Après les quinze mois d'indisponibilité du Charles-de-Gaulle, le réentraînement des pilotes de l'aéronavale et du personnel de pont d'envol est "plus compliqué que prévu", reconnait-on à l'état-major de la Marine. Les porte-avions a repris ses activités aériennes en février dernier, après avoir été déclaré disponible le 4 décembre. Le Charles-de-Gaulle est resté immobilisé à quai pendant les quinze mois d'IPER (Immobilisation périodique pour entretien et réparation).
Décoller et surtout apponter sur un porte-avions est un exercice très difficile, qui nécessite un entraînement constant. Faute d'un second porte-avions, les pilotes n'ont pas pû s'entrainer in vivo pendant un an et demi. C'est très long, trop long sans doute et les récentes sorties à la mer ont montré que les personnels n'étaient pas encore revenues au niveau qui était le leur en juin 2007 - au moment au le Charles-de-Gaulle a débuté son IPER. Cela concerne aussi bien les pilotes, qui rencontrent des difficultés pour apponter que les personnels du pont d'envol, dont tous les automatismes ne sont pas encore revenus.
Résultat : la totalité des personnels ne sera vraiment requalifiée qu'en juin prochain. "A partir de cette date, nous pouvons repartir pour une durée illimitée. En février, au vu du nombre de pilotes, nous n'aurions pû assurer que trois semaines d'activité" assure-t-on dans la Marine, où l'on explique que la remontée en puissance est progressive.
Durant l'été, le Porte-avions devrait participer à des exercices visant à qualifier certains équipages au tir du nouveau missile ASMPA, qui fait partie de la dissuasion nucléaire. "Dans l'idéal", le Charles-de-Gaulle sera pleinement disponible en octobre prochain. Toutefois, en cas d'urgence, il pourrait être engagé dès aujourd'hui.
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