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Neuf soldats français ont été blessés samedi lors d'un accrochage avec des rebelles dans le village d'Ebdakel, dans la province afghane de Kapissa, au nord-est de Kaboul. Selon le porte-parole du commandement régional de l'Otan, l'accrochage «impliquant une vingtaine d'assaillants, s'est déroulé de 14 h 50 à 17 heures». Les rebelles embusqués ont fait feu notamment avec des lance-roquettes RPG.
Quatre des militaires ont nécessité une évacuation d'emblée par hélicoptère sur Bagram, à une cinquantaine de kilomètres au nord de la capitale afghane. Le soldat le plus grièvement blessé a une jambe cassée et sera rapatrié en France. Les trois autres victimes, atteintes par des éclats de roquette, étaient hier soir en observation à l'hôpital militaire de Bagram. Le secrétaire général de l'Élysée, Claude Guéant, a confirmé l'incident. «Ils ne son t que très légèrement blessés», a-t-il souligné pour rassurer leurs familles. Tous les autres soldats impliqués dans l'accrochage ont pu regagner leurs bases à Nijrab et Tagab. Un des attaquants a été tué et deux autres blessés.
Selon le commandant Christophe Prazuck, porte-parole de l'état-major français, les militaires blessés appartiennent au 8e RPIMa (régiment parachutiste d'infanterie de marine), dont faisaient partie huit des dix soldats français tués lors de l'embuscade dans la vallée d'Uzbin, le 18 août dernier. Ils font partie d'une section (une trentaine d'hommes) qui effectuait une reconnaissance avec des policiers afghans.
La patrouille bénéficiait d'un soutien aérien constitué de deux avions A-10 américains qui ont effectué plusieurs démonstrations de force en survolant la zone à très basse altitude. Ces appareils spécialement conçus pour assurer une couverture aérienne aux forces déployées au sol «n'ont pas ouvert le feu parce que l'accrochage s'est produit aux abords du village», a expliqué le commandant Prazuck. Quatre hélicoptères américains - deux OH-58 Kiowa et deux appareils d'évacuation sanitaire - ont également prêté main-forte aux soldats français. Une première section de renforts terrestre les a également appuyés «dans la demi-heure», puis une seconde section.
Ce nouvel incident intervient cinq jours après le vote à Paris du Parlement sur la prolongation de la présence militaire française en Afghanistan et l'envoi de moyens supplémentaires pour assurer la sécurité des 2 600 soldats français qui y sont déployés sous la bannière de l'Otan. Ces derniers recevront prochainement des drones, des hélicoptères Caracal et Gazelle, des moyens d'écoute et des mortiers supplémentaires. Le gouvernement continue de rejeter les critiques émises par l'opposition et certains experts qui estiment que l'armée française est mal équipée, mal préparée et que la stratégie de l'Otan doit être révisée.
Six semaines après l'embuscade meurtrière du 18 août, quatre soldats français ont été blessés samedi dans un accrochage survenu en Kapisa, une région située à l'est de Kaboul où les incidents entre soldats alliés et insurgés sont fréquents.
Sans atteindre le même degré de gravité, cet accrochage a de nouveau frappé le 8e RPIMa (Régiment de parachutistes d'infanterie de marine) dont huit hommes figuraient déjà parmi les dix morts du mois d'août.
Selon des sources militaires françaises à Paris et Kaboul, il est survenu lorsqu'une vingtaine d'assaillants embusqués ont ouvert le feu, notamment au RPG (lance-roquettes), sur une section du 8e RPIMa.
Cette trentaine de soldats français effectuait une mission de reconnaissance aux côtés de policiers afghans dont l'un a également été blessé dans l'affrontement, qui s'est prolongé de 14H50 à 17H00.
L'accrochage s'est produit à Ebdakel, un village de Kapisa situé entre les deux "bases d'opérations avancées" de Tagab et Nijrab où ont été déployés 700 soldats français envoyés en renfort en Afghanistan au cours de l'été. Des convois français circulent ainsi quasi-quotidiennement dans cette zone.
Les quatre blessés ont été atteints par des éclats de roquettes. Le plus sérieusement touché souffre d'une jambe fracturée. Ils ont été transportés à l'hôpital militaire de Bagram, à une cinquantaine de kilomètres au nord de la capitale afghane.
Trois d'entre eux y étaient toujours hospitalisés dimanche, l'un d'eux devant être rapatrié en France, selon le commandement français à Kaboul, qui a précisé que ses jours ne "sont pas en danger".
Le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant s'est également attaché dimanche soir à "rassurer les familles", parlant de blessés "très légèrement" touchés.
La patrouille bénéficiait d'un soutien aérien constitué d'appareils A-10 américains qui ont effectué plusieurs démonstrations de force en survolant la zone à très basse altitude.
Les appareils, conçus pour assurer une couverture aérienne aux forces terrestres, n'ont cependant pas ouvert le feu, l'accrochage s'étant produit aux abords du village où des tirs auraient pu atteindre des civils, a dit le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, de l'état-major des armées à Paris.
Outre les A-10, quatre hélicoptères américains -deux OH-58 Kiowa et deux appareils d'évacuation sanitaire- ont également prêté main forte aux soldats français. En Kapisa, ceux-ci relèvent du Commandement régional Est (RC-E) de l'Otan, placé sous la responsabilité d'un général américain.
Une première section de renforts terrestre est arrivée sur place "dans la demi-heure" avant l'arrivée d'une seconde section, selon le commandant Prazuck.
Un insurgé au moins a été tué et deux blessés, selon un premier bilan, ont précisé les autorités militaires françaises.
Les violences ont redoublé d'intensité depuis près de deux ans en Afghanistan malgré la présence de 70.000 soldats de deux forces multinationales, l'une de l'Otan, l'autre sous commandement américain (Operation Enduring Freedom).
Parmi les dernières victimes en date: Malalaï Kakar, la policière la plus célèbre d'Afghanistan, assassinée dimanche matin par des talibans devant son domicile à Kandahar (sud).
En Kapisa, où les éléments français ont relevé des soldats américains, on dénombre, selon le commandant Prazuck, "au moins un incident par semaine", tirs de roquettes ou d'armes automatiques, mines artisanales placées le long des routes, attentats suicide...
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