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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 01:17

11/10/2008 SECRET DEFENSE/JD Merchet/Libération

Afghanistan: drôle de relève pour le REC

Avec cinq blindés AMX 10RC rénovés et trois VBL, un peloton du 1°Régiment étranger de cavalerie (REC) d'Orange est actuellement déployé en Kapissa aux côtéd du 8°RPIMa. Ces légionnaires sont régulièrement engagés et ils ont ouvert le feu à plusieurs reprises, avec leur canon de 105 mm. Arrivé début août, ils devraient rentrer en France en décembre. Par qui seront-ils alors relevés ? http://www.legion-etrangere.com/fr/rgt/1rec.php

Cinq régiments sont équipés de ce char léger : outre le REC, le 1er Spahis, le 3ème Hussards, le 1er RIMa et le le RICM. Logiquement, c'est un peloton issus de l'une de ses unités qui devrait partir pour la Kapissa. Trop simple ! Ce seront des cavaliers du 4ème Chasseurs de Gap, un régiment de la Brigade de montagne... équipé d'un autre type de blindé, plus léger, les ERC 90 Sagaie. On a donc envoyé ces cavaliers montagnards à Canjuers pour se former à grand frais sur un nouveau véhicule, plus complexe que celui dont ils ont l'habitude. Une formation achevée début octobre. http://www.defense.gouv.fr/terre/decouverte/missions/missions_generales/qu_est_ce_que_l_armee_de_terre

Les chefs de corps des régiments équipés d'AMX 10RC ont exprimé leur étonnement auprès du général Antoine Lecerf, le commandant des forces terrestres. Officiellement, il s'agit de faire travailler des Alpins avec d'autres Alpins. Pourquoi pas ? Mais alors pourquoi avoir, dans un premier temps, envoyer des légionnaires avec des paras, alors que le 1er Hussards parachutistes est resté dans son quartier ?  http://www.rhp1.terre.defense.gouv.fr/m2_Missions.html

Un second peloton du 4ème Chasseurs a également été envoyé se former, au cas où des renforts devraient être projetés en Afghanistan. Là encore, le choix laisse les observateurs dubitatifs, puisque ce sont les hommes de l'ERIAC, l'escadron de reconnaissance et d'intervention antichar, qui ont été désignés. Au quotidien, ils sont équipés de Véhicule blindé léger (VBL) et de missiles antichar Milan. Rien à voir avec une Sagaie et à fortiori un AMX 10 RC...

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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 05:33
Sarkozy charge Balladur
de la réforme des territoires
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Après le comité chargé de préparer la révision des Institutions, Nicolas Sarkozy a demandé à Édouard Balladur (ici en juillet 2007) de prendre la présidence d'une commission sur la simplification de la gestion administrative des territoires.
Après le comité chargé de préparer la révision des Institutions, Nicolas Sarkozy a demandé à Édouard Balladur (ici en juillet 2007) de prendre la présidence d'une commission sur la simplification de la gestion administrative des territoires.

La commission que présidera l'ex-premier ministre devrait rendre ses conclusions au plus tard en février.

Édouard Balladur devrait recevoir sous peu, probablement en début de semaine prochaine, la lettre de mission qui lui demande de prendre la présidence de la commission «Pour la réforme des territoires». Il pilotera alors, depuis son bureau de la rue Saint-Dominique, au ministère du Travail, sa deuxième commission depuis l'élection de Nicolas Sarkozy.

L'ancien premier ministre entend reconduire la méthode qui lui a réussi lors de la réforme des institutions. Il souhaite limiter le nombre des membres du comité à «une quinzaine, vingt au plus» et entend imposer une composition «très œcuménique», afin d'obtenir le «plus large consensus possible». La commission, dont les conclusions pourraient être rendues en début d'année, au plus tard en février, devrait être composée aux trois quarts de parlementaires et à un quart «d'experts et d'intellectuels».

Balladur a fait savoir en début de semaine à Sarkozy qu'il ne prendrait pas la responsabilité d'une telle mission si le Sénat et l'Assemblée nationale créaient, chacun de son côté, des groupes de travail sur la simplification administrative. Le président du groupe UMP à l'Assemblée, Jean-François Copé, avait assuré, la semaine dernière, que son groupe «piloterait la réforme».

 

«Mettre de l'ordre»

 

Gérard Larcher, fraîchement élu président du Sénat, avait immédiatement réagi en soulignant que la Chambre haute était concernée au premier chef par une telle réforme. De son côté, le député UMP Jean-Luc Warsmann a pris tout le monde de court en publiant mercredi un rapport adopté à l'unanimité par la commission des lois. L'Élysée est alors intervenu pour «mettre de l'ordre», selon l'expression d'un conseiller du chef de l'État, et rappeler que tout devait se passer sous l'autorité de Balladur.

Sur le fond, l'ex-premier ministre a toujours prôné une solution qui permettrait de fusionner départements et Régions. Les conseillers départementaux, élus des territoires, seraient également conseillers régionaux. Ce système entraînerait la disparition des élus régionaux. Évidemment, cette piste - que soutiennent Nicolas Sarkozy et François Fillon -, mécontente vivement l'opposition, aujourd'hui majoritaire dans 20 des 22 Régions. «Cela affaiblirait le rôle de contre-pouvoir de l'opposition dans les Régions», a souligné récemment Arnaud Montebourg.

Édouard Balladur s'attaque à un dossier sensible qui heurte les intérêts politiques locaux. Si la réforme devait aboutir, les élections régionales, prévues en mars 2010, pourraient être reportées d'un an. Il y a quelques jours, le secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, a suggéré que les primaires de l'UMP prévues pour départager les candidats aux régionales soient suspendues tant que les conclusions de la commission ne seront pas connues. Une façon de reporter à plus tard la compétition avec Valérie Pécresse, donnée gagnante pour cette primaire de l'UMP en Ile-de-France.


Une réforme de très bon sens à mon avis que je soutiendrai, qui redynamiserait les régions, donnerait de la modernité à notre système et éviterait l'enlisement administratif de certains dossiers ! Mais cela va secouer la classe politique des élus (seigneurs) locaux !
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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 08:27
Pamiers. Le 1er RCP sur le départ pour une mission au Tchad

Armée. Les premières unités ont quitté Pamiers ces dernières heures.Les départs vont s'échelonner sur plusieurs semaines pour cette nouvelle opération extérieure.

quartier Beaumont, la vie n'est jamais longtemps monotone. Les hommes le savent. Ils ont d'ailleurs signé pour cela. Voilà donc nos parachutistes prêts à lever le camp, cette fois pour répondre à un ordre de mission au Tchad.

Les premières rotations ont débuté hier, direction N'Djamena, via la base d'Istres, dans le cadre du dispositif Epervier, activé depuis 1986. Les deux missions principales du régiment sur place seront d'une part d'assurer la sécurité des ressortissants français expatriés au Tchad et d'autre part de fournir une aide et une coopération dans le domaine de la formation militaire et du soutien technique à l'armée tchadienne. Le « régiment de l'Ariège » connaît bien ce territoire où il y a effectué plusieurs missions, dont une tout récemment, en 2006.

Le départ des Rapaces du 1er RCP se fera en plusieurs vagues.

Hier donc, la quasi-totalité de la 2e compagnie prenait les devants, sous les ordres du capitaine Galvan. Aujourd'hui, c'est au tour de l'état-major et du détachement de la compagnie de commandement de les rejoindre. Le 13 octobre, un départ du détachement de Tarbes vient grossir les rangs des Français. Et le 23 octobre, c'est au tour de la 2e section de la 2e compagnie, aux ordres du lieutenant Houette, d'arriver sur le sol tchadien, reconstituant la 2e compagnie au complet. En tout, ce sont 226 hommes du 1er qui seront au Tchad. Le dispositif français au Tchad comprend trois bases principales : les deux plus importantes sont celles de N'Djamena, à proximité de l'aéroport international, et celle d'Abéché, dans l'est du pays, aux confins du Darfour. La troisième base, à Faya-Largeau, dans la partie désertique au nord du pays, ne regroupe qu'une douzaine de permanents. En février 2008, l'armée française, face à la montée de violences dans la capitale tchadienne, avait dû procéder à l'évacuation de l'ensemble des 1 600 ressortissants européens et étrangers. Rappelons également qu'en février, deux compagnies du régiment étaient parties dans l'urgence à Libreville afin d'être prêtes à renforcer le dispositif français dans la capitale tchadienne.

Une mission d'une durée prévue de quatre mois qui amènera nos parachutistes à passer Noël dans la zone sahélienne pour revenir en février.


Le 1er RCP mon régiment, en opérations extérieures Image:Insigne régimentaire du 1er R.C.P..jpg  http://www.hemaridron.com/twodescphotos45.html

http://rcp1.nexenservices.com/

Quelques retours sur les plus récentsdéplacements. En 2003 : mars, 138 hommes en République centrafricaine ; de juin à octobre, 194 hommes en Bosnie ; de juillet à novembre, 293 hommes au Gabon ; de septembre à novembre, 318 hommes en Côte d'Ivoire. En 2004 : de février à juin, 147 hommes en Côte d'Ivoire ; de mars à juin, 100 hommes à Haïti ; de mars à juin, 147 hommes au Gabon ; de mars à avril, 200 hommes au Kosovo et d'octobre à janvier 2005, 540 hommes au Kosovo. 2005 : d'août à novembre : 138 hommes en Nouvelle-Calédonie ; d'octobre à février 2006, 293 hommes au Gabon, dont 138 ont rejoint le Tchad en décembre. 2006 : de février à mai, 186 hommes en Afghanistan et dans la même période, 156 hommes au Tchad ; d'août à novembre, 138 hommes en Nouvelle-Calédonie, et d'octobre à mars 2006, 293 hommes au Gabon. 2007 : 437 hommes en Afghanistan sur l'opération « Pamir », 289 au Gabon et 317 hommes sont partis au Gabon et en République Centrafricaine sur l'opération « Guépard ».

Tchad: vers une reprise des hostilités ?













Préparatifs tchadiens en vue de la prochaine attaque des rebelles.

La fin de la saison des pluies, sans doute dans la première quinzaine d'octobre, pourrait se traduire par une reprise des combats entre rebelles et forces gouvernementales, même si le contingent européen de l'Eufor est désormais entièrement déployé à la frontière avec le Soudan.

Petit point de situation militaire:

- Les rebelles sont toujours au Soudan. Après leur défaite au printemps, ils se sont rééquipés en véhicules et armements légers. Une source militaire indique qu'ils auraient récemment acquis 165 nouveaux 4x4, qui sont leur unique monture pour mener des raids (rezzous). En revanche, ils ne disposeraient toujours pas de missiles sol-air, le Soudan redoutant de leur confier des armes aussi redoutables. Point faible des rebelles, leur extrême division au sommet.

- Les forces gouvernementales se sont elles aussi renforcées. Les défenses de la capitale N'D'jaména ont été durcies. Le régime du président Déby cherche à acquérir 8 hélicoptères de combat MI 24 et des avions AN 76 (il en a perdu un au printemps), ainsi que des avions d'attaque au sol Su-25, ainsi que 4 véhicules blindés BMP-1 des missiles et de nombreuses munitions.
Le gouvernement tchadien a investi 470 millions de dollars en armement depuid le début de l'année !

- Le contingent européen est désormais déployé au complet, avec 24 pays représentés pour un total de 3419 hommes. Trois pays fournissent à eux-seuls 75% des effectifs :  la France (1710), la Pologne (449), l'Irlande (409). On trouve ensuite l'Autriche (162), la Suède (149), l'Espagne '198), l'Italie (104), puis les Pays-Bas,  la Belgique, l'Albanie et la Finlande. Et enfin : Bulgarie, Chypre, Tchéquie, Allemagne, Grèce, Hongrie, Lituanie, Luxembourg, Portugal, Roumanie, Slovaquie, Slovénie et Royaume-Uni.

La France dans le cadre de l'Eufor, ou directement, s'engagera t'elle au coté de Déby en cas de nouvelle bataille ? Certaines sources pensent que non !

JDD

L’ONU et le Tchad
Réunion du Conseil de sécurité sur la situation au Tchad, en République Centrafricaine et dans la sous-région (New York, 24 septembre 2008)

Bernard Kouchner a participé hier à une réunion du conseil de sécurité des Nations unies sur le thème de "la situation au Tchad, en République Centrafricaine et dans la sous-région (EUFOR et MINURCAT).

Après avoir salué la coopération des autorités tchadiennes, le ministre a rappelé que le déploiement de l’EUFOR à l’est du Tchad et au nord-est de la République centrafricaine constituait la plus importante opération militaire autonome jamais déployée par l’Union européenne et symbolisait la contribution européenne à l’action des Nations unies.

Le ministre a cependant indiqué qu’en dépit des succès à mettre à son crédit et soulignés récemment par un rapport de l’ONG Oxfam, l’EUFOR n’a pas pu faire preuve de toute l’efficacité attendue en raison de l’absence de solution politique durable et du retard observé dans le déploiement au Darfour de la force hybride Union africaine et Nations unies. Le ministre a donc insisté sur l’importance de l’action sur le terrain de la MINURCAT et du Détachement intégré de sécurité tchadien, le DIS, prévus par la résolution 1778, pour améliorer la sécurité des populations civiles.

Bernard Kouchner a également rappelé que, conformément aux orientations données par la résolution 1778, les Européens étaient favorables à la reprise d’EUFOR, en mars 2009, par une force des Nations unies et a appelé à ce que le transfert d’autorité entre les deux forces se fasse dans les meilleures conditions.


Darfour : fermeté française

   
 

22/10/2008

 
   
       
 

Une gazelle de l'EUFOR

crédits: Ministère de la Défense / ECPAD

 
   
 

La visite à Paris, début octobre, de la délégation soudanaise conduite par l’assistant du président Omar al-Bachir, Nafeh Ali Nahef, accompagné du chef des services de renseignements (NSIS), le général Salah Abdallah (Goch), et du secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Moutref Siddik, a été pavée d’embûches.

La délégation s’est vu délivrer un discours unique, plus ferme que dans le passé, de la part du secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, et du ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner. Les Français ayant refusé d’évoquer les dossiers de coopération bilatérale, les discussions se sont limitées à trois sujets : la crise du Darfour, le tribunal pénal international et les relations soudano-tchadiennes. Outre les quatre conditions posées par le président Sarkozy lors de sa conférence de presse à New York, en marge de l’assemblée générale des Nations Unies, Paris estime qu’il est nécessaire de séparer le dossier du Darfour de la demande d’une résolution du Conseil de sécurité (selon l’article 16 du statut de la TPI) pour différer d’un an les poursuites contre le président al-Bachir.

En outre, la diplomatie française a refusé, comme le souhaite Khartoum, de jouer un rôle d’intermédiaire entre le Soudan et le TPI, et de faire office de “lien indirect”. Pour la France, la médiation qatarie ne doit pas se faire aux dépens du rôle du médiateur commun des Nations unis et de l’Union africaine, Djibrill Bassolé. Ce dernier devrait, en effet, jouer un rôle central dans les prochaines négociations de Doha, afin de donner des gages à l’administration américaine.

Seul point positif pour la délégation soudanaise : les Français ont demandé au chef du Mouvement de libération du Soudan, (SLM) Abdel Wahed Mohamed al Nour, de rencontrer le général Salah Abdallah. Mais c’était sans compter avec le refus du premier, ce qui a mis Paris dans l’embarras, d’autant que c’est la première fois que Khartoum ne demande pas à la France d’expulser Nour. Concernant les relations soudano-tchadiennes, la diplomatie française a demandé à Kharm d’intervenir auprès des opposants tchadiens pour qu’ils s’abstiennent de toute nouvelle offensive militaire à la fin de la saison des pluies.

 
     

De même, Paris aurait adressé un message au président Idriss Deby, afin que ce dernier empêche aussi le Mouvement justice et égalité (JEM) de passer à l’offensive. Mais alors que Khartoum est en mesure d’imposer sa volonté à l’opposition tchadienne, le président tchadien ne dispose pas des mêmes moyens de pression sur le chef du JEM, Khalil Ibrahim.

 
   
 

Idriss Deby

   
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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 18:18

Lettre d'informations stratégiques et de défense



Depuis l’embuscade qui a coûté la vie à dix soldats, les perceptions de cette guerre ont connu trois phases. La première fut celle de l’émotion, amplifiée par les médias, avec la remise de la Légion d’Honneur à titre posthume aux sous-officiers et hommes du rang tombés au champ d’honneur. Une charge émotionnelle exploitée par les sites Internet djihadistes pour pointer la France du doigt en tant que maillon faible du dispositif Otan. Cette phase suscita certaines réponses sèches d’anciens officiers généraux (le général Cann…) et d’officiers d’active, rappelant que l’émotion de l’embuscade de Bedo (Tchad) en 1970, qui coûta la vie à onze Français (le détachement ne dû sa survie qu’au sang-froid du lieutenant Raffenne), fut traitée bien plus discrètement.

La seconde phase fut la prise de conscience, étonnamment tardive, qu’il fallait aux Français engagés des matériels de nouvelle génération, afin d’être efficaces et soutenir le moral des troupes. D’où la réaction de l’état-major et de la DGA pour lancer au plus vite les crash programmes nécessaires (TTU n° 683). Certaines anciennes décisions concernant l’armée de terre furent alors stigmatisées. Pourquoi avoir ôté les mortiers de 120 mm à l’infanterie pour finir par dissoudre l’artillerie dans la nouvelle carte militaire ? Pourquoi le 8e RPIMa ne manœuvre-t-il plus en ouverture de route avec des mortiers de 120 mm (13 km de portée), dont la mise en place prend moins d’une minute et permet de protéger la section en fixant l’ennemi pour mieux le contourner ?

La troisième phase se déroule actuellement. Elle s’interroge sur la façon de conduire la vraie guerre. Pas celle des actions civilo-militaires, humanitaires ou de maintien de la paix au Tchad, où les adversaires sont souvent très jeunes et inexpérimentés avec, selon nos informations, la présence de femmes au combat. Mais la guerre dont le CEMA a fait la clé de voûte de ses discours depuis son arrivée. Le Train, les unités de marche du Tchad sont-elles les mieux armées pour l’Afghanistan ? Ne faudrait-il pas réunir l’ensemble des unités d’élite (COS, 27e BIM, régiments de Légion, parachutistes, TDM) sous un commandement unique en effectuant des rotations jamais inférieures à un an ? Derrière ces interrogations, posées par des opérationnels bien loin des querelles d’états-majors et autres guerres des boutons, la «Grande Muette» se remet en question. Il y a ceux qui estiment que le général Puga a finalement raison, lorsqu’il souligne que dix morts pour une embuscade tendue par plus de 120 combattants (environ 40 insurgés tués), ce n’est pas un échec. Il y a également ceux qui attendent des ordres clairs. Aller faire la guerre en Afghanistan, ce n’est ni rechercher un avantage matériel (une solde améliorée) ni viser les honneurs. C’est avant tout porter les armes pour l’exécution d’une mission de guerre.

Contrairement aux rumeurs qui courent jusqu’à Saint-Germain, l’armée française sait encore conduire la guerre. Elle attend simplement des directives. Parce qu’en Afghanistan, l’armée française n’est plus là seulement pour la formation et pour une assistance humanitaire aux populations qui conduisent, avec le temps, à l’enlisement. Dans une stratégie de lutte anti-guérilla, la passivité favorise l’attentisme et le soldat pense plus à la relève qu’à la mission. Face à l’échec des opérations combinées, d’aucuns préconisent, pour faire basculer la peur dans le camp taliban, la création de commandos de chasse dans la lignée du général Bigeard, des commandos Griffon du 23e Spahis ou Cobra. Certes, il ne s’agit pas, pour la France et l’Otan, d’une guerre coloniale, mais il serait spécieux de croire que, dans l’esprit des pachtounes, l’Alliance n’est pas perçue comme une force d’occupation. Composé d’une centaine d’hommes sous les ordres d’un officier subalterne, ce type de commandos interviendrait en fonction d’une délimitation de zones interdites (les zones à contrôler) et d’espaces à renseigner (emploi de mini-drones ?). Ils banniraient les cantonnements fortifiés pour des bases arrières mobiles à la vue dégagée (la grotte n’est pas réservée aux talibans).

Si, comme le Livre blanc nous le suggère, la guerre n’a plus de fronts, il convient d’adopter des modes d’actions sans front, à l’instar des Marines américains. Le port du casque lourd et encore moins les systèmes numérisés ne seraient pas indispensables pour ces commandos avec un habillement disparate visant à faire le guet parfois en se fondant dans un village (cela suppose des hommes parlant le pachtou). «Les talibans ne sont pas les moudjahidin des années 80. Ce ne sont pas non plus des Tchétchènes. Il ne faut pas surévaluer un ennemi qui refuse systématiquement le contact en préférant les IED. Il faut renforcer les bureaux renseignement et le chasser sur ses bases arrières», précise un officier. La chaîne renseignement doit s’assouplir en permettant notamment à la DRM de renforcer ses cellules. Il ne s’agit pas de recruter deux civils sortis des instituts régionaux d’administrations, mais de mobiliser jusqu’à une centaine de personnels déjà en poste, mais mal employés, sur un seul théâtre (Afghanistan). C’est l’un des enjeux du coordinateur renseignement, Bernard Bajolet, qui devra s’interroger sur la pertinence pour la DRM de produire de la géopolitique, alors que la DAS traite souvent à l’identique les mêmes sujets, dont la portée pour les forces engagées est nulle.

Par Arnaud Kalika, Rédacteur-en-chef de TTU


Voir l'interview du général Cann, et la thèse que je défend depuis des mois, puisque nous maintenons nos troupes en Afganistan !

Je suis d'accord comme le MIL de soutenir notre armée, mais changeons de strarégie et donnons à nos combattants les équipements qu'ils ont besoin !

JDD/Militant

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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 07:01

Trafic d'armes: ouverture du procès de l'Angolagate

 

 

Le procès de l'Angolagate, vaste affaire de trafic d'armes où comparaissent l'homme d'affaires Pierre Falcone, l'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua et le fils aîné du président François Mitterrand, s'ouvre à 13h30 au tribunal correctionnel de Paris.

En tout, 42 personnes répondront devant la justice de leur rôle dans ce "commerce illicite" qui pesait 790 millions de dollars.

Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak, réfugié en Israël, sont accusés d'avoir, de 1993 à 1998, vendu à un Angola en pleine guerre civile un véritable arsenal acheté dans l'ancien bloc communiste, et ce sans avoir reçu les autorisations nécessaires de l'Etat français.

A côté d'eux, comparaissent des personnalités soupçonnées d'avoir reçu des pots-de-vin de la part des deux associés.

Charles Pasqua et Jean-Charles Marchiani, alors son conseiller à l'Intérieur et préfet du Var, auraient reçu chacun plusieurs centaines de milliers de dollars contre leur lobbying en faveur des intérêts angolais.

Jacques Attali, ancien conseiller de François Mitterrand, aurait touché 160.000 dollars pour user de son influence et résoudre les ennuis fiscaux de la société de Falcone et Gaydamak.

Jean-Christophe Mitterrand aurait servi d'intermédiaire dans le commerce d'armes et l'écrivain Paul-Loup Sulitzer aurait été rémunéré pour son influence dans les médias.

Le président angolais José Eduardo Dos Santos, le 5 septembre 2008 à Luanda lors de législatives
© 2008 AFP (Gianluigi Guercia)
Le président angolais José Eduardo Dos Santos, le 5 septembre 2008 à Luanda lors de législatives

En revanche, aucun des dignitaires angolais soupçonnés par l'enquête d'avoir eux aussi été corrompus, à commencer par l'actuel président José Eduardo Dos Santos, n'a été renvoyé devant la justice.

Dès les premières des 58 audiences prévues pour ce procès devant durer jusqu'en mars, le juge Jean-Baptiste Parlos devrait affronter les assauts de la défense pour qui ce procès n'a pas lieu d'être puisque les armes ne transitaient pas par la France, un argument récemment repris par le ministre de la Défense Hervé Morin.

Une inconnue demeure: combien y aura-t-il d'absents sur le banc des prévenus?

Le gouvernement devrait en tout cas suivre de près ce procès qui tombe mal au moment où la France cherche à se rapprocher d'un Angola riche en pétrole.


L'implication de Charles Pasqua devenu trop influent, cassa son éventuelle candidature à la présidentielle de 2002, où fort des 13 % qu'il avait obtenu aux Européennes avec sa liste RPF-IE et de sa cote de popularité dans le pays à cette époque, Chirac n'aurait  pas été présent au second tour et donc pas élu...!

Malgré ses 81 ans aujourd'hui, Charles Pasqua a gardé  toute sa verve et son dynamisme et j'espère, qu'il saura à travers cet imbroglio juridiquo-politique, faire apparaitre la vérité et laver son honneur de patriote et d'homme d'état, au service de la France !

En fidèle compagnon, je le soutien dans cette épreuve et lui renouvelle mon amité !

JDD/militant
  • Tensions en vue au procès de l'«Angolagate»
    Mathieu Delahousse
    06/10/2008 | Mise à jour : 09:03 |
    Commentaires 9
    .

    Crédits photo : AFP

    Quarante-deux prévenus, dont plusieurs célébrités, sont jugés à partir d'aujourd'hui à Paris pour un trafic d'armes avec l'Angola.

    Un seul procès mais deux guerres. Le dossier de l'«Angolagate», examiné à partir de lundi devant la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris, a comme toile de fond la guerre civile opposant, à partir de 1992, les rebelles de l'Unita et le président angolais José Eduardo Dos Santos. Mais l'audience va surtout donner lieu à une offensive judiciaire menée par la défense des 42 prévenus visant tout à la fois le juge Philippe Courroye qui a instruit l'affaire, le parquet de Paris qui soutient l'accusation et enfin le tribunal qui entend examiner le dossier.

    D'abord le tribunal. Son président, Jean-Baptiste Parlos, a prévu 58 jours pour examiner les ventes d'armes menées entre 1993 et 1998 par les hommes d'affaires Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak pour contourner l'interdiction française. Un marché de 790 millions de dollars. Le tribunal doit aussi s'arrêter sur le cas des personnalités qui, en cascade, auraient bénéficié de ce commerce. On trouve dans cette liste Charles Pasqua, Jean-Charles Marchiani, mais aussi l'écrivain Paul-Loup Sulitzer, Jacques Attali ou Georges Fenech, ancien président de l'Association professionnelle des magistrats.

    Première bataille pour les avocats de la défense : soutenir que le tribunal n'est pas compétent pour juger. Il s'agit de dire que la justice française n'a pas à se prononcer sur un trafic qui concerne des armes provenant d'anciens pays communistes, négociées par une société slovaque et la société Brenco de Pierre Falcone puis livrées en Angola, sans avoir une seule seconde transité par la France. Sur ce point, un élément clé a fait son apparition cet été.

    Le 11 juillet, le ministre de la Défense Hervé Morin a adressé une lettre à l'avocat de Pierre Falcone assurant qu'«il résulte de l'examen du dossier (…) qu'en l'absence de transit par le territoire français, la législation relative aux opérations de ventes d'armes et de munitions ne s'appliquait pas, aux dates retenues par le dossier de l'instruction, à l'activité exercée par M. Pierre Falcone».

     

    «Les malentendus du passé»

     

    Cette seule lettre peut-elle provoquer l'effondrement de l'instruction ? Sous couvert de l'anonymat, dans l'entourage du ministère de la Défense, on assure que non : «L'effet médiatique de la lettre est fort. Ses effets judiciaires seront inexistants.» La poursuite pénale tiendrait en effet d'avantage à l'absence d'agrément des contrats signés sur le sol français qu'au trafic d'armes en lui-même.

    Deuxième bataille en perspective : affirmer que le parquet de Paris n'est plus en état de soutenir l'accusation. Il s'agit encore une fois de mettre en avant le contenu de la lettre du ministre de la Défense mais aussi de rappeler que, deux mois plus tôt, Nicolas Sarkozy avait effectué un voyage en Angola. Lors de cette visite officielle, le chef de l'État avait alors exprimé la volonté de «lever les malentendus du passé».

    Ces deux éléments n'ont toutefois pas infléchi la position du parquet de Paris où l'on affichait ces dernières semaines la détermination à soutenir l'accusation lors de l'audience. «Le ministère de la Défense ne s'est adressé qu'à une seule des parties au procès. Cette lettre n'a pas été envoyée au tribunal», explique un magistrat qui observe par ailleurs que «le trafic d'armes ne fait pas partie des infractions où le retrait de la plainte peut interrompre l'action publique» et donc les poursuites. La question de l'immunité diplomatique de Pierre Falcone pourrait d'avantage constituer un obstacle (lire ci-dessous).

     

    «Il sue la haine»

     

    Troisième bataille attendue : la mise en cause de Philippe Courroye, magistrat au pôle financier quand en 2000 fut découverte cette diplomatie parallèle entre la France et l'Angola. «Il sue la haine», avait lâché durant l'instruction Jean-Christophe Mitterrand.

    Cité comme témoin par deux des prévenus, Philippe Courroye est devenu lundi procureur de la République de Nanterre. Il a adressé la semaine dernière une lettre au tribunal pour signaler qu'il ne se déroberait pas à la convocation. Son face-à-face avec les avocats de la défense est l'un des affrontements les plus attendus du procès.

     

    Les acteurs

     

    Arcadi Gaydamak, le milliardaire absent. Homme d'affaires né à Moscou, Arcadi Gaydamak est aujourd'hui réfugié en Israël où il est candidat pour les élections municipales de Jérusalem en novembre prochain. Selon l'ordonnance du juge d'instruction, il aurait organisé avec Pierre Falcone le trafic d'armes entre les pays de l'Est et l'Angola entre 1993 et 1998. Poursuivi pour commerce illicite d'armes, abus de confiance, fraude fiscale et trafic d'influence, il encourt dix ans de prison. Malgré des discussions officieuses menées avec les autorités judiciaires sur les conditions de son retour, il ne devrait pas être présent aujourd'hui à l'ouverture de l'audience.

    Pierre Falcone, le principal protagoniste du dossier. C'est le personnage central de l'affaire. Homme d'affaires associé à Arcadi Gaydamak, Pierre Falcone doit notamment comparaître pour commerce illicite d'armes. Sonmandat d'arrêt a été levé il y a un an et il devrait être rentré en France aujourd'hui pour répondre à la convocation du tribunal. Mais son statut diplomatique fera l'objet de débats : nommé en 2003 ministre conseiller auprès de la délégation de l'Angola à l'Unesco, son attestation d'agent diplomatique précise qu'il bénéficie de «toutes les immunités prévues par la convention de Vienne». Le juge d'instruction et la cour d'appel ont cependant mis en avant le fait que les infractions sont sans lien avec ses activités diplomatiques et doivent être jugées.

    Charles Pasqua, la tête d'affiche politique. L'ex-ministre de l'Intérieur, âgé aujourd'hui de 81 ans, doit répondre de trafic d'influence et de recel d'abus de biens sociaux. Il risque théoriquement dix ans de prison. Les investigations ont identifié contre lui une série de versements de plusieurs centaines de milliers de dollars contre son travail de lobbying en faveur de l'Angola. Comme vice-président de l'association France Afrique Orient, il aurait reçu près de 230000 euros de la part de Pierre Falcone. À titre personnel, il aurait de plus touché 380 000 euros. Aujourd'hui sénateur, Charles Pasqua nie les faits. En 2007, il a été condamné pour corruption et financement illégal de sa campagne électorale européenne dans l'affaire du casino d'Annemasse.

    Jean-Charles Marchiani, l'homme de confiance. Ancien conseiller de Charles Pasqua Place Beauvau et ex-préfet du Var, Jean- Charles Marchiani aurait, tout comme «son» ministre, reçu des fonds de la part de Pierre Falcone en échange d'un travail de lobbying pour les intérêts de l'Angola. Incarcéré en mai dernier après s'être constitué prisonnier, l'ancien député européen du RPF (Rassemblement pour la France) purge actuellement deux peines de prison ferme, prononcées dans des dossiers de commissions occultes en marge d'un marché militaire et d'un marché avec Aéroports de Paris (ADP). Jean-Charles Marchiani encourt dans le dossier de l'Angolagate une peine de dix ans d'emprisonnement.

    Jean-Christophe Mitterrand, l'ancien «M. Afrique». Fils aîné de l'ancien président de la République, conseiller Afrique à l'Élysée de 1986 à 1992, il aurait touché 2,6 millions de dollars au titre d'intermédiaire pour avoir mis en contact les vendeurs d'armes avec le régime angolais. Interrogé sur France Info, il estime que ce dossier est «une blague» et dénonce «la destruction d'un homme». Selon lui, «c'est devenu l'affaire Mitterrand alors que c'était l'affaire Guilloux», du nom de l'avocat fiscaliste chez qui la première perquisition avait été menée. Incarcéré durant trois semaines fin 2000, il avait été libéré sous caution. Sa mère, Danielle Mitterrand, était venue personnellement au palais de justice payer, selon ses termes, «la rançon».

    » DIAPORAMA - Angolagate, les principaux prévenus


    Après dix ans d'instruction, 42 personnalités doivent être jugées à partir d'aujourd'hui dans cette affaire de vente d'armes frauduleuse

    Les armes vendues par la France en 1993 et 1994 ont joué un rôle majeur dans la victoire du Mouvement populaire de libération de l'Angola (MPLA), assiégé à l'époque par son rival, l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (Unita). Les dirigeants en place aujourd'hui sont issus de cette victoire militaire.

     La guerre civile entre les deux mouvements avait débuté en 1975, peu après l'indépendance,
    elle devait ne s'achever qu'en 2002, avec la mort du chef de l'Unita, Jonas Savimbi.

    Ces vingt-sept années de guerre civile, qui prolongeaient quatorze années de guerre de libération contre le Portugal, constituent l'un des pires exemples de conflit Est-Ouest par procuration en Afrique du temps de la guerre froide. L'Unita était soutenue par les Etats-Unis et l'Afrique du Sud, le MPLA par l'URSS et Cuba.

    Jose Eduardo Dos Santos, chef du MPLA, au pouvoir depuis 1979, a toujours géré ses alliances avec pragmatisme. L'Unita tirait ses revenus du commerce des diamants, tandis que le MPLA finançait la guerre grâce au pétrole exploité par Elf et l'américain Gulf Oil. "Les Français ont permis au MPLA de terminer la guerre. Mais ils ont tué le pluralisme politique, attaque William Tonet, directeur de l'hebdomadaire d'opposition Folha 8. Le pays des droits de l'homme a privilégié ses intérêts pétroliers."

    Pour Total, qui a racheté Elf, l'Angola est une zone de première importance. Avec 2 millions de barils par jour, ce pays talonne le Nigeria comme premier producteur en Afrique subsaharienne.

    Un tiers de la production est commercialisé par Total, tandis que 40 % sont destinés à la Chine, dont l'Angola est le premier fournisseur. Entre 2006 et 2007, la production de Total y a doublé. La compagnie française ambitionne d'être le premier opérateur en Angola d'ici deux ou trois ans.


    INVENTAIRE des LIVRAISONS d'ARMES de l'ANGOLAGATE

    Une première livraison dite d’urgence contenant:

    “30 chars de type T-62 de fabrication soviétique d’une valeur de 280.000 $/pièce; 40 chars de type BMP-2 de fabrication soviétique d’une valeur de 350.000 $/pièce; 6.250 fusils mitrailleurs Kalashnikov; 50 lance-grenades automatiques, 150 lance-flammes à roquette; 24 canons autopropulsés de 122mm; 6 canons de 130 mm; 18 mitrailleuses de défense antiaériennes; 12 lance-roquettes de 122mm; 8 lance-roquettes multiples; 13.003.000 munitions de calibre 7,62 mm; 750.000 munitions de calibre 5,45mm; 16.000 grenades à fragmentation de 30mm; 5.000 grenades de 40 mm; 5.000 obus de mortier de 82mm; 5.400 projectiles pour canon de 122mm; 5.000 grenades à main défensives; 5.000 grenades à main offensives; 5.000 grenades anti-personnel; 50.000 munitions explosives de 30mm; 1.500 détonateurs pour cartouches; 3.000 obus de 73mm pour chars, 3.500 obus de 115mm pour chars.”

    Une autre livraison, encore plus importante, contenant:

    “50 chars de type T-62; 300 chars de combat d’infanterie; 50 véhicules de transport de troupes blindés; 15 véhicules blindés d’évacuation; 38.000 fusils mitrailleurs; 250 lance-grenades automatiques AGS-17; 500 lance-grenades automatiques RPG-7; 315 mortiers de 82mm; 6 canons de 130mm; 12 canons autopropulsés de 122mm; 36 obus pour canon de 122mm; 18 lance-roquettes multiples; 48 mitrailleuses de défense anti-aérienne; 24 canons de 152mm; 2.000 lance-flammes à roquette; 48.050.000 cartouches de 7,62mm; 2.500.000 cartouches de 5.45 mm; 10.000 grenades PG-7; 30.000 grenades à fragmentation de 30mm; 10.000 grenades de 40mm; 32.000 obus de mortiers de 82mm; 3.000 obus de 73mm; 1.500 obus de 115mm; 9.510 obus de 122mm; 1.740 obus de 130mm; 2.000 obus pour canon de 152mm; 120.000 obus de 30mm; 25.000 grenades à main défensives; 25.000 grenades à main offensives; 80 véhicules 4×4; 820 camions tout-terrain 4×4; 370 camions tout-terrain 6×6; 60 ambulances; 12 hélicoptères; 4 moteurs d’avions; 6 navires de guerre dont 2 vaisseaux de patrouille et 2 vaisseaux lance-missiles; des matériels du génie militaire au nombre desquels 6 ponts métalliques mécaniques, 5 véhicules de transport amphibie, 5 ponts autopropulseurs et un pont flottant métallique de 200m; divers articles comme des boussoles, des systèmes de vision nocturne, des gilets pare-balles, des cartouchières, des tenues de camouflage, des masques à gaz, des uniformes complets, des compresseurs, des citernes d’eau, des explosifs.”

    Il y avait enfin et peut-être surtout:

     “170.000 mines anti-personnel; 650.000 détonateurs pour mines anti-personnel”. 

     

    L'écrivain poursuivi pour recel d'abus de biens sociaux est d'ailleurs l'un des plus bavards quand vient son tour à la barre. L'homme est fatigué. Il a passé huit mois à l'hôpital en 2003. «Vous allez prendre le fauteuil de M. Gaydamak, cela ne devrait pas trop gêner», l'invite le président. Paul-Loup Sulitzer admet 62 000 euros par an. Mais il travaille toujours…

    «- Votre dernier livre ?

    - Le Roi rouge !

    - Ça raconte quoi ?

    - L'histoire de l'Angolagate.

    - Il faudrait peut-être qu'on le lise, alors ! C'est paraît-il 20 % de fiction et 80 % de réalité.

    - C'est exagéré. Ce sont des paroles de journalistes.

    - Ils apprécieront.»

    Plus tard, personne d'autre que lui n'osera s'asseoir dans le fauteuil vide. Surtout pas Charles Pasqua, invité pourtant à y prendre place : «Je resterai debout si vous le permettez, Monsieur le président.» L'ancien ministre de l'Intérieur a 120 000 euros de revenus par an, quelques terrains indivis en Corse et des charges qui font qu'on l'invite à nouveau à s'asseoir. Prudents, Jacques Attali, Jean-Noël Tassez ou encore Jean-Christophe Mitterrand resteront debout.

    Lundi, à la fin de l'appel des prévenus s'annonce déjà le premier rebondissement du procès : la République d'Angola a mandaté l'ancien bâtonnier de Paris Francis Teitgen pour qu'il intervienne et mette en avant le fait que des documents classés secret défense n'ont pas à apparaître en audience publique.

    Cet invité surprise du procès n'aura pas voix au chapitre immédiatement : l'Angola n'est pas une partie au procès, tranche le tribunal, elle devra donc attendre. En une seule journée, le président Jean-Baptiste Parlos a déjà montré qu'il comptait bien maîtriser tous les acteurs de l'audience.

     

    Charles Pasqua, ancien ministre de l'Intérieur, fait partie des prévenus.

    Charles Pasqua, ancien ministre de l'Intérieur, fait partie des prévenus. ((Reuters))

    Procès emblématique et problématique. A partir d’aujourd’hui et pendant six mois, l’affaire Angolagate va encombrer le tribunal correctionnel de Paris. Au banc des prévenus, une belle brochette de politiques (Charles Pasqua, Jean-Christophe Mitterrand, Jacques Attali…), d’hommes d’affaires offshore (Pierre Falcone, Arcady Gaydamak…), de lobbyistes (Jean-Noël Tassez, Paul-Loup Sulitzer…), de hauts fonctionnaires en mal de reconversion (le général Mouton, le juge Fenech…). Après dix ans d’instruction à rebondissements, ce procès va aborder les pires délits : trafic d’armes, trafic d’influence, abus de biens sociaux, blanchiment. Mais pourrait aussi bien s’achever en bérézina, dissuadant un peu plus la justice française de traquer la délinquance politico-financière.

    Quincaillerie. Les faits, dans leur matérialité, sont scabreux : au milieu des années 90, des surplus militaires de l’URSS ont été recyclés en Angola, alors en pleine guerre civile. Dans la quincaillerie, 170 000 mines antipersonnelles, les marchands de canons poussant le vice jusqu’à assurer un service après-vente de déminage. Acheté 290 millions d’euros auprès de l’ex-Armée rouge, l’arsenal a été refourgué le double dans ce nouvel émirat pétrolier qu’est l’Angola. La différence a servi à engraisser des dignitaires angolais : 43 millions d’euros ont atterri dans des comptes offshore du président Dos Santos, de son ambassadeur à Paris et de nombreux généraux - la justice française n’a pas compétence à juger de cette corruption locale. Mais une autre partie a permis d’arroser des décideurs bien de chez nous, avides de monnayer leur influence sur fond de Françafrique.

    Marché d’armes ou trafic d’armes ? C’est tout le débat juridique. L’arsenal militaire est passé des pays de l’Est à l’Angola sans transiter sur le sol français. Mais toutes les négociations commerciales et les mouvements financiers ont eu lieu à Paris. La justice française n’est compétente qu’en vertu d’un vieux décret de 1939 soumettant les commerçants de l’armement à autorisation ministérielle. Sa violation ne peut être sanctionnée qu’après une plainte du ministère de l’Economie ou de la Défense. D’où le risque de politisation du dossier.

    Fisc. Alain Richard, ministre de la Défense sous Jospin, avait porté plainte en février 2001 pour sauver une procédure brinquebalante - ouverte sur plainte du fisc, évoquant certes un trafic d’armes, mais ne constituant pas une plainte au sens du décret de 1939. Mais à retardement, une partie des faits risquant d’être prescrite. En pleine cohabitation, il s’agissait d’accabler Charles Pasqua à l’approche de la présidentielle - mission accomplie.

    Après le voyage de Nicolas Sarkozy en Angola (son pétrole, son uranium…), promettant au président Dos Santos de «tourner la page», on aurait pu s’attendre à un spectaculaire retrait de plainte peu avant le procès. Jésuite en diable, Hervé Morin s’est contenté d’écrire cet été à l’avocat d’un prévenu que l’accusation de trafic d’armes ne lui paraît «pas s’appliquer». A défaut d’oser torpiller publiquement l’affaire, il est toujours loisible au ministre de la Justice de suggérer fortement au parquet de requérir un non-lieu. Signe avant-coureur : la Sofremi, agence d’armement de l’Etat français, vient de retirer sa constitution de partie civile.

    Si le trafic d’armes n’est pas retenu, le tribunal conserve la possibilité de condamner la quarantaine de prévenus pour abus de biens sociaux. Un délit attrape-tout qui vise des fortunes trop vite acquises et rarement déclarées. Le QG parisien des marchands d’armes était une vaste foire aux enveloppes et aux virements offshore. Le fisc et les Assedic maintiennent fermement leur plainte.

    RENAUD LECADRE Libération

    Jean-Charles Marchiani libérable à partir 19 octobre

    L'ancien préfet du Var, qui comparaît ce lundi devant le tribunal correctionnel de Paris dans l’affaire de l’Angolagate, a annoncé au juge qu'il pourrait bénéficier de la libération conditionnelle prochainement.

     Jean-Charles Marchiani bientôt libre? Actuellement incarcéré, l'ancien préfet du Var a annoncé ce lundi devant le tribunal correctionnel de Paris, où il comparaît dans l’affaire de l’Angolagate, qu'il pouvait bénéficier de la libération conditionnelle à partir du 19 octobre.

    «J’ai droit à la conditionnelle à compter du 19 octobre, selon le parquet», a-t-il déclaré au juge Jean-Baptiste Parlos, devant lequel il comparaissait en tant que détenu, encadré par deux gendarmes. «J’ai déposé une demande de libération conditionnelle il y a 48 heures et j’attends», a-t-il ajouté, précisant qu’il était, «depuis quelques jours», préfet retraité, avec une retraite de 8.000 euros mensuels.

    La cour d’appel de Paris avait prononcé jeudi la confusion des peines de trois et un an d’emprisonnement prononcées à l’encontre de l’ancien préfet du Var pour corruption.

    Il avait écopé de deux condamnations à de la prison ferme pour la perception de commissions occultes dans deux affaires de passation de marchés dans les années 1990. Il a toujours contesté les faits qui lui sont reprochés.

    Sa double condamnation était devenue définitive après le rejet de ses pourvois le 19 mars par la Cour de cassation. Il avait été incarcéré à la maison d’arrêt de la Santé le 26 mai.

    Marchiani, 64 ans, proche de Charles Pasqua, s’était fait connaître du grand public en 1988 comme l’artisan de la libération des otages détenus au Liban. Le président Nicolas Sarkozy avait affirmé en mai qu’il verrait «s’il y a matière à faire grâce partielle» en sa faveur.

    Source AFP

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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 19:48
La fronde d'un bataillon néerlandais en Afghanistan
C.J (lefigaro.fr) avec Libération, Volkskrant et Radio Netherlands
01/10/2008 | Mise à jour : 12:52 |
Commentaires 9
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Les soldats ont refusé d'exécuter une mission de reconnaissance. Faute de moyens suffisants selon eux. Le ministère de la Défense qui conteste cette version, les a suspendus.

» Afghanistan : l'hypothèse du «dictateur acceptable»

Les troupes de la coalition sont-elles suffisamment équipées pour affronter les talibans en Afghanistan? Le débat, évoqué après la mort dans une embuscade mi août de 10 soldats français, s'est emparé des Pays-Bas après la fronde d'un bataillon néerlandais, déployé dans la province de l'Uruzgan, au sud du pays. Les 24 hommes de cette unité ont refusé, la semaine dernière, d'accomplir une mission de reconnaissance. Sanction immédiate et rarissime, les militaires récalcitrants ont été placés en « service non actif ».

Les raisons qui ont poussé les soldats à désobéir à leur commandant restent très confuses. Le ministère de la Défense néerlandais qui se refuse à parler de « mutinerie » évoque des « tensions internes », au sein du bataillon. D'après la version officielle, les 24 soldats n'auraient pas voulu assurer la protection d'une unité moins bien entraînée, estimant qu'ils étaient plus à même de mener à bien la mission, qui avait été confiée à ce second bataillon. Le ministère ne donnera pas d'autres détails avant la fin de l'enquête militaire en cours. En cas de faute des soldats, celle-ci pourrait aboutir à leur rapatriement et à leur comparution en cour martiale.

 

Des commandants réclament plus de véhicules blindés

 

Une explication gouvernementale qui relève du « non sens total » ont dénoncé les proches des soldats dans le quotidien Volkskrant. Selon eux, si les militaires n'ont pas suivi les ordres, c'est qu'on leur demandait de conduire une mission de reconnaissance pour laquelle ils n'avaient pas été bien préparés. A leur grande frustration, les soldats ont dû réaliser, lors des semaines précédentes, des tâches n'ayant rien à voir avec la reconnaissance. Libération, qui a révélé l'affaire dans la presse française, indique également qu'un surmenage des troupes et un déficit de véhicules blindés sont à l'origine de la bronca des militaires.

Le jour même où était suspendu le bataillon, les commandants de deux unités néerlandaises stationnées en Afghanistan, ont écrit au syndicat des personnels de défense pour se plaindre du manque d'équipement adéquat - ambulances et véhicules blindés- qui mettait en danger la vie de leurs hommes. En outre, notaient-ils, l'entretien du matériel existant est insuffisant. Le secrétaire d'Etat à la Défense a rétorqué que l'armée n'a jamais déployé aucun de ses 1.700 soldats, présents en Afghanistan jusqu'en 2010, sans l'équipement approprié. Au risque de s'embrouiller dans ses dénégations, il a toutefois reconnu que des problèmes existaient, «acheter des pièces de rechange et de nouvelles machines prenant du temps».


Monde 1 oct. 7h03
Des soldats néerlandais se rebellent

Un bataillon de la Coalition a refusé d’exécuter une mission de reconnaissance.

De notre correspondante à Amsterdam SABINE CESSOU

Un bataillon de 24 soldats néerlandais a été placé en «service non actif» en Afghanistan pour refus d’obéir aux ordres. Une mesure disciplinaire «exceptionnelle», selon l’un des syndicats de l’armée, la Fédération générale des personnels militaires (AFMP). Les soldats ont refusé de faire une patrouille de reconnaissance la semaine dernière, vraisemblablement à cause du manque de véhicules blindés. Le surmenage a aussi été évoqué par les recrues néerlandaises, qui font partie des 1 700 soldats envoyés dans la province afghane de l’Uruzgan, dans le cadre d’une mission militaire de l’Otan forte de 43 000 hommes.

Une enquête de la police militaire est en cours. Elle pourrait déboucher sur un rapatriement et un jugement des soldats en cour martiale. Eimert van Middelkoop, le ministre de la Défense, ne veut pas parler de «mutinerie», ni faire le moindre commentaire avant la fin de l’enquête. Le commandant du bataillon rebelle a signalé que ses hommes rechignaient tellement qu’il était devenu impossible de les déployer sur le terrain.

Le Syndicat des personnels de défense (VBM-NOV), de son côté, estime que les véhicules et les pièces détachées manquent cruellement en Uruzgan, mettant la vie des soldats en danger. « Le modèle Bushmaster [un véhicule blindé, ndlr] offre la meilleure protection contre les attaques à la bombe, rappelle un porte-parole du VBM-NOV. Or, chaque bataillon de 30 hommes ne dispose que d’un seul modèle, d’une capacité de 10 places.» Et de remettre en cause les coupes claires dans le budget de la Défense.

D’autre part, le moral des troupes est tombé à zéro le 24 septembre, lorsque Eimert van Middelkoop a avoué au magazine Vrij Nederland ne pas avoir fait son service militaire et s’en être « réjoui ». Le ministre de la Défense a par ailleurs admis ne pas connaître tous les grades de l’armée et laissé entendre qu’il ne souhaitait pas non plus les apprendre.

Les syndicats ont réclamé sa démission mais le gouvernement a jugé ses propos «honnêtes» et décidé de le maintenir dans ses fonctions. Les troupes néerlandaises resteront en Afghanistan jusqu’en août 2010. Mais aux Pays-Bas, beaucoup doutent de l’utilité de cette mission, qui a fait 17 morts en deux ans.

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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 02:23
Neuf soldats français blessés en Afghanistan
A. T. (avec AFP, Reuters, AP)
29/09/2008 | Mise à jour : 06:59 |
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Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

Des militaires du 8e RPIMa ont été victimes d'une embuscade à l'entrée d'un village.

Neuf soldats français ont été blessés samedi lors d'un accrochage avec des rebelles dans le village d'Ebdakel, dans la province afghane de Kapissa, au nord-est de Kaboul. Selon le porte-parole du commandement régional de l'Otan, l'accrochage «impliquant une vingtaine d'assaillants, s'est déroulé de 14 h 50 à 17 heures». Les rebelles embusqués ont fait feu notamment avec des lance-roquettes RPG.

Quatre des militaires ont nécessité une évacuation d'emblée par hélicoptère sur Bagram, à une cinquantaine de kilomètres au nord de la capitale afghane. Le soldat le plus grièvement blessé a une jambe cassée et sera rapatrié en France. Les trois autres victimes, atteintes par des éclats de roquette, étaient hier soir en observation à l'hôpital militaire de Bagram. Le secrétaire général de l'Élysée, Claude Guéant, a confirmé l'incident. «Ils ne son t que très légèrement blessés», a-t-il souligné pour rassurer leurs familles. Tous les autres soldats impliqués dans l'accrochage ont pu regagner leurs bases à Nijrab et Tagab. Un des attaquants a été tué et deux autres blessés.

Selon le commandant Christophe Prazuck, porte-parole de l'état-major français, les militaires blessés appartiennent au 8e RPIMa (régiment parachutiste d'infanterie de marine), dont faisaient partie huit des dix soldats français tués lors de l'embuscade dans la vallée d'Uzbin, le 18 août dernier. Ils font partie d'une section (une trentaine d'hommes) qui effectuait une reconnaissance avec des policiers afghans.

 

Soutien aérien

 

La patrouille bénéficiait d'un soutien aérien constitué de deux avions A-10 américains qui ont effectué plusieurs démonstrations de force en survolant la zone à très basse altitude. Ces appareils spécialement conçus pour assurer une couverture aérienne aux forces déployées au sol «n'ont pas ouvert le feu parce que l'accrochage s'est produit aux abords du village», a expliqué le commandant Prazuck. Quatre hélicoptères américains - deux OH-58 Kiowa et deux appareils d'évacuation sanitaire - ont également prêté main-forte aux soldats français. Une première section de renforts terrestre les a également appuyés «dans la demi-heure», puis une seconde section.

Ce nouvel incident intervient cinq jours après le vote à Paris du Parlement sur la prolongation de la présence militaire française en Afghanistan et l'envoi de moyens supplémentaires pour assurer la sécurité des 2 600 soldats français qui y sont déployés sous la bannière de l'Otan. Ces derniers recevront prochainement des drones, des hélicoptères Caracal et Gazelle, des moyens d'écoute et des mortiers supplémentaires. Le gouvernement continue de rejeter les critiques émises par l'opposition et certains experts qui estiment que l'armée française est mal équipée, mal préparée et que la stratégie de l'Otan doit être révisée.



Afghanistan: quatre (ou 9 ?) soldats du 8e RPIMa blessés dans un accrochage selon les sources !

 

 

Des soldats du 8e Régiment parachutiste d'infanterie de marine (8e RPIMA) simulent des combats lors d'un entraînement, le 20 mai 2008 à Castres
© 2008 AFP (Eric Cabanis)
Des soldats du 8e Régiment parachutiste d'infanterie de marine (8e RPIMA) simulent des combats lors d'un entraînement, le 20 mai 2008 à Castres

Six semaines après l'embuscade meurtrière du 18 août, quatre soldats français ont été blessés samedi dans un accrochage survenu en Kapisa, une région située à l'est de Kaboul où les incidents entre soldats alliés et insurgés sont fréquents.

Sans atteindre le même degré de gravité, cet accrochage a de nouveau frappé le 8e RPIMa (Régiment de parachutistes d'infanterie de marine) dont huit hommes figuraient déjà parmi les dix morts du mois d'août.

Selon des sources militaires françaises à Paris et Kaboul, il est survenu lorsqu'une vingtaine d'assaillants embusqués ont ouvert le feu, notamment au RPG (lance-roquettes), sur une section du 8e RPIMa.

Cette trentaine de soldats français effectuait une mission de reconnaissance aux côtés de policiers afghans dont l'un a également été blessé dans l'affrontement, qui s'est prolongé de 14H50 à 17H00.

L'accrochage s'est produit à Ebdakel, un village de Kapisa situé entre les deux "bases d'opérations avancées" de Tagab et Nijrab où ont été déployés 700 soldats français envoyés en renfort en Afghanistan au cours de l'été. Des convois français circulent ainsi quasi-quotidiennement dans cette zone.

Les quatre blessés ont été atteints par des éclats de roquettes. Le plus sérieusement touché souffre d'une jambe fracturée. Ils ont été transportés à l'hôpital militaire de Bagram, à une cinquantaine de kilomètres au nord de la capitale afghane.

Trois d'entre eux y étaient toujours hospitalisés dimanche, l'un d'eux devant être rapatrié en France, selon le commandement français à Kaboul, qui a précisé que ses jours ne "sont pas en danger".

Le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant s'est également attaché dimanche soir à "rassurer les familles", parlant de blessés "très légèrement" touchés.

La patrouille bénéficiait d'un soutien aérien constitué d'appareils A-10 américains qui ont effectué plusieurs démonstrations de force en survolant la zone à très basse altitude.

Les appareils, conçus pour assurer une couverture aérienne aux forces terrestres, n'ont cependant pas ouvert le feu, l'accrochage s'étant produit aux abords du village où des tirs auraient pu atteindre des civils, a dit le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, de l'état-major des armées à Paris.

Outre les A-10, quatre hélicoptères américains -deux OH-58 Kiowa et deux appareils d'évacuation sanitaire- ont également prêté main forte aux soldats français. En Kapisa, ceux-ci relèvent du Commandement régional Est (RC-E) de l'Otan, placé sous la responsabilité d'un général américain.

Une première section de renforts terrestre est arrivée sur place "dans la demi-heure" avant l'arrivée d'une seconde section, selon le commandant Prazuck.

Un insurgé au moins a été tué et deux blessés, selon un premier bilan, ont précisé les autorités militaires françaises.

Les violences ont redoublé d'intensité depuis près de deux ans en Afghanistan malgré la présence de 70.000 soldats de deux forces multinationales, l'une de l'Otan, l'autre sous commandement américain (Operation Enduring Freedom).

Parmi les dernières victimes en date: Malalaï Kakar, la policière la plus célèbre d'Afghanistan, assassinée dimanche matin par des talibans devant son domicile à Kandahar (sud).

En Kapisa, où les éléments français ont relevé des soldats américains, on dénombre, selon le commandant Prazuck, "au moins un incident par semaine", tirs de roquettes ou d'armes automatiques, mines artisanales placées le long des routes, attentats suicide...

 Voir tous les articles sur le sujet, sur ce blog !Saint Michel combattant le dragon
 Et par Saint Michel vive les paras en ce jour du 29 Septembre !
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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 07:22
Les limites du capitalisme

Même dans l'hypothèse où le fonctionnement du capitalisme serait régulé par l'Etat d'une manière satisfaisante, et en accord avec les orientations données par le corps électoral, l'avenir des sociétés capitalistes pose des problèmes considérables.

Le développement des échanges et la création d'une économie véritablement mondiale entraînent de nombreux dangers de déséquilibre, car les rythmes de croissance des divers pays sont inégaux, et leurs politiques économiques contradictoires. Comme aucun mécanisme de nature à rééquilibrer les échanges ne saurait exister, cette situation nécessite une intense activité de consultations et de négociations entre les Etats afin d'aboutir à un minimum d'harmonisation.

Le capitalisme semble provoquer sur le plan mondial ce qui existe sur le plan de chaque Etat: une forte aggravation des inégalités. Un petit nombre de nations riches de l'hémisphère Nord se développent à un rythme soutenu, et consomment une part croissante des ressources mondiales, alors que la plupart des pays moins développés, situés dans l'hémisphère Sud, stagnent ou régressent. L'inégalité croissante entre les nations, voire les continents, est aggravée par l'inégalité des taux de croissance démographique, car les pays sous-développés, qui n'ont pas connu la transition démographique qui caractérise les pays riches, continuent à voir leur population se développer à un rythme rapide. On peut ainsi prévoir facilement l'aggravation des tensions qui existent déjà entre zones pauvres et surpeuplées et zones riches et moins peuplées.

Enfin apparaissent des problèmes écologiques graves, provoqués simultanément par la croissance démographique à l'échelle planétaire, la consommation accrue de ressources naturelles liée au développement, et les multiples pollutions résultant de l'activité industrielle. Si la croissance économique apparaît comme un facteur d'équilibre des pays capitalistes, elle risque à long terme d'entraîner la destruction de l'environnement naturel. Mais c'est là un problème qui découle non seulement du fonctionnement des économies capitalistes, mais de toutes les formes d'organisation sociale imaginables.

Problème, aucun économiste ou politique n'a mieux à proposer pour le moment, sortira-til des idées nouvelles de cette crise économique mondiale, ou le système redémarrera t'il de lui même comme après le crash de 1929 ? Surement après avoir fait beaucoup de dégats conflictuels, changé les centres de productions planétaires et  déstabilisé les centres de profits occidentaux !

Une fois de plus, c'est la puissance dominante qui impose son modèle. Et il ne faut pas oublier que la moitié des 300 millions d'actionnaires de la planète (5% de la population du globe) sont américains. Le capital mondial est détenu à 50% par les Américains et la sphère financière n'a jamais rien fait d'autre que propager le modèle américain !
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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 07:08
La méthode Petraeus 
à l'épreuve afghane.
Après l'Irak, le général David Petraeus (ici, à Washington en mai 2008) entend appliquer auprès de la population afghane une «approche compréhensive» destinée à «gagner les cœurs» pour mieux traquer l'ennemi taliban.
Après l'Irak, le général David Petraeus (ici, à Washington en mai 2008) entend appliquer auprès de la population afghane une «approche compréhensive» destinée à «gagner les cœurs» pour mieux traquer l'ennemi taliban. Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

L'ancien commandant de la force multinationale en Irak prend le commandement de l'armée américaine pour les opérations au Moyen-Orient et en Asie centrale.

En matière militaire, c'est la règle numéro un. «Chaque situation est unique, elle a son propre contexte et ses propres circonstances. Ce qui marche quelque part peut ne pas marcher ailleurs.» Le succès de sa stratégie en Irak n'a pas écorné la modestie du général David Petraeus. De passage à Paris, dans cette France qu'il connaît bien et dont il «admire énormément les militaires», l'ancien commandant de la Force multinationale en Irak, qui s'apprête à prendre la direction, le 31 octobre, du CentCom, le commandement de l'armée américaine pour toutes les opérations au Moyen-Orient et en Asie Centrale, donc à Bagdad et à Kaboul, n'annonce pas des lendemains qui chantent en Afghanistan.

Couplé à une augmentation des troupes sur le terrain, dont le nombre a été porté à 146 000 hommes, le retournement des tribus arabes sunnites contre les milices d'al-Qaida, dont la violence aveugle exaspérait la population irakienne, a permis une diminution de 80 % de la violence en Irak depuis le mois de juin dernier.

 

«Il faut être réaliste»

 

Cette amélioration de la sécurité a aussi entraîné des progrès dans les domaines politique et économique. «Des éléments sunnites ont rejoint le gouvernement… Les responsables politiques, qui peuvent enfin s'occuper d'autre chose que de leur survie, sont plus efficaces», explique le général Petraeus.

Le nouveau commandant du CentCom reste cependant prudent. Les progrès en Irak sont «réversibles» et «fragiles». Affaiblie, al-Qaida n'a pas disparu d'Irak. «Il ne s'agit pas d'être optimiste ou pessimiste. Il faut être réaliste. Même si la situation est meilleure aujourd'hui qu'elle ne l'était début 2007, l'Irak, ça a été très dur et cela va rester dur.» Mais surtout, rien ne dit aujourd'hui que la méthode Petraeus, qui a produit des effets très positifs en Irak, soit transposable à l'Afghanistan. À Bagdad, les forces internationales font de la «reconstruction». À Kaboul, elles font de la «construction». «Malgré les destructions et les sanctions, l'Irak possède des infrastructures remarquables. Le pays a des traditions, un gouvernement qui fonctionne, des ressources.» Rien de tel en Afghanistan, un pays pauvre et sous-développé, qui n'a jamais eu d'État fort. Et dont le terrain accidenté est d'autant plus difficile à investir que les troupes étrangères y sont trois fois moins nombreuses qu'en Irak. Et ce ne sont pas les 4 000 hommes supplémentaires que George Bush s'apprête à y envoyer qui feront la différence.

Les mêmes causes produisant cependant les mêmes effets, la nouvelle approche américaine en Irak qui, sous la houlette de Petraeus, devrait en partie être appliquée en Afghanistan, reste porteuse d'espoir. Basée sur une «approche compréhensive» destinée à «gagner les cœurs», une «stratégie globale» qui nécessite la «pleine coopération» du Pakistan voisin, la méthode de contre-insurrection du général Petraeus s'appuie sur des fondamentaux parfois oubliés par les troupes américaines en Afghanistan, dont les bombardiers accumulent les bavures. «Il faut assurer la sécurité de la population, que nous devons servir. Il faut promouvoir le concept de réconciliation», affirme Petraeus. Tenir les zones qui ont été sécurisées. Vivre au milieu des Afghans. Identifier et poursuivre l'ennemi sans répit. «Notre tâche est de faire en sorte qu'on ne nous voit plus comme des occupants mais, à nouveau, comme des libérateurs.» Un vrai challenge.

Comment seront articulées et coordonnées les forces de l' ISAF, qui combattent à coté des forces américainnes, cela demande des éclaircissements, notament pour les troupes françaises aux moyens limités pour le moment et en cours de réajustement après les votes des deux assemblées pour leur maintient, ce qui prendra plusieurs semaines ? Nous vous tiendrons informés !

J D D

Le chef des talibans pakistanais serait décédé
De notre correspondante à New Delhi, Marie-France Calle
01/10/2008 | Mise à jour : 19:10 |
.

Plusieurs chaînes de télévision locales ont annoncé la mort de Baitullah Mehsud.

Mort ou vif ? Mercredi encore, la confusion régnait sur le sort de Baitullah Mehsud, le chef du Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP), le Mouvement des talibans pakistanais. Plusieurs chaînes de télévision locales affirmaient qu'il était décédé dans la nuit. Des agents du renseignement le disaient gravement malade sans pour autant confirmer sa mort. Quant aux talibans, ils ont vivement réagi : «Ces rumeurs sont de purs mensonges, elles ne visent qu'à affaiblir le TTP», a lancé un proche de Mehsud. «Notre leader est en parfaite santé, a déclaré le maulvi Omar, l'un des porte-parole de Mehsud. Il ne s'agit là que de la propagande du gouvernement.»

Que Mehsud souffre de diabète, qu'il ait eu la typhoïde ou soit dans le coma en raison d'une défaillance rénale, l'interrogation reste la même : quelle importance revêtirait sa disparition ? Aucune en réalité. Les successeurs ne manquent pas. Tous aussi motivés ? Sûrement. Aussi rusés ? Pas forcément. Basée dans la zone tribale du Sud-Waziritan, la tribu des Mehsud jouit d'une excellente réputation des deux côtés de la ligne Durand, frontière poreuse entre le Pakistan et l'Afghanistan.

«Baitullah a réussi à recruter plus de 20 000 combattants, la plupart appartenant au clan des Mehsud», relève-t-on à Jamestown, un think-tank américain. Il aurait surtout galvanisé des centaines de jeunes Pachtouns des zones tribales, prêts à devenir des Shahid, des martyrs. En clair, des kamikazes. Selon les Nations unies, Mehsud aurait été derrière 80 % des attentats suicides en Afghanistan, en 2006 et en 2007. Il s'est définitivement «fait un nom» en devenant le premier suspect dans l'attentat qui a tué l'ex-premier ministre Benazir Bhutto, le 27 décembre 2007.

Et pourtant. «Baitullah Mehsud n'est plus aussi rassembleur qu'avant. Il doit se battre contre d'autres groupes. Tous ne sont pas protalibans», confiait récemment un analyste à Karachi. Depuis le début du mois d'août, l'armée pakistanaise poursuit sans relâche ses opérations dans l'agence tribale de Bajaur. Elle a réussi à se rallier une tribu pachtoune prête à en découdre avec les talibans et al-Qaida. Une première.

 

Nouveaux combattants

 

Volontaires pour chasser les terroristes de la ceinture tribale, ces combattants d'un nouveau type sont farouchement opposés à une quelconque intervention américaine en territoire pakistanais. Tout comme le gouvernement d'Islamabad. Dans la nuit de mardi à mercredi, un drone aurait lâché un missile sur un village du Nord-Waziristan, tuant huit personnes. Le premier ministre pakistanais, Youssouf Raza Gilani, a qualifié de «terrorisme» les incursions étrangères au Pakistan.

Mercredi, alors que le Pakistan célébrait l'Aïd el-Fitr, des milliers de réfugiés continuaient de quitter les zones tribales pour le sud afghan. Selon le Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU, plus de 20 000 personnes, chassées par les combats, auraient rejoint l'Afghanistan.

» Le blog Figaro de Marie-France Calle

Plusieurs chaînes de télévision locales ont annoncé la mort de Baitullah Mehsud.

Mort ou vif ? Mercredi encore, la confusion régnait sur le sort de Baitullah Mehsud, le chef du Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP), le Mouvement des talibans pakistanais. Plusieurs chaînes de télévision locales affirmaient qu'il était décédé dans la nuit. Des agents du renseignement le disaient gravement malade sans pour autant confirmer sa mort. Quant aux talibans, ils ont vivement réagi : «Ces rumeurs sont de purs mensonges, elles ne visent qu'à affaiblir le TTP», a lancé un proche de Mehsud. «Notre leader est en parfaite santé, a déclaré le maulvi Omar, l'un des porte-parole de Mehsud. Il ne s'agit là que de la propagande du gouvernement.»

Que Mehsud souffre de diabète, qu'il ait eu la typhoïde ou soit dans le coma en raison d'une défaillance rénale, l'interrogation reste la même : quelle importance revêtirait sa disparition ? Aucune en réalité. Les successeurs ne manquent pas. Tous aussi motivés ? Sûrement. Aussi rusés ? Pas forcément. Basée dans la zone tribale du Sud-Waziritan, la tribu des Mehsud jouit d'une excellente réputation des deux côtés de la ligne Durand, frontière poreuse entre le Pakistan et l'Afghanistan.

«Baitullah a réussi à recruter plus de 20 000 combattants, la plupart appartenant au clan des Mehsud», relève-t-on à Jamestown, un think-tank américain. Il aurait surtout galvanisé des centaines de jeunes Pachtouns des zones tribales, prêts à devenir des Shahid, des martyrs. En clair, des kamikazes. Selon les Nations unies, Mehsud aurait été derrière 80 % des attentats suicides en Afghanistan, en 2006 et en 2007. Il s'est définitivement «fait un nom» en devenant le premier suspect dans l'attentat qui a tué l'ex-premier ministre Benazir Bhutto, le 27 décembre 2007.

Et pourtant. «Baitullah Mehsud n'est plus aussi rassembleur qu'avant. Il doit se battre contre d'autres groupes. Tous ne sont pas protalibans», confiait récemment un analyste à Karachi. Depuis le début du mois d'août, l'armée pakistanaise poursuit sans relâche ses opérations dans l'agence tribale de Bajaur. Elle a réussi à se rallier une tribu pachtoune prête à en découdre avec les talibans et al-Qaida. Une première.

 

Nouveaux combattants

 

Volontaires pour chasser les terroristes de la ceinture tribale, ces combattants d'un nouveau type sont farouchement opposés à une quelconque intervention américaine en territoire pakistanais. Tout comme le gouvernement d'Islamabad. Dans la nuit de mardi à mercredi, un drone aurait lâché un missile sur un village du Nord-Waziristan, tuant huit personnes. Le premier ministre pakistanais, Youssouf Raza Gilani, a qualifié de «terrorisme» les incursions étrangères au Pakistan.

Mercredi, alors que le Pakistan célébrait l'Aïd el-Fitr, des milliers de réfugiés continuaient de quitter les zones tribales pour le sud afghan. Selon le Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU, plus de 20 000 personnes, chassées par les combats, auraient rejoint l'Afghanistan. D''où un risque accru d'infiltration de combatants talibans !
Cette région doit être prise en tenaille, d'un coté par les forces de l'Otan et de l'autre par l'armée pakistanaise !
Quid d'une coordination  militaire et politique ?

 

Quand l'US Army recrute des Russes...

AyupovIl s'appelle Eynar Ayupov, il est de nationalité russe et sert actuellement en Irak au sein de... l'armée américaine. Né en Russie, à Ufa en 1988, il est arrivé aux Etats-Unis en 2004, avec sa mère. Bien que de nationalité étrangère, il s'est engagé dans l'US Army en novembre 2006. Il est en ce moment à Bagdad, dans un emploi administratif.

Comme lui, des milliers d'étrangers s'engagent dans l'armée américaine, qui connait des difficultés de recrutement. On estime leur nombre à environ 30.000. En novembre, le soldat Ayupov obtiendra la nationalité américaine, en récompense de son engagement. (photo: US Army)

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24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 07:06
400 islamistes font
du prosélytisme en prison.

Un rapport de l'administration pénitentiaire alerte sur le risque de contagion du fondamentalisme musulman en milieu carcéral.

Les «Barbus» s'activent derrière les barreaux. Selon un rapport «confidentiel défense» de l'administration pénitentiaire (AP) auquel Le Figaro a eu accès, pas moins de 442 islamistes incarcérés en France manifestent un comportement inquiétant. Parmi eux : 78 détenus pour des actes de terrorisme et six islamo-braqueurs condamnés pour leur soutien logistique à des réseaux.

Les agents du très discret bureau du renseignement pénitentiaire ont aussi repéré 147 détenus qui se livrent à des «activités de prosélytisme opérationnel». En clair : une nouvelle génération qui attise les flammes du djihad. Et ceux-là sont des prisonniers de droit commun.

«Ces religieux clandestins se sont radicalisés en surfant sur Internet, confie un haut responsable de l'AP. Loin d'être de fins connaisseurs du Coran, ils distillent des fragments de sourates pouvant faire référence à la violence et reprennent un discours moyenâgeux pour convertir leurs compagnons de cellule.»

Leurs cibles ? Déjà au moins 211 détenus «en voie d'islamisation radicale», révèle le rapport. Il s'agit à plus de 80 % de Français d'origine maghrébine. Leur faible niveau culturel les rend perméables aux discours manichéens visant à détruire l'Occident. On compte aussi parmi les recrues «environ 10 % de jeunes ayant fait des études supérieures», constate un expert.

«Dans beaucoup de nos dossiers, on retrouve désormais des Français de souche convertis, pour la plupart, en prison», confie un juge du pôle antiterroriste. Ce magistrat le reconnaît : «C'est un vrai souci. Si l'on regroupe les éléments radicaux en un même lieu, ils finissent par conspirer. Et si on les disperse, ils contaminent les autres détenus». «La technique consiste alors à les déplacer régulièrement pour éviter que les liens ne se consolident», explique le chercheur Farhad Khosrokhavar, auteur de L'Islam dans les prisons, chez Balland.

 

Conversions de «confort»

 

Les islamistes recrutent même chez les délinquants sexuels. Des conversions dites de «confort». «En faisant allégeance à l'islam radical, ces détenus considérés comme pestiférés intègrent la communauté des frères pour obtenir des protections et éviter les représailles», décrypte un responsable du renseignement pénitentiaire.

Soucieuse d'améliorer la détection de ces individus à risque comme elle le révélait dans Le Figaro du 11 septembre 2008, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, présentera le 30 septembre à l'Institut national des hautes études de sécurité (Inhes), à Saint-Denis, un manuel de 60 pages sur «le fondamentalisme en milieu carcéral». Ce guide sera diffusé aux 24 000 surveillants de prison, aux policiers, aux gendarmes et aux juges antiterroristes. «Pour la première fois, les services de sécurité algériens ont été associés à ce travail», se félicite-t-on place Beauvau. Le document décortique le processus de radicalisation étape par étape. «Il souligne d'emblée le poids des origines, de la cité, de la rupture scolaire et de la marginalisation de certaines populations, qui justifie leur enracinement communautaire, puis leur haine des valeurs démocratiques occidentales», résume un responsable de l'Unité de coordination de lutte antiterroriste (UCLAT).

Ensuite, il dresse une liste de 23 indicateurs permettant d'identifier des conduites déviantes : outre l'affichage ostentatoire de logos faisant référence à al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) ou d'une photo de Ben Laden sur les murs de la cellule, la lecture de certains ouvrages religieux, le refus de se promener avec d'autres détenus, de prendre des repas en commun ou de vouloir imposer des heures de prière sont notés scrupuleusement.

«En fait, nous voulons mettre un terme aux défis permanents qu'ils lancent à l'autorité pénitentiaire, en voulant substituer la charia à notre règlement», martèle-t-on dans l'entourage de Michèle Alliot-Marie.

En annexe, sur 20 pages, figureront les logos, sigles et signes d'appartenance à la mouvance al-Qaida. Le but étant de dévoiler les contours et les pratiques de cette nébuleuse pour mieux la combattre.

Pour le sociologue Farhad Khosrokhavar, «cette initiative a au moins le mérite de sensibiliser l'opinion et les personnels». Mais, à l'entendre, le manque d'aumôniers musulmans en prison encourage l'émergence de cet islam occulte et belliqueux. À ce jour, «alors que la moitié des détenus sont musulmans», dit-il, seuls 100 imams exercent dans les établissements pénitentiaires français. Pour 600 aumôniers chrétiens. L'islam reste, dans l'esprit de bien des détenus, la «religion des opprimés»..

Un rapport de l'administration pénitentiaire alerte sur le risque de contagion du fondamentalisme musulman en milieu carcéral.

Les «Barbus» s'activent derrière les barreaux. Selon un rapport «confidentiel défense» de l'administration pénitentiaire (AP) auquel Le Figaro a eu accès, pas moins de 442 islamistes incarcérés en France manifestent un comportement inquiétant. Parmi eux : 78 détenus pour des actes de terrorisme et six islamo-braqueurs condamnés pour leur soutien logistique à des réseaux.

Les agents du très discret bureau du renseignement pénitentiaire ont aussi repéré 147 détenus qui se livrent à des «activités de prosélytisme opérationnel». En clair : une nouvelle génération qui attise les flammes du djihad. Et ceux-là sont des prisonniers de droit commun.

«Ces religieux clandestins se sont radicalisés en surfant sur Internet, confie un haut responsable de l'AP. Loin d'être de fins connaisseurs du Coran, ils distillent des fragments de sourates pouvant faire référence à la violence et reprennent un discours moyenâgeux pour convertir leurs compagnons de cellule.»

Leurs cibles ? Déjà au moins 211 détenus «en voie d'islamisation radicale», révèle le rapport. Il s'agit à plus de 80 % de Français d'origine maghrébine. Leur faible niveau culturel les rend perméables aux discours manichéens visant à détruire l'Occident. On compte aussi parmi les recrues «environ 10 % de jeunes ayant fait des études supérieures», constate un expert.

«Dans beaucoup de nos dossiers, on retrouve désormais des Français de souche convertis, pour la plupart, en prison», confie un juge du pôle antiterroriste. Ce magistrat le reconnaît : «C'est un vrai souci. Si l'on regroupe les éléments radicaux en un même lieu, ils finissent par conspirer. Et si on les disperse, ils contaminent les autres détenus». «La technique consiste alors à les déplacer régulièrement pour éviter que les liens ne se consolident», explique le chercheur Farhad Khosrokhavar, auteur de L'Islam dans les prisons, chez Balland.

 

Conversions de «confort»

 

Les islamistes recrutent même chez les délinquants sexuels. Des conversions dites de «confort». «En faisant allégeance à l'islam radical, ces détenus considérés comme pestiférés intègrent la communauté des frères pour obtenir des protections et éviter les représailles», décrypte un responsable du renseignement pénitentiaire.

Soucieuse d'améliorer la détection de ces individus à risque comme elle le révélait dans Le Figaro du 11 septembre 2008, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, présentera le 30 septembre à l'Institut national des hautes études de sécurité (Inhes), à Saint-Denis, un manuel de 60 pages sur «le fondamentalisme en milieu carcéral». Ce guide sera diffusé aux 24 000 surveillants de prison, aux policiers, aux gendarmes et aux juges antiterroristes. «Pour la première fois, les services de sécurité algériens ont été associés à ce travail», se félicite-t-on place Beauvau. Le document décortique le processus de radicalisation étape par étape. «Il souligne d'emblée le poids des origines, de la cité, de la rupture scolaire et de la marginalisation de certaines populations, qui justifie leur enracinement communautaire, puis leur haine des valeurs démocratiques occidentales», résume un responsable de l'Unité de coordination de lutte antiterroriste (UCLAT).

Ensuite, il dresse une liste de 23 indicateurs permettant d'identifier des conduites déviantes : outre l'affichage ostentatoire de logos faisant référence à al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) ou d'une photo de Ben Laden sur les murs de la cellule, la lecture de certains ouvrages religieux, le refus de se promener avec d'autres détenus, de prendre des repas en commun ou de vouloir imposer des heures de prière sont notés scrupuleusement.

«En fait, nous voulons mettre un terme aux défis permanents qu'ils lancent à l'autorité pénitentiaire, en voulant substituer la charia à notre règlement», martèle-t-on dans l'entourage de Michèle Alliot-Marie.

En annexe, sur 20 pages, figureront les logos, sigles et signes d'appartenance à la mouvance al-Qaida. Le but étant de dévoiler les contours et les pratiques de cette nébuleuse pour mieux la combattre.

Pour le sociologue Farhad Khosrokhavar, «cette initiative a au moins le mérite de sensibiliser l'opinion et les personnels». Mais, à l'entendre, le manque d'aumôniers musulmans en prison encourage l'émergence de cet islam occulte et belliqueux. À ce jour, «alors que la moitié des détenus sont musulmans», dit-il, seuls 100 imams exercent dans les établissements pénitentiaires français. Pour 600 aumôniers chrétiens. L'islam reste, dans l'esprit de bien des détenus, la «religion des opprimés».

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