Le maréchal des logis Harouna Diop, qui a été tué ce matin en Afghanistan, lors d'une attaque contre son VAB, avait 40 ans. Appelé au 6ème RPIMa, il s'engage ensuite comme EVAT au 8ème RPIMa au sein duquel il sert jusqu'en 1998. Il est alors affecté au 517ème régiment du Train à Chateauroux. Il devient sous-officier en 2008 et sert dans la spécialité des "circulateurs" du Train, comme chef de patrouille. L'Afghanistan, où il était intégré au sein d'une OMLT, était sa dixième opération extérieure : Cambodge, ex-Yougoslavie (3 séjours), Congo, Tchad, Cote d'Ivoire, Kosovo (2 séjours). Harouna Diop était marié et père de six enfants.
Après avoir été para-colo, Harouna Diop était devenu tringlot, c'est-à-dire de l'arme du Train. Son décès illustre bien que la différence entre troupes de l'avant et de l'arrière n'a plus de sens, en l'absence de front. Comme tous les autres, les tringlots sont en première ligne.
Les VAB avec le plancher plat sont vulnérables aux explosions des IED, par contre l'avant en bisot détourne en partie la déflagration de l'explosion ! Mais ce sont des engins périmés !
Le VBHP Aravis à temps pour l'Afghanistan
http://www.ttu.fr/francais/TTUonline.html
Un sous-officier français a été tué ce matin en Afghanistan, par l'explosion d'un engin explosif improvisé sur la route entre Bagram et Nijrab. Il s'agit d'un maréchal des logis (sergent) du 517ème régiment du train de Chateauroux. Deux autres militaires français ont été blessés et évacués par les Américains sur Kaboul. Le VAB français accompagnait un convoi logistique de l'armée nationale afghane. Au total, une quinzaine de véhicules et une cinquantaine d'hommes, dont 20 Français. C'est le VAB de tête qui a été attaqué, bien qu'il disposait d'un système Lemir, spécialement destiné à lutter contre les IED. Les soldats français appartenaient à une OMLT (Operational Mentoring Liaison Team) travaillant avec un bataillon (kandak 35) de l'armée afghane.
Arrivée sur les lieux, la QRF (force de réaction rapide) française a découvert un autre IED et deux postes de tirs de roquettes.
C'est le troisième français tué depuis le début de la semaine - ce qui porte à 39 le nombre de morts en Afghanistan depuis 2001.
En novembre-décembre dernier, l'armée française a découvert 10 IED en Kapissa, un seul ayant explosé au passage d'un convoi américain. La présence d'IED est souvent signalée par les Afghans eux-même : ceux-ci en sont les premières victimes. En 2009, 1054 civils afghans ont été tués par des IED contre 275 militaires occidentaux.
remière ligne.