Echanges libres sur la politique et l'économie d'un franchouillard de droite politiquement parfois incorrect !
Dix soldats français tués dans des combats à 50 km de Kaboul, une base américaine attaquée pour la seconde journée consécutive dans l'est du pays: les insurgés multiplient les attaques d'envergure à travers l'Afghanistan, en dépit de la présence de 70.000 soldats étrangers.
L'annonce de l'envoi de renforts français dans l'est de l'Afghanistan, où les talibans sont de plus en plus présents, avait fait craindre une augmentation des pertes dans le pays.
Mais les insurgés ont frappé à moins d'une heure de route de la capitale, qui paraît de plus en plus menacée.
Les soldats français ont péri lors d'affrontements déclenchés par une "embuscade tendue par les talibans", qui ont débuté lundi et se sont poursuivis tout au long de la nuit de lundi à mardi. Les combats ont fait 10 morts et 21 blessés, a annoncé dans un communiqué le président français Nicolas Sarkozy qui va se rendre mardi soir en Afghanistan.
"Ma détermination est intacte. La France est résolue à poursuivre la lutte contre le terrorisme, pour la démocratie et la liberté. La cause est juste, c'est l'honneur de la France et de ses armées de la défendre", a-t-il ajouté. Il s'agit de la journée la plus meurtrière pour l'armée française depuis l'attentat contre le Drakkar, à Beyrouth en 1983, au cours duquel 58 parachutistes avaient été tués, selon des sources militaires françaises.
Quelque 176 soldats étrangers sont morts en Afghanistan depuis le début de l'année, selon un décompte de l'AFP basé sur les communiqués militaires.
Un porte-parole des talibans a affirmé que les insurgés avaient infligé "de lourdes pertes" aux forces de l'Otan.
"Ce matin, nous avons tendu une embuscade aux troupes de l'Otan dans le district de Saroubi, à l'aide de mines et de roquettes. Nous avons détruit cinq véhicules et infligé de lourdes pertes", a déclaré à l'AFP Zabihullah Mujahed, qui a reconnu la mort de cinq talibans.
Le porte-parole du ministère de la Défense, le général Mohammad Zahir Azimi, a affirmé que 13 insurgés, parmi lesquels un Pakistanais, avaient été tués dans les combats de Saroubi.
La présence inédite de talibans dans ce district témoigne de leur tentative progressive d'encercler la capitale et de multiplier les opérations dans ses environs.
Lundi, les cérémonies de la fête de l'indépendance ont été réduites au strict minimum à Kaboul, sillonnée par plus de 7.000 policiers déployés en hâte, alors que l'armée américaine a fait état de "sérieuses menaces".
Mercredi, trois humanitaires canadiennes et américaine avaient été tuées avec leur chauffeur dans la province de Logar, à moins de 50 km au sud de la capitale.
Depuis le début de l'année, les talibans mènent des opérations de plus en plus spectaculaires dans la capitale, comme l'attentat visant le 14 janvier le luxueux hôtel Serena ou la tentative d'assassinat du président Hamid Karzaï lors d'un défilé militaire le 27 avril.
Dans le même temps, les insurgés ne relâchent pas la pression dans leurs bastions du sud du pays, mais aussi dans l'est frontalier des zones tribales pakistanaises.
Ainsi, des dizaines d'insurgés, dont certains portant des vestes bourrées d'explosifs, ont attaqué mardi matin la base militaire américaine Salerno, à proximité de la ville de Khost (est), à quelque 30 km de la frontière avec le Pakistan, déjà frappée lundi par un attentat suicide des talibans qui a tué 10 civils.
"Quelque 30 talibans ont tenté d'attaquer la base. Nous avons découvert les corps de six personnes portant des vestes bourrées d'explosifs", a déclaré à l'AFP le gouverneur de la province de Khost, Arsala Jamal.
"Deux enfants ont été tués et trois hommes blessés alors qu'ils se trouvaient dans une maison proche de la base. Nous ne savons pas dans quelles circonstances ils ont été atteints", a précisé le service de presse du gouverneur.
Pour sa part, la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) a fait état de sept insurgés tués
"Les forces de l'Isaf ont identifié un groupe d'insurgés se préparant à attaquer la base et ont ouvert le feu contre eux", a indiqué la force dans un communiqué.
Les talibans ont lancé une insurrection meurtrière depuis qu'ils ont été chassés du pouvoir fin 2001 par une coalition emmenée par les Etats-Unis. Les violences ont redoublé d'intensité depuis près de deux ans malgré la présence de 70.000 soldats étrangers.

Dix soldats français de la force de l'Otan en Afghanistan ont été tués lundi et mardi lors d'une embuscade tendue par des talibans, à une cinquantaine de kilomètres à l'est de la capitale Kaboul. Vingt-et-un soldats ont été blessés, leur état est «stabilisé» selon le ministère de la Défense. Dans un communiqué, Nicolas Sarkozy évoque «une embuscade d'une extrême violence». Le président français annonce qu'il se rendra en Afghanistan dès mardi soir. «La France vient d'être durement frappée (...) Elle est est résolue à poursuivre la lutte contre le terrorisme, pour la démocratie et la liberté», affirme-t-il dans son communiqué.
Les victimes, tuées au cours d'une mission de reconnaissance conjointe avec l'armée nationale afghane, appartenaient au 8ème Régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMA), basé à Castres (Tarn), au 2ème Régiment étranger de parachutistes, basé à Calvi (Haute-Corse), et au Régiment de marche du Tchad. Les militaires bataillon français appartenaient au commandement régional centre (RCC-Kaboul).
Dans son communiqué, le chef de l'Etat a rendu hommage au «courage de ces hommes qui ont accompli leur devoir jusqu'au sacrifice suprême». «Mes pensées vont d'abord à leurs familles et à leurs proches, auxquels je transmets, au nom de la Nation, mes condoléances. Je dis aux blessés ma sympathie et mon soutien dans cette épreuve. Je partage également la peine de leurs camarades et, au-delà, de tous les militaires français», a-t-il ajouté. Le chef de la diplomatie, Bernard Kouchner, et le ministre de la Défense, Hervé Morin, ont également exprimé leurs condoléances. La France paie «un lourd tribut à la défense de la liberté», a commenté François Fillon.
Les combats impliquant des militaires français ont débuté lundi et se sont poursuivis tout au long de la nuit de lundi à mardi, avait précisé plus tôt une source proche de l'Élysée. Une source militaire en Afghanistan avait indiqué que des éléments français de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) étaient engagés dans un «incident majeur» avec des insurgés talibans dans le district de Saroubi, mais n'avait pas communiqué de bilan des combats. Une information déjà évoquée par l'état-major français des armées la veille au soir.
Nicolas Sarkozy précise également que «d'importants moyens, aériens notamment, ont été mis en oeuvre avec le soutien des Alliés pour appuyer et dégager» les militaires français.
«Ce matin, nous avons tendu une embuscade aux troupes de l'Otan dans le district de Saroubi, à l'aide de mines et de roquettes. Nous avons détruit cinq véhicules et infligé de lourdes pertes», a par ailleurs déclaré un porte-parole des talibans. «L'Otan a riposté par des frappes aériennes aux cours desquelles cinq talibans et 15 civils ont été tués», a-t-il ajouté. Il n'était pas possible de vérifier ces informations et les bilans donnés par les talibans sont souvent très exagérés. Le porte-parole du ministère de la Défense afghan a affirmé que 13 insurgés, parmi lesquels un Pakistanais, avaient été tués.
Il s'agit du bilan le plus meurtrier pour l'armée française depuis celui du bombardement de Bouaké en Côte d'Ivoire, en novembre 2004. Ce jour-là, neuf soldats français et un civil américain avaient été tués et trente cinq autres soldats blessés. Ce bombardement par des avions des forces ivoiriennes avait engendré une sévère riposte française puis des émeutes dirigées contres les expatriés français.
Ces pertes sont les premières depuis le renforcement de la présence militaire française en Afghanistan, actuellement de l'ordre de 3.000 hommes, annoncée par Nicolas Sarkozy lors du sommet de l'Otan à Bucarest en avril. Avant ces combats, quatorze militaires français y avaient été tués dans des accidents, opérations ou attentats depuis fin 2001, selon l'état-major français. Quelque 176 soldats étrangers sont morts dans le pays depuis le début de l'année, selon un décompte de l'Agence France-Presse.
La France est engagée depuis 2002 dans la coalition qui a défait les talibans après les attentats du 11 septembre 2001. Une coalition qui réunit sur place des militaires de l'Otan et des soldats américains.
Un numéro vert (0800 74 75 75) a été ouvert pour les familles des militaires présents en Afghanistan.
Coup de gueule contre la politique budgétaire des armées !