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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 09:39
Philippe Séguin est mort

 

 

Philippe Séguin le 19 avril 2009 à Paris
© 2010 AFP (Olivier Laban-Mattei)
Le Président de la Cour des Comptes Philippe Séguin est mort dans la nuit de mercredi à jeudi

Philippe Séguin, premier président de la cour des comptes, est mort dans la nuit de mercredi à jeudi à l'âge de 66 ans, a-t-on appris auprès de l'UMP sans autre précision.

L'ancien président de l'Assemblée nationale, ancien président du RPR est mort à son domicile à Paris, dans le XVe arrondissement de Paris, d'une crise cardiaque, a-t-on appris de source policière et auprès d'un de ses proches. Les pompiers appelés sur place ont constaté son décès vers 7H20, a-t-on ajouté.

Aussitôt connu, le décès de Philippe Séguin, grand pourfendeur du traité de Maastricht et gaulliste convaincu, a provoqué de nombreuses réactions.

"C'est évidemment une nouvelle qui me bouleverse parce que Philippe Séguin était un ami très cher, un homme passionné aimant son pays" et "pour la France c'est une grand perte", a déclaré sur RTL l'ancien ministre de l'Intérieur, Charles Pasqua, sénateur UMP des Hauts-de-Seine, qui était très proche de Philippe Séguin.

"Il était profondément pénétré par l'idée de la nation, de la République, c'était un grand républicain, un grand gaulliste", a-t-il dit saluant sa personnalité "passionnée".

Ll procureur de la Cour des Comptes, Jean-François Benard et Philippe Séguin le 22 janvier 2007 à Paris
© 2010 AFP (Patrick Kovarik)
Philippe Séguin, premier président de la cour des comptes, est mort dans la nuit de mercredi à jeudi à l'âge de 66 ans, a-t-on appris auprès de l'UMP sans autre précision.

La mort de Philippe Séguin "sonne comme un coup de tonnerre", a déclaré le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre saluant "un homme droit et passionnné qui a consacré toute son énergie au service des autres".

"C'était un homme à caractère exceptionnel, il n'avait peur de personne, il résistait à tout, il avait de fortes convictions et beaucoup de courage, beaucoup d'audace", a déclaré l'ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, sur Radio Classique.

"Non seulement c'était un orateur, mais il avait ce trait de caractère qui faisait de lui une personnalité à fort rayonnement dont le vide marquera la vie politique pendant des années", a-t-il ajouté.

Le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, s'est dit "ému" et "admiratif de l'homme et de son parcours", et a fait part de "l'immense tristesse des parlementaires". "Il s'agit, a-t-il dit, avec Philippe Séguin d'une personnalité politique de première importance". "Il a contribué à la vie démocratique avec un talent incomparable, des convictions extrêmement fortes et un caratère extrêmement attachant même si ce caractère était l'objet de courroux aussi brusques qu'inattendus".

Il a salué "un très grand président" de l'Assemblée nationale, ajoutant: "C'est une très, très grande perte pour notre pays et notre démocratie"


COMMUNIQUE DE PRESSE DE DLR

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Hômmage de DLR31 à Philippe Séguin :
 
Aujourd'hui Debout La République, parti gaulliste fondé par Nicolas Dupont-Aignan, est triste. Nombreux sont ses militants qui dans les années 90 avaient milité aux cotés de Philippe Séguin d'abord pour le NON lors du référendum sur Maastricht en 92, puis en 95 portés par ses discours sur la fracture sociale. Moi-même j'avais milité en sa faveur au travers d'un mouvement de jeunes séguiniste et au RPR car il incarnait le vrai gaullisme alliant patriotisme et exigence sociale. Il nous a enseigné par la qualité de ses fameux grands discours que sans la nation souveraine la République et son modèle social seraient broyés par la mondialisation et l'Europe. Ses discours d'alors sont d'une tragique actualité. Son caractère exigent et intransigent l'ont peut-être empéché de devenir le grand chef d'Etat dont la France a besoin, il n'en a pas moins été un grand serviteur de l'Etat. Il reste pour Debout la République 31 un modéle qui inspire notre doctrine et notre démarche politique.
Olivier Arsac
secrétaire départemental DLR31
06 12 78 15 74
 
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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 21:32

Bonjour,

 

Pour les prochaines échéances électorales, les Verts, qui ont mis fin – malheureusement - à leurs zizanies sempiternelles en se rassemblant, semblent désormais progresser dans l’opinion.  Les socialistes s’en montrent de plus en plus inquiets (la bataille au couteau en ce moment à Toulouse entre le maire et le président de Tisséo est peut-être une conséquence de cette poussée verte). Mais gardons-nous d’ironiser sur le sujet car même certains hommes politiques de droite  qui chantaient il y a peu les louanges de Cohn-Bendit ( comme Michel Bernier, directeur de la campagne européenne de l’UMP) , commencent à prendre ce phénomène un peu plus au sérieux…

 

Ce qui est positif, c’est que les Verts, forts des quelques sondages actuels, sont en train de prendre la « maladie de la grosse tête » (Mélenchon) et n’hésitent pas à avancer leurs pions notamment dans les médias. Mais regardons d’un peu plus près leurs programmes et propositions, notamment ceux de la présidentielle de 2007 et des européennes de 2009. On y remarque certains délires écolos qui semblent bien loin de la lutte contre le réchauffement de la planète (pièce jointe). Certains points font vraiment froid dans le dos comme les nombreux discours des leaders écologistes. Il y a par exemple celui de Cohn-Bendit (lors de l’université d’été de l’Espoir à Gauche, courant socialiste de Vincent Peillon) qui dit à la tribune : « c’est aussi le moment de se reposer au niveau social la question de l’autogestion. Oui, nous voulons retrouver les formes de travail collectives. (…)Nous devons retrouver avec les salariés la possibilité d’une gestion et d’un contrôle collectif de l’outil de travail, des modes de production et de la production …. ».

 

Au-delà des attitudes du politiquement correct et la mode écolo du moment, j’appelle votre attention sur cette petite musique marxiste que nous entendons à travers certaines phrases perdues dans de gentils discours sur la sauvegarde de l’environnement et le tri des déchets. Attachons-nous au non-dit  ou tout simplement aux touts petits détails, car le diable est toujours dans les détails disait quelqu’un. En l’occurrence, ils révèlent la véritable âme de ces camelots enragés. Ils ne sont en fait que d’affreux marxistes  qui ne rêvent que de dictature pour faire le bonheur du peuple malgré lui. On a souvent comparé l’Ecologie politique à une pastèque : vert à l’extérieur, rouge à l’intérieur. C’est exactement cela ! 

 

Un autre article ( de Marianne) révèle aussi cette dangerosité potentielle. C’est ainsi que l’on apprend que la pape de la pédagogie scolaire, Philippe Meirieu, qui porte la lourde responsabilité d’avoir avec ses théories fumeuses, depuis 20 ans, conduit l’Ecole dans l’abîme (il faut le dire, avec la lâche complicité, des différents ministres de l’Education), a rejoint la liste Europe-Ecologie de Rhône-Alpes. Je crois que c’est la première fois que cet individu, de « gôôche » évidemment, intègre officiellement un mouvement politique. Des commentateurs ont dit que c’est pour apporter une certaine nouveauté voire de la fraîcheur, rajoutent-ils, au système actuel. En fait de fraîcheur quant on songe aux leaders bobos de ce mouvement : Cohn-Bendit, Bové, Mamère, Meirieu et tant d’autres issus de mai 68,  c’est à pleurer de rire ou… de désespoir !

 

http://www.marianne2.fr/Meirieu-est-il-un-bon-plan-pour-Europe-Ecologie_a182713.html

 

Espérons qu’ils ne puissent jamais accéder au Pouvoir au niveau national. Aussi suis-je consterné lorsque je vois des hommes de Droite, et non des moindres, faire des « mamours » à ces gens-là au non de l’Ouverture tous azimuts (nous avons été à deux doigt, il y quelques mois,  d’avoir Cohn-Bendit comme ministre ou secrétaire d’Etat. Heureusement, il n’a pas voulu…préférant sans doute attendre et rafler toute la mise, en commençant par certaines régions lors des prochaines élections !).

 

Restons toujours attentifs et ne pas subir !

 

André

 

 

 

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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 12:30
toulouse.jpgclip_image002111111111.jpgObjet: Choisi ton camp camarade

 
 


 Pour qui veut "se positionner" par rapport au débat sur l’IDENTITE NATIONALE.
 
Pour ma part j' ai choisi mon camp !!!
 
 
 

Le General FAIVRE est   interdit de séjour au service historique de la défense   pour avoir publié des documents "politiquement incorrects" dans ses nombreux ouvrages tres bien documentés sur la guerre d'algérie il préside avec beaucoup de batons dans les roue de  la commission qui se penche sur le sort des disparus .
________________________________________________________

ci-après : copie d'un texte rédigé par Maurice Faivre, 
général (2S) et écrivain français né le 19 mars 1926 à Morteau dans le Doubs. Ce texte rédigé sous le Pseudo de Cyrano  est extrait de www.ripostelaique.com

"Pourquoi je suis français ?"    lundi 23 novembre 2009

Je suis français parce que je suis de nationalité française. Que ma nationalité soit d'origine ou acquise, peu importe, pourvu que je me reconnaisse fils d'une nation, c'est-à-dire d'un ensemble d'humains unis par une communauté de territoire, de langue, de traditions et d'aspirations. Le territoire, c'est ma maison ; la langue en est la clé ; les traditions en sont les fondations ; les aspirations sont les portes et les fenêtres. Le tout, c'est mon présent. C'est ce présent localisable, parlant, historique et prospectif que j'incarne quand je me déclare français. Mon identité est donc plus que ma carte d'identité : c'est un vouloir-être qui m'oblige à réagir contre ceux qui ne veulent pas de la France alors même qu'ils y vivent ou qu'ils en vivent. Mon identité est une action !L'Histoire qui me porte est aussi l'Histoire que je porte dans un sentiment permanent d'auto-défense. Mon identité est un silence intérieur capable de colères. L'actuel débat sur l'identité nationale corrobore cette évidence. La France gronde en moi comme en chaque Français qui aspire à rester français, car l'actuelle identité de la France est en train de changer l'identité des Français ! Les Français en ont assez, en effet, de vivre au quotidien l'altération de leur être.
Etre français, c'est donc être hostile à ceux qui sont hostiles aux lois françaises, à commencer par celles qui sont perçues comme lois du pays d' accueil.

Je suis français parce que je dénonce la « nouvelle France » !

Je suis français parce que je suis révolté d'entendre, sur mon sol, des manifestants hurler des slogans antisémites ou soutenir les terroristes du Proche-Orient.

Je suis français parce que je ne supporte pas que des drapeaux étrangers ou des banderoles francophobes soient brandis agressivement lors de rencontres sportives ou dans des manifestations de rue.

Je suis français parce que je ne tolère plus les personnes qui, sous le couvert de nos lois, font le lit de leur culture en défaisant celui de la République.

Je suis français parce que je ne veux plus de ces prêcheurs qui, au nom dune religion, tiennent des discours anti-occidentaux.

Je suis français parce que je napprécie pas du tout qu'il y ait dans nos banlieues des hommes et des femmes pour voir, en Ben Laden, un saint ou un héros.

Je suis français parce que je nai plus la sollicitude que javais naguère, pour les « sans-papiers » et autres hors-la-loi qui squattent nos églises et méprisent nos droits en exigeant des droits différentiels.

Je suis français parce que je n'accepte plus que des élèves ordonnent qu'on réécrive les cours dHistoire, au seul motif que l'enseignant leur présenterait une vision exclusivement judéo-chrétienne du monde.

Je suis français parce que je ne comprends plus que des étudiants musulmans récusent la mixité, les enseignantes, les enseignants non musulmans, la pensée déiste, encyclopédiste, athée, les Lumières, les cours de littérature, de philosophie, de physique, de biologie, de sport, en un mot tout ce qui gêne leurs convictions célestes.

Je suis français parce que je suis excédé de ne plus pouvoir mettre, à Noël, une crèche dans une vitrine, ou un sapin dans une école, sans déclencher une commission d'enquête.

Le Français que je suis, enrage d'apprendre qu'un train peut être un lieu de tabassage ou de viol, voire un moyen de transport quasi gratuit pour ces anonymes qui tabassent et qui violent, et dont l'identité, systématiquement tue, se révèle pourtant par ce silence même !

Le Français que je suis, serre les poings lorsqu'il entend Dominique Baudis avouer personnellement « ne plus pouvoir sortir dans certains quartiers sans se faire traiter de « sale Français » (FR3 Toulouse, 1999) ! Le Français que je suis souffre de savoir quen 2002, François Bayrou qui s'était rendu à Strasbourg dans le cadre de la campagne présidentielle a vu les vitres de la mairie où il se trouvait, brisées par des pierres, comme s'il était le Mal, et quen 2005, Nicolas Sarkozy, visitant une cité « difficile » d'Argenteuil, a été caillassé de la même façon, comme s'il était le Diable !

Le Français que je suis n'est pas près d'oublier l'image incroyable du visage de Jacques Chirac couvert de crachats de « jeunes », lors dune visite à Mantes-la-Jolie, le 4 mars 2002, ni la Marseillaise sifflée en 2001, 2007 et 2008 au stade de France !

Je suis français, lorsque je m'insurge contre la tiers-mondisation de nos cités, d'où les autochtones sont chassés au prorata de l'arrivée des étrangers, conformément à une politique immigrationniste suicidaire qui aligne progressivement notre pays sur le Kosovo devenu musulman à 90% en moins de 50 ans !

Je suis français lorsque je vomis le racisme anti-blancs, comme toute autre forme de racisme, et par conséquent, lorsque je tempête contre la discrimination positive » en laquelle j'aperçois l'avancée du « racisme positif » sitôt quelle se fonde sur la couleur, et du « politiquement correct » dans ce qu'il peut avoir dimbécile et de pleutre !

Je suis français lorsque je fulmine contre les lois françaises, appliquées du bout des lèvres dans les « cités » et les « banlieues ».

Je suis français en refusant de baisser les yeux quand je croise les occupants de zones hypocritement qualifiées de «non-droit ».

Je suis français lorsque je n'entends plus être une victime « ethnique » de la violence ordinaire, que ce soit pour une aile froissée, une priorité refusée, une cigarette que je nai pas la chance d'avoir sur moi, un sandwich au jambon jugé « insultant », un geste ou un mot interprété de travers, ou le simple fait dêtre là.

Je suis français quand j'anticipe les violences qui nauraient pas manquer déclater dans tout l'Hexagone, au soir du 18 novembre 2009, si la victoire frauduleuse de léquipe de France de football avait été obtenue non contre lIrlande mais contre l'Algérie.

Je suis français quand je constate, scandalisé, que les fêtes du Nouvel An célèbrent le renouvellement flambant neuf du parc automobile !

Je suis français quand j'exige que soient sévèrement punis ceux qui téléphonent aux pompiers et aux médecins pour les faire tomber dans d'immondes traquenards.

Je suis français quand s'agitent, en ma mémoire, les voyous qui saccagent nos lieux de vie parce qu'un des leurs s'est tué accidentellement au volant d'un véhicule volé, et qui, profitant de ce drame, jettent par la fenêtre de leur immeuble : frigidaires, machines à laver, téléviseurs et autres objets « anodins », défoncent les devantures de locaux et de magasins à la voiture bélier, attaquent les commissariats au lance-roquette, accueillent les forces de l'ordre à coups de pierres, de boules de pétanque, de cocktails Molotov, de revolver ou de fusil, incendient tout ce qui peut brûler, trafiquent la poudre, les véhicules et les armes... quand ils ne sengagent pas dans des cellules terroristes pour semer sur notre sol ou ailleurs la dévastation et la mort !

Je suis français

quand des rappeurs veulent « niquer la France », quand Houria Bouteldja traite mes compatriotes de « souchiens »,

quand je dénonce l'islamisation de mon pays comme des pays européens,

quand je plaide pour une Europe laïque et féministe, quand j'admire Malek Boutih, Malika Sorel, Hamid Zanaz, Kébir Jbil, Pascal Hilout, Sihem Habchi, Abdennour Bidar... tous issus de l'immigration et tous honneur de la France par leur engagement authentique en faveur des valeurs républicaines.

Je suis Français quand je soutiens les Droits de l'Homme, quand jen appelle à l'universel par la femme qui est l'Homme et par l'Homme, qui ne vaut que par l'universel.

Je suis français plus que jamais quand, au nom de cet universel, je pense aux Français qui ont donné leur vie non seulement pour que je n'aie pas à donner la mienne, mais encore pour que je puisse vivre les valeurs qui les ont tenus debout quand tout s'écroulait autour deux.

Ces valeurs ne doivent pas être noyées dans je ne sais quelle honte nationale : c'est par elles et pour elles que je suis ce que je suis.

Je suis français par résistance !

Cyrano

(Maurice Faivre) 
 


à faire suivre si vous pensez un peu comme lui......

Voilà ce que je ne veux pas, c'est une honte !

  Sujet : C'est La France algérienne ...
 
  

C'est La France algérienne ... ça y est, nous y sommes !!!
> >                       C'EST UNE HONTE...!!!
> >  S'il n'est pas rare de voir des jeunes d'origine maghrébine arborer des tee-shirts à l'effigie de l'Algérie, Maroc ou Tunisie, voila un nouveau style dont chacun appréciera le goût pour le moins douteux: une ligne de tee-shirt représentant la carte de France sur fond de drapeau algérien, encore une fois aucune association n'a l'air de s'émouvoir du message provocateur et raciste porté par cette ligne vestimentaire.
> >
Voilà ce que notre gouvernement accepte .            

     

                                                   

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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 15:29

A400M : Enfin!


Enfin, l’A400M a réalisé son premier vol, avec près deux ans de retard sur le calendrier prévu. Il était en effet 10h15, ce 11 décembre, à Séville, quand le prototype MSN001 a pris les airs, avec Edwards Strongman, un ancien de la Royal Air Force, aux commandes.

Ce vol inaugural, qui s’est terminé à 14h, a eu lieu en présence du roi d’Espagne, Juan Carlos, des autorités politiques et militaires des pays clients de l’A400M (France, Allemagne, Belgique, Espagne, Luxembourg, Royaume-Uni, Turquie) qui en ont commandé 180 exemplaires pour 20 milliards d’euros en 2003, et de Louis Gallois, le président d’EADS.

La campagne d’essais de l’appareil de transport européen, qui vient donc de commencer, devrait compter 4.370 heures, dont 1850 heures pour que l’A400M obtienne sa certification civile EASA, le reste étant destiné à valider ses capacités militaires.

Cinq prototypes seront utilisés pour mener à bien ces essais. Les second et troisième appareils devraient être prêts dans le courant du prochain semestre et le quatrième, qui sera doté d’une soute cargo est programmé pour voler à la fin de l’année 2010. Le cinquième, qui préfigurera les avions de série, rejoindra les autres vers la mi-2011.

L’essentiel des essais se feront à Toulouse et à Séville. Mais pour éprouver au mieux les prototypes sous différentes contraintes climatiques, il est prévu que des tests soient effectués en Tunisie, en Guyane et au Canada.

Si le premier vol s’est bien passé, les essais au sol mené sur le MSN001 ont toutefois permis de déceler un probléme d’échauffement au niveau de la tuyère du moteur TP400. Des protections thermiques ont pour l’instant été installées sur le prototype, dans l’attente d’une solution défintive pour le troisième appareil.

Cela étant, l’A400M aura encore à affronter des turbulences. Mais au sol… En effet, le président Louis Gallois a annoncé que le premier appareil ne pourrait être livé à l’armée de l’Air qu’au début de l’année 2013, et non en octobre 2012, comme c’était initialement prévu. Et comme il faudra attendre encore deux ans pour que cet avion de transport soit déclaré opérationnel par le Centre d’expérimentations aériennes militaires (CEAM). En clair, les aviateurs devront se débrouiller avec leur Transall à bout de souffle…

Et puis la question des surcoût de développement de l’avion – 5 milliards d’euros – reste posée. Pour l’instant, les pays clients de l’A400M, qui auraient pu dénoncer leurs contrats respectifs pour se tourner vers la concurrence au printemps dernier, négocient avec le constructeur pour trouver une solution dans le cadre d’un moratoire décidé en avril.

Et en ces temps de difficultés budgétaires, la prise en charge de cinq milliards d’euros – en fait 7,4 milliards si l’on compte la provision déjà passée par EADS – est loin d’être décidée. Selon le cabinet d’audit PriceWaterHouseCoopers, le groupe européen aurait les moyens de payer la note. Ce que bien évidemment, il conteste, en mettant en avant que cela pourrait affecter gravement sa trésorerie, ce qui péserait sur les autres programmes civils portés par le constructeur, à savoir l’A380 et l’A350.

“Airbus doit faire face à un contexte particulièrement difficile avec une crise du transport aérien sans précédent et un dollar en chute libre” a déclaré le directeur général de la filiale d’EADS, Fabrice Brégier, au quotidien La Tribune. ” Il va également devoir faire à une nouvelle concurrence avec l’arrivée d’acteurs émergents comme la Chine dans l’aviation commerciale” a-t-il poursuivi. “Enfin, nous consentons beaucoup d’efforts financiers pour développer l’A350. EADS devra veiller à ce que l’A400M n’obère pas la capacité d’Airbus à rester un acteur de niveau mondial” a-t-il estimé.

D’un autre côté, un abandon du programme laisserait le champ libre à la concurrence américaine dans le secteur des avions de transport militaire et serait synonyme d’une perte de capacité pour les Européens. D’autant plus que l’on imagine très bien les constructeurs d’outre-Atlantique espérer l’échec de l’A400M, ce qui leur permettrait de placer leurs C17 Globemaster et autres C130J.

Aussi, le ministre français de la Défense, Hervé Morin, estime que “l’effort doit être partagé entre les Etats et les industriels” pour que ce programme puisse continuer. A lui de convaincre ses homologues…

Photo : Le prototype de l’A400M (c) ECPAD

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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 02:33
Source Libé Toulouse : 

http://www.libetoulouse.fr/

Nous avions souhaité une pointure gouvernementale à Toulouse, et en dernier ressort recommandé à Brigitte Barèges d'aller à l' élection avec la bannière UMP/majorité présidentielle et de grands projets économiques, hélas...!

Le site de l'UPMP est ouvert !

http://upmp.over-blog.com/

http://jeff123.typepad.fr/royalmensonge/2009/12/regionales-en-midi-pyrenees-bareges-reussit-lexploit-de-reunir-180-militants-ump-seulement-pour-lina.html
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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 12:58


L'essentiel de l'Europe ..?

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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 11:10
«Vas-y, vote»: l'appel à poil aux citoyens
Photo001

POLITIQUE. C'est pédagogique: pour convaincre les Toulousains de «faire un geste», eux-mêmes tombent la veste.

Le fait de s'inscrire sur les listes électorales ne coûte pas grand-chose, expliquent ces militantes et militants socialiste du MJS. Cela coûte en tout cas moins que de devoir se déshabiller sous la pluie, rue Alsace-Lorraine à Toulouse ce vendredi à midi pour inciter ses concitoyens à le faire.

8 degré à peine et même pas droit à des chaussettes. «Sans la démocratie, on serait tout nu», explique un militant resté en pardessus. Parce qu'il y avait deux équipes à hauteur du jardin du Capitole: les poseurs en petite tenue pour attirer l'oeil du passant et les distributeurs de tracts pour livrer le mode d'emploi à ces mêmes passants.

Ça presse puisque les non inscrits ont jusqu'au 31 décembre seulement pour le faire et espérer ainsi participer au scrutin régional du mois de mars prochain. Le slogan du moment: «vas-y, vote». La suggestion peut être séduisante.

GLv.

Tout corps jeté dans la bataille citoyenne. Photo: DR

-C'est débarassé de tous vêtements comme de toutes idées, qu'ils osent se présenter à nous ...! Je parie que Ségolène va reprendre l'idée à son compte  (et entrainer Bayrou) pour faire parler d'elle ! Chouette, on va bien se marrer pour les régionales...!

JDD
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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 13:28
>

Extrait de la commission à l'Assemblée Nationale  pour débattre sur l'opportunité d'établir une loi d'interdiction du port de la burqua en France.

----------------------------------

J'ai le plaisir de vous adresser l'audition

à ladite commission précitée 

de Mme Elisabeth BADINTER (philosophe) 

qui se prononce contre

l'abomination du port de la BURQUA .

Amicalement .    Marie.

=====================

 

http://burka-burqa.blogspot.com/ )
>
M. le président André Gerin.

Nous avons le plaisir de recevoir Mme Élisabeth Badinter, écrivain et philosophe, que je remercie de sa présence parmi nous. Vous avez, Madame, contribué de manière originale au débat sur la condition des femmes et le féminisme. (…)
>  
> Mme Élisabeth Badinter.

Je commencerai par rappeler un souvenir qui nous est sans doute commun : le choc ressenti la première fois que nous avons vu à la télévision, il y a à peine dix ans, les femmes fantômes d’Afghanistan. L’image de ces femmes enfermées dans leur burqa, un mot qui nous était à l’époque inconnu, est à tout jamais liée aux talibans, à la lapidation, à l’interdiction de l’école pour les fillettes, en bref à la pire condition féminine du globe – et, en ce domaine, la concurrence est féroce. Je n’aurais pas été plus choquée si j’avais vu des hommes promener leur femme en laisse.
>  
> Qui pouvait penser alors que des femmes oseraient revendiquer de se promener dans cette tenue dans les villes françaises ou que des hommes pourraient contraindre des femmes à la porter ? Franchement, personne. Qui pouvait penser alors que nous serions réunis aujourd’hui en nous demandant : que faire ? Quel que soit le nombre de femmes – 300 ou 3 000 – qui dissimulent leur visage en France, force est de constater qu’il n’y en avait pas une seule il y a quelques années, et le nombre ne fait rien à l’affaire. N’y en aurait-il qu’une qu’il faudrait se poser la question des principes ainsi remis en cause. Or, il s’agit précisément des idéaux du triptyque républicain : le port du voile intégral piétine littéralement les principes de liberté, d’égalité et de fraternité.
>  
> Je ne m’appesantirai pas sur le principe bafoué de l’égalité des sexes, évoqué de nombreuses fois en tous lieux. À mes yeux, il n’est pas négociable, mais j’observe qu’il existe de l’égalité des sexes deux appréhensions opposées. L’une, la nôtre, celle des démocraties, est celle que l’on retrouve dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et que l’on peut résumer en quatre mots : mêmes droits, mêmes devoirs. Ici, la notion abstraite d’humanité l’emporte sur les différences biologiques, notamment sur la différence sexuelle. Puis il y a l’autre, celle des obscurantistes, celle aussi dont ont usé certains démocrates sincères, les naturalistes. Pour eux, droits et devoirs diffèrent selon les sexes ; les sexes sont égaux dans leurs différences. C’est le modèle de la complémentarité des sexes, où l’un est ce que l’autre n’est pas. L’idée fédératrice d’une humanité commune, d’une citoyenneté abstraite, n’a plus cours. Nos droits et nos devoirs sont différents, mais ils seraient équivalents. C’est une conception que j’ai toujours combattue, y compris quand c’était à l’avantage des femmes, par exemple lors du débat sur la parité.
>  
> S’agissant du principe de liberté auquel font appel certaines femmes qui portent le voile intégral, je souligne qu’à côté des « revendicatrices » qui s’expriment volontiers dans les médias, il y a toutes les autres, les soumises, les bâillonnées, celles que l’on ne pourra jamais entendre et en tout cas jamais entendre se plaindre. Autant dire que, déjà, les dés sont pipés : comme seules les premières s’expriment, on oublie les autres, on fait comme si elles n’existaient pas. J’ai même entendu dire au cours d’un débat que s’il en existe, de ces femmes opprimées, « elles n’ont qu’à s’adresser aux services sociaux ». La belle blague ! Comme si elles pouvaient effectivement aller se plaindre aux services sociaux – qui, d’ailleurs, n’en pourraient mais ! N’y aurait-il que très peu de femmes contraintes par leurs proches ou par des religieux radicaux qu’il faudrait leur porter secours. C’est à elles qu’il faut penser, et qu’il faut donner les moyens légaux de se libérer.
>  
> Venons-en aux « revendicatrices », qui en appellent à deux de nos libertés démocratiques : la liberté de se vêtir comme on le souhaite et la liberté de conscience. Personne ne songe à les empêcher de mettre les vêtements qu’elles veulent où elles veulent. Mais le visage n’est pas le corps et il n’y a pas, dans la civilisation occidentale, de vêtement du visage. Par ailleurs, la liberté qu’elles invoquent pour elles est complètement bafouée dans les banlieues pour celles qui sont nos sœurs, nos filles, et qui veulent vivre comme tout le monde. Vous le savez fort bien, de trop nombreuses jeunes filles sont interdites, en France, de robe et de jupe. Que fait-on pour elles ? Que fait-on pour que soit respectée, pour ce qui les concerne, la liberté de se vêtir comme elles l’entendent ? Ces jeunes filles sont déjà soumises à de multiples pressions de la part de leur environnement familial et social visant à ce qu’elles cachent leur corps sous des survêtements informes, sous peine d’être traitées de « putes » et pour éviter des agressions physiques.
>  
> Même si, à mes yeux, il y a une différence entre voile, niqab et burqa, comment ne pas comprendre que la multiplication du nombre de jeunes filles qui portent le voile a un impact croissant sur celles qui ne veulent pas le porter, et pour lesquelles le refus devient de plus en plus difficile ? Je me suis trouvée un jour avec Sihem Habchi, que vous venez d’entendre, au collège Françoise-Dolto, à Paris, là où avait été tourné le film Entre les murs, pour y engager un dialogue avec les collégiens, après que le film La journée de la jupe leur eut été projeté. Une poignée seulement des collégiennes présentes portait une jupe. Alors que, me tournant vers l’une des autres, d’origine maghrébine, je lui faisais valoir qu’elle pourrait en faire autant, j’ai entendu une réponse qui m’a épouvantée : « Les Françaises le peuvent, mais pas les Arabes ». Assis à ses côtés, un adolescent âgé sans doute de 14 ans a ajouté : « Chez nous, on met le voile, pas la jupe »…
>  
> Si, donc, on laisse le voile intégral se banaliser, il deviendra peu à peu, inévitablement, l’uniforme de la suprême pureté que l’on réclamera des jeunes filles et, à son tour, il gagnera progressivement des adeptes au sein des milieux les plus traditionnels où, évidemment, les jeunes filles ignorent leurs droits. Pour dire les choses brutalement, on prend la voie du : « la burqa, c’est mieux que le voile » – et alors il sera toujours plus difficile aux jeunes filles concernées de dire « non » au voile et de lui préférer la jupe. Or, si nous avons une liberté de se vêtir à défendre, c’est celle-là.
>  
> Au passage, à ceux qui disent que c’est à la loi du 15 mars 2004 « encadrant, en application du principe de laïcité, le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics » que l’on devrait la démultiplication des femmes voilées dans l’espace public, je leur dis qu’ils se trompent. Dans tous les États d’Europe on observe l’augmentation massive du port du voile alors même que ces pays ignorent la loi de 2004 et, dans les pays du Maghreb, on est frappé de voir chaque année des femmes voilées en nombre toujours plus grand – et de plus en plus rigoureusement voilées.
>  
> Les femmes sont instrumentalisées pour être l’étendard bien visible de l’offensive intégriste, des intégristes en tous points hostiles aux principes démocratiques de l’Occident et en particulier à l’égalité des sexes. Face à cela, devons-vous détourner le regard, mettre un mouchoir sur les principes chèrement acquis qui fondent notre « vivre ensemble » ?
>  
> Je rappellerai ensuite que, contrairement à ce qui se passe dans les pays anglo-saxons, la liberté de conscience et d’expression n’est pas complète en France. Nous combattons les idéologies destructrices que sont, par exemple, le nazisme, le racisme, l’antisémitisme. Nous combattons toutes les idéologies qui portent atteinte à la dignité humaine. Nous luttons contre les sectes qui, elles aussi, en appellent à la liberté de conscience, car nous considérons précisément qu’elles embrigadent les esprits, lesquels en perdent leur liberté de penser. D’ailleurs, tous ceux qui parviennent à s’arracher aux griffes des sectes reconnaissent ensuite qu’en leur sein ils n’avaient plus de volonté propre.
>  
> Or, le port du voile intégral est l’étendard des salafistes, considérés comme une secte offensive par la plupart des musulmans. Pourquoi ferions-nous une exception pour cette secte-là, qui prône une servitude volontaire conduisant à une sorte d’auto-mutilation civile par invisibilité sociale ? On aurait tort de comparer les femmes revêtues du voile intégral aux nonnes cloîtrées d’antan, car si ces religieuses étaient recluses et invisibles aux autres, les femmes dont nous parlons aujourd’hui sont souvent mariées, parfois mères de famille, et elles entendent s’imposer dans l’espace public sans identité, sans corps, sans peau, bref en ayant pris soin d’effacer tous les signes de l’humanité.
>  
> Je tiens enfin à souligner combien le port du voile intégral est contraire au principe de fraternité – ce principe fondamental auquel on a si peu souvent l’occasion de se référer – et, au-delà, au principe de civilité, du rapport à l’autre. Porter le voile intégral, c’est refuser absolument d’entrer en contact avec autrui ou, plus exactement, refuser la réciprocité : la femme ainsi vêtue s’arroge le droit de me voir mais me refuse le droit de la voir. Outre la violence symbolique de cette non réciprocité, je ne peux m’empêcher d’y voir l’expression d’une contradiction pathologique : d’une part, on refuse de montrer son visage au prétexte que l’on ne veut pas être l’objet de regards impurs – incidemment, c’est avoir une singulière vision des hommes que de penser que tout homme regardant une femme ne pense qu’à la violer –, d’autre part, on se livre à une véritable exhibition de soi, tout le monde fixant cet objet non identifié. En suscitant ainsi la curiosité, on attire des regards que l’on n’attirait peut-être pas quand on allait à visage découvert – bref, on devient un objet de fantasme.
>  
> Dans cette possibilité d’être regardée sans être vue et de regarder l’autre sans qu’il puisse vous voir, je perçois la satisfaction d’une triple jouissance perverse : la jouissance de la toute-puissance sur l’autre, la jouissance de l’exhibitionnisme et la jouissance du voyeurisme. Aussi, quand j’entends certaines femmes expliquer qu’ainsi vêtues elles se sentent mieux et qu’elles se sentent protégées – mais de quoi ? –, je veux bien les croire, mais je pense qu’il s’agit de femmes très malades et je ne crois pas que nous ayons à nous déterminer en fonction de leur pathologie.
>  
> En conclusion, il nous faut choisir entre deux libertés invoquées : doit-on respecter la liberté de se couvrir le visage en considérant que le voile intégral est un vêtement comme un autre, ou devons-nous au contraire protéger la liberté des plus faibles, celles qui n’ont pas le droit à la parole et qui, de facto, n’ont déjà plus le droit de se vêtir comme elles l’entendent ? Pour ma part, je ne vois pas dans le voile intégral un vêtement comme un autre et je considère que son port marque une rupture du pacte social, un refus d’intégration et un refus du dialogue et de la démocratie.
>  
> Enfin, si l’on ne fait rien, on abandonnera à leur sort toutes celles qui ne rêvent que de vivre comme tout le monde mais qui sont de plus en plus pressées de se soumettre au pouvoir religieux ou, pire encore, aux traditions. Nous avons toujours trop attendu pour lutter contre des pratiques traditionnelles insupportables, telles la polygamie ou l’excision. Nous devons rompre avec cette attitude relativiste, paresseuse et bien-pensante selon laquelle toutes les traditions sont respectables, alors qu’elles ne sont pas toutes respectables. Comme Descartes, mon maître, je suis profondément convaincue que nous devons nous plier aux us et coutumes du pays dans lequel nous vivons. On peut certes les faire évoluer, mais cela doit être collectivement et dans le respect du triptyque républicain.
>  
> M. le président André Gerin. Je vous remercie, Madame, pour ces propos percutants, par lesquels vous avez mis en lumière un défi de civilisation et d’humanité.
>  
> M. Jean Glavany. Je m’associe à ces remerciements. J’ai été particulièrement frappé par la partie de votre exposé traitant du visage, de la visibilité et de la non-réciprocité et je souhaite que notre mission se penche assidûment sur ces questions qui ont, outre leur contenu philosophique, des aspects sociaux et juridiques.
>  
> J’ai été tout aussi intéressé par l’insistance avec laquelle vous appelez à combattre ouvertement l’idéologie talibane, comme nous luttons ouvertement contre les autres idéologies qui nient la dignité humaine. À cet égard, il serait particulièrement utile que notre président fasse diffuser aux membres de la mission les documents distribués par les talibans après leur arrivée au pouvoir en Afghanistan, dans lesquels ils indiquaient quels seraient désormais les droits et les devoirs des femmes. La lecture de ces écrits édifiants justifie à elle seule l’obligation de combattre ouvertement cette idéologie, comme vous nous y avez incités.
>  
> M. Lionnel Luca. Vous considérez donc, Madame, que le voile intégral n’est pas un vêtement. C’est un point de vue d’un intérêt tout particulier au moment où le commissaire à la diversité et à l'égalité des chances s’autorise à dire que notre mission serait sans utilité et propre à semer la confusion, au motif que chacun a le droit de se vêtir comme il l’entend. J’ai aussi retenu de vos propos l’arrogance profondément inégalitaire qu’il y a à se donner le droit de voir sans être vue.
>  
> Ces questions nous ramènent à la première des auditions que nous avons tenues, au cours de laquelle il nous a été dit que le Coran ne prescrit pas le port du voile intégral et qu’il s’agit d’une tradition pachtoune antérieure à l’islam. Quant au niqab, c’est, nous a-t-on expliqué, une invention des salafistes, d’une secte donc, comme vous l’avez justement relevé, qui prétend en revenir aux sources de l’islam, dans une version intégriste. Pourriez-vous préciser ce que vous entendez quand vous dites à ce sujet que le port du voile intégral est « l’étendard des salafistes ? »
>  
> M. Jacques Myard. On imagine effectivement mal Jeanne Hachette conduire des guerriers revêtue d’un voile intégral. Le problème est que nous parlons de deux civilisations qui n’ont pas le même rapport au corps. Alors que la statuaire gréco-romaine égrène une série de nus, hommes et femmes, dans l’autre optique on cache le corps, quel qu’il soit. Pourriez-vous nous dire quelles conséquences cela emporte en matière d’égalité des sexes ?
>  
> M. Christian Bataille. Je vous remercie, Madame, d’avoir brillamment défini ce qu’est le voile intégral et souligné qu’il ne s’agit pas d’un vêtement comme un autre, contrairement à ce qu’avancent certains en insistant sur le fait qu’après tout chacun est libre de se vêtir comme il l’entend. Vous avez démontré que la burqa porte des valeurs contraires à celles qui fondent notre république, héritière des Lumières. Mais vous n’avez rien dit du « libéralisme civique ». Pourtant, le problème se pose, et Mme Sihem Habchi, que nous avons entendue ce matin, a stigmatisé devant nous le laisser-faire des autorités britanniques qui ont laissé se développer le port du voile intégral. Face à l’agression que les extrémistes salafistes vont faire subir à nos sociétés, cette approche n’est-elle pas dépassée ?
>  
> Mme Élisabeth Badinter. N’étant pas une spécialiste de l’islam, je n’ai pas qualité pour traiter rigoureusement de ses rapports avec le salafisme. Ce que j’en ai dit correspond à ce que j’ai entendu en dire M. Boubakeur et d’autres hautes autorités religieuses musulmanes, à savoir que le port de la burqa n’est pas un commandement religieux mais une tradition et qu’un travail pédagogique s’impose pour le faire savoir. J’ai d’ailleurs fondé un grand espoir sur ces déclarations, considérant que si les autorités religieuses musulmanes les plus qualifiées prenaient les choses en mains, tout allait s’arranger. J’ignore où elles en sont exactement, mais j’ai le sentiment que les choses sont difficiles et que, dans le même temps, de nombreux blogs d’ici et d’ailleurs s’attachent à enraciner l’idée que l’on serait en train de stigmatiser la communauté musulmane.
>  
> S’agissant du rapport au corps, les conceptions sont en effet différentes mais nous n’avons pas à nous laisser imposer une conception qui n’est pas la nôtre. Or aujourd’hui déjà, en France, des jeunes filles n’ont plus vraiment la liberté de se vêtir comme elles le veulent et, peu à peu, toutes leurs libertés sont grignotées les unes après les autres : elles doivent se cacher pour aller consulter au Planning familial ; prendre la pilule leur est pratiquement impossible sauf à cacher la plaquette dans l’escalier…
>  
> Si, maintenant, nous acceptons de revenir sur nos principes parce qu’il s’agit d’un vêtement ou parce que l’on feint de croire qu’il s’agit d’une liberté religieuse ou parce que l’on est très relativiste et que l’on considère que toutes les traditions sont respectables, si, donc, nous cédons sur ce point, c’en est fini, car, d’une certaine façon, la liberté d’habillement proclame en creux la liberté des droits : le droit à une sexualité libre, le droit de ne pas être vierge quand on arrive au mariage et de n’avoir de comptes à rendre à personne… Toute une série de droits est attachée à la liberté du corps, et je ne vois pas au nom de quoi des traditions de l’Est devraient s’imposer à l’Ouest. D’autre part, à supposer que j’aille en Arabie saoudite, je serais obligée de mettre un voile – ce pourquoi je n’irai jamais. Mais si je m’y rendais, je me conformerais naturellement, aux coutumes de l’islam radical des wahhabites – c’est la moindre des politesses.
>  
> Le libéralisme compris comme un droit infini à la liberté d’expression, tel qu’il existe en Angleterre ou aux États-Unis, où l’on peut défiler en arborant des insignes nazis, et bien non, ne vaut pas en France même si je suis de celles et de ceux qui n’aiment pas que l’on étouffe la liberté d’expression – ce qui m’a poussée à signer la pétition « Liberté pour l'Histoire », lancée par Pierre Nora – et même si je pense que l’on doit pouvoir dire des choses y compris lorsqu’elles ne sont pas politiquement correctes. Cela étant, contrairement à la France, ni le Royaume-Uni ni les États-Unis n’ont été occupés. Notre histoire est différente et je considère que l’on doit poser des limites – les plus larges possibles – à la liberté d’expression, pour éviter que les esprits les moins critiques ne succombent à des idéologies indignes. Le plus important est de faire ce que nous pouvons pour ne pas laisser se répandre des poisons terribles. Or, il faut être sourd et aveugle pour ne pas se rendre compte qu’une offensive est en cours et que l’on veut voir si nous allons céder.
>  
> Au risque de vous fâcher, Monsieur Glavany, car vous étiez aux affaires à l’époque, je rappellerai qu’à l’automne 1989 paraissait le manifeste Profs, ne capitulons pas, un appel cosigné par cinq intellectuels, dont j’étais. Pourquoi ? Parce que M. Lionel Jospin, alors ministre de l’Éducation nationale, avait déclaré que les chefs d’établissement devaient établir un dialogue avec les parents et les jeunes concernés pour les convaincre de renoncer au port de signes religieux ; mais il ajoutait que si ces discussions échouaient, les enfants devaient être accueillis dans les établissements publics. Il y eut – vous vous en souvenez sans doute – un grand débat national à ce sujet. Vingt ans plus tard, j’ai la faiblesse de croire que, si le phénomène n’est pas exactement le même, nous recommençons la même chose qu’à l’époque et surtout que si nous avions dit alors fermement à trois jeunes filles manipulées par des intégristes « nous n’accepterons jamais ça », tout ce serait arrêté. Je n’aimerais donc pas que les réactions soient les mêmes qu’il y a deux décennies même si elles sont louables car motivées par l’idée de tolérance. Mais, parce que nous avons été tétanisés à l’idée que nous risquions d’être intolérants, nous avons alors toléré l’intolérable.
>  
> Si nous avions fait nôtre la conception anglaise, les jeunes filles seraient entrées voilées en masse dans les établissements d’enseignement et il n’y aurait quasiment plus aujourd’hui dans les banlieues que des jeunes filles portant des signes religieux. Cela étant, quinze années se sont écoulées entre 1989 et 2004 ; nous avons attendu trop longtemps pour adopter une loi mettant les choses au clair à ce sujet. Je ne suis ni juriste ni politique, et mon propos n’est pas de faire une analogie avec une loi relative au port de la burqa. Ce qui me tient à cœur, c’est que les plus hautes autorités politiques rappellent à l’ensemble du peuple français que non, nous ne voulons pas de cela.
>  
> Mme George Pau-Langevin. L’élévation de vos propos suscite l’admiration. Vous avez souligné à juste titre que l’on ne saurait assimiler cette pathologie ou cette idéologie sectaire à l’islam ; nous en sommes convaincus, et il me paraît que nous devrions axer nos travaux sur la pathologie dans le rapport à autrui que vous avez si bien décrite.
>  
> Vous avez évoqué votre visite dans un collège du 20e arrondissement de Paris. À ce sujet, plusieurs questions se posent. Ce qui nous inquiète est de ne pas savoir comment lutter efficacement contre des comportements et une idéologie sectaires qui se répandent parmi des jeunes qui ont grandi en France et qui, comme tels, ont eu accès à l’enseignement des valeurs issues des Lumières. Quand, selon vous, des dysfonctionnements se sont-ils produits dans la transmission des valeurs républicaines ? Comment faire pour rectifier le tir et éviter que des jeunes gens ne soient séduits par une idéologie rétrograde ?
>  
> Élue du 20e arrondissement, je ne pense pas que les conceptions des collégiens du collège Françoise-Dolto soient réductibles aux phrases que vous avez citées. Mais ce collège, comme d’autres de l’arrondissement, se sont transformés en établissements d’exclusion. Certaines familles ont décidé de scolariser leurs enfants ailleurs et les collégiens qui demeurent entre eux se sentent relégués. N’y a-t-il pas quelque chose à faire à ce sujet aussi ?
>  
> Enfin, quelles sont les différences entre la conception de la pudeur en France au XIXe siècle – époque à laquelle les femmes sortaient très couvertes – et les exigences actuelles de l’islam à ce sujet ?
>  
> M. Pierre Cardo. J’ai beaucoup apprécié, Madame Badinter, une bonne partie de vos analyses. Ma conviction est que l’on assiste à un combat contre les valeurs de l’Occident, la méthode choisie à cette fin étant d’utiliser l’islam, en en déformant probablement les principes. Je partage sans réserve l’appréciation que vous portez sur l’inégalité dans le rapport à autrui induite par le port de la burqa et je pense, comme mes collègues, que là devra être notre angle d’approche. Pour autant, cette question ne représente que le sommet de l’iceberg. Après que nous l’aurons réglée, si nous y parvenons, quelles autres lignes de conduite devrons-nous adopter pour venir en aide à toutes ces femmes qui, comme vous l’avez souligné, ne s’expriment pas et qui sont dans l’incapacité complète de s’adresser aux services sociaux ou à la police ? Au-delà du port du voile intégral, quel devrait être, selon vous, le rôle du politique ? Comment s’attaquer au problème de fond ?
>  
> Mme Sandrine Mazetier. Après avoir, dans votre remarquable exposé, insisté sur l’irréfragable triptyque républicain, vous avez utilement rappelé, Madame, qu’il existe deux conceptions de l’égalité et que nous ne devons pas transiger. La nôtre, qui institue l’égalité de traitement entre les hommes et les femmes par indifférence aux sexes, doit être préservée. L’autre, qui sépare hommes et femmes en deux ensembles égaux mais irrémédiablement différents, si elle est récusée, doit l’être en tous temps et en tous lieux.
>  
> Vous avez aussi expliqué que la burqa n’a pas de lien particulier avec l’islam. Cela étant, toutes les religions n’ont-elles pas un problème avec le rapport au corps, en ce siècle encore ? Toutes les religions n’oppriment-elles pas les corps, ne les cachent-elles pas ? Que penser, par exemple, de la vague d’incitation à la préservation de la virginité jusqu’au mariage aux États-Unis ? En d’autres termes, le soin mis avec raison à ne pas stigmatiser l’islam n’a-t-il pas pour conséquence une grande bienveillance à l’égard des religions dans leur ensemble, alors que toutes entretiennent de difficiles relations au corps, singulièrement au corps des femmes ?
>  
> Enfin, le mouvement de retour à la pudeur, à la décence, n’est-il pas à mettre en relation, en France, avec le rejet contemporain des idées de mai 1968, qui étaient aussi celles de la liberté des corps ?
>  
> Mme Arlette Grosskost. Votre exposé, Madame Badinter, était particulièrement intéressant. La République, c’est la pluralité et la fraternité. Mais la République est une et indivisible. Or je crains que la question qui nous occupe ne traduise en réalité le fait qu’une identité musulmane entend s’imposer à l’identité française. Disant cela, je ne stigmatise pas l’islam mais une interprétation très particulière du droit à la différence qui donnerait le droit à la contrainte. Le vrai problème est là. Comment, alors, aller plus loin ? On parle d’enseigner le fait religieux à l’école, ce qui me semble une excellente chose car cela augmentera la tolérance, le respect mutuel et la connaissance d’autrui. Mais ne doit-on pas, parallèlement, inscrire dans les programmes scolaires le rappel des principes républicains et en finir ainsi avec un certain laxisme à cet égard ?
>  
> Mme Élisabeth Badinter. La maîtrise de leur corps par les femmes implique aussi la liberté de se vêtir – et de se dévêtir – comme elles l’entendent. C’est en France un acquis récent, qui a conduit à jeter momentanément par-dessus les moulins l’idée de pudeur. Je comprends que cela puisse choquer, mais je pense que l’on est près d’assister à un retour de balancier et à des comportements plus équilibrés. Cela étant, l’argument de la pudeur est incompréhensible pour ce qui concerne le visage, car point n’est besoin d’être vêtue comme une Afghane ou comme une Saoudienne pour avoir une tenue correcte. Aussi, je ne pense pas qu’il soit bon d’invoquer la pudeur pour justifier le recours au voile intégral, car on peut être parfaitement pudique sans aller jusque là.
>  
> S’agissant des orientations politiques souhaitables pour ce qui concerne les femmes qui ne peuvent s’exprimer, le travail à faire est considérable car les personnes qui vivent en France ou qui souhaitent s’y installer entendent des autorités deux discours différents. Je vous donnerai un exemple de cette situation. J’ai une profonde admiration pour la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE) qui accomplit un travail remarquable, mais j’ai exprimé mon profond désaccord avec l’un de ses avis. Des femmes étaient arrivées en France qui portaient une burqa et qui devaient, pour faciliter leur intégration, suivre des cours de français. Le professeur leur a demandé d’enlever voile et grillage pendant les cours car, pour enseigner une langue, il faut voir les mouvements de la bouche de l’élève. Elles ont refusé de se dévoiler et ont déposé un recours pour discrimination. Or, si la HALDE a été d’avis qu’il fallait enlever le voile pour apprendre le français, elle n’a nulle part mentionné qu’en France on doit retirer son voile parce que, dans notre pays, l’on montre son visage ! Que des institutions et des associations très respectables tiennent des discours différents complique beaucoup les choses. Peut-être faudrait-il un débat national beaucoup plus large, qui permettrait de définir précisément ce que nous souhaitons. S’il est établi publiquement qu’en France certains principes ne sont pas négociables, cela sera su par tous ceux qui sont en France et par ceux qui veulent s’y installer.
>  
> Je me suis entendu dire que refuser aux femmes entièrement voilées le droit de sortir dans l’espace public, c’est les confiner chez elles. Elles seront alors confinées chez elles, et c’est tout ! D’ailleurs, elles seront bien obligées d’en sortir pour aller faire les courses ! Au nom de quoi devrions-nous accepter de piétiner nos principes pour quelques personnes ? Déjà, certaines mairies ont consenti à instaurer des horaires de piscine différents pour les deux sexes, au mépris de la mixité. Quand de tels signaux sont donnés, pourquoi se priverait-on d’essayer de contraindre de nouvelles mairies à accepter ce que d’autres ont déjà accepté ? Et c’est ainsi que, de fil en aiguille…
>  
> Nous pâtissons d’une idéologie venue des pays anglo-saxons et qui se voulait à la pointe de la tolérance : le différentialisme, que j’ai toujours combattu, y compris lorsqu’il s’agissait du féminisme. Le reliquat de cette idéologie constitue un obstacle à un discours clair et unifié. Peut-être faut-il parler à ces gens qui ont une autre conception des libertés, très respectable en ce qu’elle traduit un souci de tolérance et non une volonté d’oppression mais qui empêche la définition d’une position commune. Un débat national plus vaste est donc nécessaire entre démocrates pour se mettre d’accord sur le minimum commun que nous entendons faire respecter quoi qu’il arrive.
>  
> Oui, les trois religions monothéistes ont toutes été misogynes – ainsi ai-je eu l’occasion de rappeler il y a peu que, dans les années 1950, le Vatican était terriblement hostile à l’accouchement sans douleur. Orthodoxes juifs, intégristes musulmans et intégristes catholiques sont globalement hostiles au corps de la femme, à sa libération, à la maîtrise de leur corps par les femmes. Pour eux, le corps des femmes appartient aux hommes, car c’est par là que sont faits leurs fils… Depuis vingt ans, toutes les religions se durcissent et l’on assiste, pour des raisons identitaires, à un mouvement général vers l’orthodoxie au mieux, l’intégrisme au pire. Or la liberté des femmes passe évidemment d’abord par la maîtrise de leur corps, et les religieux n’aiment pas cela.
>  
> Il est tout à fait souhaitable que l’école enseigne nos valeurs. Mais, vous le savez, ce n’est plus possible dans certaines écoles. Dans celles-là mêmes où il est indispensable de transmettre les principes essentiels du vivre ensemble et de la plus grande tolérance réciproque, il est déjà très difficile sinon impossible aux professeurs de se faire entendre quand ils évoquent ces thèmes. Des collègues enseignant dans certaines banlieues m’ont dit qu’ils ne peuvent plus enseigner ce que fut la Shoah car on ne les croit pas ; on prétend devant eux que c’est de la blague !
>  
> Je vous parais sans doute un peu découragée, mais cela ne signifie pas qu’il faut baisser les bras, et plus nous serons nombreux mieux ce sera. J’observe d’ailleurs que, depuis que vous avez eu l’idée formidable et saluée par tous de constituer cette mission d’information, les gens réfléchissent à la question, et que les voix qui s’élèvent pour dire « non, on n’est pas d’accord pour cela » ont de l’effet sur des jeunes femmes qui pourraient être tentées par des mouvements radicaux. Cet effet, direz-vous, ne peut être mesuré. C’est vrai, mais le fait qu’à vous tous vous incarniez une représentation de la France est un premier pas, important, sur la voie qui s’impose, celle de la pédagogie.
>  
> M. le président André Gerin. Madame, je vous remercie pour ces propos éclairants.
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> .

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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 16:54
Identité nationale: Fillon veut apaiser le débat, qui menace de déraper, oui mais...

 

 

Le premier ministre François Fillon lors d'un colloque sur
© 2009 AFP (Franck Fife)
François Fillon a volé vendredi au secours du débat sur l'identité nationale, jouant la carte de l'apaisement face au concert de critiques qui agite même les rangs de la majorité sur cette question que beaucoup jugent propice à tous les "dérapages".

François Fillon a volé vendredi au secours du débat sur l'identité nationale, jouant la carte de l'apaisement face au concert de critiques qui agite même les rangs de la majorité sur cette question que beaucoup jugent propice à tous les "dérapages".

Un mois après le lancement du débat, c'est initialement Nicolas Sarkozy qui devait clôturer le colloque de l'Institut Montaigne, qui se tenait à l'Ecole militaire autour de la question "Qu'est-ce qu'être français?".

Mais le chef de l'Etat a finalement préféré se faire remplacer par son Premier ministre, l'Elysée expliquant que le président s'était déjà largement exprimé sur la question lors d'un récent déplacement dans la Drôme.

Alors que le sujet a été dominé ces derniers jours par la réflexion xénophobe tenue par un élu local UMP en marge d'une réunion publique, François Fillon s'est attaché à prendre de la hauteur, multipliant les références historiques, invoquant Voltaire, Victor Hugo, Fernand Braudel, Marc Bloch...

La question des minarets s'étant désormais introduite dans le débat, à la faveur de leur interdiction en Suisse par référendum, le chef du gouvernement a répliqué que c'était "l'intégrisme" qui devait être "combattu", mais "surtout pas les musulmans".

"Il est normal et légitime que les pratiquants puissent exercer leur foi dans des conditions dignes. Je préfère des mosquées ouvertes à des caves obscures", a-t-il insisté.

Le Premier ministre François Fillon lors d'un colloque sur le thème
© 2009 AFP (Franck Fife)
Un mois après le lancement du débat, c'est initialement Nicolas Sarkozy qui devait clôturer le colloque de l'Institut Montaigne, qui se tenait à l'Ecole militaire autour de la question "Qu'est-ce qu'être français?".

"Quant aux minarets, qui sont d'ailleurs assez peu nombreux en France, je dis simplement qu'ils doivent s?inscrire de façon raisonnable et harmonieuse dans notre environnement urbain et social. La meilleure façon qu'ils le soient c'est de faire confiance pour cela aux maires de nos villes", a poursuivi le Premier ministre.

Répondant aux accusations de populisme à quelques mois des élections régionales, François Fillon a juré que le débat n'était pas de "circonstance".

"On nous a soupçonnés d?instrumentaliser la question nationale, comme si cette question n?était pas lancinante, et cela depuis longtemps", a-t-il lancé. "Le danger n?est pas de débattre ! Le danger, c?est de laisser monologuer les tenants du repli national, les nostalgiques qui sont prêts à emboucher le clairon de (Paul) Déroulède et de Vichy", a-t-il poursuivi.

La mise au point répondait clairement aux mises en garde émanant non seulement de la gauche, très hostile depuis l'origine au débat défendu par le ministre de l'Immigration Eric Besson, transfuge du Parti socialiste, mais aussi à celles venues de la majorité.

Mercredi, c'est l'ex-président Jacques Chirac qui estimait que "trop de discriminations" en France "stigmatisent la religion, l'origine, les convictions" et "minent encore notre pacte républicain".

"La question de l'identité ça ne peut pas être une réflexion de comptoir", a averti pour sa part l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, réclamant "plus de rigueur intellectuelle" pour "éviter le populisme".

Un autre chiraquien, le député François Baroin, jugeait lui qu'une telle discussion à "quelques encablures" des régionales, c'était "gros comme un hippopotame dans une mare asséchée".

"Le seul socle réel de l'identité nationale, c'est le socle démocratique, l'universalisme, l'héritage de la Révolution française", estimait également en privé un ministre du gouvernement. "Dès lors que l'on ramène cette question à des questions raciale et ethnique, c'est juste un sale débat", dit-il.

François Fillon, oublie que les français savent la France qu'ils veulent, et surtout celle qu'ils ne veulent pas ! C'est Sarkozy qui a allumé le pétard avec la consultation sur l'identité nationale, maintenant il faut aller jusqu'au bout et faire comme les suisses, consulter les français avant la prochaine présidentielle ! La transformation de la société française, ne va certainement pas dans le sens souhaité par une majorité de français !
Sarkozy se dit gaullo-quelque chose, alors qu'il fasse un référendum ! Il nous a déja roulé dans la farine avec le traité de Lisbonne et le retour dans l'OTAN...c'est au peuple de décider !

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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 10:26

04/12/2009

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