Echanges libres sur la politique et l'économie d'un franchouillard de droite politiquement parfois incorrect !
Le premier ministre chinois Wen Jiabao ne juge pas nécessaire d'en dire d'avantage : «Tout le monde sait pourquoi je n'ai pas visité la France, la Chine n'est pas responsable», a-t-il affirmé selon la presse chinoise parue mardi. «Dans l'avion, j'ai regardé soigneusement la carte, lors de ma visite, j'ai contourné la France», a-t-il ajouté, au sujet de son voyage dans plusieurs pays européens, oubliant volontairement l'Hexagone.
Wen Jiabao faisait référence à la question tibétaine, sans toutefois mentionner explicitement ce contentieux qui a récemment troublé les relations sino-européennes. La rencontre en décembre entre le dalaï lama, chef spirituel des bouddhistes tibétains, et Nicolas Sarkozy, qui assumait alors la présidence tournante de l'UE, avait en effet provoqué la colère de Pékin. La Chine avait annulé le sommet UE-Chine prévu à Lyon le 1er décembre.
Le premier ministre chinois se veut toutefois rassurant. Cité mardi par l'Oriental Morning Post, il a également qualifié le partenariat stratégique entre son pays et la France d'«inébranlable», et formulé l'espoir que les relations bilatérales «non seulement reviennent à la situation antérieure mais progressent». Pékin avait indiqué à plusieurs reprises attendre un geste de Paris, sans plus de précisions, Paris affirmant, de son côté, avoir retrouvé une relation «apaisée» avec la Chine.
La Chine a fait part de son profond mécontentement au gouvernement britannique. Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a été la cible hier d'un lancer de chaussure à Cambridge.