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4 février 2008 1 04 /02 /février /2008 13:58
 

DICTATURE EUROPEENNE : EN ROUTE VERS LA SEMAINE DE 60 HEURES !

 

 

 

La Commission européenne vient de lancer une nouvelle attaque massive contre le Code du Travail de plusieurs pays européens, dont la France.

Les Commissaires européens, qui n'ont jamais été élus à ces fonctions stratégiques par qui que ce soit, et parmi lesquels on compte 1 Français sur 27, ont en effet décidé de mettre à l’ordre du jour leur projet de révision de l’actuelle Directive européenne sur le temps de travail.

 

 

 

 

 

Ce projet, qui sera examiné au prochain conseil des ministres européens de l'Emploi et des Affaires sociales le 9 juin à Luxembourg, prévoit le maintien et la pérennisation de la procédure dite d’" opting out ", procédure qui permet à une entreprise de déroger, dans un cadre individuel, à la règle du maximum de 48 heures hebdomadaires de travail. Rappelons que cette règle des 48 heures de travail maximum par semaine avait été établie pour protéger la santé et la sécurité des travailleurs, de même que leur bien-être et leur vie de famille.

 

L’Europe veut repousser de 48 à 60 heures la durée maximum de travail autorisée

 

Si cette nouvelle Directive européenne banalisant le travail au-delà des 48 heures par semaine est avalisée par les ministres des 27 Etats européens, les salariés ne disposeront alors plus que d’une ultime protection juridique : la Commission européenne propose de limiter la durée maximale hebdomadaire à 60 heures de travail calculée en moyenne sur trois mois. Du reste, le même projet de révision de la Directive prévoit aussi d'étendre à 12 mois, au lieu de 3, la période de référence pour le calcul de la durée moyenne de travail hebdomadaire.

Autant dire que ce que la Commission européenne a en tête, c'est bien de rendre licites, sinon banales, des semaines de travail pouvant aller jusqu'à 60 heures.

 

 

Elle se retranche hypocritement derrière l’idée que cette durée résulterait de "négociations " effectuées par les entreprises au cas par cas avec leur salariés. Mais, compte-tenu de la situation de l’emploi et de la précarisation croissante des contrats de travail, il n’est pas besoin d’être devin pour prévoir que ces "négociations" opposant le salarié-pot-de-terre à l’employeur-pot-de-fer risqueront de tourner rapidement à l’alternative : " c'est 60 heures de travail par semaine ou vous prenez la porte. "

Cerise sur le gâteau, ce projet de " modernisation " de la Directive européenne sur le temps de travail prévoit également que le temps de garde sur le lieu de travail ne soit plus considéré comme temps de travail effectif, contrairement à la jurisprudence européenne actuelle.

 

 

 

 

 

 

 

 

Une régression sociale de 90 ans en arrière

 

La " modernisation " concoctée par les dictateurs de Bruxelles revient, avec un cynisme consommé, à affubler du terme de modernité ce qui constitue au contraire une formidable régression sociale. Comme vient de s’en indigner le syndicat FO, il s’agit en effet rien moins que de supprimer la limite des 48 heures de travail hebdomadaire, durée qui avait été fixée par la Convention n°1 de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) en… 1919 !

 

Cette régression sociale de 90 ans en arrière est si spectaculaire que ce projet de révision de la Directive sur le temps de travail – voulu par la Commission européenne depuis des années – a été bloqué depuis des années par quelques Etats, dont la France. Mais cette-fois-ci, il est possible qu’elle soit enfin entérinée par les 27 ministres de l'Emploi et des Affaires sociales qui doivent se réunir à Luxembourg. 

Les lobbys industriels très actifs auprès de la Commission européenne exercent une pression considérable, de nombreux nouveaux Etats-membres y sont favorables, et plusieurs capitales jusque là rétives, dont Paris et Londres, ont souligné cette semaine leur volonté d'aboutir sur ce texte.

 

 

 

CONCLUSION : LE VISAGE HIDEUX DE LA CONSTRUCTION EUROPEENNE

 

Avec ce goût pour les antiphrases cyniques et odieuses qui est celui de toutes les dictatures, la " construction européenne " est une déconstruction de tout ce qu’avaient bâti nos aïeux. Sa prétendue " modernité " camoufle un retour impitoyable et sournois à l’Europe du XIXe siècle. Avec les enfants que l'on est en train de remettre au travail à partir de 12 ans, avec des semaines de travail de plus en plus interminables, avec une précarité sociale croissante et tous azimuts, avec la paupérisation du plus grand nombre tandis qu’une infime minorité de fortunes indécentes donne des leçons de morale, la construction européenne nous ramène avec obstination et aveuglement à l’Europe de Dickens.

Ainsi donc, la " construction européenne " apparaît chaque année un peu plus pour ce qu’elle est : une phénoménale régression historique, politique, économique et sociale, une sorte de Restauration dans l’esprit de Louis XVIII et du retour de ces nobles émigrés qui n’avaient, selon le mot fameux de Talleyrand, " rien oublié, ni rien appris ".

La dictature européenne est en train de faire régresser la France et tout le continent européen vers une situation moralement inhumaine et socialement explosive Celle-là même qui provoqua toutes les convulsions tragiques des deux siècles passés.

 

Reproduction autorisée en citant la source : Union Populaire Républicaine
et le lien cliquable :
http://u-p-r.org/ab/index.php?page=article&id=52
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F     Nicolas DUPONT-AIGNAN sera l'invité de TELEMATIN sur France 2, mardi 5 février 2008, à 7h50.
 
F   Dernier billet du blog de Nicolas DUPONT-AIGNAN :
Déshonneur !
Par Nicolas Dupont-Aignan, lundi 4 février 2008 à 12:51
Les parlementaires français se rendent-ils compte à quel point ils vont aujourd’hui déshonorer leur fonction, affaiblir notre démocratie et rendre illégitime l’Union européenne ?
Comment ceux qui sont censés représenter, servir et défendre le peuple, peuvent-ils ainsi le trahir ?
Hélas, le lundi 4 février 2008 restera comme le jour où pour la première fois dans l’histoire de notre pays, le Parlement s’érige en censeur du peuple.
Pour préserver les formes et se donner bonne conscience, certains font encore semblant de croire que ce traité de Lisbonne est différent de la Constitution Giscard rejetée par le peuple français le 29 mai 2005. Mais tous ceux qui ont lu le traité de Lisbonne savent qu’il n’en est rien.
En vérité, le peuple n’ayant pas voté il y a deux ans comme les élites le souhaitaient, elles ont décidé tout simplement de passer outre. Mais plus grave encore, ce coup de force dans la forme se double d’une atteinte sans précédent à notre souveraineté nationale. En effet, ce traité par ses principales dispositions (généralisation de la majorité qualifiée, charte des droits fondamentaux contraire à la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, alignement sur l’Otan, etc.) met en cause le droit du peuple français à disposer de lui-même.
Bien entendu, aucune leçon n’a été tirée des échecs du passé, notamment sur le commerce international ou la monnaie. La nomenklatura française, UMP et PS confondus, a tout cédé à nos partenaires sans rien obtenir pour au moins rendre plus efficace le pouvoir oligarchique de la Commission et de la Banque Centrale européenne !
L’histoire a toujours défait les constructions politiques artificielles imposées par la force. Les parlementaires aujourd’hui, par un mélange inconscient de facilité et de lâcheté, vont décrédibiliser un peu plus nos institutions et rendre illégitime une construction européenne qui aurait besoin d’être réorientée et profondément réformée. Le temps viendra où, par la force des choses, cette Europe-là s’effondrera et il faudra alors rebâtir une Europe des Nations qui, autour de projets concrets et de coopérations libres, s’appuiera sur les peuples.
Le combat ne fait que commencer. A ceux qui seraient tentés par le renoncement ou la résignation, je rappellerai ce propos du général de Gaulle, qui prend toute sa force aujourd’hui : « Soyons fermes, purs et fidèles ; au bout de nos peines, il y a la plus grande gloire du monde, celle des hommes qui n’ont pas cédé. 

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Published by Militant - dans Politique
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commentaires

Patrick AUBIN 11/03/2008 11:23

JD, Trop facile d'accuser l'Europe de tous les maux français...alors que nous sommes toujours dans la constitution qui nous fait tant de mal.La monnaie ? Mais heureusement que nous avons la banque centrale. Les politiques sont tous des irresponsables économiques qui nous auraient entrainés dans la faillite. L'Allemagne engrange succès après succès en ce qui concerne son commerce extérieur alors que nous, en France, avons la même monnaie. c'est le système économique français qui est en cause et non la monnaie.Les français doivent s'en prendre à eux-mêmes : nous sommes dans une république de gestion de type socialo-communiste avec un PIB qui passe à 54% par l'état alors que, ne serait-ce la moyenne europépenne est à 47% (et donc intégrant la France qui plombe un peu plus la moyenne). Trop de fonctionnaires : 25 % en France contre 15% dans d'autres pays!!! Donc moins de dynamisme économique et surtout des fonctionnaires mal payés et démotivés...Or, ouvrez les yeux, nous ne sommes plus à l'époque coloniale et de l'économie fermée du gaullisme. Le gaullisme s'appuyait sur des notions de liberté avant tout...l'état c'est nous tous...et personnellement, je préfère une Europe qui me garantisse mes libertés, plutôt qu'un état français psychologiquement et physiquement gangréné par la pensée socialiocommuniste comme nous le sommes à travers les communes, communauté d'agglo, départements, régions et même état.Je partage plus de point commun en politique avec une grande majorité d'allemands, anglais ou autres européens qu'avec une majorité de français. L'avenir de la France n'est pas sur le repli sur elle-même, ou alors vous serez obligé de continuer à supporter le socialocommunisme..;mais à travers l'Europe.

Delaire Jacques-Daniel 11/02/2008 10:18

Liste des parlementaires qui ont votés NON au Congrès de Versailles le 4/02/2008

http://www.gaullisme.fr/lisbonne_congres_060208.htm

Delaire Jacques-Daniel 10/02/2008 11:24

Triste semaine pour la France ! Le traité Européen qui voit les assemblées renier les votes du peuple (16000000), le rapport Attali qui mécontente tous les corporatismes, le Tchad aide militaire contre admistie des pieds nickelés de l'Arche de Zoé,l'affaire Mittal, le SMS de NS, les municipales qui s'annoncent difficiles, la presse qui tire à boulet rouge sur NS et sa chute confirmée dans les sondages ! Peut mieux faire par exemple se tirer une balle dans le pied !

patrick CRASNIER 06/02/2008 13:16

Et en plus ils ont voté oui à Maastricht pourquoi attendre pour défaire ce qui a été voté par référendum. (La même chose qu'aujourd'hui mais à l'inverse ce serait bien !!!!)

Delaire Jacques-Daniel 05/02/2008 08:50

Hier, le peuple a été laissé de coté ! C'est le début de la fin pour notre nation, notre culture, notre histoire ! La France est aux mains des eurocrates, n'a même plus une politique étrangère, les évènements au Tchad le prouve et je me demande si cela vaut encore la peine d'aller voter, puisque c'est pour rien !
Notre destin ne nous appartien plus !
Quand le général De Gaulle disait "les français sont des veaux", je confirme il n'ont hélas pas de couilles !
On n'a pas fini d'entendre geindre cet ex peuple, c'est ce qu'il sait le mieux faire !

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