POLITIQUE. Ça va faire mal. Les gaullistes sociaux de Debout le République entraînés à Toulouse par Olivier Arzac ont la ferme intention d’intervenir dans la vie politique. Et de «reconstruire la droite toulousaine»
Pour commencer, ils préparent les élections européennes de l’an prochain. Dans le but de présenter une liste DLR dans chacune des grandes régions pour y «rassembler les électeurs qui ont voté Non au référendum de 2005».
Et il n’y aura d’alliance «avec personne», insiste Arzac. «Ni avec Chevènement, ni avec de Villiers». Debout la République s’émancipe. Les autres partis de droite, à Toulouse en particulier, n’ont qu’à bien se tenir.
Olivier Arzac, un jeune homme de 39 ans pour «recontruire la droite toulousaine». Photo: DR
D’ailleurs, insistent-ils évoquant les mânes du Général, les gaullistes n’ont jamais été de droite : «Nous sommes au-dessus de la mêlée»
Ils ont déjà montré ce qu’ils savaient faire : ils ont présenté cinq candidats bien à eux en Haute-Garonne aux législatives de 2007. Que chacun n’est pas réalisé plus de 1% des voix ne les émeut pas. Il faut bien commencer par quelque chose…
Pour les sénatoriales en Haute-Garonne la semaine prochaine, quoique réservant leurs piques pour Nicolas Sarkozy qui a «promis Valmy» mais ne propose que «la fuite à Varennes», ils se rangeront tout de même derrière l’UMP Alain Châtillon.
Mais c’est l’état de la droite toulousaine après son échec au Capitole qui préoccupe surtout Olivier Arzac. Celui-ci lance ainsi un appel au «dialogue immédiat entre les chefs de parti» pour qu’ils fassent émerger de «nouveaux talents» qui s’implanteraient dans les quartiers.
C’est aussi un appel au «renouvellement des hommes» qui composent cette droite toulousaine afin d’élaborer «un projet alternatif pour Toulouse». C’est sûr que les Jean-Luc Moudenc et autres Serge Didier vont apprécier d’être sermonnés et bousculés ainsi par un jeune homme de 39 ans.
Le centriste de droite Laurent Cuzac ou les UMP Christian Raynal et Danièle Damin semblent en revanche avoir ses faveurs. Pas sûr que ces derniers apprécient d’être ainsi mis en porte-à-faux avec leurs amis. Mais la politique est rarement une partie à jouer selon les bonnes manières des salons de hockey club.
Finissant de digérer les municipales perdues, il fallait peut-être que la droite s’avoue qu’elle n’était pas gaillarde à Toulouse. Le trublion sans troupes Olivier Arzac le lui crie dans les oreilles…
GLv.
Certes Olivier Arsac et ses amis de DLR n'ont pas le nombre d'adhérents comparable à l'UMP, mais Debout La République voit arriver tous les jours des déçus du Sarkozysme et de la politique fédéraliste européenne, qui par ses ravages économiques, ainsi que la soumission de la France à la "Busherie", font prendre conscience qu'il y a une autre voie et d'autres moyens ! La France n'est pas un lander, ni un sous-état américain, c'est une NATION, et Toulouse mérite mieux que le socialisme de Jaurès !
22/09/2008 Communiqué d'Olivier ARSAC DLR