec ses quatre épouses, deux de ses filles âgées de sept et dix ans et trois autres personnes dans un raid sur l'immeuble de cinq étages où il vivait avec sa famille, dans le camp de réfugiés de Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza.

      Ténor de l'aile la plus radicale du mouvement islamiste, connu pour ses talents d'orateur, il s'illustrait par ses déclarations au vitriol contre Israël mais aussi contre l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas, délogée de Gaza par le Hamas en juin 2007.

      Des Palestiniens dans les ruines de la maison de Nizar Rayan à Jabalia, dans la bande de Gaza, le 1er janvier 2009
      © 2009 AFP (Mahmud Hams)
      Des Palestiniens dans les ruines de la maison de Nizar Rayan à Jabalia, dans la bande de Gaza, le 1er janvier 2009

      Un porte-parole militaire israélien s'est contenté d'indiquer que la maison de Rayan avait été visée par un appareil de l'armée de l'air.

      L'aviation israélienne a lancé des frappes, notamment dans le nord de la bande de Gaza, alors que la marine attaquait des cibles depuis la mer, selon des témoins.

      L'armée israélienne a annoncé avoir visé depuis mercredi minuit une trentaine de cibles du Hamas.

      Parmi les cibles touchées figurent des ministères à Gaza, un bâtiment du Parlement palestinien, des tunnels de contrebande et des ateliers "de fabrication de roquettes".

      Selon des témoins, les attaques ont aussi visé des bureaux de change à Gaza-ville dans la nuit et une mosquée dans le sud jeudi matin.

      Le chef des services d'urgences du territoire, le Dr Mouawiya Hassanein, a déclaré que 412 Palestiniens avaient été tués et près de 2.000 blessés depuis le déclenchement de l'opération israélienne "Plomb durci" le 27 décembre, destinée à amener le Hamas à mettre fin aux tirs de roquettes sur Israël

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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 02:37
Près de 350 morts à Gaza, Israël mobilise des milliers de réservistes

 

 

Un immeuble touché par une frappe aérienne israélienne se consumme, le 28 décembre 2008 à Rafah
© 2008 AFP (Said Khatib)
Un immeuble touché par une frappe aérienne israélienne se consumme, le 28 décembre 2008 à Rafah

Israël a poursuivi dimanche ses raids aériens à Gaza, qui ont fait près de 300 morts, et donné son feu vert à la mobilisation de milliers de réservistes en vue d'une éventuelle offensive terrestre.

L'opération dite "plomb durci", d'une violence inédite depuis l'occupation des territoires palestiniens par Israël en 1967, vise selon l'Etat hébreu à mettre fin aux tirs de roquettes sur le sud du pays depuis la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste Hamas.

Les raids déclenchés samedi ont fait près de 300 morts, en majorité des policiers du Hamas, et plus de 600 blessés, selon un nouveau bilan diffusé dimanche soir par les services d'urgence palestiniens.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a fait état pour sa part de plus de 950 blessés.

Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a autorisé dimanche plus de 100 camions à délivrer de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza, a annoncé son ministère.

Des officiers de l'armée israélienne surveillent aux jumelles la bande de Gaza depuis la frontière, le 28 décembre 2008
© 2008 AFP (Jack Guez)
Des officiers de l'armée israélienne surveillent aux jumelles la bande de Gaza depuis la frontière, le 28 décembre 2008

Le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, a accusé Israël de "commettre un holocauste au vu et au su du monde entier, qui n'a pas bougé le petit doigt". La "résistance palestinienne se réserve le droit de riposter à cette agression par des opérations de martyre", c'est-à-dire des attentats suicide, a-t-il affirmé.

Au total, une vingtaine de roquettes ont été tirées dimanche depuis la bande de Gaza sur le sud d'Israël, sans faire de victimes. L'une d'elles, de type Grad, a atteint pour la première fois Gan Yavné, près du port d'Ashdod, à plus de 30 kilomètres au nord de Gaza, selon les secours israéliens.

Laissant planer la menace d'une offensive terrestre à Gaza, Israël a mobilisé 6.500 réservistes, a annoncé un haut responsable à l'issue de la réunion hebdomadaire du gouvernement.

L'armée israélienne "élargira et approfondira ses opérations à Gaza autant que nécessaire", a averti le ministre de la Défense Ehud Barak. "Cela ne sera pas de courte durée et ne sera pas facile".

Un enfant palestinien blessé par une frappe aérienne israélienne arrive à l'hôpital de Gaza, le 28 décembre 2008
© 2008 AFP (Mohammed Abed)
Un enfant palestinien blessé par une frappe aérienne israélienne arrive à l'hôpital de Gaza, le 28 décembre 2008

Israël a commencé à masser des chars et des troupes à la lisière de la bande de Gaza, selon des photographes de l'AFP.

L'aviation a dans le même temps poursuivi ses raids contre ce territoire, visant notamment le "Saraya", un complexe abritant la principale prison de Gaza et un quartier général des services de sécurité du Hamas, et en soirée des ateliers de fabrication de roquettes.

Une mosquée du camp de réfugiés de Jabaliya, au nord de la ville de Gaza, a été touchée par un bombardement et deux personnes, dont un bébé, y ont été tuées, a annoncé dimanche soir le chef des services des urgences du territoire, Mouaouiya Hassanein.

Carte de localisation des attaques
© 2008 AFP
Carte de localisation des attaques

Dans l'après-midi, l'aviation a dit avoir mené des raids contre "40 tunnels" de contrebande dans le secteur de Rafah à la frontière du territoire avec l'Egypte. Ces souterrains permettent au Hamas d'introduire des armes dans la bande de Gaza, soumise à un blocus israélien.

Israël poursuit ses raids aériens à Gaza, qui ont fait près de 300 morts, et donné son feu vert à la mobilisation de milliers de réservistes en vue d'une éventuelle offensive terrestre. Durée: 1min20
© 2008 AFP
Israël poursuit ses raids aériens à Gaza, qui ont fait près de 300 morts, et donné son feu vert à la mobilisation de milliers de réservistes en vue d'une éventuelle offensive terrestre. Durée: 1min20

De l'autre côté de la frontière, la police égyptienne a tiré des coups de feu en l'air pour empêcher des dizaines de Palestiniens d'entrer en Egypte au nord du terminal de Rafah. Le Caire a déployé de nouveaux renforts dans ce secteur.

En soirée, un policier égyptien a été tué par balle et un autre blessé à Rafah par des tirs en provenance de la bande de Gaza, selon les services de sécurité égyptiens et des sources médicales, qui ignoraient qui était à l'origine de ces tirs.

Rafah cristallise des tensions de plus en plus palpables entre l'Egypte et le Hamas.

Le mouvement islamiste qui a accusé l'Egypte de complot avec Israël, a réclamé dimanche l'ouverture permanente du terminal de Rafah.

Et le secrétaire général du parti chiite libanais Hezbollah, Hassan Nasrallah, a appelé le peuple égyptien à descendre "par millions" dans la rue pour forcer l'ouverture de Rafah.

"La police égyptienne peut-elle tuer des millions d'Egyptiens? Peuple d'Egypte, vous devez ouvrir le terminal de Rafah avec la force de vos corps", a déclaré le chef d'un mouvement auréolé dans la rue arabe du prestige lié à ses succès contre l'armée israélienne lors de la guerre de 2006 au Liban.

Pour la seconde journée consécutive, de nombreuses manifestations de soutien ont été organisées en Cisjordanie, dans les villes arabes et ailleurs dans le monde.

Conséquence des raids israéliens, la Syrie a estimé que ses négociations indirectes de paix avec Israël, lancées en mai par l'intermédiaire de la Turquie, ne pourraient pas se poursuivre.

"C'est l'agression israélienne contre Gaza elle-même qui ferme la porte à toute action dans le processus politique", a déclaré à l'AFP un responsable syrien.

Au Caire, le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Aboul Gheit a affirmé à l'issue d'un entretien avec le président palestinien Mahmoud Abbas que l'Egypte tentait négocier un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, qui pourrait être suivi d'une trêve similaire à celle qui avait expiré le 19 décembre après avoir été tant bien que mal respectée six mois durant.

Selon l'armée israélienne, environ 230 cibles du Hamas ont été visées en 24 heures à Gaza. Un porte-parole du gouvernement israélien a affirmé que "97%" des victimes des raids appartenaient au Hamas.


 Mobilisation israélienne, pour l'élimination du Hamas de Gaza pour gagner la paix : jusqu'où ?

Les armes du Hamas :

Tel-Aviv n'est plus à l'abri des roquettes


Militairement, les tirs de missiles étaient devenus insupportables pour Israël, pas tant par les victimes civiles, relativement peu nombreuses, mais par leur effet psychologique désastreux. Il y a 6 mois, nous expliquions ici pourquoi cette menace était bien réelle, et surtout, pourquoi il n'existait aucune option pour les faire cesser à partir du territoire israélien. Dès cette époque, l'option militaire semblait avoir été retenue par le gouvernement israélien. Or, ces dernières semaines, les choses se sont aggravées. Les services de renseignement l'avaient indiqué : les roquettes de vingt kilomètres de portée, utilisées massivement depuis des années par le Hamas, allaient être rejointes par des engins... d'une portée double !

De fait, l'un de ces projectiles de portée accrue a été tiré dimanche contre le port d'Ashdod, et d'autres villes dans ce rayon sont des objectifs potentiels : Ofakim, Kyriat Malachi, Be'er Shevah, etc. Plus grave, et le quotidien Haaretz le signalait dès le 8 décembre dernier , le Hamas allait être rapidement en mesure de tirer des roquettes de 70 kilomètres de portée... Tel-Aviv n'est donc plus à l'abri.

Il est assez vraisemblable qu'une action terrestre aura lieu. Mais pas nécessairement dans l'immédiat. Les généraux israéliens sont généralement assez peu enclins à la persévérance dans l'erreur, et se gardent bien d'adopter l'attitude triomphale qui était la leur au début de la guerre au Liban contre le Hezbollah, durant l'été 2006. Certains analystes que nous avons rencontrés en Israël ou au Liban ont pu penser à l'époque que l'une des bourdes majeures des Israéliens avait consisté à mépriser les capacités militaires du Hezbollah, et notamment à sous-estimer leurs capacités tactiques. On a ainsi pu voir des colonnes de chars israéliens Merkava se faire prendre en caponnière à quelques centaines de mètres de la frontière, ceux qui y réchappaient étant détruits par des missiles antichars ultra-modernes RPG-29 - qui percent un mètre de béton -, des missiles AT-13 Metis M et AT-14 Kornet livrés par la Syrie au Hezbollah, au nez et à la barbe du Mossad . Les militants islamistes libanais avaient également truffé les routes de charges explosives, qui ont parfois projeté à plusieurs mètres les Merkava de 65 tonnes ! Une vulnérabilité inattendue... 50 d'entre eux avaient été détruits durant l'offensive terrestre au Liban, et c'est certainement un élément que l'état-major israélien va prendre en considération avant d'engager une incursion dans la bande de Gaza.

Pour l'instant, appliquant à la lettre la théorie des cinq cercles du colonel américain John Warden qui voit " l'ennemi comme un système ", l'état-major israélien casse systématiquement et durablement l'ensemble des bâtiments et des points d'appui du Hamas, après avoir commencé par tuer le plus grand nombre possible de ses dirigeants et des membres de son appareil de sécurité. Cette guerre-là ne se terminera pas de sitôt.


Un projectile a été tiré dimanche contre le port d'Ashdod, d'autres villes comme Ofakim, Kyriat Malachi, Be'er Shevah sont des objectifs potentiels. © Infographie lepoint.fr



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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 12:32
José Bové tête de liste des Verts à Toulouse pour les européennes de juin 2009

Bov1POLITIQUE. Les Verts d'Aquitaine, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon auront l'Attila des OGM, altermondialiste combattant de la malbouffe, José Bové en personne comme candidat dans le région Sud-Ouest pour les élections européennes du 7 juin 2009.

Les militants écologistes disent s'en réjouir. Cette candidature de l'Homme du Larzac dans cette eurorégion Sud-ouest est pour eux «comme une évidence pour succéder à l'eurodéputé Gérard Onesta». Lequel n'est pas candidat à sa succession.

Ledit Gérard Onesta était pourtant vice-président du parlement européen et ne manquait jamais de se présenter comme tel. Il avait même renoncé à être troisième de liste du candidat Pierre Cohen à la mairie de Toulouse en mars pour cause de cumul des mandats.

Les Verts glissent sur le sujet et indiquent qu'il existe entre les deux hommes «un long compagnonnage» et que Gérard Onesta sera lui même, assurent-ils,  «très présent et un atout précieux» pour Bové dans cette future campagne.

La tête est désignée, mais la liste elle-même est encore à établir. le processus interne de consultation des adhérents du parti écologiste se déroule jusqu'au 5 janvier. Ce sera ensuite au Conseil National du 17 janvier d'investir les candidats.

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Rien que cela, le fouteur de troubles, le roi de la désobéissance civique, au lieu d'être en taule ou à garder ses chèvres, va être tête de liste dans notre région, merci Dany le rouge !
Le moustachu cherche les palais européens maintenant, il ne se contente plus du beurre, ni du prix du beurre, ni de la crémière, il fait dans le "bourgeois écolo-bobo" ! C'est vrais que les verts, c'est comme les pastèques, vert autour et rouge dedans !
Cette campagne s'annonce intéressante, j'espère que les agriculteurs auront de la mémoire et quelques choses entre les jambes pour donner de l'élan au moustachu !
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