Un sergent du 2ème REP a été tué cet après-midi par les éclats d'une roquette tirée par un RPG-7, dans la province de Kapissa en Afghanistan. Trois autres sous-officiers ont été blessés par balle au cours d'un violent accrochage avec les insurgés. Ces hommes appartiennent au GCP (Groupement de commandos parachutistes) du régiment.
Selon l'état-major des armées, "les insurgés, durement éprouvés, ont été mis en fuite".
L'accrochage a eu lieu alors que l'armée française organisait une consultation médicale pour la population de Payendakhel, dans le cadre des actions civilo-militaires. Une trentaine d'insurgés ont tenté de s'infiltrer et ils sont tombés sur le dispositif de protection mis en place . Deux hélicoptères de combat Tigre et deux F-15 américains sont intervenus en soutien.
Cet accrochage s'est déroulé alors que depuis samedi 5 juin, le GTIA de Surobi et un "kandak" (bataillon) de l'armée nationale afghane - au total 700 hommes - sont engagés dans une vaste opération, baptisée Altor Libecciu, dont le but est d'assurer une présence de longue durée dans le sud de la vallée de Tagab.
Le GTIA engagé par la France, baptisé Task Force Altor, est armé par les légionnaires du 2ème REP de Calvi, ainsi que par le 1er RHP et le 17ème RGP
La mort de ce sous-officier de la Légion porte à 43 le nombre des militaires français tués en Afghanistan, dont 7 depuis le début de l'année. Sur ces 43 morts, 22 l'ont été au cours d'accrochage et 8 par des engins explosifs improvisés (EEI).
Secret Defense/Jean Dominique Merchet/Libération