Après les difficultés de production de son avion civil A380, Airbus, filiale d'EADS, est aujourd'hui confrontée au glissement du programme d'avion de transport militaire A400M, selon l'Organisation européenne de coopération en matière d'armement.
L'avion de transport militaire A400M d'Airbus Military, fabriqué par EADS-Airbus, commencera à être livré avec "au moins" un an de retard sur le calendrier initial, a indiqué lundi à l'AFP le responsable de l'organisation européenne de coopération en matière d'armement (OCCAR). Le premier vol aura lieu "au mieux avant la fin de l'année, sachant que le banc (d'essai) volant (NDLR: le moteur de l'A400M installé à bord d'un avion existant) doit encore voler", en principe courant octobre, et être testé environ deux mois, a dit Patrick Bellouard, directeur de l'administration exécutive de l'OCCAR. "Donc la fin de l'année, ça commence à être un petit peu short " pour un premier vol, a-t-il poursuivi. L'OCCAR a été créée en 1998 par la France, l'Allemagne, l'Italie et le Royaume-Uni.
Pour les premières livraisons, destinées à la France, "il faut compter au moins une année de délai, donc c'est je pense au mieux fin 2010 maintenant", a ajouté Patrick Bellouard. La France devait initialement être livrée en octobre 2009.
EADS espère un premier vol de l'A400M "avant la fin de l'année", a indiqué récemment son président exécutif Louis Gallois. Compte tenu des retards pris par le programme, le groupe européen table officiellement sur six mois à un an de retard pour les livraisons.
Par ailleurs, Patrick Bellouard a écarté l'idée qu'EADS puisse être exonéré de pénalités de retard: "Il n'y a pas de négociation à l'heure actuelle: on a un contrat à prix ferme avec des conditions claires qui doivent être remplies par EADS". "Il n'y a pas de possibilité d'exonérer de pénalités dans le contrat actuel", a-t-il insisté.
Selon des médias allemands, Louis Gallois a écrit à sept pays clients pour leur demander de faire preuve de compréhension et de renoncer à leurs pénalités de retard. Patrick Bellouard a aussi démenti une information de l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, qui affirme qu'EADS menace de suspendre le programme. Il n'y a "pas de chantage d'EADS", a-t-il souligné. Un contrat de 20 milliards d'euros avait été signé en mai 2003 entre Airbus Military et l'agence européenne OCCAR, représentant sept pays, pour une commande de 180 appareils. L'Allemagne a commandé 60 avions, la France 50, l'Espagne 27, le Royaume-Uni 25, la Turquie 10, la Belgique 7 et le Luxembourg un appareil. Par la suite, l'Afrique du Sud en a commandé huit et la Malaisie quatre.
| Samedi 27 septembre 2008 | |
| | A400M : Hervé Morin espère un rattrapage partiel des retards avions de transport militaire, le ministère de la Défense devra prendre "des mesures provisoires pour combler les lacunes capacitaires liées à la disparition de nos Transall", selon Hervé Morin. Le ministre de la Défense, Hervé Morin, a indiqué vendredi qu'il espérait qu'une partie du retard pris par l'avion de transport militaire A400M pourra être rattrapée lorsque son industrialisation aura débuté. "Je souhaite qu'EADS (le groupe européen constructeur de l'A400M) prenne des mesures pour que, au moment où la fabrication de l'avion sera lancée, on puisse rattraper une partie du retard", a déclaré Hervé Morin devant la presse. "Nous sommes en contact avec EADS, il y a une problématique sur la propulsion, elle n'est pas nouvelle", a observé le ministre de la Défense. En attendant l'arrivée de l'A400M, le ministère devra prendre "des mesures provisoires pour combler les lacunes capacitaires liées à la disparition de nos Transall", a-t-il ajouté. Hervé Morin a indiqué que des crédits sont d'ores et déjà prévus à cet effet dans le projet de Loi de programmation militaire 2009-2014 en cours d'achèvement sans préciser les mesures alternatives envisagées. EADS avait annoncé jeudi qu'il reportait le premier vol de l'A400M à une date indéterminée en raison "de la non disponibilité du système de propulsion". Les dirigeants d'EADS ont, à plusieurs reprises, mis en exergue la complexité de la motorisation, assurée par un consortium européen. Ils ont, en particulier, souligné les problèmes posés par le système de régulation électronique du moteur. Un haut responsable du motoriste, Safran, a cependant affirmé vendredi qu'il n'était pas responsable des nouveaux retards, excluant de verser des compensations au clients de l'appareil. (Source AFP). Les C 160 Transals sont à bout de souffle et les retards de l'A 400 M posent problèmes ! On a trop tiré sur la corde ! Toujours le problème du budget trop étriqué de l'armée depuis 30 ans ! |