Quand on aura compris que l'élargissement s'est fait bien trop vite au détriment des peuples...! Que nous apporte cette Europe, à part des contraintes supplémentaires ? Il faut tout remettre à plat, Maastricht était de trop !
JDD
"Le chef de l'Etat s'est placé dans une contradiction insurmontable"
LE MONDE | 02.07.08 | 16h51 • Mis à jour le 02.07.08 | 18h42
Nicolas Dupont-Aignan, ancien UMP, député (non inscrit) de l'Essonne, est président de Debout la République. Il a mené campagne en 2005 pour le non au traité constitutionnel européen et a voté contre la ratification du traité de Lisbonne.
Que vous inspire le déploiement des drapeaux français et européens pour la présidence française de l'Union Européenne ?
Pour qu'un drapeau ait un sens dans la conscience collective, il faut qu'il représente quelque chose de positif, qu'il y ait une légitimité démocratique. Or, l'Union européenne d'aujourd'hui n'en a aucune puisque ses dirigeants bafouent ouvertement le suffrage universel et veulent imposer aux peuples une Europe qui ne marche pas. Le décalage saisissant entre la multiplication des drapeaux européens et l'échec patent de l'Union à améliorer la vie de ses citoyens explique le rejet des peuples, de plus en plus lassés du double discours permanent.
Après le non irlandais au traité de Lisbonne, quel plan B proposez-vous ?
Les dirigeants européens auraient dû accepter les refus référendaires des Français et des Néerlandais et ne pas chercher à les contourner. Le non irlandais montre que les peuples n'ont pas été dupes. Il fallait donc reconnaître ce vote populaire et suspendre le processus de ratification. Le président polonais et le président tchèque se chargeront de le faire. Ce traité est mort. L'Europe qu'il met oeuvre ne fonctionne pas. Le plan B est simple. Rompre les négociations avec la Turquie et lui offrir un partenariat. Revoir le statut de la Banque centrale européenne pour y inclure un objectif de croissance économique et de lutte contre le chômage. Rendre des compétences aux Etats-nations pour gérer leurs propres affaires. Développer des coopérations à la carte sur les sujets essentiels qui permettront à l'Europe de peser dans la mondialisation - sciences, industrie, environnement... En un mot, arrêter de rêver une Europe uniforme à vingt-sept, impossible à construire, pour bâtir la seule qui peut marcher : celle des coopérations à géométrie variable.
Quelles devraient être les priorités de Nicolas Sarkozy durant sa présidence ?
Nicolas Sarkozy s'est placé dans une contradiction insurmontable. D'un côté, il épouse, par lucidité, la protestation sourde des peuples. Il met même de l'huile sur le feu en faisant croire aux Français que l'Europe lui interdit, par exemple, de baisser la fiscalité sur l'essence. De l'autre, il vénère toujours le mythe de l'Europe politique et, à Bruxelles, signe tous les textes dont il conteste les effets à Paris. Ce grand écart est irresponsable, à la fois pour la belle idée européenne qui mérite mieux et pour la mise en oeuvre de sa propre politique qui, aujourd'hui, est dans l'impasse.
Par Nicolas Dupont-Aignan, lundi 23 juin 2008 à 13:03 ::Réflexion
Avec un peu de recul, le « non » irlandais apparaît comme un extraordinaire révélateur de la profondeur de la crise européenne.
Ce qui en France avait été caché, enterré - j’allais dire « refoulé » -, commence enfin à ressortir. Ce que je n’ai cessé de dire et d’écrire depuis des années dans une certaine solitude, est tout à coup partagé par beaucoup, personnalités politiques ou observateurs médiatiques. La digue du déni et de l’occultation, désormais réduite à un dernier carré des jusqu’au-boutistes de l’intégration, a fini par lâcher et prend l’eau de toutes parts.
Ainsi un remarquable éditorial de Paul Fabra, dans le journal Les Echos, affirme sans ambiguïté l’urgence d’une refondation européenne sur des bases radicalement différentes.
Fait suffisamment rare pour être relevé, un observateur de premier plan met sans détours le doigt sur la plaie supranationale, sur cette illusion d’un peuple européen qui permet depuis une vingtaine d’années aux oligarchies de kidnapper la souveraineté démocratique, en arguant un « dépassement » des Etats-nations soi-disant à même de concilier la préservation du fait national avec de nouveaux lendemains qui chantent.
Toute la question est désormais de savoir si les Européens seront capables, sans trop de heurts, de démanteler l’usine à gaz chimérique de Bruxelles, condamné par avance car virtuellement totalitaire, pour bâtir une confédération d’Etats-nations capable de relever par des coopérations révocables et librement consenties les défis de la mondialisation.
Dimanche, dans "le Parisien, Aujourd'hui en France", on pouvait lire que quatre militants gaullistes ont été fortement violentés puis retenus vingt-quatre heures en garde à vue.
Leur crime ? Avoir osé arborer un drapeau tricolore frappé de la Croix de Lorraine et crier "Europe trahison" et "La France est une Nation" lors de la cérémonie où l'on hissait sous le monument parisien un drapeau qui n'a rien à y faire, tout cela sous le haut patronage de Nicolas Sarkozy.
On apprend que ces quatre dangereux terroristes sont poursuivis pour troubles à l'ordre public et injures au chef de l'Etat.
Il est donc aujourd'hui de la compétence de la police française de réprimer ceux qui refusent de s'agenouiller devant le Veau d'or européen. Nous ne le savions pas. Cela ne nous découragera pas.
Qu'on se le dise !
Le rejet du traité de Lisbonne par le référendum irlandais provoque chaque jour un nouvel éclat. La spirale de l'inéluctable désintégration de l'Union européenne a peut-être commencé à s'enclencher.
Le Premier ministre polonais Donald Tusk vient de créer un incident diplomatique très rare, en jugeant" inacceptables "les déclarations de Nicolas Sarkozy qui avait indiqué hier qu'il n'y aurait pas de nouvel élargissement de l'UE sans entrée en vigueur du traité de Lisbonne.
" L'opinion selon laquelle le référendum en Irlande rend la perspective européenne pour la Croatie, la Serbie ou l'Ukraine impossible est inacceptable ", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet européen à Bruxelles, avant de cibler plus précisément son attaque :" Des dirigeants européens ont posé des conditions pour de nouveaux élargissements, par exemple le président français. Nous ne poserons jamais de telles conditions".
Le gouvernement polonais exige que l'élargissement se poursuive vers la Croatie, la Serbie, l'Ukraine et la Turquie
M. Tusk, réputé très proche des intérêts américains, a ensuite martelé :" Ce n'est pas l'Ukraine, ce n'est pas la Serbie, ce n'est pas la Croatie ou la Turquie qui ont tenu un référendum avec pour résultat un non ! Il ne doit pas y avoir de lien quel qu'il soit entre le traité de Lisbonne et un nouvel élargissement de l'UE !".
Prouvant que l'attaque polonaise contre la position française était bien concertée au nouveau gouvernemental, le chef de la diplomatie polonaise Radoslaw Sikorski a jeté plusieurs louches d'huile sur le feu.
Donald Tusk & Ioulia Volodymyrivna Tymochenko
Après avoir exprimé son" incompréhension face au lien fait avec l'élargissement ", le ministre polonais a décoché une remarque pleine de venin :" Les trois pays d'Europe occidentales où il y a eu un "non" [Pays-Bas et France en 2005, Irlande] devraient plutôt regarder dans leur propre jardin pour comprendre les raisons de l'échec ". Semblant prendre les attaques contre l'élargissement également comme une attaque contre son propre pays, entré dans l'UE en 2004, M. Sikorski a conclu :" Il est temps de porter un regard plus équilibré sur l'élargissement et sur ce qu'ont été ses contributions ".
Une pétaudière ingouvernable
Cette nouvelle empoignade prouve que, décidément, rien ne va plus dans le petit monde des dirigeants européistes. La construction européenne est devenue une pétaudière ingouvernable où tout le monde s'insulte, se hait, et s'envoie à la tête les cadavres du placard.
Chaque algarade fait remonter à la surface les rancoeurs accumulées de part et d'autre. Hier, c'est l'Allemagne qui demandait la tête de l'Irlandais McCreevy, parce que les Allemands ne supportent plus de voir cet Irlandais d'une fatuité sans égale s'attaquer à la police des jeux en Allemagne puis aux intérêts cruciaux de Volkswagen. Quelle légitimité a-t-il d'ailleurs pour régenter les affaires des Allemands ?
Aujourd'hui, les Polonais s'en prennent très violemment à la France parce qu'ils savent parfaitement ce que, derrière les sourires hypocrites, l'on murmure dans les allées du pouvoir à Paris. A savoir que l'élargissement vers l'est est un désastre économique, financier, social et géopolitique de première grandeur pour la France. Et que même Nicolas Sarzkozy – dont toutes les chancelleries connaissent pourtant l'alignement servile sur Washington - n'est pas enchanté de voir entrer dans l'Union européenne de nouveaux pays de l'est soucieux de nous piquer ce qui nous reste d'emplois et de finances publiques.
De fait, les Polonais et les autres pays de l'est ne sont pas entrés dans l'Union européenne pour les yeux de chien battu de Robert Schuman ou la prononciation chuintante de Valéry Giscard d'Estaing. Ils sont entrés pour profiter au maximum des fonds structurels dits" européens "- en réalité payés principalement par les contribuables allemands, français, britanniques et néerlandais – et pour tirer partie de l'énorme différence de coûts salariaux et sociaux avec les pays de l'Ouest européen.
La Pologne défend des intérêts opposés à ceux de la France
Ce n'est pas tout. Si Varsovie exige que l'on poursuive l'élargissement, c'est pour ses intérêts politiques et géopolitiques bien compris.
D'une part, M. Tusk veut montrer aux autorités de Washington qu'il est l'un des dirigeants les plus obéissants de l'Union européenne : d'où son plaidoyer pour une entrée massive de nouveaux Etats, dont l'Ukraine et la Turquie, pour poursuivre la stratégie d'encerclement de la Russie définie par les Américains depuis au moins quinze ans (cf. le livre Le Grand Echiquier de Zbigniew Brzezinski, paru en France en 1997)
D'autre part, il est incontestable que l'entrée de l'Ukraine dans l'Union européenne placerait la Pologne dans une situation géostratégique beaucoup plus centrale au sein de l'Union européenne, tandis que la France serait encore plus rejetée vers le pourtour et l'insignifiance.
Donald Tusk et George W. Bush
Conclusion : une nouvelle preuve du bobard de "l 'autre Europe"
La vaisselle que l'on s'envoie à la tête dans les cercles européistes témoignent une nouvelle fois de l'énormité du bobard qui voudrait qu'une " autre Europe " soit possible.
Ce mythe, ardemment entretenu par les mouvements " souverainistes " français, consiste à faire croire que la construction européenne serait une idée formidable et qui pourrait très bien marcher, pour peu que l'on en change le fonctionnement. Comme on a pu le mesurer le soir des résultats du référendum irlandais, les " souverainistes " se sont ainsi bousculés devant les micros pour expliquer que les Irlandais " n'étaient pas contre l'Europe mais pour une autre Europe ". C'est la ritournelle habituelle, que tous les européistes et tous les leurres mis en place par le système entonnent depuis des décennies à chaque fois qu'un peuple, ayant le droit de s'exprimer, rejette sans ménagement le traité européen qu'on lui soumet.
Nos " alter-européistes " et autres " souverainistes " de complaisance font ainsi tous mine de critiquer l'Union européenne mais ne proposent jamais, au grand jamais, d'en sortir, préférant égarer les électeurs dans d'éternels projets ''d'autre Europe' "'.
Le problème est que leurs projets sont, évidemment, toujours purement franco-français.
D'une part ils se contredisent les uns les autres, le projet d'autre Europe de M. de Villiers n'ayant par exemple rien à voir avec le projet d'autre Europe de M. Besancenot.
D'autre part, ces projets " d'autre Europe " à la française n'intéressent personne en dehors de nos frontières. Ils n'ont jamais été présentés aux 26 gouvernements des autres Etats-membres ni aux 26 autres peuples et, s'ils l'avaient été, ils auraient été rejetés sans ménagement dès la première ou la seconde présentation !
Depuis un demi-siècle, l'histoire a en effet prouvé mille fois que tous les projets ''d'autre Europe'' sont des attrape-nigauds car ils font tout simplement silence sur l'irréductible et éternelle contradiction des intérêts nationaux. On le constate sur tous les sujets, depuis le Pacte de stabilité jusqu'à l'immigration, en passant par la TVA sur la restauration, l'euro, la guerre en Irak, les OGM, la concurrence fiscale, les délocalisations, la réglementation des jeux en ligne, les fusions industrielles, l'harmonisation du droit du travail, la politique agricole commune, etc., etc., etc. On le voit aujourd'hui sur un énième exemple : l'élargissement de l'Union européenne à l'Ukraine et à la Turquie.
C'est d'ailleurs l'un des enseignements majeurs de la pensée gaullienne et l'on reste confondu de voir des personnes qui se réclament du gaullisme n'avoir toujours pas compris cette vérité immuable (cf. notre Dossier De Gaulle était-il pour l'Europe ?). La permanence des intérêts nationaux et les blocages continuels qui en résultent prouvent l'absurdité même du concept de construction européenne. Les événements qui se déroulent depuis l'élargissement de 2004 indiquent que cette absurdité est désormais devenue criante.
Florentin Collomp 19/06/2008 | Mise à jour : 09:59 |Commentaires4
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Six mois après le rachat du groupe franco-espagnol, le britannique annonce aujourd'hui une vaste restructuration en France, comprenant des fermetures d'usines et la suppression d'un millier de postes.
Le nouveau propriétaire d'Altadis, l'anglais Imperial Tobacco, aura attendu tout juste six mois jour pour jour pour passer à l'action. Un plan de restructuration global du groupe en Europe doit être annoncé aujourd'hui. Un comité central d'entreprise est convoqué pour détailler les mesures envisagées. Selon les syndicats, elles devraient toucher particulièrement la France.
«On parle de 5 000 suppressions de postes en Europe, dont 1 000 à 1 200 en France», estime Alain de la Clergerie, délégué CFE-CGC. Les suppressions de postes pourraient donc concerner plus de la moitié des quelque 2 200 employés de l'ex-Seita en France. Plusieurs des huit sites français sont menacés. On évoque la fermeture de l'usine de tabac à pipe et à rouler de Metz, ainsi que de celle de cigares de Strasbourg. Le centre de recherche des Aubrais, à côté d'Orléans, verrait ses effectifs réduits et en partie transférés en Allemagne. Enfin, le siège parisien devrait être largement concerné, avec d'une part la fusion des forces commerciales d'Altadis et d'Imperial, et la suppression par ailleurs de plus de 60 % des postes administratifs centraux. Le siège deviendrait un siège opérationnel dédié à l'activité cigarettes, tandis que la supervision de l'activité cigares serait établie à Madrid. Parallèlement, le nouveau propriétaire devrait faire le ménage parmi les marques distribuées, conservant les plus fortes comme Gauloises ou Gitanes, mais supprimant les moins connues.
Les usines de Nantes et de Riom, qui fabriquent des cigarettes, devraient être conservées. «Mais on peut se demander jusqu'à quand, puisque ce qu'on fait à Nantes est également fait en Allemagne», poursuit Alain de la Clergerie.
«Brutalité»
Réunis en intersyndicale hier, les représentants du personnel préparaient déjà leur plan de réaction aux annonces prévues aujourd'hui par le nouvel actionnaire. «Ce qui est choquant, c'est la brutalité du plan envisagé, alors que les choses auraient pu se faire en douceur avec les départs naturels en retraite, s'indigne le délégué CGC. Ces mesures n'ont pas de nécessité économique, puisque nous dégageons des bénéfices importants. En réalité, Imperial cherche à soutenir le cours de son action parce qu'il connaît un endettement colossal du fait de la baisse de 20 % de la livre sterling depuis qu'il nous a rachetés 16 milliards d'euros. Il avait prévu il y a un mois 470 millions d'euros d'économies et a décidé d'augmenter à 600 millions, qui seront amortis en un an et demi.»
Imperial va justifier ces synergies par une surcapacité industrielle dans un marché en déclin. Depuis quinze ans, le nombre de cigarettes fumées en France a chuté de 95 à 55 milliards. C'est le troisième plan social subi par Altadis depuis 2005.
Que se serait-il passé en France, si Sarkozy avait respecté le NON (55%) de 2005 à la constitution européenne et fait retourner les français aux urnes ? Un joli et gros NON comme les Irlandais viennent de faire ! Pied de nez aux politiques fédéralistes de tous poils ! Que Sarkozy fasse très attentio en prenant sa prochaine Présidence européenne, nous ne sommes pas des moutons de Panurge, mais nous en avons marre de subir ! L'€uro par exemple...! Pourquoi nous subissons ? Les politogues vous expliqueront peut-être, qu'entre les technocrates de Bruxelles censés rendre la vie meilleure aux européens et la triste réalité que vivent les peuples de nos nations qui ont perdues toute souveraineté, la seule réponse est NON, assez, cela va trop vite et à notre dépend ! Cela va permettre une pause et donner le temps de réfléchir à nouveau ! Cest la conséquence du traité simplifié de Lisbonne, copie presque conforme à la Constitution Européenne que nous avions rejeté ! La crise économique actuelle que nous commençons à subir, nous montre bien l'incapacité de l'Europe à réagir, nous faisons que subir ! Les prochains jours vont-être intéressants quand aux diverses réactions !
Oserons t'ils bafouer la démocratie ? Je crois bien que oui ! Ils feront tout pour contourner ce nouvel échec qui vient contrecarer les plans de Sarkozy à la veille de sa présidence européenne ! A eux les dirigeants, l'Europe rapporte, à nous, elle nous emmène que des déboires et contraintes, la seule réponse est NON,copie à revoir !
« Non » irlandais : ce n’est pas en cassant le thermomètre que l’on guérira la fièvre !
La surdité et les dénégations des dirigeants européens face au « non » démocratique, franc et massif du peuple irlandais, ne peuvent qu’exaspérer un peu plus tous les démocrates d’Europe.
Les arguments les plus malhonnêtes sont brandis :
- Moins de 1% de la population de l’UE bloquerait les 99% restants par une décision égoïste… En vérité, le vrai scandale est que seul le peuple irlandais ait eu la faculté de voter, les 490 millions d’autres citoyens d’Europe étant ostensiblement privés de référendum, par crainte d’un vote négatif !
- Le « non » irlandais serait sans cohérence avec les « non » français et néerlandais de 2005 ! En réalité, le point commun fondamental entre ces différents « non » est la volonté réaffirmée de chaque peuple de pouvoir continuer à s’autodéterminer dans le cadre de la démocratie nationale.
De surcroît, les solutions les moins respectueuses du suffrage universel souverain sont d’ores et déjà envisagées, notamment forcer la main de l’Irlande en la faisant revoter sur un texte cosmétiquement retouché.
Les dirigeants européens comprendront-ils un jour que ce n’est pas en cassant le thermomètre que l’on guérit la fièvre ! Le seul moyen pour sortir de cette impasse est de proposer un traité de type confédéral, soumis par référendum à tous les pays de l’UE. Ce traité :
- définirait les frontières de l’UE, proposant aux pays comme la Turquie un simple partenariat ;
- restituerait aux nations beaucoup des compétences transférées en douce à Bruxelles ;
- favoriserait les coopérations à géométrie variable type Airbus ;
- réformerait l’union économique et monétaire pour relancer la croissance et ouvrir la voie à des vraies politiques industrielles et de recherche ;
- permettrait pour les pays membres qui le souhaitent une réelle indépendance vis-à-vis de l’OTAN.
Il est plus que temps pour les dirigeants européens de s’engager dans cette voie frappée au coin du bon sens et de la responsabilité.
On voit bien que le procéssus de ratification a dérapé ! A force de vouloir confondre, vitesse et précipitation et dynamisme et agitation, de mettre des pasements sur des jambes de bois, ce traité ne doit pas être ratifié et il est mort-né ! Je ne suis pas anti européen, c'est l'Europe qui est contre moi et contre les peuples des nations qui la compose ! D'abord, il fallait écouter et comprendre les aspirations de ces peuples et construire une confédération au lieu d'une Europe fédéraliste ! On a mis la charrue avant les boeufs !Il faut tout remettre à plat et repartir sur des bases sociales et économiques acceptables pour tous !
PRAGUE (Reuters) - Le président tchèque Vaclav Klaus souhaite que la Cour constitutionnelle de son pays ou la chambre haute du parlement bloque l'adoption du traité européen de Lisbonne.
La bonne nouvelle, c'est la Pologne qui nous la donne ce matin en refusant de ratifier ! Les deux pays les plus catholiques ont fait un rejet, il y a t'il une raison autre que le refus de la technocratie bruxelloise !