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30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 17:39
 
Pour ceux que la politique intéresse, je vous renouvelle l'invitation à rencontrer Nicolas Dupont-Aignan de 19h à 20h à la salle Castelbou rue Castelbou (parking Arnaud Bernard) mercredi 3 décembre.
C'est l'occasion d'amener vos amis susceptible d'être intéressés par notre discours.
NDA vous parlera de ses solutions pour sortir de la crise, du role qu'il entend donner à DLR sur la scène politique et de la nécessité de présenter des listes DLR aux européennes.
 
Soyez nombreux à venir avec vos amis !.
 
A mercredi soir, amis et compagnons !
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Olivier Arsac
secrétaire départemental / 06 12 78 15 74    
                                                            

CONGRES FONDATEUR DEBOUT LA REPUBLIQUE Dimanche 23 novembre 2008 – Maison de la Mutualité – Paris

Allocution de clôture de Nicolas DUPONT-AIGNAN

Merci à vous tous d’avoir répondu si nombreux présent.

Merci aussi à l’ensemble des intervenants qui chacun avec leurs mots ont exprimé leur idéal.

Merci enfin à nos amis d’Outremer et à nos frères québécois qui sont là à nos côtés.

Oui mes amis, si aujourd’hui vous êtes venus d’horizons divers, chacun avec votre propre parcours, c’est tout simplement parce que nous partageons l’essentiel : « une certaine idée de la France ».

En ces temps troublés, votre présence obéit à un vrai devoir.

Le devoir de ne pas laisser tomber notre pays.

Le devoir de relever notre République,

Le devoir de faire vivre notre démocratie.

Vous êtes ici, je le sais, car vous avez une conception exigeante de l’engagement politique.

Celle du respect des promesses. Celle de la cohérence des idées et des actes. Celle de l’exemplarité des comportements.

En un mot, vous êtes en avance sur votre temps !... Si loin du cynisme, des privilèges, du mépris du peuple, qui gâchent notre vie politique.

Vous êtes ici aussi car vous ne supportez plus ce régime du double langage : ce grand écart entre les beaux discours d’un côté, et les actes de l’autre.

-  D’un côté le beau discours sur le mini traité, de l’autre la décision de ratifier la copie conforme de la Constitution européenne.
-  D’un côté le beau discours sur la baisse des impôts, de l’autre la multiplication des taxes.
-  D’un côté le beau discours sur le retrait militaire d’Afghanistan, de l’autre l’envoi de soldats supplémentaires.
-  D’un côté le beau discours sur le refus de l’adhésion turque, de l’autre la suppression du référendum obligatoire.
-  D’un côté le beau discours sur l’école du mérite, de l’autre la réduction de 7% des heures de cours du primaire.
-  D’un côté le beau discours sur la moralisation du système financier, de l’autre le refus de taxer les stock-options.

Voulez-vous continuer ainsi à subir cette politique des faux semblants ? NON

Voulez-vous pour autant retomber dans l’impasse socialiste ? NON

Bien évidemment NON.

Car nous le sentons bien : la faillite d’un monde dominé par les seuls intérêts de la finance mondialisée, c’est aussi la faillite de tous ceux, qui, peints en rose au PS ou en bleu à l’UMP, n’ont eu de cesse de nous faire croire que c’était là la seule politique possible.

Depuis trente ans ils feignent de s’opposer les uns les autres, mais en réalité ils défendent la pensée unique

Ils sont donc coresponsables du naufrage programmé du pays.

Ils écopent le navire avec un dé à coudre sans vouloir boucher les trous béants dans la coque.

Plus que jamais notre pays a besoin d’une autre politique. Nous fondons aujourd’hui notre grand mouvement gaulliste et républicain pour proposer de vraies solutions et remettre le navire France à flot.

Car en démocratie, il n’y a pas de secret, il faut bâtir un parti politique pour pouvoir présenter un projet devant les électeurs.

Et il faut aller à la bataille électorale.

Comment d’ailleurs pourrait-on se plaindre que les Français ne réagissent pas si nous n’avons pas nous-mêmes l’énergie et la volonté de leur présenter à chaque élection une vraie offre alternative !

En vous voyant si nombreux aujourd’hui, je sais que nous allons en être capables, loin des béni oui-oui qui se répartissent les places, loin des extrémistes qui amusent la galerie.

Oui mes amis, nous allons offrir enfin à la France un vrai chemin de sortie de crise, celui du courage républicain !

******

Pour convaincre les Français d’emprunter ce chemin, le seul possible pour redresser notre nation et garantir à nos enfants un avenir, il faudra mes amis en effet beaucoup, oui beaucoup de courage.

Jaurès disait en son temps : « Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire, c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho contre son âme aux applaudissements imbéciles. » Il est toujours d’actualité !

Alors oui, mes amis, du courage…

Le courage de rompre vraiment avec cette pensée unique qui nous a conduits et qui veut toujours nous conduire dans le mur du déclin, de l’appauvrissement, de l’injustice, du renoncement.

Le courage de présenter aux Français un projet pour la France et pour l’Europe. Le courage d’aller au combat électoral, demain aux européennes, après demain aux régionales, à la présidentielle, aux législatives.

Et je voudrais revenir sur chacune des étapes de cette belle marche que nous allons entreprendre ensemble.

******

Rarement notre pays n’a eu autant besoin d’un projet de redressement cohérent, sérieux, volontaire.

Mais comment ce projet pourrait-il prendre corps dans une démocratie asphyxiée, aseptisée, étouffée par la pensée unique ? La France a besoin d’oxygène, de vérité, de sincérité, de diversité politique !

Bien que s’étant trompés sur toute la ligne, ceux qui par idéologie, avidité, conformisme ou indifférence, ont mis le pays dans cet état ne lâchent pas prise facilement.

Notre premier devoir est là : hâter la rupture, la vraie cette fois-ci, avec ce système à bout de souffle !

Regardez, même au cœur de la débâcle financière, l’esprit de castes n’a pas désarmé. (Même la tête coupée, la volaille continue de courir !).

Les responsables de pertes financières gigantesques donnent des leçons le plus facilement du monde sur les plateaux de télévision !

Non contents d’avoir essoré notre industrie, favorisé les délocalisations, précarisé les emplois, cassé les services publics, les voilà satisfaits de faire payer par les contribuables leurs fautes et leurs privilèges.

Il fallait bien sûr éteindre l’incendie. Pour autant, fallait-il agir ainsi ?

D’un côté des milliards distribués aux banques sans aucun contrôle réel sur leur activité, de l’autre des miettes seulement pour adoucir la souffrance du peuple. Mais ces milliards ne serviront à rien si on ne regarde que la partie émergée de l’iceberg.

Cette crise financière n’est pas tombée du ciel.

Elle est le résultat de trois crises distinctes et cumulatives qui s’emboîtent les unes dans les autres comme des poupées russes : celle du libre échange, celle de la démocratie, celle enfin de la construction européenne.

Oui, osez dire que cette crise est d’abord celle du libre échange intégral entre des continents à des niveaux de développement totalement différents.

N’oublions pas, que c’est le marasme d’il y a un an qui a précédé et provoqué l’implosion de la finance spéculative et non l’inverse. Mais d’où vient donc ce marasme ? Tout simplement de cette course au plus petit salaire possible de par le monde !

Les consommateurs ont souvent été obligés d’emprunter pour soutenir la demande.

Travers américain ? Il n’y a qu’à voir l’inflation dans les derniers mois des dossiers d’insolvabilité devant les tribunaux en France, il n’y a qu’à voir la panne totale de l’économie espagnole qui a tout investi dans le Monopoly immobilier, pour comprendre qu’il n’en est rien.

La crise actuelle est le fruit d’un système qui n’a qu’une logique : tout pour une minorité de plus en plus infime, rien ou presque pour tous les autres.

Cet ultra-capitalisme, dont on nous a répété qu’il est un mal fatal voire nécessaire, est en réalité un ennemi de l’économie de marché qui, effectivement, peut seule assurer le développement matériel et moral de l’humanité si elle est maîtrisée…

Le résultat est là, devant nous : effondrement des économies américaines et européennes, baisse du niveau de vie, nouvelle forme d’esclavage organisé en toute bonne conscience en Chine et en Inde, pillage des matières premières, dégradation sans précédent de l’environnement de la planète et naufrage du continent africain.

Mais cette crise financière n’est pas seulement une crise économique, sociale, écologique, elle est aussi et plus fondamentalement une crise politique, une crise de la démocratie. Car si les multinationales ont joué des frontières pour accumuler toujours plus de profits, c’est bien parce que les gouvernements et les parlements les ont laissé faire. En mettant en concurrence les hommes et les territoires, on a inversé le cercle vertueux du progrès en une paupérisation généralisée !

En imposant aux autres nations leur modèle, les Etats-Unis, première puissance mondiale, ont cru servir leurs intérêts. Ils ont surtout repoussé l’instant de vérité de leurs déséquilibres intérieurs.

L’élection de Barack OBAMA constitue le sursaut d’un peuple qui prend enfin conscience qu’il a été trompé. Espérons que le nouveau président ne le décevra pas.

Car attention, rien n’est encore joué, beaucoup espèrent aujourd’hui limiter la casse en ne changeant que l’emballage de l’ultra capitalisme financier un peu comme les caciques du parti communiste de l’URSS croyaient, à l’époque, pouvoir réformer seulement à la marge le système soviétique.

Il en est ainsi de certains dirigeants européens qui s’efforcent de dissimuler la 3ème crise, celle de l’Union européenne telle qu’ils l’ont conçue depuis l’acte unique et le traité de Maastricht.

Là aussi crions la vérité.

Assez de tartufferie !

On voudrait vous laisser croire aujourd’hui au retour de l’Europe pour nous « faire avaler » le traité de Lisbonne qui, justement risquerait d’imposer définitivement aux Nations ce système condamné par les faits.

Mais de quelle Europe parle-t-on ?

Celle de la Banque Centrale européenne qui, il y a encore quelques semaines, luttait contre l’inflation sans voir le tsunami de la récession ?

Celle de la Commission qui, il y a peu de temps, refusait d’entériner le vote quasi unanime du Parlement européen pour encadrer les « hedge funds » ? (vous savez les fonds spéculatifs ?)

Celle des gouvernements se précipitant pour sauver les banques mais incapables de relancer notre économie et donc nos emplois. Une Europe sous la tutelle de Mr Juncker, Premier ministre du Luxembourg, un paradis fiscal de 300 000 habitants !

L’Union européenne, en vérité, fait le gros dos en espérant voir l’orage passer.

Elle prépare le contournement du vote des Irlandais.

Elle poursuit l’absurde processus de libéralisation des marchés de l’électricité, du gaz ou de la poste.

Elle dit oui aux OGM sans contrôles, à l’importation des poulets chlorés… au dumping des prix agricoles qui participent de la dégradation de la qualité de notre alimentation.

Dans ces conditions, comment les choses pourraient-elles s’arranger ?

Ce n’est pas avec ceux qui ont installé ce système fou à Bruxelles, qui en sont les complices, que nous pourrons nous en sortir.

L’UMP et le PS, qui codirigent la France, sont coresponsables de cette politique du vide et des apparences dans laquelle ils enferment le pays depuis des décennies. C’est ce vide que les Républicains doivent aujourd’hui combler pour permettre à la France de renouer avec la politique, la vraie : l’art de rendre possible ce qui est nécessaire.

C’est pourquoi, au-delà des critiques, nous avons le devoir de proposer des solutions fortes, justes et réalistes.

Loin des nostalgiques ou des extrémistes, soyons audacieux et raisonnables, soyons téméraires et sérieux, dans notre démarche comme dans notre projet.

******

Notre projet pour la France et pour l’Europe, quel est-il ?

Il est indissociable tout d’abord de notre vision du monde.

L’attachement viscéral du Général de Gaulle à la nation ne l’a jamais empêché d’anticiper l’évolution du monde. L’appel du 18 juin procède d’une analyse lucide des futurs rapports de force. L’invention de la « participation » répond aux impasses du communisme et du capitalisme. La sortie de la France du commandement militaire intégré de l’OTAN anticipe le monde multipolaire.

De même, comment pourrions-nous préparer la France du XXIème siècle sans observer, comprendre le monde qui nous entoure, et sans pressentir celui qui vient ?

Entre ceux qui se sont couchés devant les dérives de la mondialisation et ceux qui refusent de voir que le monde a changé, je vous propose la voie réfléchie et solide d’une transformation progressive à partir des réalités.

A la fois rivales et indépendantes les grandes nations doivent relever ensemble des défis colossaux.

Le défi de la régulation du capitalisme tout d’abord.

Bâtir un nouveau système monétaire international, revoir en profondeur l’Organisation Mondiale du Commerce (avec des zones de libre échange par continent), réglementer strictement la finance internationale (en isolant les paradis fiscaux, et en interdisant les techniques de ventes à découvert qui favorisent la spéculation boursière, …), vous connaissez les urgences.

Le défi de la pauvreté, de l’alimentation et du développement, ensuite.

Comment imaginer lutter contre le terrorisme, les guerres, les mouvements anarchiques de population sans, là aussi, s’attaquer à leurs racines ? L’avenir de l’Afrique devrait être ainsi au cœur de toute notre attention. Son marasme est aussi profond que ses ressources sont colossales. La France et l’Europe ont tort de la négliger laissant la Chine combler le vide. Savez vous que l’effacement de la dette publique de tous les pays du continent aurait coûté moins cher (100 milliards d’euros) que la seule aide directe de la Grande Bretagne et de la France à leurs banques !

Le défi environnemental, enfin, est le troisième enjeu planétaire.

Mais là aussi les bons sentiments ne suffiront pas sans une révision des règles commerciales pour inciter les pays développés comme les pays émergents à changer de modèle de production et de consommation.

Avez-vous entendu parler, par exemple, du dernier scandale, celui du fréon chinois frauduleusement importé en Europe ?

Ces trois défis sont imbriqués car tout se tient.

Comment développer l’Afrique sans sauver son agriculture c’est à dire en créant une exception agricole à l’OMC ? Comment protéger la planète sans mettre en œuvre un droit de douane environnemental aux frontières de l’Europe ?

Comment améliorer la santé dans le monde si on n’assouplit pas les conditions d’accès aux médicaments génériques des pays les plus pauvres ?

Comment réduire les consommations d’énergie et l’émission de CO² sans relocaliser les activités et inciter la Chine à développer sa consommation intérieure pour satisfaire les besoins de sa population ?

Tout l’enjeu est là ! Organiser différemment la mondialisation pour passer du cercle vicieux du nivellement par le bas au cercle vertueux du progrès humain.

Mais comment faire ? Comment sortir de cette nouvelle jungle ? Qui aura à la fois la conscience et la puissance pour pouvoir changer les choses, inverser le cours de l’histoire du monde ?

L’Europe sera le meilleur levier d’une telle politique.

******

Oui, vous m’avez bien entendu, l’Europe ce bout de continent, où est né le monde moderne, qui s’est déchiré, qui s’est projeté sur le globe, a la capacité de proposer pour lui-même et pour le reste de la planète une nouvelle régulation.

Mais, quelle Europe ? C’est la question cruciale.

Car observons les choses avec objectivité. Depuis plusieurs décennies nous n’avons jamais été aussi loin dans l’intégration supranationale. Et depuis 20 ans l’Europe régresse autant dans les faits que dans le cœur des Européens.

Effondrement démographique de la plupart des nations, retard dans la science et la technologie, délocalisations à outrance, alignement militaire sur les Etats-Unis, uniformisation culturelle… est-ce comme cela que le continent européen s’en sortira et pèsera sur le monde ?

A force de vouloir raboter les différences, à force de s’aligner sur les plus puissants, cette Europe abime le dynamisme des nations sans rien construire d’efficace pour les remplacer.

Les raisons de cet échec sont simples : on ne bâtit pas un peuple par décret, on ne construit pas davantage un projet politique en bâillonnant ceux qui sont censés y adhérer, on ne donne pas envie de vivre ensemble sans offrir un surcroît de protection et l’espoir d’une vie meilleure.

Pour changer le monde, il faut donc changer d’Europe. Les Européens doivent se réveiller, leur mission est historique.

N’en déplaise aux eurocrates, seules les nations libres et fortes seront en mesure de bâtir des coopérations européennes concrètes et utiles pour peser dans la mondialisation.

Plus nous retarderons cette urgente refondation européenne, plus nous mettrons en danger l’idée même d’une solidarité européenne, plus nous serons dépendants d’un modèle mondial inhumain où tout s’achète et se vend.

C’est pourquoi j’ose vous dire aujourd’hui : l’Union européenne, dans sa forme actuelle, est morte. Mais j’ose aussi vous dire : Vive l’Europe car il est possible d’organiser une coopération solide entre les nations d’Europe.

Avec bien évidemment une organisation radicalement et profondément différente de celle d’aujourd’hui.

Nous proposerons en juin prochain le fameux plan B .

Car, vous le savez, tous les peuples attendent cette Europe alternative.

Le premier changement est institutionnel.

Comment 500 millions d’européens peuvent-ils accepter de confier les pleins pouvoirs à des institutions (Commission, BCE, CJCE) dont les membres ne sont soumis à aucun contrôle démocratique ?

Vous connaissez la « bruxellose » ? C’est une maladie. Ceux qu’elle touche se mettent à décider de tout sur tout.

Ils se sentent supérieurs au commun des mortels au point même de vouloir faire revoter les peuples.

Demander aux Irlandais de revoter, c’est comme si en France on demandait un nouveau vote pour élire le président de la République !

Un seul vaccin possible pour remédier à ce mal étrange : la démocratie.

Car attention en l’absence d’un peuple, d’une langue, de partis communs, de média communs, la démocratie ne peut pas exister au niveau européen. Il est donc inévitable de bâtir l’Europe des nations qui s’appuie sur les démocraties nationales.

Cela impose un nouveau traité refondateur qui mette fin à l’obésité de l’Union européenne. Plutôt que de procéder par soustraction (et dilution), l’Europe doit procéder par addition. L’addition de nos traditions, de nos cultures, de nos langues.

Cela exige bien évidemment l’application réelle du principe de subsidiarité avec une délimitation stricte des compétences européennes (et donc la restitution aux Etats des 9/10 des domaines auxquels s’applique la réglementation européenne).

Mais si, on peut le faire, rien ne nous en empêche.

Ce traité refondateur doit aussi créer une Europe à la carte. Avec des coopérations à géométrie variable qui permettent à chacun d’avancer à son rythme (à 3, à 8, à 12). (Ainsi nous éviterons le blocage de l’unanimité à 27 qui interdit d’avancer et la loi de la majorité tyrannique qui impose une politique à des nations qui n’en veulent pas).

Enfin ce traité refondateur supprimera la commission (remplacée par un secrétariat permanent du conseil européen et par des agences thématiques pour porter les coopérations à la carte), il encadrera la BCE et replacera le droit européen au-dessous des constitutions nationales dans la hiérarchie des normes.

A ceux qui doutent, je le dis sincèrement, oui c’est une révolution. Mais pacifique et constructive. En revanche, si vous continuez à vouloir imposer un système illégitime, alors vous aurez une révolution mais cette fois-ci violente et destructrice.

La deuxième rupture est économique et sociale

L’Union européenne est un peu comme une équipe de football qui n’aurait ni défense, ni attaque. Une équipe incapable de marquer le moindre but, qui par contre en encaisserait beaucoup. Pire, comme si ça ne suffisait pas, qui s’amuserait même à en marquer contre son propre camp ! Une telle équipe, vous vous en doutez bien, est incapable de gagner le moindre match.

Abandon de toute préférence communautaire, refus de politique industrielle, euro surévalué, sous-investissement dans la recherche, la liste des fautes est longue.

Ma stratégie pour l’Europe économique et sociale est simple : bâtir avec les pays qui le veulent une défense et une attaque.

La défense c’est la préférence européenne. Le droit de douane environnemental et social qui régule le libre échange entre les grandes zones régionales. La défense c’est la lutte contre les paradis fiscaux au sein même de notre territoire. La défense c’est le respect des services publics. La défense c’est une harmonisation sanitaire, sociale et environnementale par le haut.

L’attaque c’est un plan de relance qui passe par des investissements massifs autour de projets industriels : la voiture propre, le TGV du futur, le panneau solaire performant… L’attaque c’est une politique offensive de l’euro.

L’attaque, c’est de proposer, pour financer tous ces projets d’auto-développement de l’Europe, un grand emprunt européen garanti par tous les Etats qui voudront s’y associer. L’épargne populaire ne doit plus venir au secours de la finance en faillite, mais servir le développement commun ! Un tel plan de grands travaux et d’investissements financera des emplois réels et productifs.

La troisième rupture radicale concerne la place de l’Europe dans le monde

Comment l’Europe pourrait-elle jouer son rôle de levier, de transformation du monde, si elle renonce à être elle-même ? Nous devons passer d’une Europe sous influence à une Europe européenne.

Certes cela ne se fera pas en un jour. Mais la France doit pouvoir forcer le pas avec ceux qui le souhaitent.

Plusieurs étapes pourront rythmer cette évolution :
-  L’affirmation des frontières européennes en proposant à la Turquie, par exemple, un partenariat plutôt qu’une adhésion.
-  Le développement de l’Union pour la Méditerranée en se limitant à ses seuls riverains.
-  La négociation d’une alliance forte et complémentaire avec la Russie.
-  La sortie de l’OTAN pour ceux qui le souhaitent et la création d’une coopération militaire à la carte notamment pour les matériels d’armement.
-  Le lancement d’un vrai plan Marshall avec le Maghreb et l’Afrique.

Vous le comprenez, seule une révision radicale de la construction européenne peut permettre à notre continent de jouer son rôle au XXIème siècle.

Mais comment changer cette Europe ?

Mais qui peut changer cette Europe ?

Qui peut avoir l’audace, l’énergie et le courage de défier les oligarchies pour améliorer le sort des hommes ?

La France bien sûr !

Mais quelle France ?

La France fascinée par les autres, la France prostrée devant Bruxelles, la France qui s’auto-flagelle en permanence, la France qu’on détricote peu à peu et qui s’appauvrit ? Non bien sûr !

Seule la France que nous aimons est capable de transformer l’Europe.

La France de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, la France de Valmy, la France de Hugo, Zola, Péguy et Malraux, la France de Jaurès et de Clemenceau, la France du général de Gaulle, la France de René Cassin à l’ONU, la France du Non à la guerre contre l’Irak !

Mais comment tracer un chemin pour le monde et pour nos voisins si nous ne sommes pas capables de remettre sur pied notre pays, si nous ne voulons pas tout simplement vivre libres, si nous ne nous donnons pas les moyens de rester une nation solide et prospère ?

Défendre nos intérêts, garantir l’accès aux matières premières, faire valoir nos normes, inventer les produits de demain, assurer notre défense, retrouver la fierté d’être ensemble dépositaires de valeurs. Voilà l’enjeu préalable.

C’est bien parce que nous croyons aux atouts de la France que nous fondons aujourd’hui ce rassemblement républicain.

Mais là aussi, comme pour la mondialisation, comme pour l’Europe, il n’y a pas de baguette magique ! Pour redresser la France, le chemin sera long et difficile. Il nous faudra du courage.

Oui, le courage républicain c’est tout d’abord rendre le pouvoir au peuple.

Rien ne sera possible sans s’appuyer sur lui. Dans toutes les périodes sombres de notre histoire, avez-vous remarqué que la lucidité, le courage, l’énergie sont venus des humbles et des sans grade ? Qu’aurait pu faire le Général de Gaulle sans les marins de l’île de Sein ? Qu’aurait pu Clemenceau sans l’ardeur de cette France populaire des villes et des champs qui a tenu bon dans les tranchées d’Artois et de Champagne ?

Mais je peux vous l’assurer mes amis, les Français sont toujours aussi courageux et pourront soulever des montagnes quand leurs dirigeants :
- cesseront de tricher avec eux,
- de les manipuler pour gagner les élections.

Quand les hommes politiques diront la vérité, indiqueront un chemin, feront preuve de cohérence dans leurs choix, respecteront leurs engagements. Bref, lorsqu’ils sauront réconcilier l’art de gouverner avec la volonté collective, le possible avec le nécessaire.

Ainsi les choix difficiles devront être tranchés par référendum, notamment sur l’Europe, tant pour les adhésions nouvelles que pour les réformes institutionnelles.

Le courage républicain c’est ensuite restaurer l’Etat. Oui, quel « gros mot » : l’Etat

Il n’y a pas de vouloir vivre ensemble possible c’est-à-dire de nation durable sans un arbitre, un aiguillon, un juge de paix, l’Etat.

L’Etat régalien qui appliquera enfin 100% des décisions de justice, seul moyen de faire respecter la loi, fruit de la volonté du peuple. On en est encore si loin !

L’Etat républicain qui décidera tranquillement mais sûrement qui a le droit ou non d’entrer et de séjourner sur son territoire, car a-t-on jamais vu une maison sans portes ni fenêtres !

L’Etat qui défendra l’égalité des citoyens au-delà des sexes, de la couleur de peau, de la classe sociale, et qui ne fera pas de discrimination positive, généralisation du passe droit ethnique, fausse charité qui se retournerait d’ailleurs contre celles et ceux qu’elle prétend aider ! A-t-on conscience que la généralisation des quotas entraînerait inexorablement la France sur la voie de la surenchère et de la guerre civile ?

L’Etat encore, qui garantira la laïcité face aux communautarismes. Une laïcité se suffisant à elle-même et n’ayant donc pas besoin d’être positive ni négative !

L’Etat qui assurera l’instruction de ses enfants par l’effort et le mérite plutôt que par le laxisme et la démagogie.

L’Etat enfin qui en défendant ses services publics aménagera le territoire afin de valoriser les extraordinaires atouts de notre pays notamment son monde rural et agricole.

Mais défendre l’Etat, c’est aussi avoir le courage de le réformer.

Oui le réformer car entre la gauche qui le laisse s’empâter et la droite qui ne veut que le faire maigrir, n’est-il pas temps de savoir le réformer pour le rendre efficace et utile. La Suède a réussi, pourquoi pas nous ?

Ainsi, mes amis je préfère réformer l’hôpital public que livrer la santé aux cliniques privées aux actionnaires dévorants.

Je préfère une poste modernisée à la fausse concurrence de sociétés postales qui déserteront les régions moins peuplées de notre pays.

Je préfère moins de collectivités locales mais efficaces !

Le courage républicain enfin, c’est concilier l’efficacité économique et la justice sociale

Sans justice il ne peut y avoir d’effort, la droite l’a oublié ! Mais sans effort il ne peut y avoir de justice, la gauche refuse, comme toujours, de le voir !

L’effort tout d’abord, oui, nous devons le réclamer, l’assumer. Car comment croire que notre pays s’en sortira sans travailler plus en contrepartie de salaires décents, sans investir plus sur notre territoire, sans conquérir plus de marchés.

Quel dommage que les 10 milliards d’euros du paquet fiscal n’aient pas servi à la compétitivité de notre économie et donc à l’emploi !

Baisse des charges sur les PME, diminution de l’Impôt sur les sociétés pour les entreprises qui réinvestissent en France, doublement en cinq ans de l’effort en faveur de la recherche, politique industrielle dans les secteurs d’avenir, TVA sur les importations, allégement de la fiscalité sur les classes moyennes, réorientation du contrôle fiscal vers l’économie souterraine et la grande fraude, voilà comment muscler notre économie.

Mais il n’y aura pas non plus d’effort collectif sans justice sociale.

A cet effet quelques réformes essentielles pourront responsabiliser nos concitoyens, leur rendre le juste fruit de leurs efforts.

La participation, non seulement aux bénéfices mais surtout au capital et aux décisions des entreprises, doit devenir un élément clé de la reconstruction économique française.

De même, la création d’une sécurité professionnelle peut permettre à chacun de gérer son temps et sa formation tout au long de sa carrière.

Enfin, il est temps de généraliser une saine accession à la propriété pour garantir une sécurité accrue au moment de la retraite, ce qui passe nécessairement par le retour de l’Etat comme banquier des particuliers.

Vous le constatez, notre projet pour la France est le levier d’une nouvelle Europe et notre nouvelle Europe est le seul moyen de transformer le monde.

******

Vaste projet me direz-vous ! Certes, mais aux grands maux, les grands remèdes et il y a urgence.

Si nous sommes rassemblés ici, aujourd’hui, c’est bien parce que le « gros temps » arrive et que notre pays ne peut plus tricher avec la réalité.

Je vous ai demandé de rompre avec ces castes arc-boutées sur leurs privilèges.

Je vous ai demandé de relayer un vrai projet républicain.

Je vous demande enfin d’aller au combat électoral rassemblés et offensifs.

Alors, je le sais, les éternels défaitistes tenteront de vous décourager en vous présentant la tâche comme surhumaine.

J’entends déjà les objections que l’on ne manquera pas de nous opposer.

Pourquoi tout d’abord ce qui n’a pas réussi hier serait-il possible aujourd’hui ? En quoi serait-ce maintenant le moment ?

La France serait trop petite, les Français auraient abandonné, ce ne serait pas le sens de l’histoire. Il faudrait être moderne…, c’est-à-dire couché !

Rappelez-leur tout d’abord que si Clemenceau a choisi d’être enterré debout, ce n’était pas pour vivre allongé !

Dites leur surtout, à tous ces avocats de la démission que le peuple français veut vivre libre.

Il l’a d’ailleurs prouvé en 2005 lors du référendum sur le projet de Constitution européenne.

Ne l’oubliez jamais. La braise de 2005 couve sous la cendre !

Forts de notre histoire, de nos valeurs, de nos convictions, de notre analyse du monde d’aujourd’hui, de notre vision de la planète dans 20 ans, il nous revient le soin de souffler sur cette braise pour ranimer la flamme ! C’est pourquoi il faut oser maintenant se présenter devant les électeurs.

Mais alors, vous dira-t-on ?

Comment faire pour transformer ce club de réflexion en un vrai parti politique ? Comment être présent à toutes les échéances électorales ? Comment se forger un passage entre les mastodontes sans idées mais non sans soutiens qui monopolisent le débat public ? Que représente Debout la République face aux grands partis ?

Venus de toute la France, vous leur apportez aujourd’hui la plus nette des réponses.

Croyez-vous d’ailleurs sincèrement que les Français soient vraiment dupes de ce mauvais tango UMPS ?

Le PS meurt de ses rivalités internes parce qu’il est incapable de surmonter cette contradiction qui consiste à prôner en même temps l’augmentation du Smic, du nombre de fonctionnaires et de la dépense publique, et de défendre l’Europe de Maastricht, du libre échange intégral de leur ancien camarade Monsieur Lamy. Tant que la gauche rejettera l’idée nationale, et républicaine le peuple la délaissera.

Quant à l’UMP, qui peut dire ce qu’elle défend aujourd’hui ?

Faute d’avoir accepté la démocratie interne, à force d’être dirigée depuis la Présidence de la République, l’UMP se fossilise, incapable de penser par elle-même. On dirait une girouette condamnée à suivre le vent qui tourbillonne au gré des circonstances, au-dessus de l’Elysée.

Il suffit d’aller à la rencontre des Français pour comprendre qu’ils aspirent à autre chose.

Un nouveau projet, de nouvelles personnalités, un nouveau rassemblement.

Et convaincu qu’un grand peuple comme le nôtre peut encore faire de très belles choses, je vous invite à vous préparer à notre premier combat électoral, celui des élections européennes de juin prochain.

Car, oui mes amis, nous serons la surprise de ce scrutin.

Et ce, pour deux raisons :

Tout d’abord nous serons les premiers à offrir un vrai choix entre les béni oui-oui qui ont approuvé tous les traités, dont le pire celui de Lisbonne qui a bafoué le suffrage universel, et les euro-ronchons qui ne proposent rien.

Nous offrirons le choix d’un plan B radical, seul en mesure de changer l’Europe et donc de redresser les nations dont la France.

Ce projet, je vous en ai dessiné les grandes lignes.

Nous serons la surprise de cette élection pour une deuxième raison.

Nous serons les seuls à présenter des listes dépassant le clivage gauche/droite et s’attachant à l’essentiel : la capacité de la France à relever le défi de la mondialisation. Oui nos listes rassembleront des républicains des deux rives car l’enjeu est historique.

Quand la gauche bobo et la droite libérale travaillent ensemble, pourquoi les républicains ne se rassembleraient-ils pas au service de la France ?

Car le gaullisme, la République ne sont ni de droite, ni de gauche. Cela ne veut bien sûr pas dire que nous rejetons tout ancrage dans le paysage politique du pays. Cela veut simplement dire que nous nous adressons à toutes celles et tous ceux qui d’où qu’ils viennent veulent atteindre un objectif, porter une transformation du pays.

Alors oui, j’ai été heureux tout à l’heure de vous voir à la même tribune.

J’entends parfois ici ou là quelques remarques sur les uns ou les autres : il est trop à gauche, il est très à droite, il a été cela, il a fait ceci… et bien, bravo ! C’est bien la preuve que notre idéal est fort, que notre projet est rassembleur.

Mes amis, au moment de conclure notre Congrès fondateur, je veux vous dire une chose simple. Si vous voulez voir les Français prendre leurs responsabilités, vous devez prendre les vôtres.

Si vous voulez faire vivre la démocratie, relever la République – cette République dont de Gaulle disait qu’elle est « la souveraineté du peuple, l’appel de la liberté et l’espérance de la justice » -, alors lancez-vous !

Oui, lançons-nous pour aller dire aux Français que le politique, la volonté générale, c’est-à-dire la République, doit reprendre le pouvoir sur l’économie, sur le marché, sur les intérêts, sur les lobbies, sur les communautés…

Oui mes amis vous avez, nous avons, rendez-vous avec l’Histoire.

Dressez l’oreille, chers compagnons. L’Histoire nous murmure quelque chose. Elle nous dit de ne pas avoir peur. Elle nous crie de nous mettre debout. Debout la République, Debout la France, Debout les peuples libres d’Europe.

Vive la République !

Vive la France !

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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 10:55
PETITION POUR SAUVER LES SDF MALGRE EUX CET HIVER

Dbris 

265 SDF MORTS DE FROID L'HIVER DERNIER EN FRANCE !

 

POUR QUE L’ ARMEE SE CHARGE DE PROTEGER LES SDF DU FROID ENVERS ET MALGRE EUX, PAR MOINS 6 DEGRES CET HIVER

 

 

 

 

PETITION :

 

FACE A LA POLEMIQUE LANCEE PAR LES ASSOCIATIONS CONTRE LA VOLONTE DE NICOLAS SARKOZY ET DE CHRISTINE BOUTIN DE VOULOIR SAUVER  DE LA MORT PLUSIEURS CENTAINES DE SDF CET HIVER, « LORSQUE LA TEMPERATURE ATTEINDRA -6° », CES HOMMES ET CES FEMMES QUI SERAIENT APPELES A MOURIR  SI RIEN N’EST FAIT, ( COMME CES 265 SDF DEJA, MORTS AU COURS DE L’HIVER 2007 EN FRANCE ) :

 

« GOLD31 AU TRAVERS DE SON SITE ROYALMENSONGE, SUGGERE QUE L’ARMEE METTE A LA DISPOSITION DES SANS ABRIS SES HANGARS  DESAFFECTES ,  PARTOUT OU CELA SERA POSSIBLE EN FRANCE, ASSORTIS D’INFRASTRUCTURES PROPRES A ASSURER UN HEBERGEMENT PROVISOIRE ET DIGNE, A NOS FRERES ET SŒURS NAUFRAGES DE LA VIE,  DURANT CETTE COURTE PERIODE MAIS OH COMBIEN CRITIQUE, DES GRANDS FROIDS. »

 LA SECURITE « QUI FERAIT TANT DEFAUT AU SEIN DES GYMNASES D’ACCUEIL »  AUX DIRES DES ASSOCIATIONS, Y SERAIT DES LORS ASSUREE PAR UNE AUTORITE MESUREE ET CAPABLE D’ADAPTATION, D’UNE PART, ASSORTIE DE L’OBSERVATION D’UN MINIMUM DE REGLES INTERNES, PROPRES A GARANTIR LE RESPECT ET LA DIGNITE DE CHACUN, D’AUTRE PART.

NOTRE ARMEE QUI NE CRAINT PAS D’ALLER PROTEGER COURAGEUSEMENT, VIA L’ENVOI DE SES CASQUES BLEUS, LA SECURITE DES INDIVIDUS MENACES, A TRAVERS LE MONDE, NE PEUT PAS ACCEPTER DE VOIR MOURIR 265 SDF DE PLUS SUR SON PROPRE TERRITOIRE, CET HIVER.

Les forces armées ayant pour missions de :

 

 

CETTE PETITION SERA ADRESSEE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE AINSI QU’A L’ENSEMBLE DES MEMBRES DU GOUVERNEMENT

Merci de signer cette pétition, dès à présent, y compris de votre pseudonyme, dans la rubrique commentaires qui fait suite à cet article

 

PETITION DE GOLD31 /  SITE ROYALMENSONGE

http://jeff123.typepad.fr/royalmensonge

« préserver les intérêts vitaux de la France (le maintien de l'intégrité du territoire national, le libre exercice de la souveraineté » et « la protection de sa population et de ses ressortissants », nos SDF menacés dans leur vie face aux rigueurs de l’hiver, entrent de fait dans le cadre de cette mission définie par la constitution.

SIGNEZ MASSIVEMENT CETTE PETITION DANS LA RUBRIQUE COMMENTAIRES DE CET ARTICLE

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 08:00

Direction du PS: Martine Aubry déclarée gagnante pour 104 voix, vote vivement contesté !

 

Royal_aubry

 

 

Martine Aubry le 22 novembre 2008 à l'Assemblée nationale à Paris
© 2008 AFP (Guillaume Baptiste)
Martine Aubry le 22 novembre 2008 à l'Assemblée nationale à Paris

Martine Aubry ancienne ministre et architecte de la loi sur les 35 heures de travail par semaine, a été déclarée  gagnante du vote pour désigner le chef du Parti socialiste français, mais l'écart avec sa rivale Ségolène Royal est infime Logopset le résultat vivement contesté.

Martine Aubry, maire de Lille et tenante de l'ancrage à gauche du parti, a obtenu 104 voix de plus que son adversaireBlum sur 137.000 votes, soit 50,02% contre 49,98%, selon les chiffres publiés tôt samedi matin par la direction du principal parti d'opposition français.

Le camp de Ségolène Royal a affirmé que des "contestations étaient apparues ici ou là sur la régularité des opérations de vote", et demandé qu'un nouveau scrutin se tienne jeudi. Martine Aubry a rétorqué qu'un nouveau vote "n'a pas de raison d'être".

La contestation de ce scrutin, qui devait mettre fin à des mois de luttes d'influence et des semaines de déchirements, risque au contraire d'enfoncer un peu plus le Parti socialiste (PS) dans la crise. Celui-ci a pourtant un besoin urgent de panser les plaies de la division et redonner consistance à l'opposition au président Nicolas Sarkozy.

Ségolène Royal le 21 novembre 2008 après avoir voté à Melle
© 2008 AFP (Alain Jocard)
Ségolène Royal le 21 novembre 2008 après avoir voté à Melle

Mme Royal a dénoncé au cours de la nuit des "méthodes de l'appareil du Parti totalement insupportables", tandis que Mme Aubry a appelé à "une attitude de responsabilité car sinon, cela va créer une situation encore pire pour notre parti".

La succession de François Hollande tourne au chaos. Durée 1mn20
© 2008 AFP
La succession de François Hollande tourne au chaos. Durée 1mn20

Le Premier secrétaire sortant du PS, François Hollande, a fait savoir qu'il convoquerait dans les prochains jours les instances dirigeantes du parti pour examiner les résultats et les valider.

Les militants socialistes étaient consultés moins d'une semaine après un congrès cauchemardesque pour le PS qui avait échoué à définir une ligne politique claire et à dégager une candidature de consensus pour la succession de M. Hollande, offrant le spectacle d'un parti ébranlé par le choc des ambitions.

Face à cet échec, les 230.000 adhérents du parti avaient la mission de choisir eux-mêmes leur Premier secrétaire. Lors du premier tour, jeudi, ils n'avaient pas départagé suffisamment les deux favorites et rivales, Mme Royal (42,9%) et Martine Aubry (34,5%), alors qu'il fallait 50% pour être élu au premier tour. Le troisième postulant Benoît Hamon (22,6%), représentant de l'aile gauche du parti, avait immédiatement appelé à voter "massivement" Aubry.

Ségolène Royal, 55 ans, ex-compagne de François Hollande, qui affirme incarner un "renouveau" du parti, comptait bénéficier de la "dynamique" qu'elle dit porter depuis qu'elle a affronté Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de 2007.

Passées toutes deux par l'Ecole nationale d'administration (ENA), le creuset des élites françaises, Mmes Royal et Aubry sont également toutes deux anciennes ministres. Pour le reste, beaucoup les oppose.

Mme Aubry a fait campagne sur le thème de l'ancrage à gauche du parti et a écarté toute alliance nationale avec le centre, alors que Ségolène Royal se refuse à l'exclure. Le style austère de Mme Aubry tranche avec la touche "glamour" de Mme Royal. La première s'inscrit dans la continuité des structures du parti, quand la seconde comptait le bouleverser dans une démarche "participative" offrant davantage la parole à la "base". Le PS est "un parti qui en terme d'adhérents sera divisé en deux, ce qui est une nouveauté dans l'histoire du mouvement socialiste" et "aura un coût", prédisait dès avant le vote Pascal Perrineau, politologue à Sciences Po.

Déstabilisé par la politique "d'ouverture" de Nicolas Sarkozy, qui a recruté plusieurs personnalités socialistes dans son gouvernement, le PS a peiné depuis 2007 à faire entendre un discours d'opposition.

Fort peu présent, à l'exception de Mme Royal, dans le débat sur la crise financière - au moment où le président Sarkozy multipliait les initiatives - le parti était entièrement investi dans ses querelles internes.

Le PS est à l'agonie et aucune légitimité sort des urnes, à suivre....!

  •  
  • .
  • Après des semaines de petites phrases assassines, le PS s'est fracturé en deux vendredi soir en plaçant quasiment à égalité Martine Aubry et Ségolène Royal pour le poste de premier secrétaire. Saura-t-il se rassembler et panser ses plaies, malgré cette nouvelle crise et rebatir sur un champ de ruines ?

    Sondage: DSK candidat PS préféré pour 2012

     

     

    Le directeur du FMI, le socialiste Dominique Strauss-Kahn, à Tunis le 18 novembre 2008
    © 2008 AFP (Fethi Belaid)
    Le directeur du FMI, le socialiste Dominique Strauss-Kahn, à Tunis le 18 novembre 2008

    Dominique Strauss-Kahn est le candidat PS préféré des Français pour 2012, les seuls sympathisants socialistes mettant en tête Ségolène Royal, tandis qu'une élection de Martine Aubry à la tête du parti est largement approuvée, selon un sondage BVA-Orange-Express à paraître jeudi.

    Le directeur général du FMI est en tête du classement des personnalités PS pour la prochaine présidentielle, avec 32%, devançant Martine Aubry et Ségolène Royal, à égalité à 19%. Bertrand Delanoë vient ensuite avec 16%.

    Auprès des seuls sympathisants socialistes (sous-ensemble de l'échantillon sondé), la présidente de Poitou-Charentes l'emporte (30%) sur l'ancien titulaire de Bercy (27%). La maire de Lille recueille 20% et le maire de Paris 14%.

    Alors que la proclamation du nom de la première secrétaire du PS était attendue mardi soir, BVA a anticipé, demandant si l'élection de "Martine Aubry comme première secrétaire était" plutôt une bonne chose". 54% des Français ont répondu oui, 30% non, 16% ne se prononçant pas.

    Les sympathisants socialistes sont 61% à y voir "plutôt une bonne chose", 28% étant d'un avis inverse (11% ne se prononcent pas).

    Sondage réalisé par téléphone le 22 novembre auprès d'un échantillon national représentatif de 970 personnes de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice détaillée disponible auprès de la commission nationale des sondages.

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 08:07
Duel serré pour la direction du Ps, le courant Aubry conteste les derniers chiffres
Catch au féminin : Pour pimenter le tout, le combat a lieu dans la boue, ça donne des belles joues :-)
Que la meilleure gagne, tous les coups sont permis ! A droite "la Bécassine du Poitou, à gauche la reine du moules frites" !

 

 

La candidate au poste de Premier secrétaire du PS Ségolène Royal, le 20 novembre 2008 à Melle
© 2008 AFP (Alain Jocard)
La candidate au poste de Premier secrétaire du PS Ségolène Royal, le 20 novembre 2008 à Melle

Christophe Borgel, mandataire national de la motion Aubry pour le 75e congrès, a formellement contesté les nouveaux chiffres de la direction faisant état de 43,10% des voix pour Ségolène Royal, et 34,50% pour Martine Aubry lors du vote de l'élection du premier secrétaire du PS jeudi.

Les résultats fournis précédemment, - métropole plus une partie de l'Outre-mer - donnaient Ségolène Royal à 42,45%, et Martine Aubry à 34,73%. Les nouveaux chiffres fournis à l'AFP par Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande, intégraient notamment les résultats de la Martinique, mais pas ceux de la Guadeloupe.

Les militants socialistes retournent aux urnes ce vendredi pour départager Ségolène Royal et Martine Aubry, ces dirigeantes qui briguent toutes deux la direction du PS, dans un duel qui s'annonce serré. Dans tous les cas de figure, le prochain Premier secrétaire socialiste sera une femme, une énarque, une ancienne ministre: ce sont les points communs entre l'ex-candidate à la présidentielle et la maire de Lille. Pour le reste, beaucoup les oppose: le style, la conception du parti et des alliances qu'il doit nouer.

Au premier tour du vote des adhérents jeudi, Ségolène Royal a montré son implantation, en recueillant 43,10% des voix. Elle a ainsi amélioré de 14 points son score du 6 novembre, jour d'un premier vote militant pour départager 6 motions en lice pour le Congrès de Reims.

La candidate au poste de Premier secrétaire Martine Aubry, le 20 novembre 2008 à Lille
© 2008 AFP (Philippe Huguen)
La candidate au poste de Premier secrétaire Martine Aubry, le 20 novembre 2008 à Lille

La présidente de Poitou-Charentes a clairement devancé sa rivale maire de Lille, créditée de 34,50%. Mme Aubry avait pourtant reçu le soutien du maire de Paris Bertrand Delanoë dont la motion avait pesé 25% le 6 novembre.

Mais pour le second tour décisif, organisé de 17 à 22H dans les quelque 3.200 sections socialistes, l'ex-numéro deux du gouvernement Jospin bénéficie du ralliement de Benoît Hamon, arrivé en troisième position avec 22,83% des voix. Le jeune eurodéputé a ainsi progressé de 4 points par rapport au score initial de sa motion.

L'arithmétique est donc favorable à Mme Aubry, 58 ans. Ses soutiens se disaient d'ailleurs dans la nuit "optimistes", à l'image de l'ancienne garde des Sceaux Marylise Lebranchu.

Le candidat au poste de Premier secrétaire du PS, Benoît Hamon, à Paris le 20 novembre 2008
© 2008 AFP (Stephane de Sakutin)
Le candidat au poste de Premier secrétaire du PS, Benoît Hamon, à Paris le 20 novembre 2008

Mais la dynamique est du côté de Mme Royal (55 ans), assurent ses partisans. Vincent Peillon, à qui est promis le poste de 1er secrétaire délégué en cas de victoire de sa championne, voit une "chance inespérée d'opérer la transformation" du PS.

Mme Aubry prône un parti de militants, fidèle à ses alliances à gauche, Mme Royal plaide pour un parti de masse, ouvert à un rapprochement avec le centre.

La tâche de la prochaine patronne du PS sera ardue pour panser les plaies de Reims, rendre le parti audible face à Nicolas Sarkozy. Avec en ligne de mire l'élection présidentielle de 2012.

A ce soir pour le match...!

C’est plutôt la lutte finale ! me signale un correspondant (André)

PS SEGOLENE ROYAL CONTRE AUBRY CE SOIR IL N EN RESTERA QU UNE OUI MAIS DANS QUEL ETAT

Bouchermetier2

 


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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 09:48
Un chef taliban menace Paris dans une video

 

 

Soldats français en Afghanistan le 8 novembre 2008
© 2008 AFP (Thibauld Malterre)
Soldats français en Afghanistan le 8 novembre 2008

Un chef militaire des talibans menace d'entreprendre des actions contre Paris si les Français ne se retirent pas d'Afghanistan, dans une vidéo diffusée lundi par la chaine de TV arabe al-Arabiya.

La vidéo, dont al-Arabiya n'indique pas comment elle lui est parvenue, ni de quand elle date, contient également une revendication de l'opération en août dernier au cours de laquelle 10 soldats français ont été tués en Afghanistan.

Elle montre un chef militaire, identifié comme Farouq et dont la voix est doublée en arabe, proclamant que les Français "entendront notre réponse à Paris" si les troupes françaises ne sont pas retirées d'Afghanistan.

La France, qui participe à la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan et à l'opération américaine Enduring Freedom, a déployé 2.600 hommes en Afghanistan même, et quelque 700 autres dans les pays voisins et dans l'océan Indien.

Le responsable taliban revendique dans cette vidéo l'opération du 18 août, qui avait fait 10 tués et 21 blessés parmi les forces françaises à une soixantaine de kilomètres de Kaboul. Cette action avait déjà été à l'époque attribuée aux talibans, et la presse française avait publié des photos de talibans portant des uniformes de soldats français tombés au combat.

Des photos des victimes de l'embuscade du 18 août ont aussi été trouvées début septembre sur un homme arrêté alors qu'il préparait un attentat en Afghanistan, selon un responsable afghan.


Je regrette un manque de réactivité quasi immédiate après l'embuscasde du 10 Aout qui avait fait 10 morts parmi nos soldats ! Je l'ai écris sur ce blog, il eu fallu mobiliser nos forces et les moyens d'aérotransport des 2 Caracals français et de la flotte d'hélicos de transports lourds CH 47 Chinook, pour monter une vaste opération de bouclage (type Algérie) et  retrouver et détruire cette bande de Talibans qui nargue la France et venger aussi nos morts et blessés  ! ce fut notre faiblesse !
Devant notre molesse opérationnelle, la propagande Taliban va bon train, on l'a déja vu et ce n'est pas fini !
Quand on fait la guerre, il ne faut pas subir, mais faire subir ! Mais la volonté politique de notre président (mal perçu par nos militaires par des déclaration hazardeuses) est-elle dans ce sens !


Je vous invite à lire une interview de JD Merchet de SECRET DEFENSE Libération :

Les royalistes s'intéressent à "tout ce qui est kaki, bleu marine ou bleu ciel..."

"Royaliste", le bimensuel de la Nouvelle action royaliste (NAR), mouvement monarchiste proche de la gauche animé par Bertrand Renouvin, vient de m'interviewer longuement sur le thème "Crise dans l'armée ?" Voici cet entretien, qui parait cette semaine dans le numéro 235.

Pourriez-vous faire le point sur les relations entre l’institution militaire et celui qui est, selon la Constitution, chef des Armées?

Jean-Dominique Merchet : En 2008, l’armée française a vécu une annus horribilis. Dès la campagne électorale, on constatait de grandes difficultés dans la communication entre l’institution militaire et NicolasSarkozy : même les industriels de l’armement, mêmeDassault, ont du mal à intéresser le futur président à leurs activités et à leurs projets. Quand Nicolas Sarkozy a été élu, les militaires s’attendaientà des changements profonds et ont vécu pendant une année dans l’angoisse car ils ne savaient pas ce qui allait être décidé.Au cours de cette période, le nouveau président a multiplié les gestes maladroits. Par exemple, lorsque Nicolas Sarkozy se rend aux Glières, il est reçu par un général qui lui demande qu’une dizaine d’anciens du maquis reçoivent la Légion d’honneur. Le président lui répond tout à trac qu’il lui en donne quinze... Il dit cela pour faire plaisir, sans se rendre compte qu’il insulte ceux qui vont recevoir cette décoration qu’on leur jette par poignées.Cet incident est caractéristiquede l’incompréhension qui existe entre Nicolas Sarkozyet les militaires : ils ne parlentpas le même langage, à tel point qu’on évoque parfois un antimilitarisme de droite.

Puis c’est la publication en juin dernier du Livre blanc, rédigé par une commission où les militairessont en minorité et qui prévoit la suppression de54 000 emplois militaires. En réplique, des officiers dénoncent le Livre blanc dans une tribune signée Surcouf qui est publiée par Le Figaro. Ce qui déclenche la fureur del’Élysée et du ministre de la Défense qui envoie la DPSD (ancienne sécurité militaire) saisir les ordinateurs des officiersdu Centre des Hautes études militaires, qui formentl’élite de l’élite de l’Armée. Finalement, les ordinateurs ne sont pas fouillés car l’état-major comprend qu’on passe les bornes mais cette affaire alourdit l’ambiance.Puis c’est ledrame de Carcassonne: à cause d’une erreur de chargeur, un soldat tiresur la foule à balles réelles.Cette énorme faute déclenche la colère de Nicolas Sarkozy,qui traite les militairesd’amateurs. Tétanisés par le drame, les militaires ne comprennent as que le président de la République, qui est vraiment pour eux le chef des Armées-leur chef - puisse les insulter. D’où la démission du chef d’état-major de l’Armée de terre. Le défilé du 14 Juillet n’arrange pas les choses puisqu’ilse déroule en présence du président Assad. Or les militairesvoient en lui le représentantd’un État responsable de l’attentat du Drakkar de1983 qui fit 57 morts parmiles parachutistes français : l’ÉcoleMilitaire Inter-Arme deCoëtquidan – dont une des promotions porte le nom d’un lieutenant tué dans cet attentat participe au défilé et le fait est monté en épingle. En juillet, enfin, l'annonce des fermetures de garnisons,mais qui touchent moins les militaires, habitués à lamobilité, que les élus et les populations concernées.

Royaliste : C’est dans cettesituation de crise que survientl’embuscade du 10 aoûtdernier en Afghanistan...

L’écho est considérable dans notre pays car l’opinion publique se rend compte tout à coup que nous faisons à nouveau la guerre et beaucoup deFrançais estiment que l’envoide nouvelles troupes enAfghanistan et le retour dansl’Otan nous entraînent à fairela guerre pour le compte desAméricains. Mais, paradoxalement,Nicolas Sarkozy fait un certain nombre de gestes qui lui permettent d’apaiser lacrise de l’institution militaire.

Royaliste : L’Armée connaît-elle une crise interne?

Non. Les réductions d’effectifs et les fermetures de casernes ne doivent pas nous faire oublier un point fondamental : la France est l’un des rares pays au monde qui dispose ’une armée réellement opérationnelle. Elle assure depuis quaranteans la dissuasion nucléaire d’une manière totalement autonome et les nations qui jouissent d’une telle autonomie se comptent sur lesdoigts d’une main. Cette armée a une dimension mondiale: nous avons une marine de haute mer, des bases dans de nombreux pays, des opérationsen cours à l’étranger : auKosovo, en Côte d’Ivoire, auTchad, au Liban, enAfghanistan. En Europe de l’Ouest, seuls les Anglais setrouvent dans la même catégorie, d’une manière quelquepeu différente : ils sont très proches des Américains, ils sont en Irak, ils ont un peu plus de moyens que nous mais ils n’ont pas de porte-avions et ne savent pas en fabriquer, ils n’ont pas non plus de satellitesd’observation. Autre point : l’Armée a remarquablement réussi sa professionnalisation, le recrutement se maintient à un bon niveau : 30 000 recrutements de jeunes par an, gendarmerie comprise, dont 15 000 pour l’armée de terre. Et il y a trois candidats pour un poste ! Lesprévisions pessimistes des adversaires de ce qu’on appelaitl’armée de métier ont été démenties.

Royaliste : Quels sont nos problèmes ?

Le général Bentégeat, notre précédent chef d’état-major des Armées, avait coutume de dire ceci : quand je suis sorti de Saint-Cyr voici quarante ans, la France consacrait 4 %de son Produit intérieur brut àla Défense nationale. À la fin de ma carrière, elle y consacre2 %. Or le matériel coûte très cher : une tourelle télé-opérée (qui permet de tirer en restant à l’intérieur du véhicule blindé) coûte 300 000 euros et il nous en faut quelques centaines ; une bombe guidée coûte entre 500 000 et 600 000 euros, or on en largue une vingtaine par mois en Afghanistan. Le Livre blanc prévoit que la part de la Défense dans le PIB va continuer de baisser... Autre problème, qui est politique dans son fonctionnement quotidien, l’Armée française a cessé d’être une armée nationale pour devenir une armée otanienne. Beaucoup d’officiers ne s’expriment plus qu’en anglais pour parler de leurs activités ! Le rapprochement entre la France et l’Otan est engagé depuis une quinzaine d’années et il aurait continué sous une forme sans doute différente si Ségolène Royal avait été élue. Je tiens à souligner que l’Otan ne ressemble plus à ce qu’elle était au temps de la guerre froide : ce n’est plus cette énorme organisation qui montait la garde en attendant l’arrivée des troupes soviétiques. Il n’y a quasiment plus d’organisation militaire intégrée : l’Otan, ce sont des états-majors qui ne disposent pas de forces permanentes mais qui mobilisent les forces qui le veulent bien. Ainsi, l’Allemagne est le pays le plus otanien d’Europe : or ce pays a refusé d’aller en Irak et il n’y apas un seul soldat allemandau combat en Afghanistan…Au contraire, la France a décidé de participer aux attaques aériennes contre la Yougoslavie alors qu’elle était beaucoup moins engagée dans l’Otan qu’elle ne l’est aujourd’hui. Mais quelle est l’alternative à un retour de l'Otan ?

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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 08:43
Ségolène Royal candidate à la direction du PS, ses concurrents cherchent un accord

 

 

Ségolène Royal (c) et le maire de Lyon Gérard Collomb (g) à Reims, le 14 novembre 2008
© 2008 AFP (Nathalie Magniez)
Ségolène Royal (c) et le maire de Lyon Gérard Collomb (g) à Reims, le 14 novembre 2008

Ségolène Royal s'est portée candidate vendredi à la direction du PS, se situant d'emblée au dessus de la mêlée en déléguant, en cas d'élection jeudi prochain par les militants, la gestion quotidienne du parti à Vincent Peillon, une posture idéale pour 2012.

A la recherche d'une alliance commune et majoritaire, les autres leaders du congrès, Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoît Hamon sont pour l'instant divisés: le maire de Paris a exclu dans la soirée de soutenir l'une ou l'autre au poste de premier secrétaire.

Un regroupement Delanoë-Aubry-Hamon (près de 70% lors du vote des militants le 6 novembre) est encore possible, à condition qu'il soit conduit par un responsable du courant Delanoë, selon des soutiens du maire de Paris.

Le pupitre du 75e congrès du PS, le 13 novembre à Reims
© 2008 AFP (Alain Julien)
Le pupitre du 75e congrès du PS, le 13 novembre à Reims

L'annonce de la candidature de Ségolène Royal, qui avait pris l'avantage sur ses concurrents le 6 novembre, a été faite en son nom à la presse par le député Manuel Valls.

"Avec beaucoup d'émotion, avec beaucoup de gravité, parce que ce qui se joue à l'occasion de ce congrès est important, Ségolène Royal a accepté cet engagement", a déclaré M. Valls.

C'est le numéro deux du parti, François Rebsamen, qui a proposé aux délégués de la motion la candidature de la présidente du Poitou-Charentes. "Des applaudissements longs ont soutenu et confirmé cette candidature", a ajouté M. Valls.

Si Ségolène Royal est élue par l'ensemble des militants jeudi, comme le prévoient les statuts du PS, une fonction de premier secrétaire délégué sera créée, qui sera confiée à l'eurodéputé Vincent Peillon, a précisé M. Valls.

Mme Royal entend en effet diriger le parti sans entrer dans sa gestion au quotidien, ce qui confirmerait son statut à part.

Montage de photos de Bertrand Delanoë, Ségolène Royal, Benoît Hamon et Martine Aubry
© 2008 AFP
Montage de photos de Bertrand Delanoë, Ségolène Royal, Benoît Hamon et Martine Aubry

Lors de l'assemblée générale des militants de sa motion, Bertrand Delanoë et ses partisans ont décidé de ne soutenir ni Benoît Hamon ni Martine Aubry comme candidat au poste de premier secrétaire.

Les grandes manoeuvres continuent, et la fin de congrès risque d'être sanglante !
Le 75ème congrès du Parti socialiste, qui doit ouvrir la succession de son chef François Hollande, s'est ouvert vendredi vers 16H00 à Reims dans un climat de confusion. Durée: 01mn
© 2008 AFP
Le 75ème congrès du Parti socialiste, qui doit ouvrir la succession de son chef François Hollande, s'est ouvert vendredi vers 16H00 à Reims dans un climat de confusion. Durée: 01mn

M. Delanoë n'a pas exclu un accord avec eux sur un texte commun, mais "à condition que ce candidat de rassemblement soit issu de la motion A", la sienne, soutenue notamment par François Hollande.

Le maire de Paris, qui fait valoir que sa motion est arrivée en deuxième position, attend "une réponse d'ici demain matin" de Mme Aubry et de M. Hamon, a-t-il précisé.

Cette position permet de sauvegarder l'unité du courant, entre une frange de jospinistes qui pourraient se résoudre à une candidature Aubry, Pierre Moscovici, et enfin les partisans de François Hollande, résolument hostiles à un soutien à la maire de Lille, selon des responsables de la motion Delanoë.

Avec des précautions de langage, le maire de Paris s'est dit prêt à renoncer officiellement à sa candidature au poste de premier secrétaire. Cela va dans le sens souhaité notamment par le chef de file des députés PS, Jean-Marc Ayrault, pour qui le prochain patron du PS "ne doit pas être un présidentiable". Une position longtemps défendue par Pierre Moscovici, dont la cote est soudain remontée.

Partisan de Mme Aubry, Jean-Ch ristophe Cambadélis retient surtout que Aubry, Delanoë et Hamon "sont d'accord pour discuter ensemble" d'un texte et d'une candidature commune à la tête du PS.

Selon lui, l'annonce dans la soirée de la candidature de Ségolène Royal "ne change pas la donne". "La difficulté pour le Parti socialiste" est que "Ségolène n'a pas rassemblé au-delà de ses 29%", malgré les discussions avec les autres courants.

Benoît Hamon, 41 ans, continue de défendre sa candidature au nom d'"une ligne politique, l'ancrage à gauche" et d'"une aspiration profonde au renouvellement". "Il l'annoncera formellement dimanche", selon ses proches.

Du « tout sauf Ségolène » à la majorité pro-Royal, les scénarios les plus divers se sont échafaudés tout au long de la journée.
Dans la dramaturgie française les pièces se jouent en trois actes ; hier on a planté le décor ; aujourd’hui le drame va connaître son paroxysme avec à la clef une nuit de discussions pour tenter de trouver une synthèse, et le dénouement devrait arriver dimanche avec la constitution d’une nouvelle majorité, mais cette fois le dénouement ne surviendra que jeudi prochain avec le vote des militants sur le nom du premier secrétaire. Une double légitimité avec un parlement, le conseil national issu des urnes, à la proportionnelle, et un premier secrétaire directement élu par les militants. Une cohabitation. Il paraît que les Français adorent.

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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 08:03
La piste aux étoiles...
PS: propositions de Royal mercredi pour tenter de former une majorité

 

 

Ségolène Royal s'adresse à la presse à l'issue de la réunion de ses représentants, le 10 novembre à Paris
© 2008 AFP (Bertrand Guay)
Ségolène Royal s'adresse à la presse à l'issue de la réunion de ses représentants, le 10 novembre à Paris

Ségolène Royal a pris la main lundi, en annonçant qu'elle ferait dans deux jours "des propositions" pour rassembler le Parti socialiste d'ici l'ouverture du congrès de Reims vendredi.

Seul candidat déclaré à la succession de François Hollande depuis l'effacement discret de Bertrand Delanoë, Benoît Hamon essaie de son côté de fédérer autour de sa candidature de "renouvellement" les adversaires de toute alliance nationale avec le centre, M. Delanoë et Martine Aubry en tête.

Sortie en tête du scrutin de jeudi avec 29,5% des voix, Ségolène Royal a réuni pendant deux heures lundi au Sénat, pour la première fois depuis le vote, ses représentants dans chaque département. 150 personnes étaient présentent.

Tout sauf Ségolène, est le mot d'ordre du Congrès de Reims ...!

Elle a déclaré à sa sortie qu'elle ferait mercredi des "propositions pour la gouvernance du PS" afin de "rapidement, remettre en mouvement le PS et la gauche". L'ex-candidate à l'Elysée a demandé à Martine Aubry et Bertrand Delanoë d'indiquer "les points essentiels" qu'ils souhaitaient y voir figurer.

Mme Royal devait rencontrer dans la soirée Bertrand Delanoë, selon un proche du maire de Paris. Elle a parlé par téléphone avec Martine Aubry. Parmi les soutiens du maire de Lille, on a jugé tardive la communication de ces propositions mercredi seulement, près d'une semaine après le vote.

L'avance relativement faible -quatre à cinq points- de la motion Royal sur ses challengers rend le rassemblement ardu, le parti étant très émietté. Selon des résultats non officiels, M. Delanoë aurait recueilli 25,35%, Mme Aubry 24,68%, Benoît Hamon 18,94%.

La question des relations avec le MoDem "ne doit pas servir de prétexte" pour "justifier un refus de convergences" a d'autre part affirmé Mme Royal.

Dans sa motion, elle dit vouloir continuer à faire du PS le pivot du rassemblement de la gauche, avant de s'ouvrir aux "Démocrates", le parti de François Bayrou n'étant pas nommé.

Mais les actes et déclarations passés de l'ex-candidate à la présidentielle -allant jusqu'à évoquer une nomination de M. Bayrou à Matignon- nourrissent la suspicion chez de nombreux socialistes.

Quant au nom du candidat au poste de premier secrétaire à proposer aux autres courants, "la question sera abordée en temps voulu", a dit Mme Royal. Un de ses lieutenants, Vincent Peillon, avait auparavant dit s'attendre à ce qu'un candidat émerge "dans les 48 heures".

Cette question divise le courant Royal. Alliage idéologiquement composite, il est partagé entre ceux qui veulent que leur championne brigue la direction du parti -notamment à la base- et ceux qui y sont hostiles.

Chez Martine Aubry, Jean-Christophe Cambadélis estime qu'il faut "laisser sa chance à Ségolène Royal", tout en regrettant que ses lieutenants se concentrent sur "des noms" à la direction et pas sur "une orientation" politique.

La gauche du parti, elle, refuse une alliance avec Mme Royal. Au nom de la motion Hamon, Razzy Hammadi a appelé lundi M. Delanoë et Mme Aubry à "un rassemblement" autour du jeune eurodéputé incluant trois principes: "renouvellement", "ancrage à gauche" et "refus d'un accord de gouvernement avec le MoDem".

Proche de Mme Aubry, le député François Lamy ne répond ni oui, ni non, laissant entendre qu'un tel choix devrait appartenir aux délégués du congrès. "Le Congrès, ça doit servir à quelque chose", a-t-il dit.

Le PS survivra-t'il à ce congrès ?

Un nombre croissant de personnes avisées, pensent que le PS est au bord de l'explosion, ce qui d'ici dimanche pourrait bien arriver, à moins de compromis ou promesses, sous réserves de postes à responsabilités à venir ce qui maintiendrai le parti mais pas les divisions !
Le prochain secrétaire, candidat avéré en 2012 ? Une majorité de sociaélistes de tous poils ne veulent pas en entendre parler à cette heure !
Dur dur d'être socialiste aujourd'hui car que veut encore dire "socialiste" dans ce cafarnaeum gauche/social démocrate/centre ? Jaures ne s'y retrouverait plus, ni les éléphants bien muets ou absents par prudence, il n'y a rien de bon à gagner, que des coups à prendre !
Ségolène joue très gros au "quitte ou double" !

Congrès de Reims: le PS en plein brouillard, suspendu à la décision de Ségolène Royal

Le congrès socialiste le plus incertain depuis bientôt vingt ans s'ouvre vendredi à Reims: à trois jours de l'échéance, on ne connaît ni l'orientation politique ni le nom du premier secrétaire qui en sortiront, une candidature de Ségolène Royal apparaissant toutefois de plus en plus probable.

Dans un contexte de crise de l'ensemble de la social-démocratie européenne, quasiment partout en recul électoral, le parti de François Hollande, qui achève son quatrième mandat de Premier secrétaire, paraît balkanisé, un an et demi après la nette défaite de Mme Royal à l'élection présidentielle.

Lors du vote des militants le 6 novembre, quatre grandes forces --et autant de lignes politiques-- ont émergé. Elles sont incarnées par Ségolène Royal (29%), Bertrand Delanoë et Martine Aubry (autour de 25% chacun), Benoît Hamon (19%), chef de file de la gauche du parti.

Le pire scénario pour le PS qui, depuis le congrès de Rennes en 1990, avait toujours dégagé une orientation nettement majoritaire. "Personne ne peut émettre de pronostic sérieux sur ce qui va se passer. Comme toujours au PS, le meilleur comme le pire peut arriver", commente Patrick Bloche, patron des socialistes parisiens.

Les adhérents du PS --quelque 130.000 ont pris part au scrutin, à peine plus de 55%-- n'ont pas choisi, au grand regret de M. Hollande, qui les avait exhortés à porter une motion "nettement en tête".

Bertrand Delanoë et Martine Aubry à Lille le 19 juin 2008
© 2008 AFP (Philippe Huguen)
Bertrand Delanoë et Martine Aubry à Lille le 19 juin 2008

Officiellement, le congrès de Reims n'a rien à voir avec la compétition pour la présidentielle de 2012. Mais déjà, la contre-performance de M. Delanoë le handicape pour cette échéance.

Arrivée première, Mme Royal, 55 ans, a en charge de dégager un accord majoritaire. Elle doit faire mercredi des "propositions pour la gouvernance du PS".

Première ambiguïté, elle n'a pas assumé le leadership, s'abritant derrière le maire de Lyon Gérard Collomb, premier signataire de sa motion, et "la nouvelle génération" qui la soutient. Un de ses proches a assuré mardi qu'elle serait candidate à la direction, information toutefois non confirmée.

Pour l'historien du parti Alain Bergounioux, "il va être d'autant plus compliqué de trouver un accord que des contradictions existent au sein de chaque motion".

La présidente du Poitou-Charentes a pris l'avantage par une campagne très à gauche, avec des accents à la Besancenot contre "les banques", tandis que les "grands élus" ralliés à sa cause --Gérard Collomb à Lyon, Jean-Noël Guérini à Marseille, le député-maire d'Evry Manuel Valls-- défendent une adaptation décomplexée à l'économie de marché.

Le vote du 6 novembre a marqué une volonté de changement, sinon de rupture, mais aussi d'ancrage à gauche, dont témoignent les scores de Benoît Hamon et Martine Aubry. Incarné, à son corps défendant, par M. Delanoë, donné favori et soutenu par M. Hollande, le "vieux" parti a été désavoué.

Symbole de la relève des générations, le député européen Benoît Hamon, 41 ans, candidat déclaré au poste de premier secrétaire, tente de fédérer les adversaires d'une alliance avec le centre, dont M. Delanoë et Mme Aubry.

Les actes et déclarations passés de l'ex-candidate à la présidentielle --allant

Benoît Hamon le 6 novembre 2008 à Paris
© 2008 AFP (Lionel Bonaventure)
Benoît Hamon le 6 novembre 2008 à Paris

jusqu'à évoquer en avril 2007 une nomination de François Bayrou à Matignon-- nourrissent la suspicion chez de nombreux socialistes.

Si Benoît Hamon ne parvenait pas à s'imposer comme leader de rechange, Martine Aubry, qui revendique "une position centrale" au PS, apparaîtrait la mieux placée pour contrer Ségolène Royal.

Royal a "envie" de prendre la tête du PS, mais n'est toujours pas candidate !

Le suspense demeure sur l'éventualité de la candidature de Ségolène Royal à la tête du PS, dont dépend le déroulement du Congrès de Reims qui s'ouvre vendredi. Arrivée en tête du vote des militants, elle a reconnu mercredi avoir "envie" de diriger le parti, mais s'est gardée d'annoncer sa candidature. La partie de poker menteur continue, contre 3 adversaires qui cherchent à s'entendre sur un compromis "tout sauf Ségolène" qui pèse 71% ! Alors le Congrès de Reims ressemblera t'il au Congrès de Rennes ? Tout est possible, y compris l'éclatement du PS !

PS : Hamon se dit proche d'un accord avec Aubry
L.S. (lefigaro.fr).
François Bouchon / Le Figaro
François Bouchon / Le Figaro

Face à la perspective d'une candidature de Ségolène Royal à la tête du PS, le leader de l'aile gauche annonce qu'une alliance avec Martine Aubry est en bonne voie.

 
Le 75ème Congrès du PS s'ouvre à Reims sur fond de divisions

 

 

Montage de photos de Bertrand Delanoë, Ségolène Royal, Benoît Hamon et Martine Aubry
© 2008 AFP
Montage de photos de Bertrand Delanoë, Ségolène Royal, Benoît Hamon et Martine Aubry

Le 75ème Congrès du Parti socialiste s'ouvre vendredi après-midi à Reims, sur fond de vives divisions au sein de la famille socialiste qui doit se doter d'une orientation politique et d'un chef pour succéder à François Hollande.

Moment crucial dans la vie du premier parti d'opposition, ce Congrès, qui s'achèvera dimanche, ne s'annonce pas sous les meilleurs auspices. Pour la première fois depuis le congrès fratricide de Rennes en 1990, aucune majorité ne s'est dégagée à l'issue du vote des militants sur les motions en compétition.

Pour cet événement très médiatique, le parc des Expositions de la Cité des sacres accueillera quelque 4 à 5.000 personnes, dont 631 délégués, 860 membres de droit, et quelque 700 journalistes.

Entrez entrez, le spectacle va commencer...! Les gladiateurs du PS vont entrer dans l'arène ! Qui sortira vainqueur, ou vont-ils se massacrer ? Parions que la stratégie sera "Tout sauf Ségolène " à moins que les militants en décident autrement ! Une alliance contre Ségolène endiguerait la poussée de l'ultra gauche de Besancenot, Ségolène cherchant l'alliance avec Bayrou pour les présidentielles de 2012...! Mais que pèse réellement Bayrou aujourd'hui ?
Bref, il y a de la rumba dans l'air ! Le socialisme de Jaures c'est bien fini !
Les idées dans tout cela ?!
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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 09:17
PS: intenses tractations, l'équipe Royal proposera un candidat d'ici mardi

 

 

Ségolène Royal et le député européen Vincent Peillon, à une réunion avec des militants PS, à Paris le 6 novembre 2008
© 2008 AFP (Lionel Bonaventure)
Ségolène Royal et le député européen Vincent Peillon, à une réunion avec des militants PS, à Paris le 6 novembre 2008

A quelques jours du congrès de Reims, les tractations sont allées bon train ce week-end au sein du PS, la motion de Ségolène Royal, arrivée en tête du vote des militants, estimant pouvoir proposer un nom "dans les 48 heures" pour le poste de premier secrétaire.

Dimanche, plusieurs lieutenants de l'ancienne candidate à la présidentielle -Vincent Peillon, David Assouline, Julien Dray- se sont relayés dans les médias pour souligner que Mme Royal "reste absolument légitime pour postuler" à la succession de François Hollande, tout en évoquant déjà sans détour les scénarii de substitution.

Selon un sondage Viavoice à paraître lundi dans Libération, Ségolène Royal ferait pour 51% des Français un "bon" chef du PS.

Alors que M. Hollande -motion Delanoë- a souligné samedi qu'il revenait à la motion de son ex-compagne de proposer "un nom de premier secrétaire", Julien Dray a de nouveau clairement proposé ses services.

"Ca peut être moi", a lancé le député de l'Essonne sur Canal +, en soulignant la nécessité, à ses yeux, que le patron du PS soit issu de l'Assemblée nationale "parce qu'il faut créer cette symbiose entre le terrain et le débat parlementaire".

Le porte-parole du PS, Julien Dray, à La Rochelle le 29 août 2008
© 2008 AFP (Jean-Pierre Muller)
Le porte-parole du PS, Julien Dray, à La Rochelle le 29 août 2008

Une façon de légitimer sa propre candidature par rapport à celle de deux autres proches de Mme Royal, Vincent Peillon, eurodéputé, et François Rebsamen, sénateur, eux aussi cités ces derniers jours comme possibles candidats de compromis.

M. Peillon, qui fait figure de favori au sein de sa motion si Mme Royal ne se lance pas, a lui estimé sur France Info que "tous les noms qui ont circulé ne sont plus dans la course", une possible allusion à Bertrand Delanoë et Martine Aubry, notamment.

Les partisans de la maire de Lille jugent que la motion Royal a "la responsabilité d'essayer de réaliser le rassemblement des socialistes sur une base politique". Mais, pour le cas où l'entreprise de Mme Royal échouerait, ils font valoir que Mme Aubry occupe "une position centrale" sur l'axe droite-gauche au PS.

Vincent Peillon s'est montré optimiste sur la possibilité de "parvenir dans les 48 heures à avancer" un nom de candidat à la tête du parti.

Sur ses ambitions personnelles, le député européen est resté très évasif, tout en prenant parfois des accents de chef de parti: "je n'ai jamais fait acte de candidature, contrairement à d'autres", a-t-il dit avant d'ajouter: "les questions de personnes ne sont pas à ce stade essentielles".

Le maire de Paris Bertrand Delanoë s'est montré assez laconique: "aucune question de personnes ne m'intéresse à ce stade", a-t-il dit sur France 3.

Le socialiste Benoît Hamon, le 6 novembre 2008 à Paris
© 2008 AFP (Lionel Bonaventure)
Le socialiste Benoît Hamon, le 6 novembre 2008 à Paris

Un de ses proches, Harlem Désir, a toutefois laissé entendre que les discussions ne seraient pas si simples. "On peut être en tête et avoir des positions qui empêchent une majorité", a-t-il lâché sur Europe 1, en citant la question du positionnement vis-à-vis du MoDem.

Il a réaffirmé, sans trop y croire, son souhait d'un axe Delanoë-Aubry: "il n'est peut-être pas trop tard pour que ceux qui, sur le fond, ont des conceptions communes puissent essayer de les faire avancer dans ce congrès".

Fort de son beau score (près de 19%), Benoît Hamon, représentant l'aile gauche du parti, estime être toujours dans le jeu pour la succession Hollande, malgré la défection de Jean-Luc Mélenchon qui a claqué la porte. Il a précisé sur France 2 qu'il "discute", notamment avec le camp de Mme Royal.

Si j'étais militant PS je raserais les murs, j'enverrais les éléphants au zoo, et pour les candidats en piste, qui sortira en vainqueur du chapeau  du presdigitateur ? Quel cirque pour quelle reconstruction politique à gauche ?

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8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 04:37
Afghanistan : un largage nommé LMTGH-OB

Conditionnement_des_charges_destineEn Afghanistan, l'armée française utilise une nouvelle technique de livraison par air, connue sous l'acronyme imprononçable de LMTGH-OB, soit "largage de matériel à très grande haute hauteur en ouverture basse". On peut voir une vidéo sur le site du ministère de la Défense et l'hebdomadaire Air et Cosmos y consacre cette semaine un article sous la plume experte de Frédéric Lert.

Cette technique de livraison par air est mise en oeuvre par les C-160 Transall et C-130 Hercules de Douchanbé (Tadjikistan) à destination des troupes au sol en Afghanistan. Il s'agit de larguer des palettes en volant à une altitude de sécurité et en garantissant une grande précision de largage, de l'ordre 200 à 300 mètres du point visé. C'est la technique Halo utilisée par les paras : high altitude low opening.

Concrètement, l'opération est réalisée par les équipages du Transport et les personnels du 1er Régiment de train parachutiste en soute (photo), sous la responsabilité de la Cellule de coordination interarmées des transports, transits et mouvements.

Après des essais effectués au Sénégal, un premier largage opérationnel a eu lieu le 21 aout, dans la province d'Oruzgan. Il a été effectué à 21000 pieds, soit 6300 mètres d'altitude. Stablisée, la charge tombe de plusieurs milliers de mètres et l'ouverture des parachutes principaux se déclenche de manière automatiques à 500 mètres grâce à un déclencheur vario-barométrique. Plus l'altitude d'ouverture est basse, plus la dérive est faible et donc plus la précision est grande. L'ouverture pourrait se faire jusqu'à 150 mètres pour du ravitaillement en munitions.

Depuis l'été, un largage a eu lieu tous les quinze jours environ, principalement pour ravitailler les OMLT. "Tous avec succès" affirme Air et Cosmos. Les techniques employées ressemblent à celles utilisées pour les chuteurs opérationnels avec le calcul complexe d'un point de "relaxation" tenant compte des conditions météo. Ces largages ne peuvent se faire en cas de présence de couches nuageuses givrantes entre l'avion et le sol.

Pour l'instant, seules de palettes contenant de la nourriture et de l'eau ont été largués, par crainte que des armes tombent entre les mains des insurgés en cas d'échec.

Cela palie en partie le manque d'hélicoptères de ravitaillement  (mais pas les autres d'attaques) sur ce théatre d'opérations !
L'hiver arrive vite et les pistes ou routes vont devenir impraticables pour les troupes alliés !













Le Reaper, drone de moyenne à haute altitude et longue endurance a été conçu pour remplir des missions de surveillance (capteur infra-rouge, caméra jour et intensificateur de lumière) et d'attaque au sol. Dans cette dernière configuration, le Reaper MQ9 peut mettre en oeuvr des missiles AGM-114 Hellfire ainsi que des Paveway II et bombes GBU-12 -38 JDAM. Un système de quatre drones et une station sol est vendu au prix de 53 millions de Dollars. Développé et commercialisé par General Atomics, le Reaper MQ9 est entré en service en octobre 2007 au sein du 42ème Attack Squadron de l'USAF sur la base de Creech, Nevad

Les drones SIDM de l'armée de l'air française, vont être déployés en Afghanistan

Sidm
L'armée de l'air devrait déployer ses trois nouveaux drones SIDM en Afghanistan, début 2009. Ils seront en principe basés à Bagram, au nord de Kaboul, avec les Predators américains, au plus près des troupes françaises. L'autre option est de les mettre à Kandahar où l'armée de l'air a déjà un détachement. Une quarantaine d'aviateurs seront nécessaires à leur mise en oeuvre.

Avec le SIDM (système intérimaire de drones Male), la France entre dans le domaine de la Moyenne Altitude Longue Endurance (Male). Ce drone peut rester une douzaine d'heures à 1000 kilomètres de sa base de départ. Il vole entre 15 et 25.000 pieds, hors de portée des tirs sol-air.
Par contre à l'inverse du Prédator US ou de sa version Turque Le Reaper, il ne peut tirer de missiles, les missions sont d'observations, donc de renseignements !

Le SIDM est un système de drone MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) de dernière génération dédié aux opérations de surveillance et de poursuite d’objectifs au-dessus de territoires hostiles. La diversité de ses capacités d'observation – optique, infrarouge et radar – permet au SIDM d'être opérationnel de jour comme de nuit et par tous les temps. Grâce à une liaison de données satellite, il peut intervenir dans la profondeur du théâtre, avec un rayon d'action de plus de mille kilomètres et transmettre en temps réel les informations recueillies. La grande endurance du SIDM repose sur son aptitude à gérer simultanément deux drones qui se relayent sur zone pour assurer une présence 24h sur 24, si le besoin opérationnel des forces sur place le nécessite, chacun des véhicules aériens ayant une autonomie de 20 heures de vol.

L'armée de l'air possède trois drones et une station sol, toujours en cours d'expérimentation à Mont-de-Marsan. Le futur escadron Adour basé à Cognac devait entrer en service opérationnel en avril prochain, mais la date a été avancée pour cause d'Afghanistan.

Le SIDM a été récemment testé lors de la visite du pape Benoit XVI dont il a retransmis en direct, à Paris et à Lyon, les images de l'arrivée en France. Fourni par EADS, le SIDM est basé sur un engin israélien.

L'armée de terre a déjà des drones SDTI en Afganistan de première génération .

Mieux connaître les drones
II – Comment utilise t-on un drone ?


Un concept d'utilisation de drone :
après le décollage, le drone rejoint la zone d'observation assignée en navigation autonome,
patrouille et transmet les informations utiles, puis revient se poser à son point de départ.
© ONERA

Une grande souplesse d'emploi

Le départ d'un drone peut s'effectuer depuis une plate-forme terrestre ou maritime, ou encore depuis un autre véhicule aérien. Il peut être lancé à la main (c'est le cas des drones de petites dimensions) ; il peut être catapulté ; enfin, il peut décoller depuis une piste, soit en mode télécommandé par un pilote au sol, soit de façon entièrement automatique.

 

 

Phase de lancement sur catapulte d'un drone SDTI

C'est une fois arrivés sur la zone de mission (après une navigation automatique) que les drones se distinguent par leur degré d'autonomie. Certains nécessiteront des interventions humaines, notamment face à des situations imprévues (dues à la mission ou au vol), d'autres seront dotés d'une intelligence embarquée leur donnant une entière autonomie de décision et donc, d'action ou de réaction.


Récupération par parachute
d'un Sperwer

Pour la récupération du drone, deux solutions sont possibles : faire revenir celui-ci à l'endroit d'où il est parti et le faire atterrir (en mode automatique ou télécommandé), ou le faire «se poser» à un endroit spécifié à l'avance. En général, cette dernière pratique s'applique à ceux qui sont partis d'une catapulte et qui ne sont pas dotés de train d'atterrissage. La séquence consiste, après réduction de l'altitude et de la vitesse, à ouvrir un ou plusieurs parachutes, puis à déployer des ballons gonflables («airbags») sous la structure. En outre, on peut également récupérer le drone dans un filet, ce qui élimine tout système embarqué pour l'atterrissage.

Le «système drones»

La mise en œuvre d'un ou de plusieurs drones fait appel à différents éléments, constituant un «système drones». Ce système a deux composantes :

  • Un segment air, lui même composé du drone, de sa charge utile et de son système de transmission.
  • Un segment sol, constitué d'un ensemble de matériels, et de un ou plusieurs hommes, ayant un degré d'intervention plus ou moins élevé.
    On distingue encore dans la composante sol deux catégories de matériels :
  •  
    • Ceux ayant trait au lancement et à la récupération des drones (catapulte, filets, etc.), et auxquels s'ajoutent les moyens techniques nécessaires à la maintenance et au re-conditionnement des drones, exactement de la même façon que pour l'exploitation des avions.
  •  
    • Ceux ayant trait à la conduite de la mission, et devant permettre d'assurer, au sein d'une «station sol» les fonctions suivantes :
  •  
    •  
      • La gestion du vol et de la navigation (en temps réel si le drone est piloté du sol, ou en simple surveillance s'il est autonome).
      • La réception des données envoyées depuis le drone et, éventuellement, le décryptage.
      • L'analyse et l'interprétation des données, leur éventuelle retransmission à un centre de décision ou d'intervention, ainsi que leur enregistrement.

La station de contrôle et de réception des données peut s'envisager, dans l'avenir, étant elle-même aéroportée (avions gros porteurs ou de combat).

L'ensemble de ces composantes intervient évidemment dans l'évaluation des coûts d'un «système de drones».


Station de réception de données Sperwer
© SAGEM DS

Station au sol d'analyse d'informations transmises depuis un drone

Le drone est parfaitement interactif avec le sol.
Il peut être autonome dans le cadre d'une mission simple

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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 15:09
http://jeff123.typepad.fr/royalmensonge/   Photobio-christine-de-veyrac_430359_FSarko11356_mini2

Je vous invite à cliquer ci dessus et à consulter le Blog de GOLD 31, nous soutenons les candidats qui veulent que madame Christine de Veyrac soit la prochaine secrétaire départementale !

Nous voulons changer l'équipe perdante, et gagner les prochaines élections, jusqu'à reprendre les postes perdus et en gagner d'autres !




Interview de Jacques Gaubert candidat au poste de délégué du comite de la 6eme ciconscription.

1 / Bonjour Jacques, peux-tu te présenter pour les personnes qui ne te connaîtraient pas encore ?
J’ai 54 ans, marié et père de deux jeunes adultes. Je suis conseiller municipal d’opposition dans ma commune de FONSORBES, où je vis depuis de très nombreuses années.
 
2 / Tu es candidat au poste de délégué de circonscription sur la 6eme. Pourquoi ?

Une vingtaine d’années de vie politique et de militantisme localement, me donnent envie de continuer mon expérience au niveau de la circonscription. De plus l’action de terrain me tient à coeur

3/ Peux tu nous présenter ta circonscription (géographie, nombre d'adhérents, spécificités) ?

La 6éme circonscription est très vaste, elle englobe sur Toulouse , le quartier du Mirail, St SIMON, LARDENNE, mais aussi le MURETAIN et les communes avoisinantes
Il y a un peu plus de 900 adhérents, dont à près la moitié ont renouvelé leur adhésion en 2008.

4/ Le délégué est l'animateur de la circonscription. Comment comptes tu faire pour faire bouger ta circonscription ?

La circonscription étant vaste, il y a lieu de recréer une dynamique, par la mise en place d’équipes de proximité au niveau du quartier, de la ville ou du canton. Elles seront le relais local avec les adhérents dépendant du secteur. Le délégué de circonscription doit être le relais naturel et l’animateur des structures. Il faut savoir intéresser les adhérents à la vie de la circonscription

5/ As tu établi une liste de noms de personnes avec qui tu souhaites travailler au sein de ton comité de circonscription. Comment as tu choisi ces hommes et ces femmes ?
Il y a des gens qui spontanément se sont proposés pour faire émerger notre projet, d’autres ont rejoint notre équipe sur d’autres critères .

6/ Tu as accepté de répondre à l'interview de l'A.P.Ré. car tu partages certaines valeurs avec notre association. Acceptes tu la charte de l'A.P.Ré. (http://apre.over-blog.com/pages/Charte_de_lAPRe-400145.html)  ?

J'accepte d'adhérer à la charte de l'Apré

7/ En ce qui concerne l'organisation et le fonctionnement de l'U.M.P. 31 actuels, penses tu que certains changements s'imposent ?

Les nouveaux membres élus du comité départemental impulseront ce changement, s’ils en ont la volonté. Chacun prendra ses responsabilités

8/ As tu des idées pour intéresser les adhérents que l'on ne voit jamais. Comment peut-on les ramener au militantisme  ?

Je crois qu’il faut faire un état des  lieux, en allant dans un premier temps à leur rencontre ; leurs doléances devront  nous permettre de mieux appréhender  leurs besoins et leurs attentes.

9/ Comment comptes tu faire pour attirer de nouveaux adhérents  ?

Je pense que si   la nouvelle direction du parti est en capacité d’évoluer positivement, les circonscriptions évolueront  aussi.

10/ As tu une ou des solutions pour que l'UMP 31 renoue avec la victoire ?

S’unir et non se diviser est une condition indispensable. Je pense aussi qu’il faudra faire émerger de nouveaux leaders. 

11/ Que manque t'il à l'UMP 31 pour faire la différence ?

Il faut qu’elle se rapproche des adhérents qui sont isolés dans les circonscriptions, les aider , leur apporter un soutien lorsque cela est nécessaire.

12/ L'A.P.Ré. est comme tu le sais un club qui a pour vocation d'établir un dialogue entre la Société Civile et les politiques. Comptes tu impliquer la Société Civile dans tes futurs projets pour ta circonscription ?

A l’UMP, il y a des richesses qu’il faut savoir exploiter, la société  civile doit y trouver son compte en s’inscrivant dans la complémentarité. J’ai longtemps représenté la société civile dans mes actions militantes, il n’y a pas d’incompatibilité.

13/ Comment comptes tu impliquer les jeunes dans ta circonscription ?

On doit malheureusement constater une carence dans ce domaine, il n’y aucun problème, chaque jeune qui voudra s’investir aura sa place.

14/ Pour avoir un impact plus important le comité de circonscription doit  écouter tous les habitants de la circonscription n'est ce pas ? Il doit être capable de faire remonter leurs problèmes et de leurs apporter une solution. De quelle manière peux tu nous aider à relayer ces informations, ces dossiers, ces inquiétudes et ces problèmes ?

Si les structures de proximité  jouent  à fond leur rôle, la direction de l’UMP aussi, alors tous les ingrédients sont réunis.

15 / Qu'aimerais tu dire aux adhérents et aux sympathisants de l'A.P.Ré., aux personnes qui vont te lire ?

Le 15 novembre prochain, vous engagerez  par votre vote ,  votre circonscription pour les 3 années à venir.
Les candidats soutenus par l’APré sauront  représenter vos valeurs . Je m’y engage avec vous et pour vous.
 
Jacques Merci.
Frederic GUYONNET
par A.P.ré. (Frédéric

Toulouse, le 15 octobre 2008

Madame, Monsieur,

Chers Amis,

L’UMP traverse une crise politique profonde à Toulouse comme dans notre département : la défaite lors des élections municipales ; les échecs aux législatives, y compris dans notre 1ère circonscription pourtant historiquement  acquise à la droite ; les mauvais résultats aux cantonales. Et plus généralement une ambiance dégradée, où prédominent les divisions, les querelles internes, les guerres de chefs, les rumeurs, les campagnes de désinformation… Tout ceci entre gens appartenant à une même formation politique censés combattre pour les mêmes valeurs et les mêmes idées…*Pendant des années, j’ai exercé mon mandat d’élue au Parlement européen, sans interférer dansleaffaires internes de notre Mouvement.Mais aujourd’hui où notre parti perd successivement les élections les unes après les autres, et où je reste la seule parlementaire UMP à Toulouse, il m’apparaît qu’il est dema responsabilité de  participer à la reconstruction de notre Mouvement, sur des bases de rupture avec lasituation actuelle.L’UMP ne peut se permettre ni le statu quo, avec ceux qui depuis plusieurs annéesassurent la gestion départementale de notre parti. Elle ne peut pas non plus se contenter d’une solution de replâtrage avec ceux qui nous ont conduit à l’échec lors des élections municipales.

Notre intérêt commun, à nous tous, adhérents, élus, militants, est de repartir sur des bases entièrement nouvelles, en portant résolument un projet alternatif.

 *Dans cette perspective, notre 1ère ambition aujourd’hui doit être de « remettre de l’ordre dans  la   Maison ».Pour cela, il faut tout d’abord instaurer une nouvelle éthique à l'UMP.

 Une éthique fondée sur un langage de clarté, de vérité, et d'authenticité.Une éthique fondée aussi sur le travail en équipe, et le refus de l'instrumentalisation du parti

 Les décisions politiques doivent être prises de manière collective et démocratique. Et il faut s'organiser dans cette perspective.

 A l'époque actuelle, il y a peu de communication entre les aspirations de la base et les actions au sommet. L'utilité d'un parti, c'est d'être une courroie de transmission entre la base et le pouvoir.Prenons l'exemple de la baisse du pouvoir d'achat. Elle n'a été reconnue par les pouvoirs publics que tardivement. Notre parti aurait pu le dire bien plus tôt !

 Dans un département comme la Haute Garonne, il faut être à l'écoute de nos concitoyens pour  relayer ce qu'ils disent. Nous devons avoir des débats très libres où les gens doivent pouvoir exprimer leurs insatisfactions, et leurs aspirations.

 Une meilleure transmission vers le sommet de ce que pense l'opinion, sans agressivité mais dans un  esprit d’utilité, est indispensable. Et c'est cela qui doit nous intéresser.

  Cela n'a rien à voir avec l'intrigue. L'intrigue est par nature antidémocratique. Et ce n'est pas par son biais qu'on améliorera les choses.

Il faut assurer la réussite de l'UMP, et parvenir à faire travailler tous nos talents en équipe. Le   parti ne doit pas être considéré comme un tremplin. Si on en fait un tremplin, on donne la priorité à l'ambition personnelle sur la réussite du groupe. Or en Haute Garonne, ce qui importe aujourd'hui, c'est la réussite du groupe.

*

 La réussite du groupe nécessite aussi de préparer l’Avenir.

 Dès maintenant. En faisant émerger une nouvelle génération de candidats. En détectant et en  formant dès 2009 de nouveaux talents, qui porteront nos couleurs lors des prochaines élections. Ce n’est pas quelques semaines avant une échéance qu’il convient de s’agiter, pour attribuer une investiture… puis refermer boutique en laissant nos candidats isolés sur le terrain électoral. Il nous faut instaurer un meilleur encadrement, un plus grand professionnalisme, et surtout une plus grande rigueur de fonctionnement au sein de notre Fédération départementale.

 D’une manière plus générale, nous devons nous fixer pour objectif de transformer l’UMP  actuelle en un parti de conquête.

 Le préalable est de ne pas avoir honte de notre identité politique.

Si nous-mêmes nous n'assumons pas notre  étiquette UMP… si nous-mêmes préférons  nous  cacher en rasant les murs… comment peut-on espérer convaincre du bien-fondé de nos idées… comment peut-on espérer élargir l'audience de notre formation politique… et comment peut-on espérer demain gagner les élections ?!

Nous devons réinvestir localement le terrain de la communication.

   En apportant publiquement la contradiction à la gauche.

L’UMP-31 est depuis plusieurs années totalement absente du champ médiatique.

  Je souhaite à l’avenir que nous développions des communiqués de presse réguliers, pour apporter la contradiction à la gauche, et pour porter et défendre nos propositions.

Cet effort devra être prolongé sur le plan interne par une communication renforcée  en direction de nos adhérents, à travers la relance d’un journal interne à l’UMP-31 (que  nous ne pourrons envisager qu’à frais réduits), et à travers la diffusion par mail des argumentaires politiques nationaux.

Notre formation politique est en effet confrontée localement à des difficultés  financières.  L’équipe actuelle s’efforce de faire face à la perte de ressources engendrée par la diminution de notre nombre d’élus. C’est là aussi un champ d’action auquel il conviendra de s’attacher prioritairement en recherchant collectivement de nouvelles sources de financement, auprès de nos multiples sympathisants.

 *

  Vous le voyez, cette démarche s’inscrit dans un cadre dynamique et constructif.  Car je suis convaincue qu’il n’existe pas de fatalité de l’échec pour notre parti, y compris en Haute-Garonne.

 Pour réussir, nous devons rompre avec le statu quo, et éviter les solutions  artificielles de replâtrage. Il est indispensable d’accepter certaines remises en cause dans notre propre fonctionnement. Mais nous devons aussi fédérer notre parti, sans exclure qui que ce soit, et en refusant d’opposer les générations et/ou les catégories sociales entre elles. Chacun dispose de toute sa place à l’UMP, quels qu’aient été ses engagements passés, quels qu’aient été ses succès ou ses échecs personnels…

  Ce n’est qu’ainsi que nous parviendrons, ensemble, à construire une nouvelle UMP, et à retrouver le chemin du succès, à Toulouse et dans notre département.

  

Christine de Veyrac

        Député européen UMP du Sud-Ouest




Jacques-Daniel Delaire / Militant
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