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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 15:32

On ne peut vaincre Al Quaïda, qu'en combattant des 2 cotés de la frontière Afganne et Pakistanaise ! C'est un combat à hauts risques !

 

 

Le chef d'état major de l'armée américaine, l'amiral Michael Mullen, le 10 septembre 2008 à Washington
© 2008 AFP (Tim Sloan)
Le chef d'état major de l'armée américaine, l'amiral Michael Mullen, le 10 septembre 2008 à Washington

Sept ans après le 11 septembre, le ton monte entre Washington et le Pakistan, les Etats-Unis menaçant d'y intensifier leurs opérations depuis l'Afghanistan pour éradiquer les sanctuaires des talibans et d'Al-Qaïda, Islamabad jurant de s'y opposer "à n'importe quel prix".

Avec des dizaines de milliers de ses soldats empêtrés dans une guerre qui s'intensifie en Afghanistan contre les talibans, le chef d'état-major de l'armée américaine, l'amiral Michael Mullen, a annoncé mercredi avoir ordonné une nouvelle stratégie militaire prenant en compte "les deux côtés de la frontière".

Au même moment, son homologue pakistanais, le général Ashfaq Kayani, jurait que son armée ne tolérerait plus les raids terrestres et les nombreux tirs de missiles américains qui n'épargnent pas les civils dans les zones tribales pakistanaises, frontalières de l'Afghanistan.

Drapeau en berne à l'ambassade des Etats-Unis à Kaboul, le 11 septembre 2008
© 2008 AFP (Rizwan Tabassum)
Drapeau en berne à l'ambassade des Etats-Unis à Kaboul, le 11 septembre 2008

Washington est convaincu que les talibans et Al-Qaïda ont reconstitué leurs forces dans ces régions, pour s'attaquer aux troupes étrangères en Afghanistan et préparer des attentats dans les pays occidentaux.

Les spécialistes d'Al-Qaïda reconnaissent unanimement que le nord-ouest du Pakistan est devenu "le nouveau front de la guerre contre le terrorisme".

Le New York Times assurait d'ailleurs jeudi que le président George W. Bush avait autorisé secrètement en juillet les forces spéciales américaines à mener des raids terrestres dans le nord-ouest du Pakistan, sans l'approbation préalable d'Islamabad.

C'est d'ailleurs ce qui s'est passé à l'aube du 3 septembre, quand des hélicoptères de combat américains et, probablement des soldats au sol, ont attaqué un village pakistanais, tuant, selon Islamabad, 15 civils, dont des femmes et des enfants.

Les plus hautes autorités pakistanaises avaient fermement protesté contre cette première opération militaire américaine au sol, connue du moins, puisque de hauts responsables pakistanais reconnaissent qu'il y a eu des précédents depuis 2002, sans qu'Islamabad n'en dise un mot.

Prières funéraires dans une tribu du Khyber touchée par une explosion à Par Qambarkhel, le 30 juin 2008
© 2008 AFP (Tariq Mahmood)
Prières funéraires dans une tribu du Khyber touchée par une explosion à Par Qambarkhel, le 30 juin 2008

Pire, ces dernières semaines, les tirs de missiles par des drones américains s'abattent quasi-quotidiennement sur des maisons dans les zones tribales pakistanaises, tuant des combattants d'Al-Qaïda ou des talibans, mais aussi des civils.

Washington estime qu'Islamabad ne fournit pas assez d'efforts dans le cadre de sa "guerre contre le terrorisme".

Mais la République Islamique du Pakistan, seule puissance nucléaire militaire du monde musulman, a déjà payé un très lourd tribut à cette lutte, avec plus d'un millier de soldats tués dans les zones tribales depuis 2002 et, surtout, plus de 1.200 morts dans une campagne sans précédent d'attentats suicide depuis plus d'un an.

Oussama Ben Laden en personne -dont Washington pense qu'il se terre dans les zones montagneuses du nord-ouest- avait décrété il y a un an le jihad à Islamabad, le "chien de Bush" selon lui.

Carte de localisation des zones tribales à la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan
© 2008 AFP (Sophie Ramis)
Carte de localisation des zones tribales à la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan

"La souveraineté et l'intégrité territoriale du pays seront défendues à n'importe quel prix et aucune force étrangère ne sera autorisée à conduire des opérations à l'intérieur du Pakistan", a assuré mercredi le général Kayani.

"Jusqu'à ce que nous collaborions de manière plus approfondie avec le gouvernement du Pakistan pour éliminer ces sanctuaires, l'ennemi continuera de venir" du Pakistan, a rétorqué l'amiral Mullen, en annonçant avoir demandé à ses troupes d'élaborer une "nouvelle stratégie militaire plus globale qui couvre les deux côtés de la frontière".

Certains éditorialistes pakistanais suggéraient jeudi que les propos publics vindicatifs du général Kayani venaient une semaine après le raid américain et deux semaines après une énigmatique rencontre avec l'amiral Mullen sur un porte-avion américain.

Pour eux, Islamabad tente de ménager la chèvre et le chou, entre la nécessité de satisfaire les exigences de son principal bailleur de fonds américain et l'agacement des 168 millions de Pakistanais, chez qui l'anti-américanisme progresse depuis un an de manière spectaculaire.

Danger ! Il faut l'aide des militaires, et services secrets Pakistanais enrichis par l'argent du trafic d'héroîne !

Dernière mise à jour le: Jeudi 11 Septembre 2008, 16:20

Sur la défensive en Irak, al-Qaida revit en Afghanistan

 
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A Kaboul, des soldats de la coalition sécurisent une zone urbaine, après l'explosion d'ne voiture piégée.
A Kaboul, des soldats de la coalition sécurisent une zone urbaine, après l'explosion d'ne voiture piégée. Crédits photo : AFP

Sept ans après les attentats du 11 Septembre, al-Qaida reste une menace pour l'Occident. Deux de ses responsables ont été tués lundi au Pakistan par des missiles américains.

La «majorité» des insurgés qui ont tendu une embuscade aux soldats français le 18 août dernier dans la vallée d'Uzbeen «n'étaient pas afghans» a récemment affirmé le secrétaire général de l'Élysée, Claude Guéant. D'où venaient-ils ? Surtout du Pakistan voisin. Mais aussi d'Irak, où les combattants islamistes arabes ont longtemps fait le coup de feu contre les troupes américaines. Tous les spécialistes le reconnaissent : derrière l'insurrection pachtoune qui veut chasser d'Afghanistan les troupes «d'occupation» étrangères se profile l'influence d'al-Qaida et de Ben Laden.

Chassés de Kaboul fin 2001 par la coalition internationale, les talibans sont bel et bien de retour en Afghanistan, où leur influence augmente mois après mois. «Al-Qaida s'est reconstruit sur les ruines de l'après-11 Septembre en bénéficiant du soutien des zones tribales», explique Dominique Thomas (1), spécialiste des mouvements islamistes à l'École des hautes études en sciences sociales, l'EHESS. Une zone à cheval entre le Pakistan et l'Afghanistan, peuplée de Pachtounes, qui circulent librement d'un pays à l'autre sans tenir compte de la ligne Durand, l'immense frontière de 2 400 kilomètres tracée par l'empire britannique en 1893.

En quelques années, les talibans et leurs complices étrangers d'al-Qaida, Libyens, Marocains, Yéménites, Égyptiens… se sont recréé un nouveau sanctuaire au Pakistan. Ce pays nucléaire et instable, dont l'État central n'a jamais réussi à établir son autorité sur les zones tribales, est devenu le principal lieu de passage des djihadistes du monde entier, qui y sont entraînés dans des camps militaires. Deux hauts responsables étrangers des opérations d'al-Qaida ont d'ailleurs été tués lundi par des missiles américains.

Transformé en une sorte de «“mini-Afghanistan” où sont appliquées les normes talibanes, les zones tribales pakistanaises sont le nouveau centre de gravité du terrorisme international, le nouveau quartier général d'al-Qaida et des talibans où sont préparées les opérations contre les Américains et les Occidentaux», explique Rohan Gunaratna, l'un des meilleurs spécialistes d'al-Qaida, expert dans un centre consacré au terrorisme international à Singapour (2).

Cette reconstitution du djihad international au Pakistan, réserve infinie de combattants enthousiastes à l'idée de se battre contre les forces étrangères en Afghanistan et d'y mourir, va de pair avec l'échec d'al-Qaida en Irak. En 2003, la guerre américaine contre le régime de Saddam Hussein avait d'abord fourni un sanctuaire idéal aux combattants apatrides d'al-Qaida. L'insurrection irakienne sunnite avait accueilli à bras ouverts les renforts d'al-Qaida contre les troupes américaines qu'il fallait à tout prix chasser du pays.

 

Piètres stratèges

 

Cette amitié a depuis fait long feu. Le changement de stratégie imposé par le patron des forces américaines en Irak, le général Petraeus une augmentation des troupes et le retournement des tribus sunnites irakiennes contre al-Qaida , a fini par payer. Au cours des derniers mois, le nombre d'attaques a été divisé par dix. La violence a considérablement baissé d'intensité. Mais les raisons profondes de cette amélioration sont surtout internes. Elles trouvent leur origine dans une rupture entre djihadistes, apparue au moment des sanglants attentats perpétrés par al-Qaida à Amman, en novembre 2005. En voulant exporter le djihad en Jordanie, le chef d'al-Qaida en Irak, al-Zarqaoui, tué en 2006 par les forces américaines, a précipité la crise.

Les rebelles sunnites irakiens n'ont pas seulement été choqués par la violence aveugle des djihadistes étrangers de Zarqaoui et par les méthodes totalitaires d'al-Qaida. «Ils refusent la vision globale du djihad, qui pour les dirigeants d'al-Qaida doit être porté en dehors des frontières. Les insurgés irakiens ne veulent pas exporter le djihad, ils veulent un djihad irakien», explique Jean-Pierre Filiu, professeur à Sciences Po (3).

Et lorsqu'en octobre 2006, les affiliés de Ben Laden ont créé un «État islamique en Irak» dirigé par l'Égyptien al-Masri, les insurgés sunnites de l'armée islamique ont dénoncé les «pratiques illégitimes» d'al-Qaida et son «arrogance». L'organisation de Ben Laden et du mollah Omar, qui voulait bâtir en Irak, au cœur du monde islamique, une base centrale d'où la lutte serait étendue aux pays voisins et à Israël, a subi d'énormes revers, en hommes et en influence. Elle n'a pas disparu d'Irak, mais elle est désormais sur la défensive.

Même déconvenue en Arabie saoudite, où l'organisation terroriste n'est plus que l'ombre d'elle-même. «La répression du pouvoir saoudien mêlée à une approche globale de la lutte antiterroriste, basée notamment sur un généreux programme de réhabilitation des djihadistes, a fini par fonctionner», poursuit le spécialiste du terrorisme international Jean-Pierre Filiu. Contraints à se réfugier dans la clandestinité, les réseaux d'al-Qaida en Arabie saoudite n'ont pas commis d'attentat depuis 2006. Ils continuent cependant d'alimenter le djihad en envoyant des recrues et des fonds en Irak et en Afghanistan-Pakistan.

Désavoué par les tribus sunnites d'Irak, al-Qaida n'a pas réussi à créer un État islamique, comme il le voulait. Les lieutenants de Ben Laden ont échoué à faire tomber les régimes politiques modérés qui étaient dans leur collimateur dans le monde musulman. Malgré la percée et la radicalisation des mouvements islamistes, l'Égyptien Moubarak ou l'Algérien Bouteflika tiennent toujours les rênes du pouvoir. Commentaire de Jean-Pierre Filiu : «Les djihadistes d'al-Qaida sont de très bons tacticiens mais de piètres stratèges. Normal, car ce sont des idéologues.»

 

Une propagande organisée

 

Il faudrait pourtant se garder de crier victoire trop vite. Car la pieuvre, même si elle s'est tapie dans l'ombre, reste prête à bondir. Au Pakistan, donc. En Irak, où l'organisation demeure «dangereuse», de l'avis même du général Petraeus. Au Yémen, la patrie de Ben Laden, où les islamistes reprennent du poil de la bête. Au Maghreb, où les candidats pour la guerre en Afghanistan sont de plus en plus nombreux. En Mauritanie et dans le Sahara, où leur implantation et les menaces qu'ils font peser sur les intérêts occidentaux furent à l'origine de l'annulation du Paris-Dakar en janvier dernier.

Mais le véritable succès d'al-Qaida depuis deux ans est sans doute politique. «Ils ont imposé leur label. Dans le monde entier, les groupes islamistes salafistes se placent sous la bannière d'al-Qaida. Ils ont réussi à disséminer leurs idées et leur mode opératoire partout, c'est une grande victoire», estime le spécialiste Dominique Thomas. C'est ainsi qu'en 2007 l'ancien GSPC algérien, Groupe salafiste pour la prédication et le combat, s'est transformé en Akim, al-Qaida au Maghreb islamique. En quelques années, la nébuleuse a réussi à internationaliser, grâce à une forte propagande, le discours de plusieurs groupes locaux ou régionaux.

 

Dans le viseur

 

Si elle a résisté aux coups de boutoir qui lui ont été assénés, c'est aussi parce que la nébuleuse a su s'adapter aux changements dans le monde et tirer profit de la globalisation. Comme une méduse se laissant porter par les courants et les vagues, elle évolue en fonction de la situation internationale. Très en pointe sur Internet, maîtrisant parfaitement sa communication, ne lésinant jamais lorsqu'il s'agit d'exposition médiatique, al-Qaida recrute sur la Toile des milliers de sympathisants mâles, qui n'appartiennent pas directement à l'organisation, mais peuvent passer à l'action quand il le faut. Soit pour leur propre compte, soit pour celui des djihadistes internationaux.

L'organisation, dont le cœur est formé de quelques centaines de membres seulement, basés pour la plupart dans les zones tribales pakistanaises, a également gagné en souplesse. Elle tisse sa toile dans le monde et diffuse son virus en sous-traitant certaines actions aux groupes nationaux ou en s'associant de loin avec des petites cellules locales tentées par l'idéologie du djihad global et les tactiques d'attentats suicides. Les militants peuvent même être entraînés par al-Qaida sans appartenir officiellement à l'organisation. Et pour déjouer la vigilance des polices antiterroristes, al-Qaida utilise de plus en plus, notamment en Irak, les services de femmes, de handicapés mentaux et de marginaux, candidats plus discrets pour les attentats suicides.

Sept ans après le 11 septembre 2001, les États-Unis bien sûr, mais aussi l'Europe, sont toujours dans son viseur. L'ancien GSPC algérien qui a rallié al-Qaida a un agenda clairement antieuropéen et antifrançais. Si le «Londonistan» a été démantelé après les attentats de 2005 à Londres, les spécialistes s'accordent à dire que les sympathisants du djihad global dans les capitales occidentales se sont radicalisés et peuvent passer à l'action du jour au lendemain.

Ainsi, pour Rohan Gunaratna, al-Qaida reste «la plus grande menace pour les Occidentaux». Une menace d'autant plus dangereuse que les services de renseignement occidentaux estiment que l'organisation n'a pas renoncé à organiser un jour un attentat chimique, biologique ou nucléaire. Au jour anniversaire du 11 Septembre, en plein ramadan, le mois des attentats, du sang et de la terreur pour al-Qaida, alors qu'approche l'élection présidentielle américaine, les services de renseignement sont, plus que jamais, sur le qui-vive.

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Published by Militant - dans Politique
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philippe DAVID 11/09/2008 17:43

Qui a mis les talibans au pouvoir? Le Pakistan, allié stratégisue des USA dans la région. Cherchez l'erreur...

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