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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 11:43
Israël craint l'oubli
de la menace iranienne

Marc Henry, Jérusalem
10/09/2008 | Mise à jour : 23:10 |
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L'intervention militaire russe en Géorgie complique les règles du jeu dans une partie de billard diplomatique à multiples bandes.

«L'expérience nous a appris que la communauté internationale ne peut traiter sérieusement qu'un problème à la fois, et actuellement toute l'attention est centrée sur la Géorgie», constate un diplomate israélien. Selon lui, l'Iran profite de cette situation pour gagner du temps et poursuivre l'enrichissement de l'uranium. L'intervention militaire russe en Géorgie a également compliqué les règles du jeu dans une partie de billard diplomatique à multiples bandes.

Un exemple : le ministre israélien de la Défense a donné mercredi comme instruction aux hommes d'affaires israéliens spécialisés dans les exportations d'armes de ne plus se rendre en Géorgie de crainte d'être repérés et photographiés par les services russes, prouvant la poursuite d'une coopération militaire entre Israël et Tbilissi. Moscou pourrait ainsi justifier la fourniture de systèmes de défense antimissile sophistiqués de type S-300 à des pays hostiles à l'État hébreu tels que la Syrie ou l'Iran.

 

Option militaire écartée

 

Sur le front iranien, la Russie peut aussi réduire l'impact des sanctions imposées par le Conseil de sécurité de l'ONU contre Téhéran en refusant de les appliquer ou de les durcir. Bref, les inconnues se multiplient. Pour la première fois des divergences sur la stratégie à adopter sont apparues publiquement.

Le président Shimon Pérès a écarté l'option militaire contre l'Iran en soulignant qu'un recours à la force ne résoudrait pas le problème et risquait de déclencher «une guerre dans la région». Selon lui, Israël doit faire preuve de patience et attendre «une solution dans le conflit en Géorgie qui devrait intervenir d'ici un mois ou deux», ce qui devrait permettre ensuite à la communauté internationale de «traiter à fond» le dossier iranien. Cette approche prudente permettrait d'éviter à l'État hébreu de se retrouver isolé.

Une analyse qui est toutefois loin de faire l'unanimité. Ehoud Olmert, le chef du gouvernement, et Ehoud Barak, le ministre de la Défense, plaident pour un durcissement des sanctions internationales en prenant bien soin de ne pas écarter le scénario d'une attaque aérienne israélienne contre les installations nucléaires iraniennes en cas d'échec de cette tactique.

L'opposition de droite menée par Benjamin Netanyahu a pour sa part tendance à se livrer à la surenchère et estime qu'Israël pourrait bien être «lâché» par la communauté internationale et contraint de frapper seul l'Iran comme cela avait été le cas en 1981 lors de la destruction par l'aviation israélienne d'une centrale nucléaire en Irak. À l'époque Shimon Pérès, chef de l'opposition de gauche, s'était opposé à cette opération !
Tout peut arriver au pocker... !

Russie : Sarkozy a failli quitter la table des discussions

S.L. (lefigaro.fr) avec AFP
09/09/2008 | Mise à jour : 07:55 |
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Nicolas Sarkozy et Dmitri Medvedev, lundi à Moscou.
Nicolas Sarkozy et Dmitri Medvedev, lundi à Moscou.

«On s'en va. Ce n'est pas négociable», aurait lancé le président français aux négociateurs russes, selon plusieurs sources, qui révèlent les dessous d'une discussion houleuse.

Voilà quatre heures que les délégations russes et européennes discutent à Moscou, lundi, de l'application de l'accord de paix en Géorgie signé en août, quand l'incident survient. Le président Medvedev s'est absenté, mais les négociateurs russes annoncent qu'ils souhaitent supprimer une partie de l'accord qui stipule que leurs forces doivent se retirer sur «leurs positions antérieures au début des hostilités».

Coup de sang : de Nicolas Sarkozy. Selon plusieurs sources, le chef de l'Etat se lève et dit «on s'en va. Ce n'est pas négociable, nous ne pouvons pas accepter l'invasion d'un pays indépendant». Et d'ajouter : «les retrait des forces russes sur leurs positions du 7 août, c'est notre ligne rouge».

La délégation russe retourne alors chercher Dmitri Medvedev, qui «appelle au calme». La discussion peut reprendre. Et la délégation européenne annoncer à la fin de la nuit qu'elle a obtenu des Russes l'engagement d'un retrait de leurs troupes de Géorgie d'ici un mois. Elles resteront en revanche stationnées dans les provinces autonomistes géorgiennes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie.

 

L'UE prête à «tirer toutes les conséquences»

 

Nicolas Sarkozy et la délégation européenne, conduite par le président de la Commission Jose Manuel Barroso, sont partis de Moscou dans la nuit pour la capitale de la Géorgie, Tbilissi. Ils y ont réitéré leur soutien au président Saakachvili. «La Géorgie peut compter sur la solidarité et l'engagement déterminé de l'Union européenne dans ces heures difficiles.

«L'Union européenne et ses 27 Etats membres, ses institutions, parlent et agissent d'une façon ferme, unie», a assuré Jose Manuel Barroso, précisant que 200 observateurs de l'UE seraient déployés en Géorgie d'ici au 1er octobre, «dans le cadre des mandats de l'OSCE et de la Monug (la Mission des Nations unies en Géorgie, ndlr)».

Et Nicolas Sarkozy de prévenir : «Le 15 octobre, il ne doit pas y avoir un seul soldat russe qui soit sur des positions qui n'étaient pas celles où (les troupes) se trouvaient avant le 7 août. Soit c'est fait et dans ce cas là chacun a respecté sa parole. Soit ce n'est pas fait et alors cinq jours plus tard, l'Europe en tirera les conséquences». Autre promesse, celle d'une «conférence des donateurs» pour aider la Géorgie, qui devrait se tenir «en octobre», sous l'égide notamment du FMI et de la Banque Mondiale.

De son côté, le président Saakachvili a signé une lettre dans laquelle il réitère «son engagement à respecter l'accord» du mois d'août qui exclut le recours à la force, condition posée par Moscou par un retrait de ses troupes du territoire géorgien.

La Russie gagne du temps et nous fait une partie de pocker menteur, et n'a surtout pas envie de retirer ses troupes avant longtemps  ! En face l'UE est un tigre de papier et les américain et l'Otan empêtrés dans les conflits en cours !

Une enquête publiée par le «New York Times» tend à prouver que des chars russes sont entrés en Ossétie avant le début du conflit.

«Écoutez-moi, Gassiev, l'armement est-il entré ?» «L'armement et les hommes». «Quand sont-ils entrés ?» «Quand je vous ai appelé la première fois, ils étaient déjà sortis du tunnel, il y a environ vingt minutes.» «Il y avait beaucoup d'armement ?» «Et bien, des chars, des véhicules blindés et ces choses-là…»

Selon des enregistrements transmis au New York Times, puis au Figaro, par Tbilissi, ce dialogue est issu d'une conversation téléphonique que le renseignement militaire géorgien dit avoir interceptée entre gardes-frontières ossètes le 7 août 2008, à 3 h 52 du matin, en ce jour qui vit le conflit osséto-géorgien tourner à la confrontation militaire entre la Géorgie et la Russie. Les responsables politiques à Tbilissi affirment qu'il s'agit de l'extrait d'un dialogue entre un officier basé au tunnel de Roki, à la frontière avec la Russie, et son supérieur à l'état-major des gardes-frontières à Tskhinvali.

Dans la bataille acharnée qui oppose la Géorgie à la Russie sur la question clé de la responsabilité du déclenchement du conflit, la publication de ces conversations vise à désigner Moscou comme le véritable responsable de la guerre, et à renverser l'opinion communément admise selon laquelle c'est la décision irréfléchie et irresponsable du président Saakachvili qui a mis le feu aux poudres. Dans le «script» de la guerre officialisé par les Russes, on a une attaque géorgienne, suivie d'une intervention russe nécessaire, mais jugée «disproportionnée» par les Occidentaux. Dans le script suggéré par les enregistrements, c'est l'entrée des Russes qui suscite la réaction, stupide ? désespérée ? de Tbilissi.

Le président géorgien a en effet donné l'ordre à ses troupes d'aller au combat à Tskhinvali, à 23 h 30, le 7 août au soir, dans le but, n'a-t-il cessé d'affirmer, de faire cesser les bombardements ossètes sur plusieurs villages géorgiens. Le 8 août, il déclarait qu'il avait pris en compte dans sa décision des informations de ses services de renseignement mentionnant le passage d'une colonne militaire dans le tunnel de Roki dès le 7 août. La transmission de cet enregistrement dont le New York Times juge la véracité «crédible», vise à lui donner raison, ainsi que quatre autres conversations dont Le Figaro a eu connaissance.

 

Rotation normale des troupes

 

Le New York Times, qui publiait mardi dans ses colonnes un article sur ce sujet très controversé, dit avoir mené une enquête très approfondie et avoir eu accès aux enregistrements, à l'heure des appels et à leurs numéros, auprès de la compagnie téléphonique MAGTI sur les ondes de laquelle ils ont eu lieu. Le quotidien américain explique avoir interrogé de nombreuses sources au sein de la communauté du renseignement et de l'appareil politique à Washington pour obtenir leur avis sur la véracité de ces enregistrements. «Au minimum, ces conversations interceptées, que plusieurs hauts responsables américains décrivent comme crédibles mais pas incontestables, suggèrent que des mouvements militaires russes ont eu lieu plus tôt que les Russes ne l'avaient reconnu jusqu'ici, qu'il s'agisse de mouvements de routine ou de mouvements hostiles», écrit le New York Times, qui souligne la difficulté «de pénétrer les brouillards épais de la guerre.»

Le Kremlin n'a pas contesté l'existence de ces conversations. Dans une interview au New York Times, des responsables militaires russes soulignent en effet que les mouvements de troupes vers l'enclave avant le début du conflit faisaient partie de la rotation normale des forces de maintien de la paix basées sur place. «Dans la mesure où nous avons sur place un bataillon, il a besoin d'essence, de produits. Naturellement, vous avez des mouvements de troupes», a expliqué le général Nikolaï Ouvarov, porte-parole pour le ministère de la Défense pendant la guerre du mois d'août.

À Tbilissi, les responsables s'inscrivent en faux contre ces affirmations. Le porte-parole du ministère de la Défense, Shota Utiashvili, souligne qu'«en accord avec les missions de paix», les rotations ne s'effectuent «que de jour, pas à trois heures du matin», qu'elles doivent être dûment annoncées aux autorités et aux autres forces de maintien de la paix, et que la précédente rotation ayant eu lieu en mai juin, la suivante «devait avoir lieu» en décembre. «Ces enregistrements montrent que cette guerre ne peut se résumer au caractère d'un président Saakachvili au sang chaud, nous sommes face à un monde beaucoup plus complexe», affirmait mardi une source géorgienne.


Vous lirez et comprendrez pourquoi dans l'article géostratégique de Justin Raimondo ci-dessous !

Une raison de plus pour ne pas rejoindre l'OTAN par JDD.

A méditer

La  surprise de Septembre (il faut s’y préparer)

par Justin  Raimondo
on Antiwar.com, 3  septembre 2008
http://www.antiwar.com/justin/?articleid=13401
traduit de l’anglais  par Marcel Charbonnier

Tandis que la bande  des journaleux se perdent en conjectures quant à la signification et aux  conséquences de l’ascension de Sarah Palin, de mairesse d’un trou perdu à  future éventuelle vice-présidente des Etats-Unis – et quand à la question de  savoir si la vie privée de sa fifille est un gibier autorisé pour tous les  médias à l’exception du National Enquirer – ceux parmi nous dont le boulot est  de monter la garde sur les remparts et de donner les véritables infos se  demande quand – et non pas : si – le Parti de la Guerre va sortir un lapin de son  proverbial chapeau. Depuis des mois, je lance des avertissements, sur ce site,  sur une attaque américaine imminente contre l’Iran, et voici qu’aujourd’hui,  je pense que les Hollandais ont raison de confirmer mon diagnostic. Leur  service de renseignement, a indiqué la presse, se serait retiré d’une  opération clandestine à l’intérieur du territoire iranien au motif qu’une  frappe américaine est juste au coin de la rue – c’est une « question de  semaines », a écrit De Telegraaf, un quotidien  batave.
Selon cet article, les  Hollandais avaient infiltré le projet d’armement allégué des Iraniens, et ils  étaient fermement installés dans la place lorsqu’ils ont eu vent que les  Américains s’apprêtaient à lancer une attaque par missiles contre des  installations nucléaires iraniennes. Prudemment, ils ont alors décidé de  renoncer à leur opération, et ils se sont retirés. 

Vous vous en souvenez  sans doute : cela fait des mois que les Israéliens menacent de frapper  l’Iran de leur propre chef : ce qui a changé, c’est le fait que  maintenant, apparemment, les Etats-Unis ont cédé devant ce qui n’est qu’un cas  de chantage éhonté, et qu’ils ont accepter de faire le boulot à leur  place.

Nous n’avons pas  beaucoup entendu parler de l’Iran, ces jours derniers, tout du moins, en  comparaison des titres menaçants d’il y a quelques mois, où les rumeurs de  guerre tournoyaient, rapides et véhémentes. La « menace » russe  semble avoir supplanté la « menace » iranienne, dans la parodie de  choix opéré par le Parti de la  Guerre. Ce que nous ignorons encore,  toutefois, c’est si ces deux points focaux de tension sont intimement reliés  entre eux.

D’après un article du  vétéran correspondant du Washington Times Arnaud de Borchgrave, l’intime  coopération des Israéliens avec l’armée géorgienne dans la mise au point du  blitz contre l’Ossétie du Sud déclenché par le président Saakashvili avait eu  pour origine une promesse des Géorgiens de permettre aux Israéliens d’utiliser  les terrains d’aviation de la  Géorgie afin de concocter leur frappe contre  l’Iran.

Le principal problème  auquel Tel Aviv était confronté, pour rendre ses menaces contre l’Iran ne  serait-ce que crédibles, était la distance à couvrir pour les avions de combat  israéliens, qui auraient eu une grande difficulté à parvenir sur leurs cibles  et à en revenir sans se réapprovisionner en carburant. Grâce à l’accès aux  aéroports de l’ « Israël du Caucase », comme Borchgrave appelle  la Géorgie –  en citant Saakashvili – la probabilité d’une attaque israélienne entra dans le  monde des possibilités réalistes. De Borchgrave  affirme :
« Aux termes d’un  accord secret conclu entre Israël et la Géorgie, deux aérodromes du Sud de  la Géorgie  ont été désignés pour le décollage de bombardiers israéliens, dans  l’éventualité d’attaques préemptives (israéliennes) contre des installations  nucléaires iraniennes. Cela aurait la vertu de réduire considérablement la  distance que les bombardiers israéliens auraient eu à couvrir avant de pouvoir  frapper leur cible en Iran. Ajoutons que, pour atteindre l’espace aérien  géorgien, l’armée de l’air israélienne survolerait la  Turquie.

« L’attaque  contre l’Ossétie du Sud ordonnée par Saakashvili dans la nuit du 7 août a  donné aux Russes un prétexte qui leur a permis d’ordonner aux Forces Spéciales  (russes) d’investir ces installations israéliennes, dans lesquelles un certain  nombre de drones israéliennes auraient été  saisis. »

Des rapports faisant  état d’un nombre indéterminé  de « conseillers » israéliens en  Géorgie (allant de cent à mille) ne dit rien de bon, en ce qui concerne la  situation sur le terrain. Les Israéliens étant d’ores et déjà installés dans  ce pays, c’est toute la logistique d’une telle attaque par le revers qui  serait grandement simplifiée. Les pilotes israéliens n’auraient plus qu’à  survoler l’Azerbaïdjan, et ils se retrouveraient dans l’espace aérien iranien  – avec Téhéran sous leur feu.

Confrontés à ce fait  accompli – si l’on doit en croire les Hollandais – les Américains semblent  avoir capitulé. Si tel est effectivement le cas, il ne nous reste plus  beaucoup de temps. Bien que de Borchgrave écrive que « le fait que  l’aviation israélienne puisse toujours compter sur ces bases aériennes [en  Géorgie, ndt] pour lancer des raids de bombardement contre les installations  nucléaires iraniennes est désormais [après l’intervention défensive russe,  ndt] remis en doute », je ne vois pas, personnellement, pour quelle  raison la défaite des Géorgiens dans la guerre de Saakashivili contre les  Ossètes devrait nécessairement signifier que le projet [israélien, ndt] de  frapper l’Iran via  la Géorgie  aurait été ajourné. De fait, à la lecture du compte-rendu sidérant que fait de  Borchgrave de l’ampleur de la collaboration Tel Aviv-Tbilissi, on ne peut  trouver des raisons supplémentaires, pour tous ceux que cette question  préoccupent, de continuer à se faire des cheveux blancs : 

« Saakashvili  était convaincu qu’en envoyant 2 000 de ses soldats en Irak (lesquels  soldats furent immédiatement rapatriés par la voie des airs par les Etats-Unis  après que la  Russie ait lancé une contre-attaque massive contre  la Géorgie),  il serait récompensé de sa loyauté. Il ne pouvait imaginer que le président  Bush, un ami personnel, l’aurait laissé dans la merde. La Géorgie, selon la vision  que Saakashvili avait de son pays, était l’ « Israël du  Caucase ».

Saakashvili, un homme  brouillon et imbu de lui-même, a désormais encore plus de raisons de passer  derrière le dos de Tonton Sam et de donner aux Israéliens une position de tir  imprenable sur Téhéran. Avec cette épée de Damoclès suspendue au-dessus de la  tête des Américains, les arguments en faveur d’une frappe des Etats-Unis bien  plus limitée n’en deviennent que par trop évidents. 

En définitive, si les  Israéliens passaient à l’attaque, c’est la totalité du monde musulman qui se  rangerait, uni, derrière les Iraniens. Si, d’un autre côté, les Etats-Unis  faisaient le sale boulot d’Israël, Tel Aviv s’agitant dans l’ombre, cela  serait vraisemblablement bien moins provocateur, et cela pourrait même générer  un soutien implicite chez les dirigeants sunnites des alliés arabes de  l’Amérique. C’est ce qui va se passer, quoi qu’il en soit, selon ce  raisonnement, aussi, nous pourrions tout aussi bien faire le boulot  directement, plutôt que de le sous-traiter aux Israéliens, qui ont menacé –  via des commentateurs  « indépendants » comme l’historien et super-faucon israélien Benny  Morris – d’utiliser des armes nucléaires contre des villes  iraniennes.

En termes de politique  intérieure américaine, la route de la guerre contre Téhéran avait été pavée  depuis bien longtemps : les deux principaux partis et leurs candidats à  la présidence ont donné au Parti de la Guerre le feu vert pour frapper  Téhéran – explicitement pour McCain, tacitement, dans le cas d’Obama –  mais non moins fermement l’un que l’autre.

Le décor est planté,  les répétitions sont terminées, et les acteurs connaissent leur texte :  tandis que le rideau se lève sur l’Acte I de la tragédie  « La Troisième Guerre  Mondiale », respirez un bon coup, et priez tous les dieux que vous  voudrez que ce drame mortel sera avorté.

Justin Raimondo

 

Moscou fournit l’Iran
en combustible nucléaire 
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La centrale iranienne de Bouchehr, démarrée en 1979, est toujours en chantier. Les livraisons russes devraient permettre une entrée en fonction dès 2008.
La centrale iranienne de Bouchehr, démarrée en 1979, est toujours en chantier. Les livraisons russes devraient permettre une entrée en fonction dès 2008. Crédits photo : AFP
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3 septembre 2008 3 03 /09 /septembre /2008 06:44
La mutation-sanction du chef des forces de sécurité en Corse fait des vagues

 

 

Dominique Rossi, coordinateur des forces de sécurité intérieure en Corse, le 15 septembre 2007 à Ajaccio.
© 2008 AFP (Stephan Agostini)
Dominique Rossi, coordinateur des forces de sécurité intérieure en Corse, le 15 septembre 2007 à Ajaccio.

Le patron des forces de sécurité en Corse, Dominique Rossi, a été brutalement muté en raison de sa gestion de l'occupation samedi de la propriété de Christian Clavier, un proche de Nicolas Sarkozy, une sanction qui a provoqué de vives réactions dans la police et dans l'opposition.

La sanction visant M. Rossi, 59 ans, chef des forces de police et de gendarmerie en Corse depuis presque trois ans, lui a été notifiée lundi soir par téléphone par le ministère de l'Intérieur qui a confirmé mardi que l'intéressé avait été "relevé de ses fonctions" et "muté" à l'Inspection générale de la police nationale, la police des polices.

Le ministère a précisé que la sanction était liée à sa gestion de l'occupation par des nationalistes du lotissement Punta d'oro à Porto-Vecchio (Corse-du-Sud), où se trouve la villa de l'acteur Christian Clavier.

Dominique Rossi, Simon Renucci, maire d'Ajaccio, Michèle Alliot-Marie et Arnaud Cochet le 15 septembre 2007 à Ajaccio
© 2008 AFP (Stephan Agostini)
Dominique Rossi, Simon Renucci, maire d'Ajaccio, Michèle Alliot-Marie et Arnaud Cochet le 15 septembre 2007 à Ajaccio

Le coordonnateur des services de sécurité intérieure dans l'île n'aurait "pas pris les mesures nécessaires pour protéger ce lotissement afin d'empêcher l'envahissement d'une propriété privée", a poursuivi le ministère, en ajoutant que M. Rossi avait été alerté dès vendredi soir par les services du renseignement intérieur.

Pour dénoncer "la spoliation foncière" des Corses sur leur île, une cinquantaine de militants indépendantistes avaient manifesté samedi à Porto-Vecchio puis avait occupé "symboliquement" pendant une heure le jardin de la villa de Christian Clavier, que le président Sarkozy qualifie lui-même d'"ami très proche".

L'Elysée s'est refusé mardi à tout commentaire. M. Rossi a été remplacé par Gilles Leclair, sous-directeur de la lutte contre la criminalité organisée et la délinquance financière à la Direction centrale de la PJ.

Dans le cadre d'une enquête préliminaire sur la violation de son domicile, M. Clavier et les gardiens de sa villa ont été entendus par les gendarmes, trois jours après les faits.

Christian Clavier (C) le 29 avril 2007 lors d'un meeting de Nicolas Sarkozy au POPB
© 2008 AFP (Dominique Faget)
Christian Clavier (C) le 29 avril 2007 lors d'un meeting de Nicolas Sarkozy au POPB

La sanction a déclenché de vives réactions. Les syndicats de commissaires ont pris sa défense, de même que ses collaborateurs qui le décrivent comme un "grand flic" qui n'a pas démérité.

Le coordinateur des forces de sécurité intérieure en Corse limogé après l'occupation par des nationalistes de la villa de Christian Clavier. Durée: 1mn12
© 2008 AFP
Le coordinateur des forces de sécurité intérieure en Corse limogé après l'occupation par des nationalistes de la villa de Christian Clavier. Durée: 1mn12

"Il n'y a pas eu de dégâts chez Christian Clavier", a souligné Emmanuel Roux, du Syndicat des commissaires de police (majoritaire).

Le Syndicat indépendant des commissaires de police a jugé "disproportionné et hâtif de sanctionner un haut fonctionnaire" qui "satisfaisait aux contraintes d'un poste hors normes".

"Aucune intervention n'a été demandée" lors de l'action des nationalistes, a relevé un officier de police en poste en Corse, en soulignant que "Christian Clavier, qui se trouvait sur un bateau au moment de la manifestation.

Côté politique, François Bayrou, président du MoDem, a dénoncé "le fait du prince". Les dirigeants du PS ont demandé "des explications" au gouvernement, en notant que des faits "tout aussi graves et condamnables" en Corse n'ont pas entraîné "pareilles sanctions".

Martine Aubry a estimé que si un lien est "avéré" entre l'occupation en Corse de la villa d'un ami de Nicolas Sarkozy et la sanction contre le patron de la sécurité sur l'île cela signifie "la privatisation de la République".

"C'est avec émotion que nous avons appris cette sanction", ont écrit le syndicat UNSA et la Ligue des droits de l'homme dans un communiqué commun.

En revanche, le président UMP de l'Assemblée de Corse, le député Camille de Rocca Serra, a justifié la sanction par le fait que "les mesures adaptées n'avaient pas été prises".

Une décision lamentable de plus, prise sur un coup de téléphone du chateau, sans en mesurer l'impact sur les forces de police et sur l'opinion, le fait du prince de la république des "bling bling" ! Au moins cette fois, monnaie de la pièce, le mot "amateur" pourrait être prononcé pour cette gestion des affaires par l'Elysée ! Un rappel à l'ordre par la ministre Alliot-Marie eut suffit ! Citoyens lamdas, votre sécurité dépend de vos relations parisiennes, soignez les...!
Nous attendons la mise en place des réformes, des résultats pour le pouvoir d'achat et la relance pour la lutte contre le chômage et la crise économique dans laquelle le pays s'enfonce, mais pas de ces décisions à l'emporte pièce qui décridibilisent le gouvernement !

Camille de Rocca Serra, a justifié la sanction par le fait que "les mesures adaptées n'avaient pas été prises".

http://www.gala.fr/l_actu/c_est_officiel/rififi_en_corse_autour_de_la_maison_de_christian_clavier_130203?xtor=SEC-15&xts=308358


La villa de Christian Clavier occupée par des nationalistes
NOUVELOBS.COM | 30.08.2008 | 18:18

Les nationalistes voulaient dénoncer la "spoliation foncière". Pour la police, "il ne s'agit pas d'une occupation", les visiteurs ayant "été conviés par le personnel à boire un verre".

L'acteur Christian Clavier (Sipa)

L'acteur Christian Clavier (Sipa)

Une cinquantaine de militants indépendantistes corses ont occupé "symboliquement et pacifiquement" samedi 30 août pendant une heure le jardin de la villa de l'acteur Christian Clavier à Porto-Vecchio (Corse-du-Sud), a-t-on appris auprès de personnes présentes sur les lieux.
"Nous avons choisi d'occuper symboliquement et pacifiquement la villa de Christian Clavier pour dénoncer la spoliation foncière" en Corse, a expliqué à l'AFP un militant du mouvement indépendantiste U Rinnovu, Gérard Dikstra.

Processus d'union

"Il ne s'agit pas d'une occupation", a affirmé une source policière soulignant que "les nationalistes ont été conviés par le personnel de la villa à boire un verre".
Les organisations indépendantistes corses, récemment engagées dans un processus d'union, s'étaient rassemblées samedi matin devant la mairie de Porto-Vecchio pour protester contre le Plan d'aménagement et de développement durable pour la Corse (Padduc) qui privilégie selon eux "l'économie résidentielle" et encourage "la colonisation de peuplement", c'est-à-dire l'installation de personnes n'étant pas d'origine corse sur l'île.
Le Padduc devrait être approuvé par l'Assemblée de Corse avant la fin du premier semestre 2009.

"Honte à toi"

Après avoir hissé sur la façade de la mairie une banderole où il était écrit "Honte à toi qui vend la Corse", la centaine de militants s'est dispersée dans le calme.
Une partie d'entre eux s'est ensuite dirigée vers la plage de Palombaggia, sur la commune de Porto-Vecchio, afin de pénétrer dans l'enceinte de la maison de l'acteur Christian Clavier.
Début août, la banque BNP avait décidé de renoncer à un projet destiné à faciliter l'accession à la propriété des étrangers non-résidents en Corse sous la pression de militants indépendantistes venus occuper ses locaux d'Ajaccio et Bastia. (Avec AFP)

Un « grand flic » affable et extrêmement discret

C’est dans une ambiance pesante que Dominique Rossi (59 ans), a quitté hier en début d’après-midi par une porte latérale la préfecture de région d’Ajaccio. Visiblement marqué, l’homme ne s’est livré à aucun commentaire. En poste à Ajaccio au début des années 80, Dominique Rossi était revenu en Corse en 1999, après un passage à Fort-de-France puis à Paris. D’abord directeur de cabinet du préfet délégué à la sécurité, Christian Lambert, devenu en novembre 2005 chargé de la coordination des services de sécurité intérieure de l’île, police et gendarmerie.

Réputé pour son calme
Né à Piana, en Corse-du-Sud en 1949, il avait fait son entrée dans la police en 1976 comme inspecteur et avait effectué une grande partie de sa carrière dans l’île de Beauté avant de rejoindre la Direction de la surveillance du territoire (DST). Affable et extrêmement discret, réputé pour son calme et un sens du devoir affirmé, Dominique Rossi connaissait parfaitement les rouages du dossier corse et ses subtilités. Fervent partisan de la transparence de l’action de ses services, ce qui lui avait valu quelques inimitiés, il était très apprécié de sa hiérarchie et de ses collaborateurs qui le considéraient comme un « grand flic » et louaient son action. « Il peut être fier de son bilan : les attentats dans l’île ont baissé spectaculairement. Le démantèlement récent d’une cellule du FLNC-UC, c’est aussi lui », martèle l’un de ses proches.

Droits à la retraite
Fin octobre 2007, il avait également sécurisé le Conseil des ministres décentralisé dont les nationalistes promettaient de faire un temps fort et qui s’est quasiment déroulé sans incident. Enfin, en décembre 2007, il avait supervisé le déplacement en Corse de la Cour d’assise spéciale de Paris qui jugeait le nationaliste Yvan Colonna pour l’assassinat du préfet Claude Erignac. Il devait faire valoir ses droits à la retraite, mais les plus hautes autorités de l’Etat lui avaient demandé de conserver son poste, en vue notamment du second procès Colonna qui devrait se dérouler courant 2009.

 


Nicolas Dupont-Aignan

Au delà de la gauche, le député souverainiste Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) a estimé dans un communiqué: "dès lors qu'il s'agit des puissants et des proches amis, le deux poids-deux mesures devient licite, pour ne pas dire moral".

"Celui qui est sensé montrer l'exemple s'affranchit de toutes les règles", a-t-il ajouté.

DOMINIQUE ROSSI FAIT UNE MISE AU POINT !

Trois jours après que la décision de le relever de ses fonctions lui a été signifiée par téléphone, M. Rossi – remplacé par Gilles Leclair, ex-numéro deux de la police judiciaire – entend faire savoir qu'il n'a pas failli à sa mission. "J'ai fait mon boulot et je n'ai rien à me reprocher", nous a-t-il déclaré. Informé dans la soirée du vendredi 29 août que des nationalistes pourraient mener une action sur le site de Punta d'Oro à Porto-Vecchio (Corse-du-Sud), où s'érigent plusieurs villas luxueuses appartenant à des continentaux, dont celle de Christian Clavier, l'acteur ami du président de la République, M. Rossi assure avoir pris les mesures qui convenaient pour prévenir les risques de dérapages et éviter que la manifestation ne dégénère.

"J'ai eu deux renseignements, dont un provenant de la direction des renseignements intérieurs à Paris, selon lesquels le rassemblement des nationalistes qui était prévu samedi matin devant la mairie de Porto-Vecchio pourrait se déplacer vers le site de Punta d'Oro et aller chez Christian Clavier", confirme-t-il. "J'ai alerté les gendarmes de Porto-Vecchio et leur ai demandé de prendre des dispositions préventives mais de n'intervenir qu'en cas d'incidents", précise M. Rossi.

A la suite d'un bref rassemblement devant la mairie de Porto-Vecchio, samedi matin, pour protester contre le Padduc – le plan d'aménagement de la Corse qui doit être adopté en 2009 –, une cinquantaine de nationalistes se sont dirigés vers Punta d'Oro. Après s'être présentés aux portes d'une propriété voisine de celle de M. Clavier, une vingtaine de militants indépendantistes sont entrés sans effraction dans la propriété de l'acteur.

M. Rossi souligne que si l'intrusion était manifestement illégale, elle s'est déroulée sans destruction ni vandalisme. Ce que confirment les auditions recueillies, mardi, dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte par le procureur de la République d'Ajaccio.

Aucune force de police n'a empêché le groupe d'entrer dans le domaine privé. Selon une source à la direction nationale de la gendarmerie, "il n'y avait pas de dispositif de maintien de l'ordre sur le site". Toujours selon cette source, les gendarmes de Porto-Vecchio n'auraient pas eu l'information selon laquelle une action se préparait contre la villa de Christian Clavier. Les indépendantistes ont quitté les lieux vers 14 heures. "C'est à partir de dimanche matin que l'affaire a semblé s'emballer et qu'on m'a demandé des comptes", indique M. Rossi. Ce dernier a rédigé un rapport circonstancié des faits qu'il a immédiatement transmis à sa hiérarchie.

Policier expérimenté, en première ligne en Corse depuis 1999, Dominique Rossi a géré de nombreuses situations beaucoup plus tendues que celle de Porto-Vecchio. Notamment l'incendie, en janvier, du bureau d'Ange Santini, président du conseil exécutif de Corse, à l'issue d'une manifestation nationaliste à Ajaccio. Cet événement marqué par des actes de vandalisme et de destruction manifestes n'avait donné lieu à aucune sanction.

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2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 15:40

Au revoir Jacques Dauer

 

Notre camarade de combat, notre frère, notre compagnon Jacques DAUER vient de nous quitter. Notre peine est immense. Le vieux lion ne rugira plus mais nous l’entendrons longtemps encore… Ce Gaulliste de gauche, l’un des derniers, cet humaniste visionnaire avait une telle idée de ce que devait être le service de la France et des Français qu’il ne faisait aucune concession, même à ses amis politiques les plus proches. Le temps ne semble pas avoir eu de prise sur cet esprit jeune et combatif, toujours prêt à pourfendre toute idée lui semblant contraire aux intérêts supérieurs de la Nation.

 



Photo Alain Kerhervé) De gauche à droite : l'Ambassadeur Pierre Maillard, Conseiller diplomatique du général de Gaulle,

Nicolas Dupont-Aignan, député gaulliste, Président de "Debout la République", et notre compagnon Jacques Dauer

Grâce à sa grande culture et à sa connaissance de l’Histoire, ses écrits, analyses, commentaires (même si le style en était parfois « décoiffant ») ne laissaient jamais indifférent et se révélaient le plus souvent percutants et justes.

Né au sein d’une famille où Fraternité, Homme et Travail étaient des valeurs qui ne pouvaient être remises en cause, Jacques, dès son plus jeune âge, apprit à combattre l’injustice. Que ce soit à l’école quand il volait au secours des plus démunis ou au collège quand il fit le coup de poing contre un futur président de la République qui avait tenu des propos insultants à l’égard du Général. En 1941, à dix-sept ans, la Gestapo l’arrête et il ne doit sa libération qu’à l’intervention d’un commissaire de police.

À partir de cette date il ne cessera de soutenir le Général de Gaulle, acceptant toutes les tâches que lui confiera ce dernier, même les plus délicates. Aussi vivra-t-il très mal le 28 avril 1969. Jamais il ne pardonnera à ceux qui, se réclamant pourtant du gaullisme, ont été les artisans de ce départ.

Chef d’entreprise il mettra en application la Participation, grand projet social du Général de Gaulle, et vivra sa vie professionnelle avec foi et conviction.

La disparition de cet homme de cœur et de passions laisse un vide immense.

Nous assurons son épouse Yvette, sa fille Corinne, ses petits-enfants et tous les membres de sa famille de toute notre compassion, de notre soutien et de notre amitié.

Le conseil d’administration de l’Académie du Gaullisme.

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2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 13:07
Sarkozy défend le financement contesté du RSA
De notre envoyé spécial à Laval, Charles Jaigu
28/08/2008 | Mise à jour : 20:42 |
Commentaires 160
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Nicolas Sarkozy a défendu, jeudi matin à Changé (Mayenne), sa décision de taxer les revenus du capital pour financer la généralisation du revenu de solidarité active (RSA), prévue pour la mi-2009.
Nicolas Sarkozy a défendu, jeudi matin à Changé (Mayenne), sa décision de taxer les revenus du capital pour financer la généralisation du revenu de solidarité active (RSA), prévue pour la mi-2009. Crédits photo : AFP

Le chef de l'État était jeudi à Laval pour lancer officiellementle revenu de solidarité active.

Nicolas Sarkozy a rangé jeudi, pour quelques heures, son costume de «président du monde». Un surnom que lui ont trouvé ses amis lors de ses vacances au cap Nègre, depuis qu'il est président en exercice de l'Union européenne. C'est au contraire dans les habits du président «des plus démunis», à Laval, que le chef de l'État a fait sa rentrée en poli­tique intérieure. Le prétexte en était le lancement officiel du projet de revenu de solidarité active. C'est depuis la Mayenne, département pilote dans la mise en œuvre du RSA, que le chef de l'État a offert au Parti socialiste, à la veille de son université d'été à La Rochelle, «un cadeau de rentrée», selon l'expression d'un proche.

Après avoir suscité un malaise dans l'opposition, en juillet, lors du vote de la réforme des institutions, Nicolas Sarkozy s'est fait un malin plaisir de défendre un projet pour lequel Martin Hirsch, l'ex-patron d'Emmaüs venu de la gauche, a rejoint le gouvernement Fillon. «À tous ceux qui vivent avec au ventre la peur de ne plus pouvoir se nourrir, je veux dire que la France ne les abandonnera pas  », a juré le chef de l'État. L'aide au retour sur le marché du travail des chômeurs de longue durée était «une promesse de campagne» , rappelle son entourage.

Sarkozy a martelé qu'il avait été «élu sur la valeur travail» et qu'il avait promis d'en finir avec trente ans «d'assistanat». Mais il a surtout voulu justifier son choix en faveur du financement d'un dispositif qui suscite de vives réserves dans son camp. Outre Laurence Parisot, présidente du Medef, plusieurs élus de la majorité, Édouard Balladur en tête, ont exprimé leur désaccord sur la voie de financement choisie. «J'assume le RSA, j'assume l'Afghanistan, j'assume les décisions que je prends », a répondu, jeudi, Sarkozy. «En France, on veut toujours faire la réforme parfaite, et comme on n'y arrive pas, on ne la fait pas. Moi je veux la réforme continue», a-t-il enchaîné, en réponse à ceux qui, dans la majorité, regrettent que l'on crée un nouvel impôt une taxe de 1,1 % sur les revenus du capital pour financer une nouvelle dépense.

 

«La moins mauvaise solution»

 

«Le débat sur le RSA me rassure sur la vivacité de la démocratie française», a-t-il noté. Selon son entourage, la décision de taxer le capital a finalement été entérinée lors d'une réunion à l'Élysée le 18 août dernier. «L'hypothèse de redéployer une partie de la prime pour l'emploi a été abandonnée parce que nous traversons une période de croissance faible. Il ne nous a pas paru efficace d'amputer le pouvoir d'achat à un moment où il faut soutenir l'activité économique.» En fait, le centriste Jean Arthuis, qui accueillait le chef de l'État comme président du conseil général de la Mayenne, a résumé le sentiment qui prédomine à l'Élysée : en cette période de vaches maigres, le gouvernement a choisi «la moins mauvaise solution» pour financer le RSA.

L'Élysée compte aussi sur le bénéfice secon­daire d'une telle initiative : renouer avec les classes populaires. «L'année dernière, les socialistes ont gagné la bataille de la communication contre la loi Tepa en faisant croire que c'était un cadeau aux riches, cette fois-ci, nous démontrons clairement que nous n'avons pas une politique de classe.» Après cette première sortie dans la France qui travaille, Nicolas Sarkozy est retourné au cap Nègre, pour terminer ses vacances.


COMMUNIQUE DE PRESSE

de

Jacques MYARD

député des Yvelines

Maire de Maisons-Laffitte

président du Cercle Nation et République

--------------



a/s      RSA: justice contre croissance?



         La décision du Gouvernement de financer le revenu de solidarité
active (RSA), qui constitue sans nul doute un excellent moyen de retour au
travail des chômeurs et génère à terme plus de produit fiscal pour réduire
les déficits publics, ne peut que susciter l'approbation.

         Néanmoins, il est permis de s'interroger sur les modalités de son
financement qui repose sur une taxation du capital, déjà lourdement imposé
en France.

         Le risque est double: la baisse des capacités des entreprises à
investir, et la poursuite de la délocalisation des entreprises, avec pour
conséquence une perte d'emplois.

         Or, l'économie française souffre avant tout d'un manque chronique
d'investissements qu'il convient d'accroître fortement compte tenu des
besoins importants de notre pays tant en matière de recherche et
développement que d'infrastructures notamment.

         Au lieu d'augmenter le taux des prélèvements obligatoires qui est
l'un des plus élevés d'Europe, il aurait été préférable de financer cette
mesure d'abord par de nouvelles économies dans le cadre de la révision des
politiques publiques et ensuite par une accélération de la croissance
permettant d'augmenter les rentrées fiscales.

         Cette accélération de la croissance ne pourra elle-même être
obtenue que par un allègement de la pression fiscale et des mesures
incitatives fortes comme, par exemple, des crédits d'impôt sur tous les

nouveaux investissements productifs et plus généralement, à l'instar du
gouvernement socialiste espagnol, par une suppression pure et simple de
l'impôt sur le capital.

        

         C'est là un impératif.

        



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1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 07:14
Source la Dépêche :
Tournefeuille. Francazal : la crainte du transfert du frêt de Blagnac

Le site de la base 101 intéresse des repreneurs, les riverains s'inquiètent...

Michel Jammet | 30 Août 2008 | 09h49
Les Transall ne dérangeaient pas trop les riverains. Ils ont par contre peur des avions commerciaux. Photo DDM, archives.
Les Transall ne dérangeaient pas trop les riverains. Ils ont par contre peur des avions commerciaux. Photo DDM, archives.

Avec la rentrée, l'avenir de la base aérienne de Francazal va se reposer avec beaucoup d'acuité. Et faire peut être même du bruit, selon les inquiétudes formulées par une association de riverains de Tournefeuille (voir encadré). Déjà un livre blanc, à l'impulsion notamment des élus de l'Ouest toulousain, veut faire entendre sa voix et proposer des… pistes...

Cette association, donc monte au créneau. Selon ses informations, une lutte se déroule actuellement au plus haut niveau décisionnaire entre la DGAC (Direction générale de l'aviation civile) Thomson-Thales et… la foire de Toulouse.

Frêt = avions bruyants

Un moment envisagé, le transfert de la foire-Expo aurait du plomb dans l'aile (sic) ; on parlerait plutôt de Beauzelle ou Aussonne.Nombre d'entreprises, aux fonctions différentes, n'en continuent pas moins de se tirer la bourre pour décrocher la timbale. Elles guignent le vaste espace de la zone Lionel de Marmier, libéré à l 'échéance de deux ans, pour des motivations très différentes les unes des autres.

Mais, c'est le projet de la DGAC qui inquiète le plus les riverains de Tournefeuille. A l'instar de Philippe Tulli, le président : « Des études de faisabilité sont en cours afin de transformer l'actuelle base militaire de Francazal en plate-forme d'accueil du frêt aérien de Blagnac, afin de désengorger l'aéroport international. C'est encore et toujours des avions, direz-vous ! Mais pas n'importe lesquels. Les avions commerciaux sont souvent usagés, font du bruit, avec des rotations infernales. Cela commence à 4 heures ou 5 heures pour s'achever à minuit. Le cône de bruit est tout à fait différent ».

Une piste trop courte ?

Et la nuisance aussi. On serait alors loin des survols pépères des Transall au rythme de 6 ou 7 par jour, aujourd'hui ! Qu'en serait-il de la quiétude des riverains proches du couloir aérien qui se trouve en droite ligne, dans le prolongement des pistes, fait-on remarquer à Tournefeuille Demain.

Formel, un responsable de la DGAC se veut cependant rassurant : «C'est non. Un avion-cargo ne pourrait atterrir sur la piste de Francazal, qui est trop courte (1800m). Un bi-moteur, peut-être ! En France, il n'y a que deux aéroports de frêt international rentables Charles de Gaulle et celui de Vatry (51), pas depuis longtemps». L'avenir de Francazal dépendra des militaires, d'abord.Des solutions sont possibles, affirme-t-on. Mais lesquelles ?

Le site de la base 101 intéresse des repreneurs, les riverains s'inquiètent...

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31 août 2008 7 31 /08 /août /2008 06:00
Non, ce n'est pas le titre du best-seller  de Pierre Claustermann le héros gaulliste de la dernière guerre, c'est le spectacle de La Rochelle ce week-end, donné par les acteurs du PS : Qui sera Vizir à la place du grand Vizir ? Quel cirque !


Université du PS: la guerre des chefs se poursuit à La Rochelle

 

 

Le Premier secrétaire du PS François Hollande lors de l'université d'été du parti à La Rochelle, le 30 août 2008
© 2008 AFP (Pierre Andrieu)
Le Premier secrétaire du PS François Hollande lors de l'université d'été du parti à La Rochelle, le 30 août 2008

La bataille pour le leadership du parti s'est intensifiée en coulisse à dix semaines du congrès de Reims, samedi au deuxième jour de l'université d'été du PS à La Rochelle, où les militants discutaient calmement environnement, culture et code du travail.

Quelque 4.000 militants participent aux multiples "ateliers": "ils sont tous pleins à craquer, il n'y a même pas de place pour y entrer", se réjouit la députée de Paris, Annick Lepetit.

Mais l'intérêt pour "le fond" des débats ne cache pas l'inquiétude sur l'état du parti. "Le Parti socialiste est divisé, souvent aphone", le "climat n'est pas bon", "les militants sont désespérés, déboussolés, souvent en colère", résume l'ancien Premier ministre, Laurent Fabius.

La fébrilité règne parfois dans les coulisses où se nouent et se dénouent les alliances en vue du congrès qui doit désigner le successeur de François Hollande, alors que n'émerge pour l'heure aucun leader naturel et consensuel.

La maire de Lille Martine Aubry lors de l'université d'été du Parti socialiste, le 30 août 2008 à La Rochelle
© 2008 AFP (Jean-Pierre Muller)
La maire de Lille Martine Aubry lors de l'université d'été du Parti socialiste, le 30 août 2008 à La Rochelle

Si Ségolène Royal, candidate au poste de premier secrétaire, a tenu le haut du pavé vendredi, en lançant un appel aux socialistes - "aimez-vous les uns les autres ou disparaissez!" - samedi c'était au tour de Martine Aubry de tenir la vedette.

Non encore candidate officielle, le maire de Lille voit s'ébaucher autour de son nom une alliance allant des fabiusiens aux strauss-kahniens et à Arnaud Montebourg.

"Il faut un chef d'équipe qui a une épaisseur", et "Martine, si elle accepte et si le collectif le décide, peut jouer ce rôle", a affirmé M. Fabius à la presse.

L'alliance a pris forme dans la matinée lors d'une rencontre - empreinte d'"une vraie émotion", selon M. Fabius- où se sont retrouvés l'ancien premier ministre, le maire de Lille, le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis et Benoît Hamon (gauche du parti).

Le maire de Paris Bertrand Delanoë à l'université d'été du PS à La Rochelle, le 30 août 2008
© 2008 AFP (Jean-Pierre Muller)
Le maire de Paris Bertrand Delanoë à l'université d'été du PS à La Rochelle, le 30 août 2008

L'alliance autour de Mme Aubry dessert les intérêts du strauss-kahnien Pierre Moscovici qui affiche toujours sa "détermination totale" à être le leader de cette coalition avec l'argument-massue que, lui, n'est pas présidentiable pour 2102.

Elisabeth Guigou a renouvelé son soutien à Bertrand Delanoë. Durée: 31s
© 2008 AFP
Elisabeth Guigou a renouvelé son soutien à Bertrand Delanoë. Durée: 31s

Mais, rétorque Jean-Christophe Cambadélis, "il n'y a pas de candidat tant qu'il n'y pas un contrat commun".

"La semaine qui vient va être décisive", souligne le fabiusien Claude Bartolone, alors que le temps presse à l'approche de la date-limite du 23 septembre pour le dépôt des motions que voteront les militants.

Délaissé par l'état-major strauss-kahnien, le député du Doubs a été soutenu en fin de journée par deux barons du PS: le maire de Lyon, Gérard Collomb, et le patron des socialistes des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini.

"Nous ne sommes pas au moment de la désignation du présidentiable, mais du premier secrétaire. Pour nous, c'est Pierre Moscovici et nous souhaitons aller vers un large rassemblement qui commence par nos deux contributions (pour le congrès, ndlr) et qui puisse inclure Martine Aubry", a déclaré Gérard Collomb.

De son côté, Bertrand Delanoë, personnalité préférée des Français de gauche et des sympathisants PS pour prendre la tête du parti, selon les sondages, a participé assidûment aux ateliers- à l'inverse de Ségolène Royal qui a déserté les lieux vendredi soir.

Au même moment, le maire de Paris mettait en garde contre la transformation du PS en "un parti de supporteurs, un fan club", une critique à peine voilée de sa concurrente.

Dans un vibrant plaidoyer pour l'écologie, le maire de Paris, qui a déjà annoncé sa candidature, a affirmé que "désormais, pour être socialiste, nous devons être écologistes".

Quant à François Hollande, il aura la vedette dimanche avec son discours de clôture de cette 15e édition de l'université d'été du PS, la dernière à laquelle il participe comme premier secrétaire.

D'ici au congrès de Reims, ceux qui rêvent de reprendre la présidence de la France en 2012, vont nous donner bien des spectacles digne du théatre de Maivaux et des marivaudages ! Le grand cirque en quelques sorte !


Suite et fin clownesque !

"Merci", "à demain" : ému, François Hollande clôture l'université d'été du PS

 

 

Discours de François Hollande le 31 août 2008 en clotûre de l'université d'été à La Rochelle
© 2008 AFP (Pierre Andrieu)
Discours de François Hollande le 31 août 2008 en clotûre de l'université d'été à La Rochelle

François Hollande a clôturé l'université d'été du PS, la dernière à laquelle il participait en tant que patron du PS, sur une note émouvante en disant "merci" et "à demain" à ses militants qui l'ont ovationné longuement, debouts.

"Il me reste à vous dire deux mots: merci du fond du coeur pour avoir fait que le Parti socialiste est là" et "à demain pour le combat et l'offensive au service des Français", a affirmé, très ému, le premier secrétaire qui va passer le témoin dans dix semaines au Congrès de Reims.

Plusieurs milliers de socialistes l'ont acclamé debouts, scandant "tous ensemble, tous ensemble, socialistes". Au premier rang, l'applaudissaient aussi les anciens premiers ministres Pierre Mauroy et Michel Rocard, ainsi que Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Pierre Moscovici, prétendants déclarés ou potentiels à sa succession.

A 54 ans, le député de Corrèze n'entend pas jeter l'éponge: "je ne fais pas mon discours d'adieu, vous me reverrez, je ne pars pas. Je change seulement de rôle", a-t-il dit.

Alors que la crise pour le leadership secoue le PS, M. Hollande a prévenu du risque d"'ingouvernabilité" du parti, qui est "la principale menace". "Il faut que ce parti soit dirigé, il faut un pôle central, on ne peut pas être dans la dispersion, la fragmentation, dans l'émiettement".

Il s'est dit toutefois "pas inquiet" mais "confiant" dans la capacité des militants à sortir le parti de l'ornière au congrès, car "ce sont les militants qui vont décider par leur vote, ce sont eux qui vont faire le choix en liberté et en responsabilité".

François Hollande à l'issue de son discours prononcé le 31 août 2008 en clotûre de l'université d'été à La Rochelle
© 2008 AFP (Jean-Pierre Muller)
François Hollande à l'issue de son discours prononcé le 31 août 2008 en clotûre de l'université d'été à La Rochelle

"Ils refuseront les combinaisons, les artifices, les confusions", a-t-il dit en estimant que le PS manquait de "cohésion et de cohérence" et en mettant en garde contre "l"hyperpersonnalisation".

Il a dénoncé, par ailleurs, la politique de Nicolas Sarkozy: "un an après son élection, la France est déclassée, divisée, désespérée".

Le PS, selon lui, doit "démontrer la pertinence de ses propositions pour sortir de cette crise", a-t-il dit en égrenant une série de mesures à la fois économiques pour encourager l'investissement et sociales pour "donner du pouvoir d'achat aux Français" notamment par la hausse de la prime pour l'emploi et le chèque transport.

Selon lui, "la droite est unie comme elle ne l'a jamais été sous la Ve République", et en face "nous devons prendre la mesure de nos responsabilités".

Le PS est "la seule alternative", a-t-il dit en préconisant "le rassemblement de la gauche". Il a annoncé que "le groupe de liaison" de la gauche se réunira le 3 septembre. Quant au Nouveau parti anticapitaliste d'Olivier Besancenot, il "n'offre aucun débouché à la contestation", selon lui.

Critiquant la politique internationale du président de la République, "fondée sur le coup d'éclat permanent et la mise en scène personnelle", et sa "diplomatie brouillonne", M. Hollande a posé des conditions pour voter le 22 septembre au Parlement la prolongation de l'intervention française en Afghanistan. Il a réclamé notamment la redéfinition des objectifs de la force internationale et un calendrier.

Face à la crise économique et financière, il a plaidé pour un nouveau Bretton Woods (accords sur la réforme du système monétaire en 1944).

Il a enfin apporté son soutien au candidat démocrate américain: "Nous ferons tout pour la victoire de Barak Obama", a-t-il lancé sous de vifs applaudissements des militants socialistes.

 Ce n'est pas sur que cela impressionne les électeurs américains !

Jean-Luc Mélenchon :
«Le PS a travaillé pour rien»

Il préfère «le festival on». Autrement dit le travail politique de fond, objectif idéaliste affiché par l'université d'été du PS à La Rochelle. Chassé-croisé parfois curieux entre les ténors socialistes pendant trois jours, tractations plus ou moins discrètes, coups médiatiques… Jean-Luc Mélenchon n'a pas du tout apprécié ce qu'il appelle «le festival off» d'un PS dont «les Français ne comprennent rien» aux gesticulations».
Malgré un ultime appel à l'unité de François Hollande, l'université d'été du PS s'est achevé dimanche en laissant l'image d'une grande confusion, marquée par une guerre des chefs qui semble destinée à durer.
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27 août 2008 3 27 /08 /août /2008 11:26
Afghanistan: quatre soldats exécutés lors de l'embuscade?
Samuel Laurent (lefigaro.fr) avec Le Canard Enchaîné
27/08/2008 | Mise à jour : 11:36 |
Commentaires 10
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Crédits photo : AFP

Selon le Canard Enchaîné, quatre soldats français auraient été faits prisonniers et exécutés par les talibans lors de l'embuscade qui a coûté la vie à 10 militaires, le 18 août dernier.

A nouveau, la version officielle de l'embuscade qui a coûté la vie à dix militaires français en Afghanistan le 18 août dernier est mise en doute. Le Canard Enchaîné affirme dans son édition de mercredi que, lors de ce combat, quatre soldats auraient été capturés par les talibans et exécutés.

Claude Angeli, rédacteur en chef de l'hebdomadaire satirique et spécialiste des questions de défense, donne cette information sans conditionnel, mais sans citer ses sources. Pourtant, si elle est exacte, cette version des faits diffère sensiblement de celle donnée par le ministère de la Défense, qui n'a jamais fait mention de soldats capturés ou exécutés.

Le Canard est le premier journal français a évoquer cette information, qui avait déjà été donnée par plusieurs médias anglo-saxons. Le quotidien britannique The Independent avait déjà parlé de cette exécution dans on édition du 20 août, citant «des sources militaires», de même que le Guardian, qui tenait l'information d'officiels afghans. Le ministère de la Défense avait démenti à l'époque. Invité d'Europe 1 mardi soir, Hervé Morin a une nouvelle fois nié que des soldats aient été exécutés.

Autres informations données par l'hebdomadaire satirique : la colonne de soldats afghans qui accompagnait les troupes françaises aurait «pris la fuite dès l'ouverture du feu», laissant les hommes du 8e RPIMA seuls face aux insurgés.

 

Un interprète disparu

 

Surtout, explique Le Canard Enchaîné, «quelques heures avant le départ de en opération […] l'interprète qui devait accompagner cette petite troupe avait disparu» avant le départ de la colonne. «Le simple bon sens aurait dû conduire ses chefs à craindre qu'il n'ait alerté les insurgés», écrit Claude Angeli.

Toujours selon ses sources, les hélicoptères Caracal qui auraient pu mener une opération de reconnaissance en avant de la colonne étaient indisponibles car «affectés à la protection du président afghan Karzaï».

Enfin, Le Canard Enchaîné publie des extraits d'un rapport du lieutenant-colonel Benoît Desmeulles, responsable d'une unité OMLT (instructeurs insérés dans des unités de l'armée nationale afghane), daté de mai dernier, qui pointe la recrudescence d'activité talibane dans le secteur, où «les incidents se sont multipliés sous toutes les formes possibles». L'instructeur note également la «situation tendue des effectifs» et le manque de formation des troupes à ce type de conflit


Afghanistan. Quatre de nos paras ont-ils été « exécutés » ?

Polémique sur l'embuscade meurtrière.

LaDepeche.fr | 28 Août 2008 | 08h26
La présence militaire française en Afghanistan pourrait être «redéfinie». Photo AFP.
La présence militaire française en Afghanistan pourrait être «redéfinie». Photo AFP.

La polémique sur les circonstances exactes de l'embuscade qui a coûté la vie à dix soldats français dont huit paras du 8e RPIMa de Castres en Afghanistan a rebondi hier avec un article du « Canard Enchaîné » selon lequel quatre des militaires tués auraient été « faits prisonniers et exécutés par les insurgés » au début de l'attaque. Une description des faits qui paraît souligner que le guet-apens avait été soigneusement préparé, les agresseurs ayant bénéficié de renseignements précis (la trahison d'un interprète est évoquée) sur une opération qui n'aurait peut-être pas été entourée de toutes les mesures de précaution requises.

Le ministre de la Défense, Hervé Morin, et l'état-major ont démenti cette affirmation, déjà rapportée par des médias anglo-saxons. Et le porte-parole du gouvernement Luc Chatel s'est refusé à la sortie du Conseil des ministres à tout commentaire : « Une procédure d'enquête est en cours, et ce qu'on appelle le retour d'expérience nous permettra d'y voir plus clair ».

Au reste, la situation en Afghanistan a été abordée au Conseil par le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner et par le Premier ministre. François Fillon a demandé et obtenu l'autorisation du Conseil d'y prolonger la présence militaire française. Un débat, suivi d'un vote, est prévu, rappelons-le, le 22 septembre au Parlement, réuni en session extraordinaire, sur la présence militaire française en Afghanistan.

Villepin suggère le retrait

Pour sa part, l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a estimé hier que l'intervention en Afghanistan comportait « un risque d'enlisement » et qu'il fallait donc y « intégrer une stratégie de retrait ». Et critiquant l'option du tout militaire, il a appelé à « ne pas céder à la tentation idéologique, qui a été celle des Américains en Irak et en Afghanistan, de guerre au terrorisme qui n'a aucun sens ».

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22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 12:07

La France doit retirer ses troupes d'Afghanistan

Les obsèques nationales, présidées par M. Sarkozy, des parachutistes français morts en Afghanistan ne sauraient valoir approbation de la mission qu'il leur a confiée. Il est nécessaire de s'interroger sur les raisons de cette guerre et sur sa légitimité. Il est nécessaire de sortir d'un engagement auquel le président de la République n'aurait pas dû souscrire, seul, au nom de la France.

Dix soldats français sont tombés au champ d'honneur, le 18 août en Afghanistan. Cette nouvelle glace le sang, car nous, Français, sommes tous responsables de leur mort. Ils avaient accepté de prendre le risque ultime lorsque, en notre nom collectif, le président de la République les avaient envoyés en mission. Ils pensaient nous défendre face à un danger, certes lointain, mais bien réel. Ils pensaient servir notre patrie.

Or, nous savons tous qu'il n'en est rien. Nicolas Sarkozy lui-même admettait lors de sa campagne électorale que la présence française en Afghanistan n'était pas essentielle pour nos intérêts. Pourtant, une fois élu, il a pris la décision, contre l'avis de l'état-major interarmes et contre celui de la majorité des Français, d'envoyer 700 hommes supplémentaires sur ce front. C'est une lourde responsabilité.

Aucune analyse nouvelle ne motive ce revirement. Le président Sarkozy a toutefois considéré que s'il n'y a aucun intérêt vital pour la France à combattre en Afghanistan, il y en a un à développer l'OTAN. C'est pour faire vivre l'Alliance que nos concitoyens sont morts.

Une guerre illégale

Pour comprendre les enjeux de ce conflit et le rôle de l'OTAN, souvenons-nous des événements précédents. En janvier 2001, le président George W. Bush entre à la Maison-Blanche. Le vice-président Dick Cheney consacre toute son énergie à la mise en place du Groupe de développement de la politique énergétique nationale (NEPD), dont il préside les débats à huis-clos.
Il y est décidé d'exclure autant que faire ce peut la Russie et l'Iran de l'exploitation des hydrocarbures de la Mer Caspienne. À cette fin, un premier pipe-line transportera le pétrole jusqu'à la Méditerranée via la Géorgie (le « BTC ») et un second jusqu'à l'Océan indien via l'Afghanistan.

Au printemps 2001, l'Allemagne, en tant que présidente du Groupe de suivi de l'Afghanistan, organise des négociations multipartites à Berlin. Outre l'Émirat taliban non reconnu par la communauté internationale, les États-Unis, le Royaume-Uni, la Russie et le Pakistan y sont conviés. Autour de la table, on discute de l'avenir du pays, mais dans les couloirs
on ne parle que du pipe-line que souhaite construire la firme californienne Unocal. En définitive, selon le rapport du négociateur pakistanais Naiz Naik, les Anglo-Saxons, furieux de l'intransigeance talibane, mettent fin à la réunion et annoncent que ce sera la guerre.

En août 2001, l'OTAN achemine 40 000 hommes en Égypte, tandis que la marine britannique se déploie en mer d'Oman.
Le 9 septembre, le leader du Front islamique (pro-russe) [1], Shah Massoud, est assassiné, de sorte que Moscou n'ait pas de relais locaux pour s'opposer à l'invasion anglo-saxonne.

Le 11 septembre des attentats spectaculaires frappent New York et Washington. L'administration Bush les attribue à Oussama Ben Laden, lequel vit dans l'émirat taliban. Ils exigent qu'il leur soit livré pour être jugé, ce que Kaboul accepte de faire. Mais il est trop tard,
l'armada états-unienne, positionnée sur zone depuis août, est déjà en mouvement. Les ambassadeurs états-unien et britannique à l'ONU remettent chacun une lettre au président du Conseil de sécurité pour évoquer la légitime défense. Le secrétaire d'État Colin Powell, assure que les preuves de la responsabilité afghane dans les attentats seront présentées incessamment sous peu au Conseil de sécurité. Elle ne viendront jamais.

Étrangement, les États-Unis qui ont invoqué la clause 5 du Traité de l'Atlantique Nord pour mobiliser leurs alliés contre les terroristes dont ils se disent victimes, n'associent que le Royaume-Uni (puis l'Australie) à leur expédition militaire. Mais c'est bien ainsi qu'elle était planifiée avant le 11 septembre. Des groupes locaux sont enrôlés comme mercenaires pour mener les combats au sol, les Anglo-Saxons se limitant à leur fournir un appui aérien, puis liquidant sous un tapis de bombes les poches de résistance.

Après la déroute des talibans, Washington installe des institutions fantoches présidées par Hamid Karzaï (ressortissant états-unien, ex-agent de la CIA devenu cadre d'Unilocal en charge de la construction du pipe-line). La communauté internationale prend acte du fait accompli, tandis que la Russie, qui n'a toujours pas digéré l'agression de l'OTAN contre le Kosovo, avale cette nouvelle couleuvre. Toutefois, prenant date avec l'Histoire, le président Poutine observe que la légitime défense n'est pas établie et que l'invasion de l'Afghanistan est illégale.
L'engrenage

Une coalition de pays se porte volontaire, lors de la conférence de Bonn sur la reconstruction, pour assurer la sécurité en Afghanistan d'abord en lien avec l'Autorité de transition, puis avec les nouvelles institutions dans le cadre de l'ONU. Tous les volontaires sont des satellites des États-Unis qui adoptent les thèses de Washington. La Russie et ses alliés, qui dénoncent une grave violation du droit international, refusent d'envoyer des hommes.

Progressivement, il s'avère que la population afghane, même opposée aux talibans, n'approuve ni le gouvernement Karzai --dont l'oeuvre se limite à avoir fait du pays le premier producteur mondial de pavot--, ni la présence anglo-saxonne. En août 2003, face à l'instabilité grandissante, Washington (qui concentre alors son effort en Irak) souhaite que l'OTAN prenne le commandement de la Coalition des volontaires et lance une offensive contre-insurrectionnelle.
Il ne s'agit plus de lutter contre le régime taliban, mais contre la population afghane.

Certains des États volontaires, dont la France, se sentant piégés, tentent de s'en tenir au mandat de l'ONU visant à sécuriser le pays et à le reconstruire. À l'inverse de son prédécesseur, le choix de Nicolas Sarkozy aura été de faire basculer la mission des forces françaises du mandat onusien initial vers la stratégie atlantiste de contre-inusurrection.
De facto, les forces françaises se retrouvent supplétives des états-uniennes dans une guerre coloniale. Ce n'est pas pour cela que nos soldats se sont rangés sous notre drapeau.

Les forces US étant déjà surdéployées en Irak, l'OTAN ne peut augmenter ses troupes en Afghanistan qu'en mobilisant des contingents alliés. Washington espère d'abord une aide canadienne, mais le rapport Manley met en garde Ottawa : le fardeau est trop lourd et ne doit être accepté que si un autre membre de l'OTAN en partage le poids. Washington sollicite alors Paris qui prend le temps de la réflexion. En France, rien ou presque ne filtre dans la presse des analyses en cours à l'Élysée et rue Saint-Dominique, tandis qu'au Canada, le Premier ministre Stephen Harper et les leaders politiques les plus en vue rapportent leurs contacts avec le président Sarkozy et donnent des détails sur ce que sera l'engagement français. En définitive, celui-ci est annoncé par Condoleezza Rice lors d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre britannique aux Chequers. La nouvelle est confirmée par Nicolas Sarkozy, non pas au peuple français ou à ses représentants, mais aux députés britanniques lors de son discours de Westminster.

La mise des troupes françaises au service du projet colonial anglo-saxon et leur renforcement préfigurent la réintégration de la France dans le commandement intégré de l'OTAN, prévue pour avril 2009. Le président Sarkozy a souhaité qu'elle aille le plus loin possible. C'est l'obstination du général Bruno Cuche, chef d'état-major de l'armée de terre, qui y a posé une limite, empêchant notamment le déploiement des chars Leclerc. On sait que celui-ci a refusé de se couvrir du même déshonneur que Nicolas Sarkozy et qu'il lui a présenté sa démission lorsque l'occasion s'est présentée.

Nous ignorons quelles menaces ou quelles gratifications les États-Unis ont promis au Canada et à la France pour les convaincre d'envoyer des troupes pour le seul bénéfice de l'Oncle Sam.
Par contre, nous observons que les décisions de Stephen Harper et de Nicolas Sarkozy correspondent à la réintroduction par le département d'État US du pétrolier franco-canadien Total en Irak. Un accord a été signé entre Chevron (la société dont Condoleezza Rice était administratrice) et Total (dont le Canadien de Neuilly-sur-Seine Paul Desmarais, mécène des campagnes électorales d'Harper et de Sarkozy, est l'actionnaire de référence).

Ceci étant posé, nous devons songer à nos soldats morts.
Ils ont fait leur devoir. Le nôtre, c'est d'éviter que d'autres jeunes gens ne soient sacrifiés comme eux à des intérêts étrangers ou privés. La France doit immédiatement retirer toutes ses troupes d'Afghanistan.

par Réseau Voltaire

La «guerre contre le terrorisme» ne sert à rien
Laurent Suply (lefigaro.fr) avec AFP
29/07/2008 | Mise à jour : 16:52 |
Commentaires 73
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Un groupe de réflexion a mis en évidence que la solution militaire est inefficace contre la plupart des groupes terroristes. Pour battre al-Qaida, il préconise une nouvelle stratégie basée sur le renseignement et la police, et de changer de vocabulaire.

Une autopsie du terrorisme pour trouver la stratégie susceptible de vaincre al-Qaida. C'est à cet exercice statistique que s'est livré la RAND Corporation, un groupe de réflexion américain qui travaille régulièrement pour le Pentagone. Pour tenter de comprendre le destin des groupes terroristes, les chercheurs ont compilé des données sur 648 groupes recensés à travers le monde entre 1968 et 2006.

Ils ont distingué chaque groupe en fonction de ses effectifs, ses buts, ses revenus financiers, du régime politique de son territoire d'implantation, de son orientation (religieux ou politique) et de ses buts. Ils ont ensuite passé au crible leurs destins. Sur les 648 groupes étudiés, 244 sont toujours actifs, et 136 se sont fragmentés ou ont fusionné avec d'autres groupes.

 

Les groupes religieux plus tenaces

 

Et parmi ceux qui ont effectivement cessé d'utiliser le terrorisme, les statistiques parlent d'elles-mêmes. La « bonne nouvelle » est que seuls 27 groupes (10%) ont cessé leurs activités après avoir rempli leurs objectifs, par exemple le FLN algérien. 114 (43%) ont déposé les armes suite à un accord politique avec l'Etat. Quant à ceux qui ont été réellement vaincu, 107 (40%) l'ont été par des moyens policiers et juridiques, les principaux étant le renseignement humain, l'infiltration des cellules, l'arrestation des leaders et le développement de la législation antiterroriste. Et 20 groupes seulement ont été écrasés sur le champ de bataille, par des moyens militaires, soit un pourcentage de 7%.

L'objectif du rapport étant d'évaluer les bonnes pratiques pour défaire al-Qaida, les historiques des mouvements similaires ont été spécialement étudiés. Mauvaise nouvelle : les groupes d'inspiration religieuse sont bien plus résistants que ceux qui ont une vocation politique. Depuis 1968, 62% des groupes terroristes ont cessé de nuire. Sur la même période, ce pourcentage tombe à 32% si l'on ne compte que les groupes religieux.

L'étude exclut d'office la solution politique pour al-Qaida, dont le but avoué est de renverser les gouvernements du Maghreb, du Proche et du Moyen Orient, pour unir le monde musulman sous une même bannière. La RAND Corporation estime que la probabilité d'un succès d'al-Qaida est proche de zéro, mais les statistiques montrent que les chances de parvenir à un accord politique sont d'autant plus faibles que les objectifs d'un groupe sont larges et ambitieux.

Quant à la solution militaire, à l'œuvre actuellement, l'étude conclut qu' « il n'y a aucun solution au terrorisme sur le champ de bataille ». Et d'ajouter que la force brute a souvent « l'effet inverse » en attisant l'hostilité des populations, fournissant ainsi un réservoir de recrue aux terroristes. Le groupe note une augmentation des actions d'al-Qaida dans un rayon plus large, et juge que la stratégie américaine de « guerre contre le terrorisme » n'a pas réussi à affaiblir la nébuleuse terroriste.

 

Une armée présente mais discrète

 

Quelle stratégie adopter alors ? L'étude préconise un combat sur deux fronts. D'abord, mettre l'accent sur la solution policière contre al-Qaida dans le monde, en augmentant les budgets de la CIA et du FBI. Objectif : cibler les principaux « nœuds » du réseau al-Qaida, qu'il s'agisse de points de décision, de communication ou de financement. Cela implique également de mettre hors d'état de nuire les chefs des réseaux, avec les règles qui s'imposent dans un état de droit. Le rapport cite notamment un membre de l'Unité de Coordination de la Lutte Antiterroriste française, qui fait part d'une tactique citée en exemple : concentrer les efforts de polices sur des délits annexes tels que le trafic de drogue, plus facile à prouver devant un tribunal, pour mettre les suspects « à l'ombre » sans attendre qu'ils aient commis un attentat.

Ensuite, l'étude ne plaide pas pour un désengagement militaire total, en particulier pour la situation particulière de l'Irak, où al-Qaida participe à une insurrection armée globale. L'histoire montre que la solution militaire est plus efficace contre les larges groupes de terroristes insurgés (19%) que contre les groupes terroristes en général (7%). Dans ces zones, la présence militaire est « nécessaire », mais le rapport souligne qu'il ne doit pas nécessairement s'agit d'une présence américaine. Les forces locales y auraient une plus grande légitimité, et une meilleure compréhension. Il faudrait donc, selon cette étude, que les Etats-Unis cantonnent leur rôle militaire en Irak à de la formation ou de l'armement.

La RAND Corporation suggère quelques pistes idéologiques. Par exemple, le groupe estime que les fatwas émises par le Conseil des Oulemas en Afghanistan clamant que les kamikazes n'auraient ni vierges, ni vie éternelle, ont été bien plus efficaces que les tonnes de tracts de propagande largués par l'aviation américaine.

Autre changement symbolique mais crucial : troquer la « War on Terror » (guerre contre le terrorisme), qui laisse croire à une solution purement militaire, contre le plus classique « counterterrorism » (antiterrorisme). De même, il s'agit de ne plus faire passer Ben Laden et consorts pour des guerriers engagés dans une guerre sainte mais pour de simples criminel

 

 

lundi 25 août 2008

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22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 03:36
Hommage aux 10 soldats tués en Afghanistan, Sarkozy promet de tirer la leçon

 

 

Les 10 cercueils des soldats français tués en Afghanistan, lors d'une cérémonie d'hommage aux Invalides le 21 août 2008.
© 2008 AFP (Lionel Bonaventure)
Les 10 cercueils des soldats français tués en Afghanistan, lors d'une cérémonie d'hommage aux Invalides le 21 août 2008.

Le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy a présidé jeudi à Paris une cérémonie d'hommage national aux dix soldats français tués en Afghanistan et promis que les autorités tireraient la leçon du drame alors que des militaires rescapés ont mis en cause le commandement.

M. Sarkozy, la quasi-totalité du gouvernement et des responsables de l'opposition de gauche ont assisté à la cérémonie aux Invalides, un imposant monument historique abritant notamment une nécropole militaire et le tombeau de Napoléon, en compagnie des familles des jeunes soldats tués lundi.

"Aujourd'hui, c'est un jour de deuil pour la nation française", a dit le chef de l'Etat.

"L'émotion étreint chaque Français. Aujourd'hui, c'est le temps du recueillement", a-t-il ajouté devant les cercueils des soldats, recouverts du drapeau tricolore et disposés dans la cour d'honneur.

Visiblement ému, M. Sarkozy a loué "la bravoure et la ténacité" des soldats tués "qui voulaient vivre debout" et les a décorés à titre posthume de la croix de chevalier de la Légion d'honneur.

Nicolas Sarkozy à la cérémonie d'hommage aux dix soldats français tués en Afghanistan, le 21 août 2008 aux Invalides à Paris.
© 2008 AFP (Patrick Kovarik)
Nicolas Sarkozy à la cérémonie d'hommage aux dix soldats français tués en Afghanistan, le 21 août 2008 aux Invalides à Paris.

Le président, qui est aussi chef des armées, a réaffirmé que les soldats français étaient "engagés en Afghanistan dans un combat contre la barbarie, l'obscurantisme et le terrorisme".

"Nous n'avons pas le droit de perdre là-bas", a dit M. Sarkozy, "de renoncer à défendre nos valeurs", "de laisser les barbares triompher, car la défaite à l'autre bout du monde se paiera d'une défaite sur le territoire de la République française".

M. Sarkozy a promis que l'armée tirerait la leçon de ces pertes, les plus lourdes subies depuis un attentat au Liban, qui avait fait 58 morts en 1983. Vingt-et-un soldats ont aussi été blessés dans l'embuscade tendue par une centaine de talibans lundi non loin de Kaboul.

"Je veux que vos collègues ne se retrouvent jamais dans une telle situation. Je veux que tous les enseignements soient tirés", a-t-il dit.

Un des rescapés de l'embuscade des Talibans qui a causé la mort de 10 soldats français en Afghanistan, aux Invalides le 21 août 2008.
© 2008 AFP (Patrick Kovarik)
Un des rescapés de l'embuscade des Talibans qui a causé la mort de 10 soldats français en Afghanistan, aux Invalides le 21 août 2008.

"J'ai parlé avec vos camarades qui étaient là-haut et qui étaient bouleversés de ne pas avoir pu vous en sortir. Ils n'ont rien à se reprocher", a ajouté M. Sarkozy qui avait rencontré les troupes françaises au cours d'un voyage éclair mercredi à Kaboul.

Une cérémonie d'hommage aux 10 soldats français morts en Afghanistan a eu lieu jeudi aux Invalides, sur fond de polémique concernant les conditions dans lesquelles ont été tués ces militaires.
© 2008 AFP
Une cérémonie d'hommage aux 10 soldats français morts en Afghanistan a eu lieu jeudi aux Invalides, sur fond de polémique concernant les conditions dans lesquelles ont été tués ces militaires.

Le président s'est entretenu à huis clos avec les familles des victimes. La tante d'un des soldats tués, Yolande Hweillia, a expliqué ne pas avoir été "apaisée" par ses paroles.

"Ce ne sont que des jeunes qui sont tombés, pas des gens expérimentés", a-t-elle souligné.

Des soldats blessés, interrogés par le journal Le Monde, ont expliqué être restés sous le feu ennemi "pendant près de quatre heures sans renfort". Selon eux, des frappes aériennes de soutien de l'Otan ont par ailleurs "raté leur cible et touché des soldats français".

En quittant la présidence jeudi matin, M. Sarkozy a répliqué aux journalistes qui lui posaient des questions à ce sujet: "vous n'avez pas honte", estimant que le temps était encore "au recueillement".

Le ministre de la Défense Hervé Morin et l'Otan ont démenti les informations sur des "tirs amis" qui auraient tué des soldats français.

La France a déployé quelque 3.000 soldats en Afghanistan après avoir envoyé cet été 700 hommes en renfort, une décision du président Sarkozy, qui avait été critiquée par l'opposition.

Au cours d'un conseil des ministres jeudi, M. Sarkozy a "souligné", selon le porte-parole du gouvernement, que 25 des 27 pays de l'UE étaient engagés en Afghanistan. "Aucun n'envisage aujourd'hui de se retirer, parce que nous sommes là-bas pour défendre la liberté et la lutte contre le terrorisme", a-t-il ajouté.

Le Parti socialiste a réclamé un changement de "stratégie" en Afghanistan. Le Parti communiste et l'extrême gauche ont réclamé le retrait du contingent français. Un débat sur l'Afghanistan

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20 août 2008 3 20 /08 /août /2008 15:46

Manque  d'hélicos de combat Tigre et que 2 hélicos de transport Cougar...! Par contre un AC 130 Hercules Spectre du type Gunship US à saturé la zone de ses tirs, un déluge de de feu pendant quelques minutes...!

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2008/08/20/les-soldats-blesses-racontent-l-embuscade-les-combats-les-erreurs_1085788_3216.html#ens_id=1049814


Le président Nicolas Sarkozy rencontre des soldats Français à Kaboul le 20 août 2008.Le président français Nicolas Sarkozy discute avec des soldats du 8ème RPIMA à Kaboul le 20 août 2008.Onze des 21 soldats français blessés en Afghanistan sont arrivés mercredi à l'aéroport d'Orly. Durée: 0mn46Les forces françaises en présence en Afghanistan.Un AC-130 de face AC 130 Spectre "GUNSHIP" a t'il été employé guidé par les drones Prédator , et l' A10 !
 

C'est même une première, en Afghanistan. Les nouveaux systèmes de données qu'il embarque ont permis au Predator de réaliser en plein vol des liaisons d'images vidéo transmises à l'AC-130 pour que, dans la foulée, la "canonnière volante" matraque les combattants au sol sur la foi des informations qu'elle venait de recevoir. La CIA est allée plus loin encore : elle a armé un drone, en lui adjoignant ­ du jamais-vu à ce jour ! ­ deux missiles antichar Hellfire tirés ainsi à distance et sans risques pour ses servants sur des cibles mobiles. Voilà donc le drone de combat. En quelques années, on est passé du robot-espion UAV (Unmanned Aerial Vehicle), relativement classique, au robot de combat UCAV (Unmanned Combat Aerial Vehicle), agissant en toute impunité. A terme, c'est peut-être la fin des "chevaliers du ciel", comme souvent on surnomme les pilotes d'avions de combat. Demain, pourquoi pas, les pilotes auront disparu du ciel. Ils seront derrière leurs consoles, à terre, en tra! in de manipuler frénétiquement leurs ordinateurs et leurs manettes pour s'affronter par robots interposés. Ce sera la guerre "zéro mort", sauf pour les populations soumises à leurs bombardements.

 

L'AC-130 Spectre est un appareil de Close air support de type gunship, destiné à fournir un appui-feu pour des unités engagées au sol. Mis au point pour la guerre du Viêt Nam, il a également servi à La Grenade, au Panama, en Somalie, en Yougoslavie, en Afghanistan et en Irak.

La particularité des avions « gunships » est de tirer avec des canons en sabords, c’est-à-dire des armes dont l'axe de tir est perpendiculaire à l'axe de vol de l'avion. Cette disposition permet :

  • de tourner autour de la cible sans la survoler et donc sans passer au-dessus de ses défenses anti-aériennes rapprochées,
  • d'utiliser en même temps plusieurs armes installées le long du fuselage,
  • de tirer de manière précise et continue puisqu'il suffit de pointer les armes puis de suivre une trajectoire circulaire régulière

Plusieurs « gunships » sont basés sur la cellule du C-130 : les AC-130A/E/H Spectre et l'AC-130U Spooky. Seules les versions H et U sont encore en service.

L'AC-130H Spectre est armé de deux canons M61 Vulcan de 20 mm, d'un canon Bofors L60 de 40 mm et d'un canon court M102 de 105 mm, qui est le canon de plus gros calibre jamais monté sur un avion. Sur l'AC-130U Spooky, les Vulcan sont remplacés par un canon GAU-12/U Equalizer de 25 mm.

Le canon de 40mm Bofors ainsi que le canon rotatif de 25mm des C-130 U vont être remplacés d'ici 2010 par deux Bushmaster II de 30 mm si les tests en cours en 2007 se passent bien.


 Les artilleurs tarbais ont dégagé les paras !

Ce sont des soldats du 35e Régiment d'artillerie parachutiste de Tarbes qui ont dégagé les paras castrais pris dans l'embuscade avec quatre mortiers de 120 mm. « Nos artilleurs ont tiré pas moins de 42 obus explosifs sur les positions des belligérants taliban.

Un véhicule du 35e de l'avant blindé (VAB) avec des soldats chargés de l'observation était dans la colonne qui a été attaquée », rapporte le colonel Pellerin, chef de corps du 35e Régiment d'artillerie parachutiste de Tarbes. « Leur mission est de renseigner les servants des mortiers et de guider leurs tirs. Ils sont restés en place malgré le danger pour voir arriver les premiers coups et les régler. L'un de nos soldats a dû ouvrir le feu avec la mitrailleuse montée sur la tourelle du VAB, m'a rapporté le capitaine Ruyant qui commandait la section ».

Le général Irastorza: un retour d'expérience permettra de déterminer s'il y a eu des "anomalies" en Afghanistan


PARIS - Le général Elrick Irastorza, chef d'état-major de l'armée de Terre, a précisé mercredi soir que le niveau de préparation des soldats français tombés dans une embuscade en Afghanistan correspondait à ce que l'armée était en devoir de leur fournir. Il a également expliqué qu'un "retour d'expérience" sur cet engagement opérationnel permettrait de déterminer s'il y a eu des "anomalies" ou des retards.

 

 

Le président afghan Hamid Karzaï, à gauche, avec le président français Nicolas Sarkozy mercredi, le 20 août 2008. ASSOCIATED PRESS/Rafiq Maqbool

Le président afghan Hamid Karzaï, à gauche, avec le président français Nicolas Sarkozy mercredi, le 20 août 2008. ASSOCIATED PRESS/Rafiq Maqbool

ASSOCIATED PRESS

L'armée avait porté une "attente toute particulière à la préparation de (ses) soldats" et "à ceux-là probablement plus qu'aux autres, et avec un niveau d'exigence que personne ne peut démentir", a affirmé le général Irastorza sur France 2.

"Que ce soit au plan de la condition physique, que ce soit au plan de la préparation morale, que ce soit au plan de la préparation du tir, de l'endurance, etc, le niveau de préparation opérationnelle et le niveau d'équipements correspondaient à ce que nous étions en devoir de leur fournir pour remplir cette mission", a-t-il dit. Dix soldats ont été tués et 21 autres blessés dans un violent accrochage qui a éclaté après une embuscade tendue lundi aux militaires à l'est de Kaboul.

Interrogé sur les propos de certains survivants selon lesquels les soldats ne seraient pas morts au cours des premiers tirs ennemis mais pendant les affrontements qui ont duré plusieurs heures, il a remarqué que "la charge émotionnelle conduit un peu chacun à avoir sa vérité et à rendre de compte de ce qu'il a ressenti et de son vécu".

Lorsqu'il y a un engagement opérationnel, "nous avons des procédures simples", a-t-il soulgné. "Nous suivons d'abord et nous enregistrons tout les comptes rendus qui sont faits au fur et à mesure, donc nous avons une chronologie détaillée de toutes les phases de cet engagement".

"Nous en tirerons à froid tous les enseignements, ce qu'on appelle un retour d'expérience à boucle courte, et ensuite un retour d'expérience un peu plus long, qui nous permettra de déceler s'il y a eu des anomalies, s'il y a eu des retards".

Interrogé sur d'éventuels retards dans l'arrivée des renforts et sur des tirs "amis" dans lesquels des soldats français auraient pu être tués alors que les forces de l'OTAN visaient les talibans, le général Irastorza a déclaré: "dans la chronologie que je viens d'évoquer, dès que le premier incident a été déclenché, la première Section de réaction rapide est partie 25 minutes après. Ensuite il faut le temps qu'elle arrive" et "qu'elle puisse se déployer", "on a fait partir la seconde une heure après et ainsi de suite". "Il est clair que lorsque vous êtes pris sous le feu", "la référence au temps n'est plus la même", a-t-il observé.

A propos de la possibilité d'effectuer un repérage aérien avant d'envoyer les soldats, il a souligné que la mission était "dangereuse". "Mais si à chaque fois que vous sortez de votre base, vous vous faites éclairés par les avions, vous vous faites éclairés par les hélicoptères, il est clair que ce type de mission va rapidement devenir hors de portée", a-t-il estimé.

Dans ce pays, "nous sommes engagés dans une épreuve qui est de longue haleine, dont l'Afghanistan lui-même doit sortir vainqueur", a-t-il dit. "Notre mission essentielle actuellement, c'est de remettre en particulier l'armée afghane en selle et lui permettre de gérer ses problèmes".

"Il est clair que nous devons poursuivre cet effort-là (...) avec prudence, professionnellement et avec conviction".

Révélations : le récit détaillé de l'embuscade en Afghanistan
Isabelle Lasserre
22/08/2008 | Mise à jour : 07:41 |
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Des forces françaises patrouillent mardi dans le secteur de Kapisa.
Des forces françaises patrouillent mardi dans le secteur de Kapisa. Crédits photo : AFP

«Le Figaro» a pu reconstituer la chronologie minute par minute de l'attaque dans laquelle dix militaires français ont péri le 18 août en Afghanistan.

Grâce à des informations obtenues auprès de plusieurs sources très proches du dossier, Le Figaro est en mesure de reconstituer en détail l'embuscade lancée par les insurgés afghans contre une patrouille de reconnaissance, qui a coûté la vie à dix soldats français le 18 août.

Cette chronologie minute par minute invalide les témoignages recueillis à Kaboul auprès de certains soldats blessés, que Le Monde avait publiés dans son édition datée de jeudi. Selon ces premiers témoignages, le nombre élevé de victimes de l'embuscade menée par les talibans contre la patrouille française s'expliquerait en partie par la lenteur de la réaction du commandement et par des ratés dans la coordination. Toujours selon Le Monde, l'unité partie reconnaître à pied le col de Saroubli serait restée quatre heures sous le feu ennemi sans renfort. Elle aurait, de surcroît, manqué de munitions. Quant aux avions de l'Otan venus en renfort, ils auraient manqué leur cible et touché des soldats français.

L'Otan a catégoriquement démenti jeudi les informations faisant état de tirs fratricides, estimant qu'elles étaient «totalement infondées». Quant à la rapidité de réaction, elle n'est pas en doute non plus. De nombreux éléments de renforts ont été envoyés sur place très vite, 25 minutes, pour les premiers, après le début de l'attaque. Mais il leur fallait le temps d'arriver, et de progresser sur un terrain accidenté et peu sûr.

Si l'arrière de la colonne n'a pas pu porter secours aux éléments avancés partis à pied reconnaître le col, ce n'est pas en raison d'une défaillance des troupes françaises, mais parce que les talibans ont coupé la patrouille en deux. Ils ont d'abord attaqué les 22 militaires qui évoluaient à pied sur la crête. Puis ils les ont encerclés et ont immédiatement frappé la section arrière, pour empêcher qu'elle puisse porter secours à l'avant. Les talibans ont aussi délibérément visé l'adjoint du chef de section et le radio, les premiers à être tombés sous les tirs de leurs snipers. Ce qui explique pourquoi les communications ont été coupées. L'embuscade avait été très bien préparée. Les assaillants bénéficiaient manifestement de renseignements d'une grande précision concernant la patrouille française, son itinéraire et le nombre de forces engagées.

Depuis que la France a pris le commandement de la région centre, le 5 août, plusieurs patrouilles avaient effectué des missions de reconnaissance et de renseignement dans le secteur, qui se trouve dans les vallées d'Uzbin et de Tizin. Les talibans se faisaient plutôt rares dans la région. Les forces italiennes, qui avaient précédemment commandé la région, n'avaient pas rencontré de problèmes. Même si, selon plusieurs témoignages, elles ne s'étaient guère aventurées hors de leur camp. Quoi qu'il en soit, en cette mi-août torride, «la situation est calme», rapportaient les militaires sur place. Il y avait bien eu quelques «menaces d'attaques», non suivies d'effet. Jusqu'au 18 août.

Voici le déroulé des faits, tel que nous avons pu le reconstituer :

Le 18 août au matin, deux sections françaises d'élite, du 8e RPIMa et du régiment de marche du Tchad, font route vers la vallée d'Uzbin avec deux sections de l'armée afghane et des éléments des forces spéciales américaines. Ces dernières concentrent leur attention sur la présence des talibans en Afghanistan. Quant aux forces armées afghanes, elles sont formées depuis plusieurs années par des instructeurs français. La zone patrouillée se trouve au nord-est de Surobi, à une cinquantaine de kilomètres de la capitale, Kaboul. Soit environ 45 minutes, par la route.

13 h 30 : Les fantassins du 8e RPIMa partent reconnaître à pied un col qui culmine à 2 000 mètres, sur une route en lacet s'étirant sur 4 à 5 kilomètres. L'ambiance est suffocante, il fait plus de 30 degrés. Les fantassins sont ralentis par la poussière orange qui s'infiltre partout et par la lourdeur de leurs gilets pare-balles.

15 h 30 : La section à pied est attaquée à l'arme légère et au lance-roquettes par des insurgés. Plusieurs militaires sont blessés. Après avoir encerclé l'avant-garde de la section, les talibans, qui sont environ une centaine, attaquent l'arrière de la colonne, avant de l'encercler. Les combats sont intenses. Le régiment de marche du Tchad (RMT) placé en appui, est à son tour encerclé. Le piège s'est refermé.

15 h 52 : La patrouille alerte la base.

15 h 55 : La section de réaction rapide est envoyée en renfort. Elle arrive sur place une heure plus tard.

16 h 30 : Une nouvelle section est envoyée en renfort de la base Tora. Elle est équipée de mortiers de 81 mm.

16 h 50 : Des avions de combat, guidés par les soldats américains au sol, arrivent. Les F 15 s'abstiennent de tirer, par crainte de commettre des dégâts collatéraux, les insurgés et les forces alliées étant trop imbriqués.

17 h 50 : Deux hélicoptères américains tentent d'évacuer les blessés, mais ne peuvent pas se poser. Les tirs sont trop nourris. Toute la zone est à feu et à sang.

17 h 58 : Deux hélicoptères français Caracals décollent vers la zone de combat pour tenter d'apporter un appui aux troupes au sol.

18 h 15 : Les hélicoptères déposent un médecin et dix commandos. Le bataillon français de Kaboul engage trois sections d'infanterie, dont l'une est héliportée à proximité, sur la base Tora.

18 h 25 : Les mortiers de 81 mm arrivés en renfort ouvrent le feu.

Vers 20 heures, les hélicoptères Caracals réussissent à évacuer plusieurs blessés.

Jusqu'à 21 h 30, les insurgés continuent leurs attaques contre la patrouille. Ils sont bien équipés et semblent bénéficier d'énormes réserves de munitions.

À 21 h 30, le feu se calme. Des groupes d'infanterie se dirigent dans la vallée d'Uzbin pour reprendre le contrôle de la zone. Leur travail est compliqué par la tombée de la nuit. Quelques blessés sont évacués.

À partir de 23 heures, des munitions sont acheminées sur les lieux pour aider les forces françaises à répliquer aux insurgés. Les recherches pour retrouver les disparus se poursuivent jusque tard dans la nuit. Mais les hommes peinent. L'obscurité est totale. L'ensemble des corps ne sera retrouvé que le matin.

À 4 heures, le 19 août, un véhicule de transport blindé participant aux évacuations tombe dans un ravin à cause d'un effondrement de terrain. Un soldat français est tué et trois autres sont blessés. L'évacuation des blessés se poursuit toute la nuit.

À 9 heures, les insurgés attaquent à nouveau au mortier les unités françaises. Mais cette fois brièvement et sans faire de blessés.

Pendant toute la durée des combats, les drones de combat Predator de l'Otan ont surveillé les alentours pour prévenir l'arrivée éventuelle de renforts talibans. Deux avions tueurs de chars A 10 Thunderbolt ont ouvert le feu : ils ont tiré 1 340 coups en 30 minutes. Les unités françaises ont aussi bénéficié du soutien rapproché aérien des avions américains, qui ont été guidés par les forces spéciales américaines.

Bilan de l'embuscade : 10 morts français au combat et 21 blessés. Les talibans auraient perdu 39 ou 40 hommes, dont un de leurs chefs. L'armée afghane déplore deux blessés. Un interprète afghan a aussi été tué.

» INTERVIEW - Morin : «Le but des talibans est de faire douter les Européens»



Demain, les invalides, la reconnaissance et les honneurs de la nation, les médailles à titre postume et les pleurs des familles...!
Je présente mes respectueuses condoléances aux familles et amis, en vieux soldat en m'associant aux grandes douleurs, et je  souhaite un prompt rétablissement aux blessés !

Jacques-Daniel "militant"
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