Echanges libres sur la politique et l'économie d'un franchouillard de droite politiquement parfois incorrect !
Après Jean Diebold, disparu il y a tout juste un an, la droite toulousaine vient de perdre une autre de ses figures avec le décès de Françoise Hébard de Veyrinas. Elle s'est éteinte dans la journée de samedi, dans sa maison familiale de Montréal dans l'Aude. Agée de 64 ans, Françoise de Veyrinas, née Hubert de Soos, était atteinte depuis des mois d'un cancer, une maladie qu'elle avait déjà combattue, et vaincue, il y a une quinzaine d'années. Ces derniers temps, elle était apparue très affaiblie.
Cette femme de caractère, courageuse pour ses proches ou autoritaire selon ses détracteurs, a longtemps occupé le devant de la scène politique toulousaine. Issue de la famille centriste, militante de l'UDF, elle a occupé pendant 25 ans sans discontinuer, de 1983 à 2008, le poste de première adjointe au Capitole auprès de Dominique Baudis, Philippe Douste-Blazy et Jean-Luc Moudenc.
Stimulée, comme Jean Diebold, par le combat politique, elle avait très mal ressenti son échec aux dernières élections législatives ainsi que la défaite de la droite aux élections municipales de Toulouse. Hier soir, Jean-Luc Moudenc, à qui elle s'était opposée pour la succession de Philippe Douste-Blazy au Capitole, faisait savoir sa tristesse et rendait hommage à « une femme de conviction et de grand courage ».
Le mot courage revient dans la bouche de Christian Raynal, le secrétaire départemental de l'UMP : « Elle avait du courage et de la foi. Si elle souffrait, elle ne se plaignait jamais ». En l'absence de Pierre Cohen, en vacances, François Briançon, président du groupe socialiste municipal, dit « s'incliner devant la mémoire de la défunte ». Les obsèques de Françoise de Veyrinas seront célébrées demain mardi 19 août à 10 h 30 en la cathédrale Saint-Etienne de Toulouse.
Les militants de la 6ème circonscription de la Haute Garonne dont je suis, sont très peinés, et présentent leurs condoléences à sa famille et amis.
Elle a accompli toute sa carrière électorale à Toulouse, où elle a été adjointe au maire, successivement Dominique Baudis, Philippe Douste-Blazy et Jean-Luc Moudenc. Elle était entrée au conseil municipal en 1983 comme adjointe de Baudis qui, en 1995, en avait fait sa première adjointe, poste qu'elle occupait encore auprès de Moudenc.
Née le 4 septembre 1943 à Alzonne (Aude), déléguée régionale à la condition féminine de Midi-Pyrénées (1979-1982 et 1986-1989), conseillère régionale (1986-1992) et conseillère générale de Toulouse XII (1992-2001), Françoise de Veyrinas avait été élue en 1993 députée UDF de Haute-Garonne. En 1995, après l'élection de Jacques Chirac, elle était entrée au gouvernement comme secrétaire d'État aux Quartiers en difficulté. Mais elle avait fait partie des «juppettes», ces femmes ministres remerciées en novembre 1995. Présidente du Conseil national des missions locales depuis 2003, elle avait été promue officier de la Légion d'honneur par Jacques Chirac, en février 2007 à l'Élysée.
Ses obsèques seront célébrées demain à 10 h 30 en la cathédrale Saint-Étienne de Toulouse.