Echanges libres sur la politique et l'économie d'un franchouillard de droite politiquement parfois incorrect !
Direction du PS: Martine Aubry déclarée gagnante pour 104 voix, vote vivement contesté !
Martine Aubry ancienne ministre et architecte de la loi sur les 35 heures de travail par semaine, a été déclarée gagnante du vote pour désigner le chef du Parti socialiste français, mais l'écart avec sa rivale Ségolène Royal est infime
et le résultat vivement contesté.
Martine Aubry, maire de Lille et tenante de l'ancrage à gauche du parti, a obtenu 104 voix de plus que son adversaire
sur 137.000 votes, soit 50,02% contre 49,98%, selon les chiffres publiés tôt samedi matin par la direction du principal parti d'opposition français.
Le camp de Ségolène Royal a affirmé que des "contestations étaient apparues ici ou là sur la régularité des opérations de vote", et demandé qu'un nouveau scrutin se tienne jeudi. Martine Aubry a rétorqué qu'un nouveau vote "n'a pas de raison d'être".
La contestation de ce scrutin, qui devait mettre fin à des mois de luttes d'influence et des semaines de déchirements, risque au contraire d'enfoncer un peu plus le Parti socialiste (PS) dans la crise. Celui-ci a pourtant un besoin urgent de panser les plaies de la division et redonner consistance à l'opposition au président Nicolas Sarkozy.
Mme Royal a dénoncé au cours de la nuit des "méthodes de l'appareil du Parti totalement insupportables", tandis que Mme Aubry a appelé à "une attitude de responsabilité car sinon, cela va créer une situation encore pire pour notre parti".
Le Premier secrétaire sortant du PS, François Hollande, a fait savoir qu'il convoquerait dans les prochains jours les instances dirigeantes du parti pour examiner les résultats et les valider.
Les militants socialistes étaient consultés moins d'une semaine après un congrès cauchemardesque pour le PS qui avait échoué à définir une ligne politique claire et à dégager une candidature de consensus pour la succession de M. Hollande, offrant le spectacle d'un parti ébranlé par le choc des ambitions.
Face à cet échec, les 230.000 adhérents du parti avaient la mission de choisir eux-mêmes leur Premier secrétaire. Lors du premier tour, jeudi, ils n'avaient pas départagé suffisamment les deux favorites et rivales, Mme Royal (42,9%) et Martine Aubry (34,5%), alors qu'il fallait 50% pour être élu au premier tour. Le troisième postulant Benoît Hamon (22,6%), représentant de l'aile gauche du parti, avait immédiatement appelé à voter "massivement" Aubry.
Ségolène Royal, 55 ans, ex-compagne de François Hollande, qui affirme incarner un "renouveau" du parti, comptait bénéficier de la "dynamique" qu'elle dit porter depuis qu'elle a affronté Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de 2007.
Passées toutes deux par l'Ecole nationale d'administration (ENA), le creuset des élites françaises, Mmes Royal et Aubry sont également toutes deux anciennes ministres. Pour le reste, beaucoup les oppose.
Mme Aubry a fait campagne sur le thème de l'ancrage à gauche du parti et a écarté toute alliance nationale avec le centre, alors que Ségolène Royal se refuse à l'exclure. Le style austère de Mme Aubry tranche avec la touche "glamour" de Mme Royal. La première s'inscrit dans la continuité des structures du parti, quand la seconde comptait le bouleverser dans une démarche "participative" offrant davantage la parole à la "base". Le PS est "un parti qui en terme d'adhérents sera divisé en deux, ce qui est une nouveauté dans l'histoire du mouvement socialiste" et "aura un coût", prédisait dès avant le vote Pascal Perrineau, politologue à Sciences Po.
Déstabilisé par la politique "d'ouverture" de Nicolas Sarkozy, qui a recruté plusieurs personnalités socialistes dans son gouvernement, le PS a peiné depuis 2007 à faire entendre un discours d'opposition.
Fort peu présent, à l'exception de Mme Royal, dans le débat sur la crise financière - au moment où le président Sarkozy multipliait les initiatives - le parti était entièrement investi dans ses querelles internes.
Le PS est à l'agonie et aucune légitimité sort des urnes, à suivre....!
Dominique Strauss-Kahn est le candidat PS préféré des Français pour 2012, les seuls sympathisants socialistes mettant en tête Ségolène Royal, tandis qu'une élection de Martine Aubry à la tête du parti est largement approuvée, selon un sondage BVA-Orange-Express à paraître jeudi.
Le directeur général du FMI est en tête du classement des personnalités PS pour la prochaine présidentielle, avec 32%, devançant Martine Aubry et Ségolène Royal, à égalité à 19%. Bertrand Delanoë vient ensuite avec 16%.
Auprès des seuls sympathisants socialistes (sous-ensemble de l'échantillon sondé), la présidente de Poitou-Charentes l'emporte (30%) sur l'ancien titulaire de Bercy (27%). La maire de Lille recueille 20% et le maire de Paris 14%.
Alors que la proclamation du nom de la première secrétaire du PS était attendue mardi soir, BVA a anticipé, demandant si l'élection de "Martine Aubry comme première secrétaire était" plutôt une bonne chose". 54% des Français ont répondu oui, 30% non, 16% ne se prononçant pas.
Les sympathisants socialistes sont 61% à y voir "plutôt une bonne chose", 28% étant d'un avis inverse (11% ne se prononcent pas).
Sondage réalisé par téléphone le 22 novembre auprès d'un échantillon national représentatif de 970 personnes de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice détaillée disponible auprès de la commission nationale des sondages.