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2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 13:07
Sarkozy défend le financement contesté du RSA
De notre envoyé spécial à Laval, Charles Jaigu
28/08/2008 | Mise à jour : 20:42 |
Commentaires 160
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Nicolas Sarkozy a défendu, jeudi matin à Changé (Mayenne), sa décision de taxer les revenus du capital pour financer la généralisation du revenu de solidarité active (RSA), prévue pour la mi-2009.
Nicolas Sarkozy a défendu, jeudi matin à Changé (Mayenne), sa décision de taxer les revenus du capital pour financer la généralisation du revenu de solidarité active (RSA), prévue pour la mi-2009. Crédits photo : AFP

Le chef de l'État était jeudi à Laval pour lancer officiellementle revenu de solidarité active.

Nicolas Sarkozy a rangé jeudi, pour quelques heures, son costume de «président du monde». Un surnom que lui ont trouvé ses amis lors de ses vacances au cap Nègre, depuis qu'il est président en exercice de l'Union européenne. C'est au contraire dans les habits du président «des plus démunis», à Laval, que le chef de l'État a fait sa rentrée en poli­tique intérieure. Le prétexte en était le lancement officiel du projet de revenu de solidarité active. C'est depuis la Mayenne, département pilote dans la mise en œuvre du RSA, que le chef de l'État a offert au Parti socialiste, à la veille de son université d'été à La Rochelle, «un cadeau de rentrée», selon l'expression d'un proche.

Après avoir suscité un malaise dans l'opposition, en juillet, lors du vote de la réforme des institutions, Nicolas Sarkozy s'est fait un malin plaisir de défendre un projet pour lequel Martin Hirsch, l'ex-patron d'Emmaüs venu de la gauche, a rejoint le gouvernement Fillon. «À tous ceux qui vivent avec au ventre la peur de ne plus pouvoir se nourrir, je veux dire que la France ne les abandonnera pas  », a juré le chef de l'État. L'aide au retour sur le marché du travail des chômeurs de longue durée était «une promesse de campagne» , rappelle son entourage.

Sarkozy a martelé qu'il avait été «élu sur la valeur travail» et qu'il avait promis d'en finir avec trente ans «d'assistanat». Mais il a surtout voulu justifier son choix en faveur du financement d'un dispositif qui suscite de vives réserves dans son camp. Outre Laurence Parisot, présidente du Medef, plusieurs élus de la majorité, Édouard Balladur en tête, ont exprimé leur désaccord sur la voie de financement choisie. «J'assume le RSA, j'assume l'Afghanistan, j'assume les décisions que je prends », a répondu, jeudi, Sarkozy. «En France, on veut toujours faire la réforme parfaite, et comme on n'y arrive pas, on ne la fait pas. Moi je veux la réforme continue», a-t-il enchaîné, en réponse à ceux qui, dans la majorité, regrettent que l'on crée un nouvel impôt une taxe de 1,1 % sur les revenus du capital pour financer une nouvelle dépense.

 

«La moins mauvaise solution»

 

«Le débat sur le RSA me rassure sur la vivacité de la démocratie française», a-t-il noté. Selon son entourage, la décision de taxer le capital a finalement été entérinée lors d'une réunion à l'Élysée le 18 août dernier. «L'hypothèse de redéployer une partie de la prime pour l'emploi a été abandonnée parce que nous traversons une période de croissance faible. Il ne nous a pas paru efficace d'amputer le pouvoir d'achat à un moment où il faut soutenir l'activité économique.» En fait, le centriste Jean Arthuis, qui accueillait le chef de l'État comme président du conseil général de la Mayenne, a résumé le sentiment qui prédomine à l'Élysée : en cette période de vaches maigres, le gouvernement a choisi «la moins mauvaise solution» pour financer le RSA.

L'Élysée compte aussi sur le bénéfice secon­daire d'une telle initiative : renouer avec les classes populaires. «L'année dernière, les socialistes ont gagné la bataille de la communication contre la loi Tepa en faisant croire que c'était un cadeau aux riches, cette fois-ci, nous démontrons clairement que nous n'avons pas une politique de classe.» Après cette première sortie dans la France qui travaille, Nicolas Sarkozy est retourné au cap Nègre, pour terminer ses vacances.


COMMUNIQUE DE PRESSE

de

Jacques MYARD

député des Yvelines

Maire de Maisons-Laffitte

président du Cercle Nation et République

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a/s      RSA: justice contre croissance?



         La décision du Gouvernement de financer le revenu de solidarité
active (RSA), qui constitue sans nul doute un excellent moyen de retour au
travail des chômeurs et génère à terme plus de produit fiscal pour réduire
les déficits publics, ne peut que susciter l'approbation.

         Néanmoins, il est permis de s'interroger sur les modalités de son
financement qui repose sur une taxation du capital, déjà lourdement imposé
en France.

         Le risque est double: la baisse des capacités des entreprises à
investir, et la poursuite de la délocalisation des entreprises, avec pour
conséquence une perte d'emplois.

         Or, l'économie française souffre avant tout d'un manque chronique
d'investissements qu'il convient d'accroître fortement compte tenu des
besoins importants de notre pays tant en matière de recherche et
développement que d'infrastructures notamment.

         Au lieu d'augmenter le taux des prélèvements obligatoires qui est
l'un des plus élevés d'Europe, il aurait été préférable de financer cette
mesure d'abord par de nouvelles économies dans le cadre de la révision des
politiques publiques et ensuite par une accélération de la croissance
permettant d'augmenter les rentrées fiscales.

         Cette accélération de la croissance ne pourra elle-même être
obtenue que par un allègement de la pression fiscale et des mesures
incitatives fortes comme, par exemple, des crédits d'impôt sur tous les

nouveaux investissements productifs et plus généralement, à l'instar du
gouvernement socialiste espagnol, par une suppression pure et simple de
l'impôt sur le capital.

        

         C'est là un impératif.

        



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1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 07:14
Source la Dépêche :
Tournefeuille. Francazal : la crainte du transfert du frêt de Blagnac

Le site de la base 101 intéresse des repreneurs, les riverains s'inquiètent...

Michel Jammet | 30 Août 2008 | 09h49
Les Transall ne dérangeaient pas trop les riverains. Ils ont par contre peur des avions commerciaux. Photo DDM, archives.
Les Transall ne dérangeaient pas trop les riverains. Ils ont par contre peur des avions commerciaux. Photo DDM, archives.

Avec la rentrée, l'avenir de la base aérienne de Francazal va se reposer avec beaucoup d'acuité. Et faire peut être même du bruit, selon les inquiétudes formulées par une association de riverains de Tournefeuille (voir encadré). Déjà un livre blanc, à l'impulsion notamment des élus de l'Ouest toulousain, veut faire entendre sa voix et proposer des… pistes...

Cette association, donc monte au créneau. Selon ses informations, une lutte se déroule actuellement au plus haut niveau décisionnaire entre la DGAC (Direction générale de l'aviation civile) Thomson-Thales et… la foire de Toulouse.

Frêt = avions bruyants

Un moment envisagé, le transfert de la foire-Expo aurait du plomb dans l'aile (sic) ; on parlerait plutôt de Beauzelle ou Aussonne.Nombre d'entreprises, aux fonctions différentes, n'en continuent pas moins de se tirer la bourre pour décrocher la timbale. Elles guignent le vaste espace de la zone Lionel de Marmier, libéré à l 'échéance de deux ans, pour des motivations très différentes les unes des autres.

Mais, c'est le projet de la DGAC qui inquiète le plus les riverains de Tournefeuille. A l'instar de Philippe Tulli, le président : « Des études de faisabilité sont en cours afin de transformer l'actuelle base militaire de Francazal en plate-forme d'accueil du frêt aérien de Blagnac, afin de désengorger l'aéroport international. C'est encore et toujours des avions, direz-vous ! Mais pas n'importe lesquels. Les avions commerciaux sont souvent usagés, font du bruit, avec des rotations infernales. Cela commence à 4 heures ou 5 heures pour s'achever à minuit. Le cône de bruit est tout à fait différent ».

Une piste trop courte ?

Et la nuisance aussi. On serait alors loin des survols pépères des Transall au rythme de 6 ou 7 par jour, aujourd'hui ! Qu'en serait-il de la quiétude des riverains proches du couloir aérien qui se trouve en droite ligne, dans le prolongement des pistes, fait-on remarquer à Tournefeuille Demain.

Formel, un responsable de la DGAC se veut cependant rassurant : «C'est non. Un avion-cargo ne pourrait atterrir sur la piste de Francazal, qui est trop courte (1800m). Un bi-moteur, peut-être ! En France, il n'y a que deux aéroports de frêt international rentables Charles de Gaulle et celui de Vatry (51), pas depuis longtemps». L'avenir de Francazal dépendra des militaires, d'abord.Des solutions sont possibles, affirme-t-on. Mais lesquelles ?

Le site de la base 101 intéresse des repreneurs, les riverains s'inquiètent...

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31 août 2008 7 31 /08 /août /2008 06:00
Non, ce n'est pas le titre du best-seller  de Pierre Claustermann le héros gaulliste de la dernière guerre, c'est le spectacle de La Rochelle ce week-end, donné par les acteurs du PS : Qui sera Vizir à la place du grand Vizir ? Quel cirque !


Université du PS: la guerre des chefs se poursuit à La Rochelle

 

 

Le Premier secrétaire du PS François Hollande lors de l'université d'été du parti à La Rochelle, le 30 août 2008
© 2008 AFP (Pierre Andrieu)
Le Premier secrétaire du PS François Hollande lors de l'université d'été du parti à La Rochelle, le 30 août 2008

La bataille pour le leadership du parti s'est intensifiée en coulisse à dix semaines du congrès de Reims, samedi au deuxième jour de l'université d'été du PS à La Rochelle, où les militants discutaient calmement environnement, culture et code du travail.

Quelque 4.000 militants participent aux multiples "ateliers": "ils sont tous pleins à craquer, il n'y a même pas de place pour y entrer", se réjouit la députée de Paris, Annick Lepetit.

Mais l'intérêt pour "le fond" des débats ne cache pas l'inquiétude sur l'état du parti. "Le Parti socialiste est divisé, souvent aphone", le "climat n'est pas bon", "les militants sont désespérés, déboussolés, souvent en colère", résume l'ancien Premier ministre, Laurent Fabius.

La fébrilité règne parfois dans les coulisses où se nouent et se dénouent les alliances en vue du congrès qui doit désigner le successeur de François Hollande, alors que n'émerge pour l'heure aucun leader naturel et consensuel.

La maire de Lille Martine Aubry lors de l'université d'été du Parti socialiste, le 30 août 2008 à La Rochelle
© 2008 AFP (Jean-Pierre Muller)
La maire de Lille Martine Aubry lors de l'université d'été du Parti socialiste, le 30 août 2008 à La Rochelle

Si Ségolène Royal, candidate au poste de premier secrétaire, a tenu le haut du pavé vendredi, en lançant un appel aux socialistes - "aimez-vous les uns les autres ou disparaissez!" - samedi c'était au tour de Martine Aubry de tenir la vedette.

Non encore candidate officielle, le maire de Lille voit s'ébaucher autour de son nom une alliance allant des fabiusiens aux strauss-kahniens et à Arnaud Montebourg.

"Il faut un chef d'équipe qui a une épaisseur", et "Martine, si elle accepte et si le collectif le décide, peut jouer ce rôle", a affirmé M. Fabius à la presse.

L'alliance a pris forme dans la matinée lors d'une rencontre - empreinte d'"une vraie émotion", selon M. Fabius- où se sont retrouvés l'ancien premier ministre, le maire de Lille, le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis et Benoît Hamon (gauche du parti).

Le maire de Paris Bertrand Delanoë à l'université d'été du PS à La Rochelle, le 30 août 2008
© 2008 AFP (Jean-Pierre Muller)
Le maire de Paris Bertrand Delanoë à l'université d'été du PS à La Rochelle, le 30 août 2008

L'alliance autour de Mme Aubry dessert les intérêts du strauss-kahnien Pierre Moscovici qui affiche toujours sa "détermination totale" à être le leader de cette coalition avec l'argument-massue que, lui, n'est pas présidentiable pour 2102.

Elisabeth Guigou a renouvelé son soutien à Bertrand Delanoë. Durée: 31s
© 2008 AFP
Elisabeth Guigou a renouvelé son soutien à Bertrand Delanoë. Durée: 31s

Mais, rétorque Jean-Christophe Cambadélis, "il n'y a pas de candidat tant qu'il n'y pas un contrat commun".

"La semaine qui vient va être décisive", souligne le fabiusien Claude Bartolone, alors que le temps presse à l'approche de la date-limite du 23 septembre pour le dépôt des motions que voteront les militants.

Délaissé par l'état-major strauss-kahnien, le député du Doubs a été soutenu en fin de journée par deux barons du PS: le maire de Lyon, Gérard Collomb, et le patron des socialistes des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini.

"Nous ne sommes pas au moment de la désignation du présidentiable, mais du premier secrétaire. Pour nous, c'est Pierre Moscovici et nous souhaitons aller vers un large rassemblement qui commence par nos deux contributions (pour le congrès, ndlr) et qui puisse inclure Martine Aubry", a déclaré Gérard Collomb.

De son côté, Bertrand Delanoë, personnalité préférée des Français de gauche et des sympathisants PS pour prendre la tête du parti, selon les sondages, a participé assidûment aux ateliers- à l'inverse de Ségolène Royal qui a déserté les lieux vendredi soir.

Au même moment, le maire de Paris mettait en garde contre la transformation du PS en "un parti de supporteurs, un fan club", une critique à peine voilée de sa concurrente.

Dans un vibrant plaidoyer pour l'écologie, le maire de Paris, qui a déjà annoncé sa candidature, a affirmé que "désormais, pour être socialiste, nous devons être écologistes".

Quant à François Hollande, il aura la vedette dimanche avec son discours de clôture de cette 15e édition de l'université d'été du PS, la dernière à laquelle il participe comme premier secrétaire.

D'ici au congrès de Reims, ceux qui rêvent de reprendre la présidence de la France en 2012, vont nous donner bien des spectacles digne du théatre de Maivaux et des marivaudages ! Le grand cirque en quelques sorte !


Suite et fin clownesque !

"Merci", "à demain" : ému, François Hollande clôture l'université d'été du PS

 

 

Discours de François Hollande le 31 août 2008 en clotûre de l'université d'été à La Rochelle
© 2008 AFP (Pierre Andrieu)
Discours de François Hollande le 31 août 2008 en clotûre de l'université d'été à La Rochelle

François Hollande a clôturé l'université d'été du PS, la dernière à laquelle il participait en tant que patron du PS, sur une note émouvante en disant "merci" et "à demain" à ses militants qui l'ont ovationné longuement, debouts.

"Il me reste à vous dire deux mots: merci du fond du coeur pour avoir fait que le Parti socialiste est là" et "à demain pour le combat et l'offensive au service des Français", a affirmé, très ému, le premier secrétaire qui va passer le témoin dans dix semaines au Congrès de Reims.

Plusieurs milliers de socialistes l'ont acclamé debouts, scandant "tous ensemble, tous ensemble, socialistes". Au premier rang, l'applaudissaient aussi les anciens premiers ministres Pierre Mauroy et Michel Rocard, ainsi que Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Pierre Moscovici, prétendants déclarés ou potentiels à sa succession.

A 54 ans, le député de Corrèze n'entend pas jeter l'éponge: "je ne fais pas mon discours d'adieu, vous me reverrez, je ne pars pas. Je change seulement de rôle", a-t-il dit.

Alors que la crise pour le leadership secoue le PS, M. Hollande a prévenu du risque d"'ingouvernabilité" du parti, qui est "la principale menace". "Il faut que ce parti soit dirigé, il faut un pôle central, on ne peut pas être dans la dispersion, la fragmentation, dans l'émiettement".

Il s'est dit toutefois "pas inquiet" mais "confiant" dans la capacité des militants à sortir le parti de l'ornière au congrès, car "ce sont les militants qui vont décider par leur vote, ce sont eux qui vont faire le choix en liberté et en responsabilité".

François Hollande à l'issue de son discours prononcé le 31 août 2008 en clotûre de l'université d'été à La Rochelle
© 2008 AFP (Jean-Pierre Muller)
François Hollande à l'issue de son discours prononcé le 31 août 2008 en clotûre de l'université d'été à La Rochelle

"Ils refuseront les combinaisons, les artifices, les confusions", a-t-il dit en estimant que le PS manquait de "cohésion et de cohérence" et en mettant en garde contre "l"hyperpersonnalisation".

Il a dénoncé, par ailleurs, la politique de Nicolas Sarkozy: "un an après son élection, la France est déclassée, divisée, désespérée".

Le PS, selon lui, doit "démontrer la pertinence de ses propositions pour sortir de cette crise", a-t-il dit en égrenant une série de mesures à la fois économiques pour encourager l'investissement et sociales pour "donner du pouvoir d'achat aux Français" notamment par la hausse de la prime pour l'emploi et le chèque transport.

Selon lui, "la droite est unie comme elle ne l'a jamais été sous la Ve République", et en face "nous devons prendre la mesure de nos responsabilités".

Le PS est "la seule alternative", a-t-il dit en préconisant "le rassemblement de la gauche". Il a annoncé que "le groupe de liaison" de la gauche se réunira le 3 septembre. Quant au Nouveau parti anticapitaliste d'Olivier Besancenot, il "n'offre aucun débouché à la contestation", selon lui.

Critiquant la politique internationale du président de la République, "fondée sur le coup d'éclat permanent et la mise en scène personnelle", et sa "diplomatie brouillonne", M. Hollande a posé des conditions pour voter le 22 septembre au Parlement la prolongation de l'intervention française en Afghanistan. Il a réclamé notamment la redéfinition des objectifs de la force internationale et un calendrier.

Face à la crise économique et financière, il a plaidé pour un nouveau Bretton Woods (accords sur la réforme du système monétaire en 1944).

Il a enfin apporté son soutien au candidat démocrate américain: "Nous ferons tout pour la victoire de Barak Obama", a-t-il lancé sous de vifs applaudissements des militants socialistes.

 Ce n'est pas sur que cela impressionne les électeurs américains !

Jean-Luc Mélenchon :
«Le PS a travaillé pour rien»

Il préfère «le festival on». Autrement dit le travail politique de fond, objectif idéaliste affiché par l'université d'été du PS à La Rochelle. Chassé-croisé parfois curieux entre les ténors socialistes pendant trois jours, tractations plus ou moins discrètes, coups médiatiques… Jean-Luc Mélenchon n'a pas du tout apprécié ce qu'il appelle «le festival off» d'un PS dont «les Français ne comprennent rien» aux gesticulations».
Malgré un ultime appel à l'unité de François Hollande, l'université d'été du PS s'est achevé dimanche en laissant l'image d'une grande confusion, marquée par une guerre des chefs qui semble destinée à durer.
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27 août 2008 3 27 /08 /août /2008 11:26
Afghanistan: quatre soldats exécutés lors de l'embuscade?
Samuel Laurent (lefigaro.fr) avec Le Canard Enchaîné
27/08/2008 | Mise à jour : 11:36 |
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Crédits photo : AFP

Selon le Canard Enchaîné, quatre soldats français auraient été faits prisonniers et exécutés par les talibans lors de l'embuscade qui a coûté la vie à 10 militaires, le 18 août dernier.

A nouveau, la version officielle de l'embuscade qui a coûté la vie à dix militaires français en Afghanistan le 18 août dernier est mise en doute. Le Canard Enchaîné affirme dans son édition de mercredi que, lors de ce combat, quatre soldats auraient été capturés par les talibans et exécutés.

Claude Angeli, rédacteur en chef de l'hebdomadaire satirique et spécialiste des questions de défense, donne cette information sans conditionnel, mais sans citer ses sources. Pourtant, si elle est exacte, cette version des faits diffère sensiblement de celle donnée par le ministère de la Défense, qui n'a jamais fait mention de soldats capturés ou exécutés.

Le Canard est le premier journal français a évoquer cette information, qui avait déjà été donnée par plusieurs médias anglo-saxons. Le quotidien britannique The Independent avait déjà parlé de cette exécution dans on édition du 20 août, citant «des sources militaires», de même que le Guardian, qui tenait l'information d'officiels afghans. Le ministère de la Défense avait démenti à l'époque. Invité d'Europe 1 mardi soir, Hervé Morin a une nouvelle fois nié que des soldats aient été exécutés.

Autres informations données par l'hebdomadaire satirique : la colonne de soldats afghans qui accompagnait les troupes françaises aurait «pris la fuite dès l'ouverture du feu», laissant les hommes du 8e RPIMA seuls face aux insurgés.

 

Un interprète disparu

 

Surtout, explique Le Canard Enchaîné, «quelques heures avant le départ de en opération […] l'interprète qui devait accompagner cette petite troupe avait disparu» avant le départ de la colonne. «Le simple bon sens aurait dû conduire ses chefs à craindre qu'il n'ait alerté les insurgés», écrit Claude Angeli.

Toujours selon ses sources, les hélicoptères Caracal qui auraient pu mener une opération de reconnaissance en avant de la colonne étaient indisponibles car «affectés à la protection du président afghan Karzaï».

Enfin, Le Canard Enchaîné publie des extraits d'un rapport du lieutenant-colonel Benoît Desmeulles, responsable d'une unité OMLT (instructeurs insérés dans des unités de l'armée nationale afghane), daté de mai dernier, qui pointe la recrudescence d'activité talibane dans le secteur, où «les incidents se sont multipliés sous toutes les formes possibles». L'instructeur note également la «situation tendue des effectifs» et le manque de formation des troupes à ce type de conflit


Afghanistan. Quatre de nos paras ont-ils été « exécutés » ?

Polémique sur l'embuscade meurtrière.

LaDepeche.fr | 28 Août 2008 | 08h26
La présence militaire française en Afghanistan pourrait être «redéfinie». Photo AFP.
La présence militaire française en Afghanistan pourrait être «redéfinie». Photo AFP.

La polémique sur les circonstances exactes de l'embuscade qui a coûté la vie à dix soldats français dont huit paras du 8e RPIMa de Castres en Afghanistan a rebondi hier avec un article du « Canard Enchaîné » selon lequel quatre des militaires tués auraient été « faits prisonniers et exécutés par les insurgés » au début de l'attaque. Une description des faits qui paraît souligner que le guet-apens avait été soigneusement préparé, les agresseurs ayant bénéficié de renseignements précis (la trahison d'un interprète est évoquée) sur une opération qui n'aurait peut-être pas été entourée de toutes les mesures de précaution requises.

Le ministre de la Défense, Hervé Morin, et l'état-major ont démenti cette affirmation, déjà rapportée par des médias anglo-saxons. Et le porte-parole du gouvernement Luc Chatel s'est refusé à la sortie du Conseil des ministres à tout commentaire : « Une procédure d'enquête est en cours, et ce qu'on appelle le retour d'expérience nous permettra d'y voir plus clair ».

Au reste, la situation en Afghanistan a été abordée au Conseil par le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner et par le Premier ministre. François Fillon a demandé et obtenu l'autorisation du Conseil d'y prolonger la présence militaire française. Un débat, suivi d'un vote, est prévu, rappelons-le, le 22 septembre au Parlement, réuni en session extraordinaire, sur la présence militaire française en Afghanistan.

Villepin suggère le retrait

Pour sa part, l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a estimé hier que l'intervention en Afghanistan comportait « un risque d'enlisement » et qu'il fallait donc y « intégrer une stratégie de retrait ». Et critiquant l'option du tout militaire, il a appelé à « ne pas céder à la tentation idéologique, qui a été celle des Américains en Irak et en Afghanistan, de guerre au terrorisme qui n'a aucun sens ».

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22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 12:07

La France doit retirer ses troupes d'Afghanistan

Les obsèques nationales, présidées par M. Sarkozy, des parachutistes français morts en Afghanistan ne sauraient valoir approbation de la mission qu'il leur a confiée. Il est nécessaire de s'interroger sur les raisons de cette guerre et sur sa légitimité. Il est nécessaire de sortir d'un engagement auquel le président de la République n'aurait pas dû souscrire, seul, au nom de la France.

Dix soldats français sont tombés au champ d'honneur, le 18 août en Afghanistan. Cette nouvelle glace le sang, car nous, Français, sommes tous responsables de leur mort. Ils avaient accepté de prendre le risque ultime lorsque, en notre nom collectif, le président de la République les avaient envoyés en mission. Ils pensaient nous défendre face à un danger, certes lointain, mais bien réel. Ils pensaient servir notre patrie.

Or, nous savons tous qu'il n'en est rien. Nicolas Sarkozy lui-même admettait lors de sa campagne électorale que la présence française en Afghanistan n'était pas essentielle pour nos intérêts. Pourtant, une fois élu, il a pris la décision, contre l'avis de l'état-major interarmes et contre celui de la majorité des Français, d'envoyer 700 hommes supplémentaires sur ce front. C'est une lourde responsabilité.

Aucune analyse nouvelle ne motive ce revirement. Le président Sarkozy a toutefois considéré que s'il n'y a aucun intérêt vital pour la France à combattre en Afghanistan, il y en a un à développer l'OTAN. C'est pour faire vivre l'Alliance que nos concitoyens sont morts.

Une guerre illégale

Pour comprendre les enjeux de ce conflit et le rôle de l'OTAN, souvenons-nous des événements précédents. En janvier 2001, le président George W. Bush entre à la Maison-Blanche. Le vice-président Dick Cheney consacre toute son énergie à la mise en place du Groupe de développement de la politique énergétique nationale (NEPD), dont il préside les débats à huis-clos.
Il y est décidé d'exclure autant que faire ce peut la Russie et l'Iran de l'exploitation des hydrocarbures de la Mer Caspienne. À cette fin, un premier pipe-line transportera le pétrole jusqu'à la Méditerranée via la Géorgie (le « BTC ») et un second jusqu'à l'Océan indien via l'Afghanistan.

Au printemps 2001, l'Allemagne, en tant que présidente du Groupe de suivi de l'Afghanistan, organise des négociations multipartites à Berlin. Outre l'Émirat taliban non reconnu par la communauté internationale, les États-Unis, le Royaume-Uni, la Russie et le Pakistan y sont conviés. Autour de la table, on discute de l'avenir du pays, mais dans les couloirs
on ne parle que du pipe-line que souhaite construire la firme californienne Unocal. En définitive, selon le rapport du négociateur pakistanais Naiz Naik, les Anglo-Saxons, furieux de l'intransigeance talibane, mettent fin à la réunion et annoncent que ce sera la guerre.

En août 2001, l'OTAN achemine 40 000 hommes en Égypte, tandis que la marine britannique se déploie en mer d'Oman.
Le 9 septembre, le leader du Front islamique (pro-russe) [1], Shah Massoud, est assassiné, de sorte que Moscou n'ait pas de relais locaux pour s'opposer à l'invasion anglo-saxonne.

Le 11 septembre des attentats spectaculaires frappent New York et Washington. L'administration Bush les attribue à Oussama Ben Laden, lequel vit dans l'émirat taliban. Ils exigent qu'il leur soit livré pour être jugé, ce que Kaboul accepte de faire. Mais il est trop tard,
l'armada états-unienne, positionnée sur zone depuis août, est déjà en mouvement. Les ambassadeurs états-unien et britannique à l'ONU remettent chacun une lettre au président du Conseil de sécurité pour évoquer la légitime défense. Le secrétaire d'État Colin Powell, assure que les preuves de la responsabilité afghane dans les attentats seront présentées incessamment sous peu au Conseil de sécurité. Elle ne viendront jamais.

Étrangement, les États-Unis qui ont invoqué la clause 5 du Traité de l'Atlantique Nord pour mobiliser leurs alliés contre les terroristes dont ils se disent victimes, n'associent que le Royaume-Uni (puis l'Australie) à leur expédition militaire. Mais c'est bien ainsi qu'elle était planifiée avant le 11 septembre. Des groupes locaux sont enrôlés comme mercenaires pour mener les combats au sol, les Anglo-Saxons se limitant à leur fournir un appui aérien, puis liquidant sous un tapis de bombes les poches de résistance.

Après la déroute des talibans, Washington installe des institutions fantoches présidées par Hamid Karzaï (ressortissant états-unien, ex-agent de la CIA devenu cadre d'Unilocal en charge de la construction du pipe-line). La communauté internationale prend acte du fait accompli, tandis que la Russie, qui n'a toujours pas digéré l'agression de l'OTAN contre le Kosovo, avale cette nouvelle couleuvre. Toutefois, prenant date avec l'Histoire, le président Poutine observe que la légitime défense n'est pas établie et que l'invasion de l'Afghanistan est illégale.
L'engrenage

Une coalition de pays se porte volontaire, lors de la conférence de Bonn sur la reconstruction, pour assurer la sécurité en Afghanistan d'abord en lien avec l'Autorité de transition, puis avec les nouvelles institutions dans le cadre de l'ONU. Tous les volontaires sont des satellites des États-Unis qui adoptent les thèses de Washington. La Russie et ses alliés, qui dénoncent une grave violation du droit international, refusent d'envoyer des hommes.

Progressivement, il s'avère que la population afghane, même opposée aux talibans, n'approuve ni le gouvernement Karzai --dont l'oeuvre se limite à avoir fait du pays le premier producteur mondial de pavot--, ni la présence anglo-saxonne. En août 2003, face à l'instabilité grandissante, Washington (qui concentre alors son effort en Irak) souhaite que l'OTAN prenne le commandement de la Coalition des volontaires et lance une offensive contre-insurrectionnelle.
Il ne s'agit plus de lutter contre le régime taliban, mais contre la population afghane.

Certains des États volontaires, dont la France, se sentant piégés, tentent de s'en tenir au mandat de l'ONU visant à sécuriser le pays et à le reconstruire. À l'inverse de son prédécesseur, le choix de Nicolas Sarkozy aura été de faire basculer la mission des forces françaises du mandat onusien initial vers la stratégie atlantiste de contre-inusurrection.
De facto, les forces françaises se retrouvent supplétives des états-uniennes dans une guerre coloniale. Ce n'est pas pour cela que nos soldats se sont rangés sous notre drapeau.

Les forces US étant déjà surdéployées en Irak, l'OTAN ne peut augmenter ses troupes en Afghanistan qu'en mobilisant des contingents alliés. Washington espère d'abord une aide canadienne, mais le rapport Manley met en garde Ottawa : le fardeau est trop lourd et ne doit être accepté que si un autre membre de l'OTAN en partage le poids. Washington sollicite alors Paris qui prend le temps de la réflexion. En France, rien ou presque ne filtre dans la presse des analyses en cours à l'Élysée et rue Saint-Dominique, tandis qu'au Canada, le Premier ministre Stephen Harper et les leaders politiques les plus en vue rapportent leurs contacts avec le président Sarkozy et donnent des détails sur ce que sera l'engagement français. En définitive, celui-ci est annoncé par Condoleezza Rice lors d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre britannique aux Chequers. La nouvelle est confirmée par Nicolas Sarkozy, non pas au peuple français ou à ses représentants, mais aux députés britanniques lors de son discours de Westminster.

La mise des troupes françaises au service du projet colonial anglo-saxon et leur renforcement préfigurent la réintégration de la France dans le commandement intégré de l'OTAN, prévue pour avril 2009. Le président Sarkozy a souhaité qu'elle aille le plus loin possible. C'est l'obstination du général Bruno Cuche, chef d'état-major de l'armée de terre, qui y a posé une limite, empêchant notamment le déploiement des chars Leclerc. On sait que celui-ci a refusé de se couvrir du même déshonneur que Nicolas Sarkozy et qu'il lui a présenté sa démission lorsque l'occasion s'est présentée.

Nous ignorons quelles menaces ou quelles gratifications les États-Unis ont promis au Canada et à la France pour les convaincre d'envoyer des troupes pour le seul bénéfice de l'Oncle Sam.
Par contre, nous observons que les décisions de Stephen Harper et de Nicolas Sarkozy correspondent à la réintroduction par le département d'État US du pétrolier franco-canadien Total en Irak. Un accord a été signé entre Chevron (la société dont Condoleezza Rice était administratrice) et Total (dont le Canadien de Neuilly-sur-Seine Paul Desmarais, mécène des campagnes électorales d'Harper et de Sarkozy, est l'actionnaire de référence).

Ceci étant posé, nous devons songer à nos soldats morts.
Ils ont fait leur devoir. Le nôtre, c'est d'éviter que d'autres jeunes gens ne soient sacrifiés comme eux à des intérêts étrangers ou privés. La France doit immédiatement retirer toutes ses troupes d'Afghanistan.

par Réseau Voltaire

La «guerre contre le terrorisme» ne sert à rien
Laurent Suply (lefigaro.fr) avec AFP
29/07/2008 | Mise à jour : 16:52 |
Commentaires 73
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Un groupe de réflexion a mis en évidence que la solution militaire est inefficace contre la plupart des groupes terroristes. Pour battre al-Qaida, il préconise une nouvelle stratégie basée sur le renseignement et la police, et de changer de vocabulaire.

Une autopsie du terrorisme pour trouver la stratégie susceptible de vaincre al-Qaida. C'est à cet exercice statistique que s'est livré la RAND Corporation, un groupe de réflexion américain qui travaille régulièrement pour le Pentagone. Pour tenter de comprendre le destin des groupes terroristes, les chercheurs ont compilé des données sur 648 groupes recensés à travers le monde entre 1968 et 2006.

Ils ont distingué chaque groupe en fonction de ses effectifs, ses buts, ses revenus financiers, du régime politique de son territoire d'implantation, de son orientation (religieux ou politique) et de ses buts. Ils ont ensuite passé au crible leurs destins. Sur les 648 groupes étudiés, 244 sont toujours actifs, et 136 se sont fragmentés ou ont fusionné avec d'autres groupes.

 

Les groupes religieux plus tenaces

 

Et parmi ceux qui ont effectivement cessé d'utiliser le terrorisme, les statistiques parlent d'elles-mêmes. La « bonne nouvelle » est que seuls 27 groupes (10%) ont cessé leurs activités après avoir rempli leurs objectifs, par exemple le FLN algérien. 114 (43%) ont déposé les armes suite à un accord politique avec l'Etat. Quant à ceux qui ont été réellement vaincu, 107 (40%) l'ont été par des moyens policiers et juridiques, les principaux étant le renseignement humain, l'infiltration des cellules, l'arrestation des leaders et le développement de la législation antiterroriste. Et 20 groupes seulement ont été écrasés sur le champ de bataille, par des moyens militaires, soit un pourcentage de 7%.

L'objectif du rapport étant d'évaluer les bonnes pratiques pour défaire al-Qaida, les historiques des mouvements similaires ont été spécialement étudiés. Mauvaise nouvelle : les groupes d'inspiration religieuse sont bien plus résistants que ceux qui ont une vocation politique. Depuis 1968, 62% des groupes terroristes ont cessé de nuire. Sur la même période, ce pourcentage tombe à 32% si l'on ne compte que les groupes religieux.

L'étude exclut d'office la solution politique pour al-Qaida, dont le but avoué est de renverser les gouvernements du Maghreb, du Proche et du Moyen Orient, pour unir le monde musulman sous une même bannière. La RAND Corporation estime que la probabilité d'un succès d'al-Qaida est proche de zéro, mais les statistiques montrent que les chances de parvenir à un accord politique sont d'autant plus faibles que les objectifs d'un groupe sont larges et ambitieux.

Quant à la solution militaire, à l'œuvre actuellement, l'étude conclut qu' « il n'y a aucun solution au terrorisme sur le champ de bataille ». Et d'ajouter que la force brute a souvent « l'effet inverse » en attisant l'hostilité des populations, fournissant ainsi un réservoir de recrue aux terroristes. Le groupe note une augmentation des actions d'al-Qaida dans un rayon plus large, et juge que la stratégie américaine de « guerre contre le terrorisme » n'a pas réussi à affaiblir la nébuleuse terroriste.

 

Une armée présente mais discrète

 

Quelle stratégie adopter alors ? L'étude préconise un combat sur deux fronts. D'abord, mettre l'accent sur la solution policière contre al-Qaida dans le monde, en augmentant les budgets de la CIA et du FBI. Objectif : cibler les principaux « nœuds » du réseau al-Qaida, qu'il s'agisse de points de décision, de communication ou de financement. Cela implique également de mettre hors d'état de nuire les chefs des réseaux, avec les règles qui s'imposent dans un état de droit. Le rapport cite notamment un membre de l'Unité de Coordination de la Lutte Antiterroriste française, qui fait part d'une tactique citée en exemple : concentrer les efforts de polices sur des délits annexes tels que le trafic de drogue, plus facile à prouver devant un tribunal, pour mettre les suspects « à l'ombre » sans attendre qu'ils aient commis un attentat.

Ensuite, l'étude ne plaide pas pour un désengagement militaire total, en particulier pour la situation particulière de l'Irak, où al-Qaida participe à une insurrection armée globale. L'histoire montre que la solution militaire est plus efficace contre les larges groupes de terroristes insurgés (19%) que contre les groupes terroristes en général (7%). Dans ces zones, la présence militaire est « nécessaire », mais le rapport souligne qu'il ne doit pas nécessairement s'agit d'une présence américaine. Les forces locales y auraient une plus grande légitimité, et une meilleure compréhension. Il faudrait donc, selon cette étude, que les Etats-Unis cantonnent leur rôle militaire en Irak à de la formation ou de l'armement.

La RAND Corporation suggère quelques pistes idéologiques. Par exemple, le groupe estime que les fatwas émises par le Conseil des Oulemas en Afghanistan clamant que les kamikazes n'auraient ni vierges, ni vie éternelle, ont été bien plus efficaces que les tonnes de tracts de propagande largués par l'aviation américaine.

Autre changement symbolique mais crucial : troquer la « War on Terror » (guerre contre le terrorisme), qui laisse croire à une solution purement militaire, contre le plus classique « counterterrorism » (antiterrorisme). De même, il s'agit de ne plus faire passer Ben Laden et consorts pour des guerriers engagés dans une guerre sainte mais pour de simples criminel

 

 

lundi 25 août 2008

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20 août 2008 3 20 /08 /août /2008 15:46

Manque  d'hélicos de combat Tigre et que 2 hélicos de transport Cougar...! Par contre un AC 130 Hercules Spectre du type Gunship US à saturé la zone de ses tirs, un déluge de de feu pendant quelques minutes...!

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2008/08/20/les-soldats-blesses-racontent-l-embuscade-les-combats-les-erreurs_1085788_3216.html#ens_id=1049814


Le président Nicolas Sarkozy rencontre des soldats Français à Kaboul le 20 août 2008.Le président français Nicolas Sarkozy discute avec des soldats du 8ème RPIMA à Kaboul le 20 août 2008.Onze des 21 soldats français blessés en Afghanistan sont arrivés mercredi à l'aéroport d'Orly. Durée: 0mn46Les forces françaises en présence en Afghanistan.Un AC-130 de face AC 130 Spectre "GUNSHIP" a t'il été employé guidé par les drones Prédator , et l' A10 !
 

C'est même une première, en Afghanistan. Les nouveaux systèmes de données qu'il embarque ont permis au Predator de réaliser en plein vol des liaisons d'images vidéo transmises à l'AC-130 pour que, dans la foulée, la "canonnière volante" matraque les combattants au sol sur la foi des informations qu'elle venait de recevoir. La CIA est allée plus loin encore : elle a armé un drone, en lui adjoignant ­ du jamais-vu à ce jour ! ­ deux missiles antichar Hellfire tirés ainsi à distance et sans risques pour ses servants sur des cibles mobiles. Voilà donc le drone de combat. En quelques années, on est passé du robot-espion UAV (Unmanned Aerial Vehicle), relativement classique, au robot de combat UCAV (Unmanned Combat Aerial Vehicle), agissant en toute impunité. A terme, c'est peut-être la fin des "chevaliers du ciel", comme souvent on surnomme les pilotes d'avions de combat. Demain, pourquoi pas, les pilotes auront disparu du ciel. Ils seront derrière leurs consoles, à terre, en tra! in de manipuler frénétiquement leurs ordinateurs et leurs manettes pour s'affronter par robots interposés. Ce sera la guerre "zéro mort", sauf pour les populations soumises à leurs bombardements.

 

L'AC-130 Spectre est un appareil de Close air support de type gunship, destiné à fournir un appui-feu pour des unités engagées au sol. Mis au point pour la guerre du Viêt Nam, il a également servi à La Grenade, au Panama, en Somalie, en Yougoslavie, en Afghanistan et en Irak.

La particularité des avions « gunships » est de tirer avec des canons en sabords, c’est-à-dire des armes dont l'axe de tir est perpendiculaire à l'axe de vol de l'avion. Cette disposition permet :

  • de tourner autour de la cible sans la survoler et donc sans passer au-dessus de ses défenses anti-aériennes rapprochées,
  • d'utiliser en même temps plusieurs armes installées le long du fuselage,
  • de tirer de manière précise et continue puisqu'il suffit de pointer les armes puis de suivre une trajectoire circulaire régulière

Plusieurs « gunships » sont basés sur la cellule du C-130 : les AC-130A/E/H Spectre et l'AC-130U Spooky. Seules les versions H et U sont encore en service.

L'AC-130H Spectre est armé de deux canons M61 Vulcan de 20 mm, d'un canon Bofors L60 de 40 mm et d'un canon court M102 de 105 mm, qui est le canon de plus gros calibre jamais monté sur un avion. Sur l'AC-130U Spooky, les Vulcan sont remplacés par un canon GAU-12/U Equalizer de 25 mm.

Le canon de 40mm Bofors ainsi que le canon rotatif de 25mm des C-130 U vont être remplacés d'ici 2010 par deux Bushmaster II de 30 mm si les tests en cours en 2007 se passent bien.


 Les artilleurs tarbais ont dégagé les paras !

Ce sont des soldats du 35e Régiment d'artillerie parachutiste de Tarbes qui ont dégagé les paras castrais pris dans l'embuscade avec quatre mortiers de 120 mm. « Nos artilleurs ont tiré pas moins de 42 obus explosifs sur les positions des belligérants taliban.

Un véhicule du 35e de l'avant blindé (VAB) avec des soldats chargés de l'observation était dans la colonne qui a été attaquée », rapporte le colonel Pellerin, chef de corps du 35e Régiment d'artillerie parachutiste de Tarbes. « Leur mission est de renseigner les servants des mortiers et de guider leurs tirs. Ils sont restés en place malgré le danger pour voir arriver les premiers coups et les régler. L'un de nos soldats a dû ouvrir le feu avec la mitrailleuse montée sur la tourelle du VAB, m'a rapporté le capitaine Ruyant qui commandait la section ».

Le général Irastorza: un retour d'expérience permettra de déterminer s'il y a eu des "anomalies" en Afghanistan


PARIS - Le général Elrick Irastorza, chef d'état-major de l'armée de Terre, a précisé mercredi soir que le niveau de préparation des soldats français tombés dans une embuscade en Afghanistan correspondait à ce que l'armée était en devoir de leur fournir. Il a également expliqué qu'un "retour d'expérience" sur cet engagement opérationnel permettrait de déterminer s'il y a eu des "anomalies" ou des retards.

 

 

Le président afghan Hamid Karzaï, à gauche, avec le président français Nicolas Sarkozy mercredi, le 20 août 2008. ASSOCIATED PRESS/Rafiq Maqbool

Le président afghan Hamid Karzaï, à gauche, avec le président français Nicolas Sarkozy mercredi, le 20 août 2008. ASSOCIATED PRESS/Rafiq Maqbool

ASSOCIATED PRESS

L'armée avait porté une "attente toute particulière à la préparation de (ses) soldats" et "à ceux-là probablement plus qu'aux autres, et avec un niveau d'exigence que personne ne peut démentir", a affirmé le général Irastorza sur France 2.

"Que ce soit au plan de la condition physique, que ce soit au plan de la préparation morale, que ce soit au plan de la préparation du tir, de l'endurance, etc, le niveau de préparation opérationnelle et le niveau d'équipements correspondaient à ce que nous étions en devoir de leur fournir pour remplir cette mission", a-t-il dit. Dix soldats ont été tués et 21 autres blessés dans un violent accrochage qui a éclaté après une embuscade tendue lundi aux militaires à l'est de Kaboul.

Interrogé sur les propos de certains survivants selon lesquels les soldats ne seraient pas morts au cours des premiers tirs ennemis mais pendant les affrontements qui ont duré plusieurs heures, il a remarqué que "la charge émotionnelle conduit un peu chacun à avoir sa vérité et à rendre de compte de ce qu'il a ressenti et de son vécu".

Lorsqu'il y a un engagement opérationnel, "nous avons des procédures simples", a-t-il soulgné. "Nous suivons d'abord et nous enregistrons tout les comptes rendus qui sont faits au fur et à mesure, donc nous avons une chronologie détaillée de toutes les phases de cet engagement".

"Nous en tirerons à froid tous les enseignements, ce qu'on appelle un retour d'expérience à boucle courte, et ensuite un retour d'expérience un peu plus long, qui nous permettra de déceler s'il y a eu des anomalies, s'il y a eu des retards".

Interrogé sur d'éventuels retards dans l'arrivée des renforts et sur des tirs "amis" dans lesquels des soldats français auraient pu être tués alors que les forces de l'OTAN visaient les talibans, le général Irastorza a déclaré: "dans la chronologie que je viens d'évoquer, dès que le premier incident a été déclenché, la première Section de réaction rapide est partie 25 minutes après. Ensuite il faut le temps qu'elle arrive" et "qu'elle puisse se déployer", "on a fait partir la seconde une heure après et ainsi de suite". "Il est clair que lorsque vous êtes pris sous le feu", "la référence au temps n'est plus la même", a-t-il observé.

A propos de la possibilité d'effectuer un repérage aérien avant d'envoyer les soldats, il a souligné que la mission était "dangereuse". "Mais si à chaque fois que vous sortez de votre base, vous vous faites éclairés par les avions, vous vous faites éclairés par les hélicoptères, il est clair que ce type de mission va rapidement devenir hors de portée", a-t-il estimé.

Dans ce pays, "nous sommes engagés dans une épreuve qui est de longue haleine, dont l'Afghanistan lui-même doit sortir vainqueur", a-t-il dit. "Notre mission essentielle actuellement, c'est de remettre en particulier l'armée afghane en selle et lui permettre de gérer ses problèmes".

"Il est clair que nous devons poursuivre cet effort-là (...) avec prudence, professionnellement et avec conviction".

Révélations : le récit détaillé de l'embuscade en Afghanistan
Isabelle Lasserre
22/08/2008 | Mise à jour : 07:41 |
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Des forces françaises patrouillent mardi dans le secteur de Kapisa.
Des forces françaises patrouillent mardi dans le secteur de Kapisa. Crédits photo : AFP

«Le Figaro» a pu reconstituer la chronologie minute par minute de l'attaque dans laquelle dix militaires français ont péri le 18 août en Afghanistan.

Grâce à des informations obtenues auprès de plusieurs sources très proches du dossier, Le Figaro est en mesure de reconstituer en détail l'embuscade lancée par les insurgés afghans contre une patrouille de reconnaissance, qui a coûté la vie à dix soldats français le 18 août.

Cette chronologie minute par minute invalide les témoignages recueillis à Kaboul auprès de certains soldats blessés, que Le Monde avait publiés dans son édition datée de jeudi. Selon ces premiers témoignages, le nombre élevé de victimes de l'embuscade menée par les talibans contre la patrouille française s'expliquerait en partie par la lenteur de la réaction du commandement et par des ratés dans la coordination. Toujours selon Le Monde, l'unité partie reconnaître à pied le col de Saroubli serait restée quatre heures sous le feu ennemi sans renfort. Elle aurait, de surcroît, manqué de munitions. Quant aux avions de l'Otan venus en renfort, ils auraient manqué leur cible et touché des soldats français.

L'Otan a catégoriquement démenti jeudi les informations faisant état de tirs fratricides, estimant qu'elles étaient «totalement infondées». Quant à la rapidité de réaction, elle n'est pas en doute non plus. De nombreux éléments de renforts ont été envoyés sur place très vite, 25 minutes, pour les premiers, après le début de l'attaque. Mais il leur fallait le temps d'arriver, et de progresser sur un terrain accidenté et peu sûr.

Si l'arrière de la colonne n'a pas pu porter secours aux éléments avancés partis à pied reconnaître le col, ce n'est pas en raison d'une défaillance des troupes françaises, mais parce que les talibans ont coupé la patrouille en deux. Ils ont d'abord attaqué les 22 militaires qui évoluaient à pied sur la crête. Puis ils les ont encerclés et ont immédiatement frappé la section arrière, pour empêcher qu'elle puisse porter secours à l'avant. Les talibans ont aussi délibérément visé l'adjoint du chef de section et le radio, les premiers à être tombés sous les tirs de leurs snipers. Ce qui explique pourquoi les communications ont été coupées. L'embuscade avait été très bien préparée. Les assaillants bénéficiaient manifestement de renseignements d'une grande précision concernant la patrouille française, son itinéraire et le nombre de forces engagées.

Depuis que la France a pris le commandement de la région centre, le 5 août, plusieurs patrouilles avaient effectué des missions de reconnaissance et de renseignement dans le secteur, qui se trouve dans les vallées d'Uzbin et de Tizin. Les talibans se faisaient plutôt rares dans la région. Les forces italiennes, qui avaient précédemment commandé la région, n'avaient pas rencontré de problèmes. Même si, selon plusieurs témoignages, elles ne s'étaient guère aventurées hors de leur camp. Quoi qu'il en soit, en cette mi-août torride, «la situation est calme», rapportaient les militaires sur place. Il y avait bien eu quelques «menaces d'attaques», non suivies d'effet. Jusqu'au 18 août.

Voici le déroulé des faits, tel que nous avons pu le reconstituer :

Le 18 août au matin, deux sections françaises d'élite, du 8e RPIMa et du régiment de marche du Tchad, font route vers la vallée d'Uzbin avec deux sections de l'armée afghane et des éléments des forces spéciales américaines. Ces dernières concentrent leur attention sur la présence des talibans en Afghanistan. Quant aux forces armées afghanes, elles sont formées depuis plusieurs années par des instructeurs français. La zone patrouillée se trouve au nord-est de Surobi, à une cinquantaine de kilomètres de la capitale, Kaboul. Soit environ 45 minutes, par la route.

13 h 30 : Les fantassins du 8e RPIMa partent reconnaître à pied un col qui culmine à 2 000 mètres, sur une route en lacet s'étirant sur 4 à 5 kilomètres. L'ambiance est suffocante, il fait plus de 30 degrés. Les fantassins sont ralentis par la poussière orange qui s'infiltre partout et par la lourdeur de leurs gilets pare-balles.

15 h 30 : La section à pied est attaquée à l'arme légère et au lance-roquettes par des insurgés. Plusieurs militaires sont blessés. Après avoir encerclé l'avant-garde de la section, les talibans, qui sont environ une centaine, attaquent l'arrière de la colonne, avant de l'encercler. Les combats sont intenses. Le régiment de marche du Tchad (RMT) placé en appui, est à son tour encerclé. Le piège s'est refermé.

15 h 52 : La patrouille alerte la base.

15 h 55 : La section de réaction rapide est envoyée en renfort. Elle arrive sur place une heure plus tard.

16 h 30 : Une nouvelle section est envoyée en renfort de la base Tora. Elle est équipée de mortiers de 81 mm.

16 h 50 : Des avions de combat, guidés par les soldats américains au sol, arrivent. Les F 15 s'abstiennent de tirer, par crainte de commettre des dégâts collatéraux, les insurgés et les forces alliées étant trop imbriqués.

17 h 50 : Deux hélicoptères américains tentent d'évacuer les blessés, mais ne peuvent pas se poser. Les tirs sont trop nourris. Toute la zone est à feu et à sang.

17 h 58 : Deux hélicoptères français Caracals décollent vers la zone de combat pour tenter d'apporter un appui aux troupes au sol.

18 h 15 : Les hélicoptères déposent un médecin et dix commandos. Le bataillon français de Kaboul engage trois sections d'infanterie, dont l'une est héliportée à proximité, sur la base Tora.

18 h 25 : Les mortiers de 81 mm arrivés en renfort ouvrent le feu.

Vers 20 heures, les hélicoptères Caracals réussissent à évacuer plusieurs blessés.

Jusqu'à 21 h 30, les insurgés continuent leurs attaques contre la patrouille. Ils sont bien équipés et semblent bénéficier d'énormes réserves de munitions.

À 21 h 30, le feu se calme. Des groupes d'infanterie se dirigent dans la vallée d'Uzbin pour reprendre le contrôle de la zone. Leur travail est compliqué par la tombée de la nuit. Quelques blessés sont évacués.

À partir de 23 heures, des munitions sont acheminées sur les lieux pour aider les forces françaises à répliquer aux insurgés. Les recherches pour retrouver les disparus se poursuivent jusque tard dans la nuit. Mais les hommes peinent. L'obscurité est totale. L'ensemble des corps ne sera retrouvé que le matin.

À 4 heures, le 19 août, un véhicule de transport blindé participant aux évacuations tombe dans un ravin à cause d'un effondrement de terrain. Un soldat français est tué et trois autres sont blessés. L'évacuation des blessés se poursuit toute la nuit.

À 9 heures, les insurgés attaquent à nouveau au mortier les unités françaises. Mais cette fois brièvement et sans faire de blessés.

Pendant toute la durée des combats, les drones de combat Predator de l'Otan ont surveillé les alentours pour prévenir l'arrivée éventuelle de renforts talibans. Deux avions tueurs de chars A 10 Thunderbolt ont ouvert le feu : ils ont tiré 1 340 coups en 30 minutes. Les unités françaises ont aussi bénéficié du soutien rapproché aérien des avions américains, qui ont été guidés par les forces spéciales américaines.

Bilan de l'embuscade : 10 morts français au combat et 21 blessés. Les talibans auraient perdu 39 ou 40 hommes, dont un de leurs chefs. L'armée afghane déplore deux blessés. Un interprète afghan a aussi été tué.

» INTERVIEW - Morin : «Le but des talibans est de faire douter les Européens»



Demain, les invalides, la reconnaissance et les honneurs de la nation, les médailles à titre postume et les pleurs des familles...!
Je présente mes respectueuses condoléances aux familles et amis, en vieux soldat en m'associant aux grandes douleurs, et je  souhaite un prompt rétablissement aux blessés !

Jacques-Daniel "militant"
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20 août 2008 3 20 /08 /août /2008 06:04
provinces basculent
du côté de la rébellion
Adrien Jaulmes
19/08/2008 | Mise à jour : 22:46 |
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Patrouille de soldats français dans Kaboul en mai. Les talibans, de plus en plus audacieux dans leurs actions, sont aujourd'hui aux portes de la capitale.
Patrouille de soldats français dans Kaboul en mai. Les talibans, de plus en plus audacieux dans leurs actions, sont aujourd'hui aux portes de la capitale. Crédits photo : AFP

Les erreurs de la coalition occidentale et l'impéritie de l'administration Karzaï ont poussé les Pachtounes dans les bras des talibans.

On le savait, les spécialistes le savaient, mais personne ne le disait jamais vraiment dans des états-majors de l'Otan. L'Afghanistan est en guerre, les insurgés afghans sont des adversaires sérieux, qui n'opèrent plus seulement dans les lointaines provinces du Sud pachtoune, mais sont maintenant aux portes de Kaboul.

Les insurgés, dont les talibans ne représentent qu'une fraction dominante, ne se sont pas forcément déplacés, même s'ils franchissent régulièrement la non-frontière pakistanaise pour se ravitailler. Les anciens étudiants en religion et leurs alliés n'ont pas repris de terrain en l'occupant. C'est surtout leur idéologie qui a regagné au cours des deux dernières années les clans et les tribus pachtounes des provinces voisines de la capitale : Parwan et Kapissa au nord de la ville, le Laghman et le Loghar à l'est, le Wardak et le Nangarhar au sud ont toutes, petit à petit, basculé du côté de l'insurrection. Les routes sont devenues d'abord dangereuses, puis impraticables. Les insurgés organisant à présent des points de contrôle en plein jour.

Les talibans ont ainsi réussi en quelques années, par un mélange classique de propagande habile et d'intimidation, à se remettre à flot politiquement, en se présentant comme des patriotes afghans luttant contre un envahisseur étranger, thème efficace dans ce pays jaloux de son indépendance. Les bavures de l'aviation de l'Otan, les erreurs et l'impéritie de l'administration de Hamid Karzaï ont fait le reste. Ils disputent à présent les provinces pachtounes du Sud et de l'Est au gouvernement.

Sarobi est le parfait exemple de ce basculement idéologique de provinces entières. Cette région, en majorité pachtoune, est un fief du Hezb-Islami, le parti de Goulbouddine Hekmatyar, l'ancien rival du commandant Massoud. Ce vétéran du djihad contre les Soviétiques n'avait jamais été allié aux talibans. Leur rapprochement s'est effectué après 2001, à la faveur de la nouvelle guerre contre l'Otan. L'est de la province de Kapissa et le district de Sarobi ont ainsi basculé dans l'insurrection.

Les gorges étroites de Sarobi forment un terrain favorable pour les insurgés. C'est par ces défilés étroits et ces vallées encaissées que passe la route Kaboul-Djalalabad, qui continue ensuite, à travers la Khyber Pass, vers Peshawar et le Pakistan. C'est là où les tribus afghanes Gilzaï avaient anéanti une armée britannique pendant sa retraite au cours de l'hiver 1841-1842. Au siècle suivant, les convois soviétiques avaient essuyé des pertes sévères en tentant de maintenir ouvert le passage des défilés. En 2001, au moment de la chute des talibans, trois journalistes avaient été assassinés de sang-froid dans les sombres gorges de Sarobi.

 

Contre-guérilla à l'aveuglette

 

Les insurgés afghans ne sont pas des surhommes mais des combattants sérieux. Qu'ils se battent pour une mauvaise cause n'y change rien. Dans ces combats d'embuscades et de coups de main, à coup de mortiers et de mitrailleuses, la technologie et la puissance de feu dont dispose l'Otan ne font pas toujours la différence. À forces égales, les talibans peuvent avoir le dessus contre une patrouille ou un poste isolé. Comme celui des parachutistes américains dans la vallée de la Pech, dans la province de Kunar, qui ont failli succomber à une attaque surprise, à l'aube, de leur petit poste, le mois dernier. Ou comme la patrouille française qui vient de tomber dans une embuscade meurtrière. Comme à l'époque de Kipling, l'«arithmétique sur la frontière», met souvent à égalité le coûteux combattant occidental surentraîné et suréquipé et le taliban avec sa kalachnikov à 100 dollars.

Pour faire face aux insurgés, l'Otan a placé beaucoup d'espoirs dans la nouvelle armée afghane, recréée en 2002. Mais ses bataillons ont été recrutés comme ceux d'une armée nationale, mélangeant dans chaque unité toutes les ethnies afghanes, Pachtounes et Hazaras, Ouzbeks et Tadjiks. Ce système, parfait sur le papier, contribue à casser les qualités traditionnelles des combattants afghans, qui reposent beaucoup sur leurs appartenances tribales.

 

Rusticité et endurance

 

Pour des raisons pratiques, cette armée a été entraînée et équipée comme une armée régulière occidentale, gourmande en matériel et en soutien logistique. Les qualités de rusticité et d'endurance des moudjahidins, ont elles aussi été perdues au profit d'une modernité factice. Pas de cohésion dans cette armée, si ce n'est celle de l'argent, et ses quelques bonnes unités sont noyées dans un système souvent corrompu, et rarement efficace.

Ainsi, au lieu de mener contre les talibans une guerre de commandos, de tendre des embuscades la nuit à leurs colonnes, l'Otan et ses alliés afghans font de la contre-guérilla à l'aveuglette, à coups de bombes de précision et de convois blindés, dépendant des routes et de l'air pour leur ravitaillement. Les statistiques compilées par les états-majors de l'Otan dans des bases climatisées, installées d'ailleurs à l'emplacement même des cantonnements britanniques de 1840 à Kaboul, ou des bases russes de Kandahar ou de Bagram, annoncent la victoire prochaine de l'Otan contre les «terroristes». La réalité sur le terrain pourrait un jour leur donner un démenti.

» INTERVIEW - Balencie : «L'insurrection a changé d'échelle»

» Les 70 000 soldats occidentaux à la peine face aux


Je publie cet article du Figaro, pour essayerde faire comprendre le théatre d'opération Afgan !

J D D
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19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 13:17

Des soldats français de la force de l'Otan en Afghanistan (Isaf) photographiés à 30 km au nord de Kaboul le 21 mai 2008

Dix soldats français tués dans des combats à 50 km de Kaboul, une base américaine attaquée pour la seconde journée consécutive dans l'est du pays: les insurgés multiplient les attaques d'envergure à travers l'Afghanistan, en dépit de la présence de 70.000 soldats étrangers.

L'annonce de l'envoi de renforts français dans l'est de l'Afghanistan, où les talibans sont de plus en plus présents, avait fait craindre une augmentation des pertes dans le pays.

Mais les insurgés ont frappé à moins d'une heure de route de la capitale, qui paraît de plus en plus menacée.

Les soldats français ont péri lors d'affrontements déclenchés par une "embuscade tendue par les talibans", qui ont débuté lundi et se sont poursuivis tout au long de la nuit de lundi à mardi. Les combats ont fait 10 morts et 21 blessés, a annoncé dans un communiqué le président français Nicolas Sarkozy qui va se rendre mardi soir en Afghanistan.

"Ma détermination est intacte. La France est résolue à poursuivre la lutte contre le terrorisme, pour la démocratie et la liberté. La cause est juste, c'est l'honneur de la France et de ses armées de la défendre", a-t-il ajouté. Il s'agit de la journée la plus meurtrière pour l'armée française depuis l'attentat contre le Drakkar, à Beyrouth en 1983, au cours duquel 58 parachutistes avaient été tués, selon des sources militaires françaises.

Quelque 176 soldats étrangers sont morts en Afghanistan depuis le début de l'année, selon un décompte de l'AFP basé sur les communiqués militaires.

Un porte-parole des talibans a affirmé que les insurgés avaient infligé "de lourdes pertes" aux forces de l'Otan.

"Ce matin, nous avons tendu une embuscade aux troupes de l'Otan dans le district de Saroubi, à l'aide de mines et de roquettes. Nous avons détruit cinq véhicules et infligé de lourdes pertes", a déclaré à l'AFP Zabihullah Mujahed, qui a reconnu la mort de cinq talibans.

Le porte-parole du ministère de la Défense, le général Mohammad Zahir Azimi, a affirmé que 13 insurgés, parmi lesquels un Pakistanais, avaient été tués dans les combats de Saroubi.

La présence inédite de talibans dans ce district témoigne de leur tentative progressive d'encercler la capitale et de multiplier les opérations dans ses environs.

Lundi, les cérémonies de la fête de l'indépendance ont été réduites au strict minimum à Kaboul, sillonnée par plus de 7.000 policiers déployés en hâte, alors que l'armée américaine a fait état de "sérieuses menaces".

Mercredi, trois humanitaires canadiennes et américaine avaient été tuées avec leur chauffeur dans la province de Logar, à moins de 50 km au sud de la capitale.

Carte de localisation des attaques contre des soldats français et contre une base américaine
© 2008 AFP (null)
Carte de localisation des attaques contre des soldats français et contre une base américaine

Depuis le début de l'année, les talibans mènent des opérations de plus en plus spectaculaires dans la capitale, comme l'attentat visant le 14 janvier le luxueux hôtel Serena ou la tentative d'assassinat du président Hamid Karzaï lors d'un défilé militaire le 27 avril.

Dans le même temps, les insurgés ne relâchent pas la pression dans leurs bastions du sud du pays, mais aussi dans l'est frontalier des zones tribales pakistanaises.

Ainsi, des dizaines d'insurgés, dont certains portant des vestes bourrées d'explosifs, ont attaqué mardi matin la base militaire américaine Salerno, à proximité de la ville de Khost (est), à quelque 30 km de la frontière avec le Pakistan, déjà frappée lundi par un attentat suicide des talibans qui a tué 10 civils.

"Quelque 30 talibans ont tenté d'attaquer la base. Nous avons découvert les corps de six personnes portant des vestes bourrées d'explosifs", a déclaré à l'AFP le gouverneur de la province de Khost, Arsala Jamal.

"Deux enfants ont été tués et trois hommes blessés alors qu'ils se trouvaient dans une maison proche de la base. Nous ne savons pas dans quelles circonstances ils ont été atteints", a précisé le service de presse du gouverneur.

Pour sa part, la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) a fait état de sept insurgés tués

"Les forces de l'Isaf ont identifié un groupe d'insurgés se préparant à attaquer la base et ont ouvert le feu contre eux", a indiqué la force dans un communiqué.

Les talibans ont lancé une insurrection meurtrière depuis qu'ils ont été chassés du pouvoir fin 2001 par une coalition emmenée par les Etats-Unis. Les violences ont redoublé d'intensité depuis près de deux ans malgré la présence de 70.000 soldats étrangers.

Dernière mise à jour le: Mardi 19 Août 2008, 13:50

J.B. (lefigaro.fr) Avec AFP et AP
19/08/2008 | Mise à jour : 14:15 |
Commentaires 194
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Une patrouille française près de Kaboul en 2006.
Une patrouille française près de Kaboul en 2006. Crédits photo : AFP

Ils ont été pris dans une embuscade tendue par des talibans, à une cinquantaine de kilomètres de Kaboul. Nicolas Sarkozy est attendu sur place ce soir.

Dix soldats français de la force de l'Otan en Afghanistan ont été tués lundi et mardi lors d'une embuscade tendue par des talibans, à une cinquantaine de kilomètres à l'est de la capitale Kaboul. Vingt-et-un soldats ont été blessés, leur état est «stabilisé» selon le ministère de la Défense. Dans un communiqué, Nicolas Sarkozy évoque «une embuscade d'une extrême violence». Le président français annonce qu'il se rendra en Afghanistan dès mardi soir. «La France vient d'être durement frappée (...) Elle est est résolue à poursuivre la lutte contre le terrorisme, pour la démocratie et la liberté», affirme-t-il dans son communiqué.

Les victimes, tuées au cours d'une mission de reconnaissance conjointe avec l'armée nationale afghane, appartenaient au 8ème Régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMA), basé à Castres (Tarn), au 2ème Régiment étranger de parachutistes, basé à Calvi (Haute-Corse), et au Régiment de marche du Tchad. Les militaires bataillon français appartenaient au commandement régional centre (RCC-Kaboul).

Dans son communiqué, le chef de l'Etat a rendu hommage au «courage de ces hommes qui ont accompli leur devoir jusqu'au sacrifice suprême». «Mes pensées vont d'abord à leurs familles et à leurs proches, auxquels je transmets, au nom de la Nation, mes condoléances. Je dis aux blessés ma sympathie et mon soutien dans cette épreuve. Je partage également la peine de leurs camarades et, au-delà, de tous les militaires français», a-t-il ajouté. Le chef de la diplomatie, Bernard Kouchner, et le ministre de la Défense, Hervé Morin, ont également exprimé leurs condoléances. La France paie «un lourd tribut à la défense de la liberté», a commenté François Fillon.

 

«Importants moyens aériens»

 

Les combats impliquant des militaires français ont débuté lundi et se sont poursuivis tout au long de la nuit de lundi à mardi, avait précisé plus tôt une source proche de l'Élysée. Une source militaire en Afghanistan avait indiqué que des éléments français de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) étaient engagés dans un «incident majeur» avec des insurgés talibans dans le district de Saroubi, mais n'avait pas communiqué de bilan des combats. Une information déjà évoquée par l'état-major français des armées la veille au soir.

Nicolas Sarkozy précise également que «d'importants moyens, aériens notamment, ont été mis en oeuvre avec le soutien des Alliés pour appuyer et dégager» les militaires français.

«Ce matin, nous avons tendu une embuscade aux troupes de l'Otan dans le district de Saroubi, à l'aide de mines et de roquettes. Nous avons détruit cinq véhicules et infligé de lourdes pertes», a par ailleurs déclaré un porte-parole des talibans. «L'Otan a riposté par des frappes aériennes aux cours desquelles cinq talibans et 15 civils ont été tués», a-t-il ajouté. Il n'était pas possible de vérifier ces informations et les bilans donnés par les talibans sont souvent très exagérés. Le porte-parole du ministère de la Défense afghan a affirmé que 13 insurgés, parmi lesquels un Pakistanais, avaient été tués.

 

Le plus meurtrier depuis Bouaké

 

Il s'agit du bilan le plus meurtrier pour l'armée française depuis celui du bombardement de Bouaké en Côte d'Ivoire, en novembre 2004. Ce jour-là, neuf soldats français et un civil américain avaient été tués et trente cinq autres soldats blessés. Ce bombardement par des avions des forces ivoiriennes avait engendré une sévère riposte française puis des émeutes dirigées contres les expatriés français.

Ces pertes sont les premières depuis le renforcement de la présence militaire française en Afghanistan, actuellement de l'ordre de 3.000 hommes, annoncée par Nicolas Sarkozy lors du sommet de l'Otan à Bucarest en avril. Avant ces combats, quatorze militaires français y avaient été tués dans des accidents, opérations ou attentats depuis fin 2001, selon l'état-major français. Quelque 176 soldats étrangers sont morts dans le pays depuis le début de l'année, selon un décompte de l'Agence France-Presse.

La France est engagée depuis 2002 dans la coalition qui a défait les talibans après les attentats du 11 septembre 2001. Une coalition qui réunit sur place des militaires de l'Otan et des soldats américains.

Un numéro vert (0800 74 75 75) a été ouvert pour les familles des militaires présents en Afghanistan.


Coup de gueule contre la politique budgétaire des armées !


Et voilà, il y a quelques jours sur ce blog, je dénonçais le manque de moyens de nos forces en Afganistan !Distribuez des médailles à titre postumes et aux blessés, monsieur le président et monsieur le ministre des armées ! On ne fait pas la guerre des boutons la-bas, des hommes meurent ! Ils manquent de moyens d'appuis feu aériens, de chars légers, d'hélicos et de gilets pare-balles adaptés...!
C'est mon coup de gueule et ce n'est pas fini, j'accuse !
Il ne faut pas une armée de soldats de plombs quand les russes attaquent la Georgie et pourquoi pas l'Europe un jour, quand les talibans, maitres de la guerre subversive, tuent nos soldats qui n'étaient pas des amateurs !
Il faut des hommes et des moyens, vous venez de l'apprendre par le sang versé, les amateurs, c'est vos technocrates , vos politiques et la réduction budgétaire des armées...! Bien sur dans les commentaires, je lis que perdre des hommes, c'est la banalité du métier de soldat, mais je trouve que c'est un devoir national de leur donner toutes les chances d'accomplir les missions dans les conditions les meilleurs !
Je confirme  pour certains, que j'ai toujours des c......s, mais la vie d'un homme au service de la liberté de surcroit, cela se respecte !
Des conneries, voila ce que c'est le livre blanc et votre réforme, rien d'autre !


Les forces françaises en présence en Afghanistan.


Que 2 hélicoptères de transports Cougar ! Il faut des hélicoptères de combats Tigre, la France en a peu, mais Eurocoptère en vend beaucoup ! Cela aurait donné un appui feu aérien et permis à nos soldats de pouvoir décrocher !
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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 11:39
Montréal (11). L'ancienne ministre Françoise Hébrard de Veyrinas est décédée. Elle est morte samedi des suites d'un cancer dans sa maison audoise.

Après Jean Diebold, disparu il y a tout juste un an, la droite toulousaine vient de perdre une autre de ses figures avec le décès de Françoise Hébard de Veyrinas. Elle s'est éteinte dans la journée de samedi, dans sa maison familiale de Montréal dans l'Aude. Agée de 64 ans, Françoise de Veyrinas, née Hubert de Soos, était atteinte depuis des mois d'un cancer, une maladie qu'elle avait déjà combattue, et vaincue, il y a une quinzaine d'années. Ces derniers temps, elle était apparue très affaiblie.

Cette femme de caractère, courageuse pour ses proches ou autoritaire selon ses détracteurs, a longtemps occupé le devant de la scène politique toulousaine. Issue de la famille centriste, militante de l'UDF, elle a occupé pendant 25 ans sans discontinuer, de 1983 à 2008, le poste de première adjointe au Capitole auprès de Dominique Baudis, Philippe Douste-Blazy et Jean-Luc Moudenc.

ancienne « juppette Déléguée à la condition féminine dès 1979, elle a été ensuite élue conseillère générale du quartier du Mirail, puis conseillère régionale de 1986 à 1992, députée de la Haute-Garonne de 1993 à 1995, vice présidente de la communauté d'agglomération du Grand Toulouse, et enfin députée européenne de 2002 à 2004. Reconnue pour l'attention particulière qu'elle portait aux questions sociales, elle avait été appelée, en 1995 à l'éphémère premier gouvernement d'Alain Juppé qui lui avait confié le secrétariat aux Quartiers en difficultés auprès du ministre des affaires sociales. Elle avait conservé à Toulouse, mais aussi au plan national, de grandes et fortes responsabilités auprès des missions locales dont elle assurait encore la présidence du conseil national. A Toulouse, le grand projet de ville (GPV), vaste plan de réaménagement des zones sensibles, porte son empreinte.

Stimulée, comme Jean Diebold, par le combat politique, elle avait très mal ressenti son échec aux dernières élections législatives ainsi que la défaite de la droite aux élections municipales de Toulouse. Hier soir, Jean-Luc Moudenc, à qui elle s'était opposée pour la succession de Philippe Douste-Blazy au Capitole, faisait savoir sa tristesse et rendait hommage à « une femme de conviction et de grand courage ».

Le mot courage revient dans la bouche de Christian Raynal, le secrétaire départemental de l'UMP : « Elle avait du courage et de la foi. Si elle souffrait, elle ne se plaignait jamais ». En l'absence de Pierre Cohen, en vacances, François Briançon, président du groupe socialiste municipal, dit « s'incliner devant la mémoire de la défunte ». Les obsèques de Françoise de Veyrinas seront célébrées demain mardi 19 août à 10 h 30 en la cathédrale Saint-Etienne de Toulouse.

 Les militants de la 6ème circonscription de la Haute Garonne dont je suis, sont très peinés, et présentent     leurs condoléences à sa famille et amis.
Membre d'un Club Service, les Clubs de l'Inter Service Clubs, avaient l'habitude d'oeuvrer avec Françoise qui assurait la relation avec la mairie de Toulouse !
Pour nous tous, une grande Dame !
Décès de l'ancienne ministre Françoise de Veyrinas
Philippe Goulliaud
18/08/2008 | Mise à jour : 08:48 |
Commentaires 2
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Françoise de Veyrinas à Toulouse le 15 mai 1995.
Françoise de Veyrinas à Toulouse le 15 mai 1995. Crédits photo : AFP

Françoise de Veyrinas, secrétaire d'État dans le premier gouvernement d'Alain Juppé, est décédée samedi dans l'Aude.

Elle a accompli toute sa carrière électorale à Toulouse, où elle a été adjointe au maire, successivement Dominique Baudis, Philippe Douste-Blazy et Jean-Luc Moudenc. Elle était entrée au conseil municipal en 1983 comme adjointe de Baudis qui, en 1995, en avait fait sa première adjointe, poste qu'elle occupait encore auprès de Moudenc.

Née le 4 septembre 1943 à Alzonne (Aude), déléguée régionale à la condition féminine de Midi-Pyrénées (1979-1982 et 1986-1989), conseillère régionale (1986-1992) et conseillère générale de Toulouse XII (1992-2001), Françoise de Veyrinas avait été élue en 1993 députée UDF de Haute-Garonne. En 1995, après l'élection de Jacques Chirac, elle était entrée au gouvernement comme secrétaire d'État aux Quartiers en difficulté. Mais elle avait fait partie des «juppettes», ces femmes ministres remerciées en novembre 1995. Présidente du Conseil national des missions locales depuis 2003, elle avait été promue officier de la Légion d'honneur par Jacques Chirac, en février 2007 à l'Élysée.

Ses obsèques seront célébrées demain à 10 h 30 en la cathédrale Saint-Étienne de Toulouse.


Ce matin dans la presse, l'hommage unanime à Françoise de Veyrinas.

http://www.ladepeche.fr/article/2008/08/19/471279-Hommages-unanimes-a-Francoise-de-Veyrinas.html
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16 août 2008 6 16 /08 /août /2008 17:03
Ségolène Royal, reçue par le dalaï lama, souhaite se rendre au Tibet

 

 

Le dalaï lama et Ségolène Royal, le 16 août 2008 près de Nantes
© 2008 AFP (Arnaud Jaffrey)
Le dalaï lama et Ségolène Royal, le 16 août 2008 près de Nantes

L'ex-candidate PS à la présidentielle Ségolène Royal a annoncé samedi, après une rencontre avec le dalaï lama, son intention de se rendre au Tibet et a appelé Pékin à "renouer le dialogue" avec le prix Nobel de la Paix.

Rencontre entre Ségolène Royal et le dalaï lama. Durée: 1mn04.
© 2008 AFP
Rencontre entre Ségolène Royal et le dalaï lama. Durée: 1mn04.

tibetS'adressa

Question ouverte

Autre question » Yahoo...
Et bientot, Becassine au Tibet?
apres Becassine sur la Grande Muraille, apres son costume blanc pour etre recue par le 17eme sous secretaire des tas aux affaires inutiles de la R.P. Chine, le dalai lama, dans sa grande mansuetude, l'a autorisee a se rendre au tibet.... il reste a obtenir un visa des autorites chinoises + un permis special! Pas sur qu'elle y arrive, avec ses positions a la mords moi le gl.and!
  • Il y a 6 heures
  • - Il reste 3 jours pour répondre.
Répondre à la question

S'adressant brièvement aux quelques journalistes admis à cette rencontre, dont l'essentiel s'est déroulé à huis clos, Mme Royal a indiqué avoir évoqué avec le chef spirituel tibétain l'idée d'une telle visite "pour voir moi-même ce qui s'y passe".

"Il a trouvé que c'était une bonne idée et donc dès la semaine prochaine je vais demander aux autorités chinoises un visa pour me rendre au Tibet, je crois que les choses pourront ainsi bouger", a ajouté la responsable socialiste selon un enregistrement de ses déclarations obtenu par l'AFP auprès de l'un des rares médias admis à l'occasion de cette entrevue.

Rendant hommage au chef sprirituel tibétain, "un homme qui souffre avec son peuple qui subi t actuellement une répression féroce", elle a estimé que "la Chine retrouverait une respectabilité internationale si elle tenait sa parole (...) de renouer le contact et le dialogue avec le dalaï lama".

"Les solutions pacifiques, les solutions raisonnables que proposent le dalaï lama doivent être entendues des autorités chinoises", a-t-elle ajouté.

Le dalaï lama a déclaré de son coté qu'il "appréciait vivement" le soutien de Mme Royal, dans des propos traduits par son interprète, le moine bouddhiste français Matthieu Ricard, et figurant sur le même enregistrement>.

"La cause du Tibet est une cause pour la vérité et la justice. Je considère que ceux qui soutiennent notre cause n'apportent pas un soutien pro-tibétain mais pour la justice", a souligné le dalaï lama.

Le dalaï lama a entamé lundi une visite de douze jours en France durant laquelle il s'est déjà rendu dans plusieurs centres bouddhiques en région parisienne et dans l'ouest. Il entame samedi à Nantes un cycle d'enseignements de cinq jours, après y avoir prononcé vendredi devant plus de 9.000 personnes une conférence sur le thème de la paix universelle.

Les rencontres politiques du dalaï lama lors de cette visite, qui a suscité des tensions entre la France et la Chine alors que se déroulent actuellement les JO à Pékin, ont pour l'instant été limitées.

Le prix Nobel de la Paix a été reçu mercredi à huis clos au Sénat par un groupe de parlementaires, et doit rencontrer lundi le député maire PS de Nantes Jean-Marc Ayrault. Son entourage a par ailleurs annoncé qu'il recevrait mercredi à Nantes le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, une rencontre qui n'a pas été confirmée par le quai d'Orsay.

Alors que l'absence de rendez-vous avec Nicolas Sarkozy a fait polémique dans la classe politique française, le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement Roger Karoutchi a indiqué mercredi que le dalaï lama devait être reçu le 10 décembre à Paris par le président français avec l'ensemble des prix Nobel de la paix.

Prête à tout comme d'habitude Ségolène,  pour faire parler d'elle...! Pendant la campagne Présidentielle en 2007, elle avait évité de parler du Tibet en Chine...! Elle n'avait pas essayé d'y aller non plus ...!
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