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Le FIGARO pratique la censure pour "couvrir" Bachar Al-Assad et son régime
vendredi 11 juillet 2008 - 16h02, par Khaled Asmar - Beyrouth
Assassiné en septembre 1981 à Beyrouth, l’ambassadeur de France au Liban, Louis Delamarre, vient d’être tué une deuxième fois par la direction du journal LE FIGARO, qui a interviewé Assad avant son voyage à paris. Jamais deux sans trois, Louis Delamarre sera humilié une nouvelle fois le 14 juillet. Le "diplomate-martyr" le sera au même titre que des milliers de Français qui gardent le souvenir des leurs, assassinés au Drakkar, en octobre 1983.
En effet, à quelques jours du sommet de l’UPM et du défilé du 14 juillet à Paris, auxquels le président syrien Bachar Al-Assad est convié, nous avons appris que des proches de l’ancien ambassadeur de France à Beyrouth, Louis Delamarre, assassiné par ou sur ordre du régime du Baas, ont été censurés par « Le Figaro ». Ils avaient signé une tribune dénonçant le « deuxième assassinat de leur père et oncle » que constitue l’invitation adressée à Bachar Al-Assad avant que celui-ci ou son pays ne se soient repentis.
Cette censure, et le refus de la direction politique du « Figaro » de publier l’opinion des Delamarre, hostile à Damas, interviennent au moment où Etienne Mougeotte réalisait depuis la capitale syrienne une longue interview avec le Président Assad (interview réalisée le 7 et publiée le 8 juillet).
Louis Delamarre aura ainsi été assassiné une deuxième fois, avant que les familles et les proches des Casques Bleus Français tués au Liban ne soient humiliés collectivement dans deux jours, à l’occasion du 14 juillet. Ils font partie de ces Français, de plus en plus nombreux, qui se sentent « déshonorés » par la présence d’Assad al affaz au défilé du 14 juillet, pourtant destiné à honorer l’armée française - ou ce qui en reste - et à célébrer la Liberté, l’Egalité et la Fraternité.
http://reflexionstrategique.blogspot.com/2008/04/la-prire-du-para-pour-ceux-qui-vont.html
http://www.drakkar-1983.org/http://appeles.au.9.rcp.free.fr/pamiers/index.html

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http://www.drakkar-1983.org/index1.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Attentat_du_Drakkar
Pami les 58 paras assassinés, il y avait Yves DELAIRE...et le lieutenant de JEAn de la BATIE, dont la promotion de Saint-Cyriens va défiler devant le syrien el Assad !
Etait-ce des amateurs, monsieur le Président de la république, vous qui ne respectez pas les militaires, ni le souvenir de nos disparus !

http://www.hemaridron.com/twodescphotos53.html
Insigne de la 3°compagnie du 1er RCP " les noirs ", (ma compagnie) qui perdie le plus d'hommes à Drakkar. Les paras du 1er RCP sont surnommés les rapaces à cause des épaulettes ornées
de charognards, de leurs origines des 601 et 602 compagnies de l'air qui formères les premiers paras français dès 1937 avant de devenir le premier régiment para, crée en 1943 à FEZ au
Maroc.



Faute d’accord entre les pays membres, le soutien de Bruxelles aux PME restera symbolique LE MONDE | 25.06.08
La « communication » sur les petites entreprises que la Commission européenne publie mercredi 25 juin, se veut l’équivalent européen du Small Business Act (SBA) américain. Intitulé « Penser petit d’abord. Un Small Business Act pour l’Europe », il vise à « aider les petites et moyennes entreprises (PME) à donner toute leur mesure ». Ce qui est actuellement loin d’être le cas.
A la différence des PME américaines, les firmes européennes peinent à se développer au plan mondial. « Aux Etats-Unis, les entreprises augmentent leurs effectifs de 60 % en moyenne, sept ans après leur création, contre 10 % à 20 % pour les sociétés européennes », peut-on lire dans l’introduction du texte de la Commission.
Or cette plus grande « agilité » des firmes américaines serait en partie due au Small Business Act, une loi votée en 1953 aux Etats-Unis, qui accorde un certain nombre de privilèges aux petites entreprises du pays. D’où l’idée de faire de même en Europe.
Mais le texte de la Commission, fruit d’un compromis entre les vingt-sept Etats membres, est moins vigoureux que celui auquel il prétend ressembler.
Ainsi, la mesure-phare du SBA américain - l’obligation faite à l’administration fédérale d’attribuer 23 % de ses contrats d’achats à des PME - ne figure pas dans le texte européen. Alors que le Canada, la Corée du Sud et le Japon ont adopté cette mesure contraignante. Certes, plus personne n’espérait la mise en place de quotas en Europe, du fait de l’opposition des pays les plus libéraux de l’Union, comme le Royaume-Uni. En revanche, l’extension à l’Europe du « Pacte PME », bonnes pratiques déployées, en France, par le Comité Richelieu, une association d’entreprises innovantes, était souhaitée. Or la Commission ne l’a pas inscrite dans son texte.
Les quotas américains restreignent aussi l’accès des PME non américaines aux marchés publics de ce pays. D’où la demande de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) d’« obtenir une clause de réciprocité qui aboutirait à limiter l’accès de PME de pays tiers aux marchés de l’Union européenne ». Le texte de la Commission ne retient pas davantage cet argument.
Enfin, soucieuse de favoriser le développement d’entreprises de taille moyenne, la France souhaitait aussi que le SBA européen permette aux sociétés de plus de 250 salariés (et ne sont donc plus considérées, à Bruxelles, comme des PME) de pouvoir continuer de profiter, pendant cinq ans, des règles européennes visant les petites entreprises. Ce souhait ne figure pas non plus dans le texte final de la Commission. Pas plus que la demande anglaise opposée qui était de « penser aux très petites entreprises d’abord ».
Le SBA bruxellois propose néanmoins trois mesures législatives, et dix « principes ». Mais « ces trois propositions ne font que reprendre des projets déjà lancés », s’insurgent tant Emmanuel Leprince, délégué général du Comité Richelieu, que Lionel Stoleru, auteur d’un projet de SBA européen, remis le 22 avril au premier ministre français, François Fillon.
« VOEU PIEUX »
La première mesure concerne un relèvement de seuil au-delà duquel certaines aides d’Etat aux PME doivent être notifiées à Bruxelles. Très technique, elle nécessite une fine connaissance de la réglementation bruxelloise pour être comprise. Elle concernerait un règlement qui venait à échéance le 30 juin 2008 et devait donc faire l’objet d’une nouvelle publication. La seconde mesure vise à la création d’un statut d’entreprise européenne. Un statut de ce type existe déjà. Il est « trop contraignant et seulement quarante entreprises l’ont adopté en Europe », affirme Jean-François Roubaud, président de la CGPME.
Le nouveau texte n’explique pas comment éviter cet écueil. Enfin, la troisième proposition vise à autoriser les Etats membres à adopter un taux de TVA réduit pour les micro-entreprises de proximité. Une mesure demandée depuis longtemps, dans la restauration en particulier, mais qui n’a jamais pu aboutir faute d’un vote unanime au conseil des ministres de l’Union. « Il s’agit d’un voeu pieux », conclut une spécialiste du dossier.
Les dix « principes » incitent les gouvernements à « penser aux petites entreprises d’abord ». Une formule de style. Mais qui pourrait peut-être quand même améliorer le quotidien de certains chefs d’entreprise. « J’ai l’impression d’être l’ennemie des pouvoirs publics, d’être une présumée délinquante », estime ainsi Joëlle Briot, PDG de CMMP, une entreprise de trente salariés. Si le SBA européen avait quand même pour mérite de changer le regard que la société française porte sur ses petits patrons, ce ne serait déjà pas si mal.
Annie Kahn
Débat parlementaire sur le Livre Blanc
Intervention de Nicolas DUPONT-AIGNAN à l’Assemblée Nationale, jeudi 26 juin 2008
Nous voilà réunis aujourd’hui pour un débat essentiel pour l’avenir de notre pays.
Débat d’autant plus important que l’outil de défense n’est pas seulement la garantie de la sécurité des Français, il est aussi un moyen au service d’une politique étrangère. Débattre, comme nous le faisons du visage de nos armées demain, c’est obligatoirement dessiner la place et le rôle de la France dans le Monde.
De notre vision de la France, de ce que nous voulons pour nos concitoyens, découle le format de notre défense, ses alliances, l’effort de la Nation et non l’inverse !… sauf à vouloir subir plutôt que maîtriser notre destin.
Il ne s’agit pas d’une réflexion abstraite, d’une vision romantique faite de bonnes intentions ou de nostalgie, mais d’une analyse sérieuse fondée sur des réalités. Car, vous le savez tous, on n’a pas le droit de tricher avec le nombre de nos soldats, la qualité de leur équipement, la capacité de projection de nos forces ou la crédibilité de la dissuasion nucléaire.
C’est d’ailleurs à partir de cette volonté de confrontation avec la réalité que vous avez voulu, sous l’autorité du Président de la République, Monsieur le Ministre, réactualiser notre doctrine de défense.
Réalité tout d’abord, il ne faudrait pas l’oublier, de l’effort fourni par les forces armées lors de leur professionnalisation auquel peu rendent hommage.
Réalité d’un monde qui change avec ses nouvelles menaces…..
Réalité du retard d’équipements des armées surtout entre 1997 et 2002.
Réalité d’une dispersion géographique de nos forces qui s’apparente parfois à un saupoudrage.
Ce Livre Blanc était donc nécessaire et très attendu. Mais à sa lecture attentive j’ai été particulièrement surpris car, en vérité, il y a deux Livres Blancs, ou du moins deux sources d’inspiration qui aboutissent à un nœud de contradictions dont vous aurez du mal à sortir.
Il y a tout d’abord le Livre Blanc qui pose le diagnostic et trace les grandes orientations de ce que devrait être la politique de défense de la France qui, à mon sens, ne peut recueillir que notre assentiment.
La description d’un monde plus instable et imprévisible que jamais aux menaces très diversifiées.
L’analyse du retard d’investissements de la France et du besoin de rationalisation de notre outil de défense pour dégager une marge de manœuvre afin d’investir dans des équipements modernes.
La définition des grandes orientations : l’anticipation, la dissuasion, la protection, l’intervention, qui exigent de nouveaux efforts notamment dans le renseignement ou de nouvelles méthodes avec une polyvalence et une interopérabilité renforcées.
Mais il y a un autre Livre Blanc dans le Livre Blanc, celui qui apporte les mauvaises solutions aux vrais problèmes décrits quelques pages plus haut.
Comme si, en vérité, on avait demandé aux rédacteurs d’aboutir, au mépris d’un minimum de cohérence intellectuelle, à des décisions déjà prises qui obéissent à d’autres contraintes, notamment financières mais aussi idéologiques.
Permettez-moi d’insister ainsi sur deux contradictions majeures de ce Livre Blanc schizophrène. La réduction du format de nos armées tout d’abord. Le retour dans l’OTAN ensuite.
Comment, Monsieur le Ministre, pouvez-vous prétendre affronter les nouvelles menaces en réduisant à ce point le format de nos armées, déjà sérieusement rétréci depuis 1994 ? Vous dénoncez à juste titre l’écart permanent que l’on a laissé se développer entre, d’une part, les objectifs des Livres Blancs successifs et, d’autre part, leur insuffisante mise en œuvre. Mais que dire d’un Livre Blanc qui propose de faire le contraire même de ce qu’il préconise ?
Oui à la rationalisation, oui à la polyvalence, oui à la concentration des bases. Mais NON à une réduction qui, quoi que vous en dites ne touchera pas seulement les forces de soutien mais aussi et surtout les trois armes qui ne pourront plus répondre aux objectifs que vous leur fixez.
Comment peut-on d’ailleurs écrire page 129 que « des opérations strictement militaires sur le territoire national sont exclues à l’horizon prévisible » ? Cela explique sans doute le véritable essorage réservé à l’armée de terre.
De même, je vous recommande, mes chers collègues, la lecture de la page 214 sur le second porte-avions qui est un morceau de bravoure en matière de langue de bois et d’incohérence.
Sans parler de la réduction bien discrète du nombre d’avions de combat qui va encore plus mettre à mal le programme Rafale et surtout, à terme, affaiblir notre capacité nationale et européenne à préparer l’avion du futur.
Enfin, que dire du retrait de 3000 de nos soldats du continent africain ? Un continent africain qui représente un enjeu majeur aussi bien pour la sécurité et les intérêts de la France, que pour la stabilité de l’Europe et du Monde !
A la lecture du rapport, on comprend d’ailleurs très bien que le cadrage budgétaire a, en vérité, déterminé les conclusions du Livre Blanc.
Comment expliquer sinon le report à l’après 2012 de la reprise, modeste, de l’effort de défense (maintien en euros constants du budget de la défense jusqu’en 2012, croissance d’1% par an au-delà) ? Cette approche budgétaire n’est pas à la hauteur de l’enjeu.
Abaisser encore l’effort militaire de la Nation de 2,41% à 2% du PIB aura de très graves conséquences. Si vous ôtez les dépenses consacrées aux pensions (8,92 milliards d’euros, soit 0,48% du PIB) et celles réservées à la gendarmerie (5 milliards d’euros, soit 0,27% du PIB), vous constaterez que dès aujourd’hui notre effort est inférieur à celui de la Grande-Bretagne (7,8 milliards d’euros pour 2007). Calculé sur la base de référence qui est utilisé dans le cadre de l’OTAN, notre effort de défense passerait mécaniquement de 1,64% du PIB à 1,22%, soit en % du PIB un niveau tout juste supérieur à l’Allemagne mais évidemment inférieur à cette dernière en valeur absolue ! Comme l’affirme le collectif Surcouf, « la France jouerait désormais dans la poule de l’Italie ».
Cela revient à accepter de fait le déclassement militaire de la France, qui abandonne tout leadership à la Grande-Bretagne. Cela revient à décourager un peu plus les hommes et les femmes qui font la qualité de notre défense. Cela revient à priver notre pays de l’influence politique, morale, mais aussi économique, qui est encore aujourd’hui la sienne.
En définitive, vous proposez à la France de passer, pour sa défense, d’un contrat d’assurance tout risque à une assurance aux tiers. C’est un choix que vous n’avez pas le droit de dissimuler à la Nation.
Dans ces conditions, on comprend mieux la précipitation avec laquelle vous voulez complètement réintégrer la France dans l’OTAN.
Ce retour n’est en rien insignifiant comme vous voulez le faire croire à grands renforts de communication.
Tout d’abord, il ne se fait pas dans de bonnes conditions puisque vous l’annoncez comme quasi inéluctable, alors même que la France et l’Europe n’ont obtenu aucune contrepartie réelle. Au moins Jacques Chirac, lorsqu’il avait cédé un temps à la tentation d’alignement – avant de se raviser au moment de la guerre d’Irak -, avait-il conditionné ce retour dans l’OTAN à de réelles et substantielles contreparties ! Tellement substantielles d’ailleurs, que ce retour ne se fit pas, finalement…
Mais pourquoi diable effectuer une telle concession à une administration Bush finissante sans connaître les intentions du futur Président des Etats-Unis ?
Comment prétendre bâtir une Europe de la défense dans ce cadre alors même que votre précipitation n’incitera en rien le Royaume-Uni à nous tendre la main (en témoigne le lancement de leurs deux nouveaux porte-avions) ni les autres Européens à augmenter leur effort de défense ?
Pourquoi d’ailleurs le ferait-il alors que la France réduit fortement le sien ? N’oublions pas à cet égard que le retour dans le commandement militaire intégré n’aura pas seulement des conséquences militaires mais aussi industrielles : notre industrie de défense, l’une des premières dans le monde à contester la prétention monopolistique des Etats-Unis, sera alors affaiblie à cause de la pression politique maximum exercée par Washington sur notre pays pour qu’il se dote de matériels américains.
Concrètement, nous entrons dans l’OTAN pour jouer le rôle de second derrière la Grande-Bretagne qui, elle, a décidé de se donner les moyens pour assurer le leadership.
Nous commettons ce faisant un contresens historique total dans la mesure où la position de la Grande-Bretagne, au cœur de l’alliance euro atlantique, correspond à son intérêt et à sa personnalité, alors que pour notre part, cela rompt avec 40 ans d’indépendance nationale au service d’une politique étrangère différente.
Dans un monde de plus en plus multipolaire, il est contreproductif d’enfermer notre défense et donc notre politique dans une logique de coalition occidentale qui date de la Guerre froide. Pire, cela augmente le danger de conforter la transformation de cette alliance par les Américains en une sorte de police mondiale alimentant une guerre funeste entre civilisations.
Contrairement à ce que vous voulez croire, c’est le meilleur moyen de tuer dans l’œuf toute défense européenne et d’éloigner un peu plus les Européens comme les Français de l’adhésion à l’effort de défense, sans laquelle il ne peut pas y avoir d’investissement financier à la hauteur de l’enjeu.
Le Général de Gaulle, il y a 40 ans, avait compris avant tous les autres que la France avait sa propre partition dans ce monde multipolaire. Au moment où les faits lui donnent raison, vous privez la France de sa marge de manœuvre. Preuve en est d’ailleurs, l’envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan, annoncé comme un gage au sommet de Bucarest.
Vous le faites, et c’est bien là la raison fondamentale, pour des raisons financières mais surtout idéologiques. Votre soi-disant modernisation est en fait une « normalisation » qui réjouit tous ceux qui n’ont jamais adhéré à cette politique qui s’adressait au monde plutôt qu’à un camp et ses intérêts !
Politique, je vous le rappelle, qui n’a jamais interdit la solidarité lorsqu’elle était nécessaire. Alors pourquoi rentrer dans le rang ? Des personnalités aussi différentes qu’Alain Juppé ou Hubert Védrine se posent la question. On en connaît les inconvénients, on n’a toujours pas compris quel en est l’intérêt.
En vérité, derrière les grandes envolées, nous n’aurons ni la défense autonome voulue par le Général de Gaulle, ni la défense européenne souhaitée par François Mitterrand, mais une sorte de CED au rabais et sans le nom, sous commandement américain dans le cadre Otanien.
Vous invoquez de Gaulle mais c’est pour couvrir une politique à la Pleven. Et encore, cette politique ressemble plutôt à du sous-Pleven ! Vous ne jurez que par les Etats-Unis et l’OTAN, mais comme les Français rejettent massivement cette politique de soumission et d’alignement, vous n’avez même pas le courage de l’assumer devant eux. Mais n’imaginez pas qu’ils seront dupes. Ils vous jugeront, ils vous jugeront durement, et ils auront raison !
Oui, je crois que notre pays compte tenu de son histoire, de ses valeurs, de ses intérêts, mérite mieux.
Oui, je pense qu’une autre politique de défense est possible.
Elle découle naturellement de notre vision du Monde et de notre vision de la France dans le Monde. C’est en ce sens que le Général de Gaulle disait : « Quand on ne veut pas « se » défendre, ou bien on est conquis par certains ou bien on est protégé par d’autres. De toute manière, on perd sa personnalité politique, on n’a pas de politique ».
C’est pourquoi nous devons privilégier une politique qui avant tout garantit la sécurité des Français en comptant sur sa propre défense et son industrie sans se laisser entraîner dans des guerres qui ne sont pas les siennes.
Une politique qui favorise les coopérations, notamment européennes, mais sans tomber dans le piège de l’alignement. Car, contrairement à ce que l’on croit, « plus la France est indépendante, plus l’Europe le sera ».
Enfin, c’est une politique qui repose sur un effort collectif minimum pour garantir la sécurité des Français et le rôle mondial de notre pays. Pourquoi la France ne serait-elle pas capable de faire autant et aussi bien que la Grande-Bretagne ? Un effort financier autour de 2,6% du PIB soit une légère augmentation par rapport à aujourd’hui n’est pas hors de portée et serait tout à fait compréhensible pour nos compatriotes.
Bref, une politique qui permet à la France de jouer son rôle traditionnel et ô combien nécessaire de passeur vigilant entre des mondes différents qui doivent coexister pour la paix du monde.
Alors oui vraiment, mes chers collègues, au nom de la France qui n’est plus que l’ombre de la France dès lors qu’elle renonce à nourrir une certaine idée d’elle-même, je vous demande de ne pas laisser passer cette politique du reniement.
Nicolas DUPONT-AIGNAN Député non inscrit de l’Essonne Président de Debout la République
Ce que nous coûte l'Europe
30/06/2008
Non, l'opération n'était pas "100% colombienne". Et, pour certains journaux, il pourrait même s'agir d'une "mascarade", qui cacherait une reddition négociée. La Radio suisse romande va jusqu'à évoquer une rançon de 20 millions de dollars.
Alors qu'Ingrid Betancourt s'apprête à atterrir en France, la version officielle de sa libération et de celle des quatorze autres otages qui étaient aux mains des Farc est de plus en plus fragilisée.
AFP
L'armée colombienne escorte les deux guérilleros capturés lors de l'opération de libération d'Ingrid Betancourt et des quatorze autres otages.
D'abord, l'opération ne serait pas "100% colombienne", comme l'avait affirmé le ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Santo, juste après la fin de la mission.
Bogota a bel et bien bénéficié d'aides extérieures. Une aide des Etats-Unis, en premier lieu. Très diplomatiquement, la porte-parole de la Maison-Blanche, Dana Perino, a assuré que la
Colombie n'avait pas eu besoin du feu vert des Etats-Unis. Mais elle a aussitôt rappelé que "cela faisait longtemps que l'opération de sauvetage était en préparation, cela fait longtemps que
nous travaillons avec les Colombiens".
Elle a aussi indiqué que Washington avait fourni du renseignement et du soutien technique. L'ambassadeur américain à Bogota, William Brownfield, l'a confirmé.
Au moment où ils avaient été enlevés, les trois otages américains participaient justement à une mission de surveillance des champs de coca dans la province de Caqueta, au sud de Bogota, pour une société privée mandatée par le Pentagone. Ils sont rentrés au pays pour se faire débriefer par l'armée aussitôt après leur libération.
Israël pourrait aussi avoir joué un rôle important. La radio militaire affirme que deux conseillers militaires ont participé à l'opération. Et le quotidien Haaretz rappelle que deux officiers supérieurs, depuis peu à la retraite, Israël Ziv et Yossi Kuperwasser, dirigent à Bogota une société de conseil en sécurité, qui emploie des dizaines d'anciens membres d'unités d'élite ou des services secrets israéliens. Cette société, Global CST, a décroché un contrat de 10 millions de dollars en Colombie, après un feu vert du ministère de la Défense, pour aider les forces spéciales dans leur lutte contre les Farc.
Une "mascarade" cachant une "reddition"?
Certains journaux vont même plus loin et affirment vendredi 4 juillet que toute l'opération était une mise en scène destinée à redorer le blason du président colombien Alvaro Uribe.
La France a pris lundi à minuit la présidence de l'Union européenne pour six mois, dans un climat de doute avec la crise ouverte par le rejet du traité de... plus
Après le NON irlandais, le rejet du mini traité de Lisbonne par les Polonnais ! Cela commence vraiment mal pour les 6 mois de gouvernance européenne par la France ! Il est clair que l'Europe des technocrates de Bruxelles n'inspire plus la confiance des peuples, qui redoutent les contraintes supérieures aux avancées ! Il va falloir faire plus que dynamisme où agitation pour faire avancer l'Europe !



le 2 juillet 2008
COMMUNIQUE DE PRESSE
de Jacques MYARD
Député UMP
Président du Cercle Nation et République
A/S : à propos de Carcassonne
A la suite de la démission du général Cuche, chef d'Etat-major de l'armée de terre, Jacques Myard entend adresser à l'ensemble de l'institution militaire sa confiance et ses remerciements pour son dévouement au quotidien.
Une erreur subalterne, même tragique, ne saurait remettre en cause les liens consubstantiels entre la Nation, le Politique et les forces armées.
L'avenir de la Nation réside dans le lien de confiance permanent entre la France profonde et ses forces armées.
Depuis plus de vingt siècles, les Français se sont toujours définis comme des soldats prêts à prendre les armes.
Personne ne peut traiter les militaires d'amateurs, au risque de casser ce lien substantiel, garant de l'avenir de la France.
En revanche, il appartient au Politique de donner tous les moyens,
notamment budgétaires, à l'institution militaire pour qu'elle puisse remplir ses missions. Aujourd'hui, il n'est pas certain que le Politique ait pleinement conscience de ses
responsabilités !
Merci monsieur le député, votre déclaration nous va droit au coeur, nous les gaullistes, qui croyons encore à la nation ! Vous savez que nous nous sommes toujours tès attentifs aux
déclaration que vous faites et à l'immense travail parlementaire que vous effectuez ! Nous avions eu le plaisirde vous faire venir animer un débat à Présence et Action du Gaullisme il y a
quelques années à Toulouse !
JD Delaire
http://www.leparisien.fr/home/info/politique/articles/LE-COUP-DE-GUEULE-DE-BIGEARD_298604186

» La démission du général Cuche renforce les inquiétudes de l'armée
» PORTRAIT - Le général Cuche, un militaire qui assume «jusqu'au bout»
Les choses sont allées très vite. Le général Elrick Irastorza a été nommé mercredi en Conseil des ministres chef-d'état major de l'armée de terre. Il remplace le général Bruno Cuche, qui avait présenté mardi sa démission suite au drame de Carcassonne, où un sergent a blessé dimanche 17 personnes en confondant, a priori accidentellement, balles réelles et balles à blanc lors d'une démonstration de libération d'otages. Jusqu'ici général de corps d'armée (quatre étoiles), le général Irastorza a également été élevé en Conseil des ministres «aux rang et appellation» de général d'armées (cinq étoiles).
Le militaire, âgé de 57 ans, était jusqu'à présent major général (numéro deux) de l'armée de terre, qu'il administrait au côté du général Cuche. Les deux hommes avaient pris leurs fonctions à l'été 2006. Avant même le drame de Carcassonne, il était prévu de longue date qu'Elrick Irastorza succède à Bruno Cuche. Agé de 60 ans, Bruno Cuche devait quitter ses fonctions en août prochain. Il était pressenti, avant la fusillade de dimanche, pour devenir gouverneur des Invalides. Mais ce poste prestigieux va vraisemblablement lui échapper.
Elrick Irastorza a commandé l'opération française Licorne en Côte d'Ivoire, de 2005 à 2006. Auparavant, il a dirigé l'Ecole d'application de l'infanterie de Montpellier, la «Mecque» des fantassins. Au début des années 90, le général avait commandé le 8e Régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa), unité prestigieuse rompue aux interventions sur les théâtres extérieurs de la France, comme en Afghanistan.
Lors du Conseil des ministres, Nicolas Sarkozy a souligné que «ce qu'il avait découvert, à Carcassonne était profondément inadmissible». «Même à blanc, on ne tire pas dans la foule. Il s'agissait d'une idée proprement terrifiante», a insisté le chef de l'Etat. Dans ces conditions, le président de la République «assume pleinement» la démission du général Cuche. «Il a indiqué qu'il trouvait plutôt sain que le chef d'état-major en tire les conséquences», a indiqué le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel.
La démission du général Cuche après que le ministre de la Défense Hervé Morin a demandé des « sanctions immédiates » sans attendre les conclusions de l'enquête, a provoqué des remous au sein de l'armée. Un officier, s'exprimant sous couvert de l'anonymat, avait estimé mardi que le chef de l'Etat s'en prenait à la hiérarchie. «C'est une crise de confiance entre l'Elysée et l'institution militaire», avait-il ajouté. L'opposition socialiste a elle déploré «l'atmosphère de chasse aux sorcières que fait régner le président de la République au sein du ministère de la Défense», l'invitant à «se calmer».


La grande muette se rebiffe, les Surcouf contre attaque contre le livre blanc qui ressemble plus à une coupe budgétaire qu'à une réorganisation
opérationnelle de nos forces !
http://www.lefigaro.fr/politique/2008/06/20/01002-20080620ARTFIG00122-morin-mettre-en-uvreles-decisions-prises.phpmercredi 18 juin 2008
Par Nicolas Dupont-Aignan, mercredi 18 juin 2008 à 10:59 :: Réflexion
Le Livre Blanc de la défense présenté hier par le Président de la République marque la fin de la conception gaullienne de l’indépendance nationale.
Triste jour pour notre pays qui, en renonçant à un outil militaire suffisant, se prive des moyens d’une politique étrangère vraiment mondiale, quand bien même celle-ci ne serait pas en mesure de rivaliser en puissance avec celle des Etats-Unis, de la Chine. Car, comme le disait de Gaulle ce qui compte c’est « d’être à la hauteur de l’histoire ».
Comme toujours avec Nicolas Sarkozy, l’habileté est au service d’une mauvaise politique. Oui, nos armées ont besoin d’être réorganisées. Oui, il faut investir dans le renseignement. Mais cette double nécessité affichée hier marque comme dans un tour de passe-passe deux décisions qui seront lourdes de conséquences.
Tout d’abord la réintégration dans le commandement militaire de l’OTAN. Au sommet de Bucarest, ce retour avait été présenté comme probable à la condition qu’une défense européenne voit vraiment le jour. Aujourd’hui il n’y a plus de préalable ! Le Président nous explique, comme s’il s’agissait d’un exploit, que notre force nucléaire restera à l’écart. Pour combien de temps ? La plupart des observateurs, très complaisants, répètent à l’envi que cette réintégration ne changera rien, qu’elle n’est que la suite logique d’un processus déjà engagé par Jacques Chirac. Mais alors, pourquoi le faire ? Quel est l’intérêt d’abîmer l’image de la France dans le monde pour rien ? Et si le prédécesseur de Nicolas Sarkozy s’est trompé dans cette voie, définitivement abandonnée durant son second mandat, à quoi bon persister dans l’erreur ?
En vérité, bien évidemment, ce retour signe un alignement sur les Etats-Unis, une allégeance. Elle s’inscrit dans une rupture fondamentale de notre politique étrangère. La France ne se situe plus face au monde mais se coule dans le moule du « camp occidental », si cher à Nicolas Sarkozy. C’est une faute géopolitique majeure dans un monde qui devient multipolaire. Au moment où la vision du Général de Gaulle s’impose dans les faits, Nicolas Sarkozy casse l’un des atouts majeurs de la France.
L’autre décision concerne la réduction du format des armées. C’est la conséquence directe du retour dans l’OTAN. Puisque la France ne devient qu’un élément d’une défense américano européenne, pourquoi entretenir des armées présentes en plusieurs points du globe ?
Le Président parle d’un objectif de dépense de 2% du PIB. Si l’on compte les pensions et le coût de la gendarmerie, cela nous ramène aux alentours de 1,5%. Pendant ce temps la Grande-Bretagne développe son effort à 2,7% du PIB. Comment, dans ces conditions, affronter les nouvelles mesures que détaille le Livre Blanc ? Comment jouer notre rôle en Europe ? Comment peser dans le Monde ?
D’un côté la Grande-Bretagne qui veut encore exister, de l’autre la France qui a renoncé et Nicolas Sarkozy ose invoquer le pragmatisme du Général de Gaulle. Quelle imposture !
Assemblée nationale
XIIIe législature
Compte rendu intégral
Séance du 26 juin 2008
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DÉCLARATION DU GOUVERNEMENT SUR LE LIVRE BLANC
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