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25 juillet 2008 5 25 /07 /juillet /2008 10:29


Les paras sans avions à Toulouse ?! De l'amateurisme monsieur le Président !
Toulouse sanction politique, cela a du peser dans la balance !
Article source La Dépêche !

Armée. Mort programmée de la base aérienne 101: dissolution à l'été 2009 et fermeture à l'été 2010. Le 1er RTP et ses 750 hommes restent sur le site.

Francazal : l'Armée de l'air, c'est fini

 

Après avoir rencontré hier matin les élus des communes environnant la base de Francazal, le préfet Dominique Bur entouré de divers représentants de l'armée a présenté l'après-midi à la presse les mesures prises principalement en Haute-Garonne

1. Base de Francazal : Fermeture 2010

Après le départ des derniers éléments du Centre d' instruction des équipages de transport pour Orléans le 15 juillet, la base, compte 988 personnes dont 240 d'unités extérieures qui ne seront plus rattachées aux effectifs au début septembre.

À l'été 2009, la base 101 sera dissoute et transformée en détachement air bénéficiant du soutien de la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan. Les effectifs de l'armée de l'air seront alors de 450 personnes : 300 pour l'Escadron de soutien technique spécialisé et 150 pour le fonctionnement (cuisine, gardiennage…).

2. Explications :trop chère à aménager

A l'été 2010 la base sera fermée.

Selon le général de corps aérien Klein, la base de Francazal n'était pas équipée pour l'utilisation de l'A 400M. «Il aurait fallu refaire les hangars, les pistes. Ce n'était pas raisonnable. Il est logique de tout regrouper sur Orléans qui deviendra un centre tactique à vocation internationale. La fermeture de la BA 101 permettra d'économiser chaque année 3,3 M€ de fonctionnement et 0,6 M€ de travaux d'infrastructure.

3.Le 1er RTP maintenu

La fermeture de la base aérienne ne concerne pas la présence du 1er régiment du train parachutiste installé dans la partie nord du site. Il reste avec ses 750 hommes.

4. Quel avenir pour le site de la BA 101 ?

C'est pour l'instant le flou le plus complet. Le préfet tiendra une réunion fin août début septembre avec les élus des communes concernées et les représentants des collectivités départementales et régionales. Une enveloppe globale sera déléguée au préfet pour l'accompagnement des projets d'initiative locale créateurs d'activités et d'emplois. On ignore son montant, de même que l'affectation des terrains. Pour le préfet, « les caractéristiques économiques et démographiques de l'agglomération toulousaine limiteront l'impact de la restructuration »

5. Regroupement à Balma

Le transfert des activités et des personnels de la DGA de Roquemaurel (Toulouse) aura lieu en 2011 sur le site du CEAT de Balma. Ce regroupement est prévu pour 2011. Les effectifs de la nouvelle structure se monteront à 750 personnes.

Toujours à Balma, une partie des effectifs du 1er GLCAT de Brétigny sur Orge qui est dissout,est affectée au 4e GLCAT de Balma. 80 personnes concernées.

Un autre regroupement partiel est prévu mais à Muret où sera transféré un détachement de Tarbes du 3e régiment de matériel.


« La base, c'est une source de revenus »

Avec plus de mille salariés et leur famille, Francazal représentait un important potentiel de consommation pour les petits commerces. Sa fermeture entraînera donc logiquement un gros manque à gagner. Mais la situation est-elle aussi critique qu'il y paraît ? Les commerçants sont unanimes. Ils connaîtront une baisse d'activité dans les années à venir. Christian Coupé, restaurateur et président du Club de commerçants cugnalais, témoigne : « C'est sûr que Francazal constituait une source de revenus. La plupart des hommes de la base sont des clients. S'ils partent, notre chiffre d'affaires diminuera. Avec la baisse du pouvoir d'achat, la situation n'était déjà pas excellente ». Boulangers, bouchers, buralistes… Tous se sentent touchés par la fermeture de la base. Pourtant, aucun vent de panique ne souffle sur Cugnaux. Seule une question est sur toutes les lèvres : « Qu'est-ce qu'on aura à la place ? » Pour Alain et Renaud Oliveira, « il faudrait refaire vivre un peu la ville. Un grand espace va se libérer, pourquoi ne pas faire un complexe avec bowling, salle de concert… ». D'autres commerçants se sentent moins concernés. « Les élus sont assez intelligents pour ne pas nous laisser tomber », témoigne Jean-Marie Donadille, buraliste cugnalais. Côté immobilier, même son de cloche. Bien sûr, les agents prévoient une hausse des biens à la vente et une baisse des acquéreurs dues au départ des militaires. Le discours reste pourtant mesuré. « Il faudra s'adapter et surtout, ne pas dramatiser la situation : chaque crise contient potentiellement une source d'opportunités », explique Jean-Jacques Tevel, manager de Century21 à Cugnaux.


Philippe Guérin : « On marche sur la tête »

Averti à la première heure par le préfet en personne, hier matin, Philippe Guérin, le maire de Cugnaux, ne décolère pas : « Les compensations quelles qu'elles soient ne compenseront jamais la perte de 40 millions d'euros par an de retombées économiques, la baisse des effectifs dans les écoles, la fin de la participation des militaires à la vie associative et sportive. C'est une catastrophe économique pour Toulouse et sa région. Ce qui me désole, c'est que l'armée de l'air déserte la capitale européenne de l'aéronautique à l'heure où Toulouse construit l'A400M, l'avion de transport militaire, sachant que l'armée de l'air, qui collabore étroitement à cette construction, va partir en 2010. Et à côté, on aura des parachutistes sans avion. Tout ça, sans aucune concertation avec les élus! Le pire, c'est que le général Klein a demandé aux élus de l'aider à reclasser le personnel civil (100 personnes) dans les communes. On marche sur la tête. Je suis en contact avec Thierry Suaud, le maire de Portet qui est également concerné, mais aussi avec le maire de Villeneuve-Tolosane, les députés Lesmale et Iborra, les sénateurs Plancade et Auban, Pierre Cohen et Martin Malvy. On va se réunir rapidement pour déterminer l'action à mener. »


Réactions

Pierre Cohen, maire de Toulouse. « Je suis indigné. L'Etat a le devoir moral et politique de trouver des compensations à hauteur du préjudice subi par la population très attachée à cette institution. »

Pierre Izard, président du conseil général, et Bertrand Auban, sénateur. «Nous condamnons totalement. Le président de la République et son Premier ministre suppriment sans aucune concertation, sans aucun égard pour les répercussions locale. Supprimer la base aérienne de Francazal est incohérent dans une ville qui est capitale européenne de l'aéronautique où sera conçu le prochain avion militaire. La brutalité et l'incohérence de cette décision, accompagnée d'une absence totale de dialogue, illustrent une nouvelle fois, après les suppressions de tribunaux et de trésoreries l'abandon des collectivités territoriales et des populations par l'Etat. Nous sommes choqués. »

Jean-Jacques Mirassou, vice-président du conseil général. «L'agglomération toulousaine a été sanctionnée. C'est une décision politique de l'Etat. »

Jean-Pierre Plancade, sénateur, vice-président de la commission de la Défense et des armées. «J'ai demandé la création de deux missions parlementaires d'enquêtes. L'une pour contrôler l'évolution des personnels civils touchés par la réforme. L'autre pour contrôler le suivi des infrastructures et des équipements concernés».


 

 

Publié le 25 Juillet 2008 à 08h26 | Auteur : Recueilli par B D 

Social. Grogne des élus et des l'unanimité parmi les élus locaux de gauche rassemblés autour de Philippe Guérin et qui dénoncent la brutalité et le manque de logique de cette décision, les réactions ne sont pas totalement… uniformes au sein des autres groupes politiques. Ainsi dans un communiqué adressé à notre journal le groupe Servir Cugnaux, conduit par Philippe Ripoche, titré : « Fermeture de Francazal :La facture de l'Armée de l'Air au maire de Cugnaux » déclare : « Les élus de la liste Servir Cugnaux condamnent la fermeture de la base aérienne de Francazal et la suppression des 1074 emplois civils et militaires qui accompagne cette décision.

Ils regrettent que le transfert sur la base, à titre compensatoire, de certaines unités de l'armée de Terre n'ait pas été retenu. Bien au contraire le nouveau dispositif territorial du ministère de la défense renforce les effectifs sur les communes de Toulouse, de Balma et de Muret alors que ceux de Cugnaux sont rayés de la carte. L'ensemble des informations en notre possession sera mise sur le site servir-cugnaux.com afin d'informer les Cugnalais le plus complètement possible.

Cette décision est sans doute aussi le prix que les militaires font payer au maire de Cugnaux pour son coup médiatique de l'an dernier et sa moquerie des militaires à propos du futur cimetière et de l'arrêté d'interdiction de mourir. Les Cugnalais apprécieront le résultat final de cette « initiative ».

Le départ des militaires devrait donc susciter des prises d'armes de part et d'autre lors des futurs débats du Conseil Municipal.

syndicats malgré le renforcement du centre d'essais de Balma.

Réforme de l'armée : la colère monte

 

Après la présentation par le gouvernement Fillon du plan de restructuration de l'armée française, le Centre d'essais aéronautiques de Toulouse, à Balma, paraît tirer son épingle du jeu en Haute-Garonne. Alors que la base de Francazal fermera à l'été 2 010, la structure balmanaise bénéficiera de l'arrivée de nouvelles activités et de personnels supplémentaires. Bernard Osterroth, directeur du CEAT, estime d'ailleurs que le site « se voit renforcer dans le pôle aéronautique toulousain ». Il explique : « Les activités d'aérolargage et aérotransport du CEV de Roquemaurel vont intégrer le CEAT. Ce qui entre en complémentarité avec notre base qui est dédiée aux essais au sol. » Des compétences de la DGA seront aussi affectées à la base de Balma. « Des activités du CEP d'Arcueil, dans le Val-de-Marne, rejoindront Balma, poursuit Bernard Osterroth. Une partie du CNTS sera en plus relocalisée au CEAT. » Au total, les effectifs de la base atteindront les 700 personnes à l'horizon 2 014.

«Ne pas occulter Francazal»

A priori, une bonne nouvelle pour la base balmanaise et la commune du nord-est toulousain. Or la grogne monte. Syndicats et politiques haussent le ton. Jean Zanesco, secrétaire CGT CEAT, est inquiet. « Ces nouvelles activités vont nécessiter des investissements, dit-il. Mais avec l'inflation des privatisations, des externalisations et la révision générale des politiques publiques, je ne pense pas que nous obtiendrons ces financements. » Le site n'est protégé que jusqu'en 2 014. Le syndicaliste confie redouter cette échéance. « Il n'y aura plus 700 personnes au CEAT après cette date », affirme-t-il.

Le Parti socialiste, de son côté, se dit « choqué par cette nouvelle attaque du gouvernement ». « La décision unilatérale et sans concertation de fermer la base aérienne de Francazal marque la continuité de la politique gouvernementale de démantèlement des services publics », dénoncent les parlementaires PS. Jean-Jacques Mirassou, vice-président du conseil général, ironise sur l'incongruité de la situation : « L'A 400M est conçu à Toulouse mais il sera utilisé à Orléans. Le CEAT représente une lueur dans le brouillard départemental mais cette lueur ne doit pas faire oublier les dégâts sur Francazal. »

Alain Fillola, maire de Balma et conseiller général, est, lui, perplexe. Ne possédant pas tous les éléments, l'élu ne s'avance pas. S'il assure se réjouir du « renforcement du CEAT », il s'interroge sur l'avenir de l'autre structure située sur la commune de la banlieue toulousaine : « Que va devenir la 11e brigade parachutiste qui se trouve sur les terrains de la municipalité ? Reste-t-elle ? Quitte-t-elle Balma ? »

 

Publié le 26 Juillet 2008 à 09h34 | Auteur : Bertrand Courrege

Ce qui m'étonne, c'est qu'à droite à part quelques blogueurs dont je fais parti, personne ne proteste contre la fermeture de Francazal ! Godillots, carpettes ...  ?! Aucune réaction de l'UMP 31, ni de Baudis, ni de Raynal, ni de Moudenc, ni d'aucun centriste...! A faire l'autruche, la reconquette de Toulouse par la majorité présidentielle, semble une gajeure...!

 

A l'issue de la réunion de crise tenue en mairie de Cugnaux mardi soir sur le départ de l'armée de l'air de la base 101, l'état d'esprit des participants était à l'indignation et à la révolte. A commencer par Philippe Guérin, maire de la ville et qui représentait égalementMartin Malvy pour le conseil régional : « Nous avons fait l'historique de la situation et le point sur les conséquences à venir. Nous déplorons la brutalité de cette suppression et nous nous interrogeons sur l'avenir du 1ier RTP désormais privé d'avion. Nous nous préoccupons également pour le personnel civil et militaire. On ne peut que regretter que l'état major et le gouvernement aient décidé d'abandonner la capitale européenne de l'aéronautique alors que le projet du futur avion de transport est en cours et qu'ils y ont collaboré. Nous sommes très dubitatifs sur les compensations évoquées. Une réunion avec le préfet est prévue début septembre. D'ici là, les parlementaires vont demander une entrevue au premier ministre. Nous nous rencontrerons à nouveau pour faire le point avant la rencontre avec le préfet. »

Claude Raynal, maire de Tournefeuille et conseiller général, regrettait quant à lui « la manière dont s'est prise cette décision. Dans un premier temps la piste devait rester ouverte et l'armée de Terre devait compenser le départ de l'armée de l'Air. Et deux jours avant, nouveau changement de plan sans que les élus locaux soient prévenus. Nous sommes très préoccupés pour les familles devant quitter notre secteur, notamment pour le personnel civil. Et on s'interroge sur les capacités du 1er RTP à rester sur la base si les pistes ne sont pas entretenues… ». Pour Jean Pierre Plancade, vice président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense au Sénat « la décision est inacceptable. J'ai personnellement proposé la création de deux commissions d'enquête pour assurer le suivi des infrastructures et des carrières des personnels civils (une centaine) et militaires (1054).

L'état envisage des compensations démagogiques dont Toulouse n'en retirera pas le plus grand bénéfice. J'ai encouragé les représentants des collectivités locales à monter des projets de reconversion industrielle du site pour un développement économique que l'Etat devra soutenir. ».

Bertrand Auban, sénateur, constatait que « c'est une habitude du gouvernement d'annoncer des suppressions de tribunaux et d'hôpitaux de manière brutale et irrévocable. Il s'en prend maintenant à l'Armée avec les dommages collatéraux que l'on imagine sur le plan économique. Nous allons demander une entrevue au premier ministre lui-même car il y a fort à parier que le ministre des armées ait appris la nouvelle par les journaux ! » Etaient également présents des représentants des maires de Portet-sur-Garonne et Villeneuve-Tolosane.

Source La Dépèche

Francazal. Il reste deux ans pour préparer la fermeture de la BA 101

Le colonel Le Meur s'explique

Jean-Michel Lamotte | 01 Août 2008 | 10h54

Lorsqu'il a pris ses fonctions de commandant de la base aérienne 101 de Francazal le 25 juin dernier, le colonel Denis Le Meur ne s'attendait pas à devenir le « liquidateur » de la structure.

« Deux jours avant l'annonce de la nouvelle carte militaire par le premier ministre François Fillon, dit-il, on parlait encore de faire une base interarmées à Francazal. En quelques heures, tout a basculé ».

La base qui comptait encore 1800 hommes en 2000 n'en recense plus aujourd'hui que 988 dont 240 venant d'unités extérieures et qui ne seront plus rattachés aux effectifs au début septembre. À l'été 2009, la BA 101 sera dissoute et il ne restera plus alors que 450 personnes dont 300 affectées à l'escadron de soutien technique spécialisé commandé par le lieutenant-colonel Jean-Marc Régnier et 150 pour assurer le fonctionnement : cuisine, gardiennage… La base sera définitivement fermée dans le courant de l'été 2010.

Le colonel Le Meur dispose donc de deux années pour préparer cette fermeture.

« Mais en attendant la vie de la BA 101 continue, explique t-il. Nous poursuivrons notre travail jusqu'au bout. Parallèlement, nous prenons nos dispositions pour que cette fermeture se fasse dans les meilleures conditions possibles. Les militaires sont habitués aux mutations. Pas de problèmes pour eux, sauf pour ceux qui arrivent en fin de contrat et qui veulent rester dans la région. Nous les aidons au mieux par l'intermédiaire de notre cellule de reconversion que nous avons étoffée. Ce sont des gens qualifiés très recherchés dans les entreprises. Cette cellule aide aussi les civils à retrouver du travail dans la région ».

Concernant le devenir de la structure après la fermeture de la base, le colonel Le Meur avoue ne rien en savoir mais espère qu'elle restera dans le domaine aéronautique.

Justement sur ce devenir, les élus se mobilisent. Ils parlent d'un manque de retombées économique annuel de 40 M €. Le colonel Le Meur estime ce chiffre surestimé. « Il était valable dit-il en 2000 quand la base tournait à fond avec 1800 personnes dont beaucoup d'officiers Ce n'est plus le cas aujourd'hui car les effectifs ont fondu de plus de la moitié ».

En tout cas, le départ des « aviateurs » va toucher toutes les villes du secteur. Toulouse va ainsi perdre 212 militaires ce qui représente 350 personnes avec les familles ; Cugnaux : 100 militaires (282 personnes concernées) ; Muret : 50 militaires (150) ; Portet : 12 militaires (67) ; Frouzins : 30 militaires (115) ; Tournefeuille : 20 militaires (50) ; Fonsorbes : 10 militaires (40) ; Villeneuve-Tolosane : 25 militaires (90) ; Seysses : 14 militaires (33). L'impact est évidemment différent en fonction de la population de chaque ville. Mais globalement au niveau de l'économie de la région, il demeure cependant important.
Source La Dépeche


Pour la fermeture de Francazal, on sent bien la décision politique prise à l'emporte pièce par Nicolas Sarkozy, un sanction affligée à ce département et ces villes de gauche ou tombée à gauche comme Toulouse ! D'ailleur, le silence assourdissant de la droite en est bien la preuve !
Je souhaite que nos protestations soient entendues jusqu'au chateau, et qu'à la rentrée, la précipitation passée, le dossier soit réouvert et la copie revue et corrigée, il n'y a que les sots qui ne réfléchissent et ne changent d'idées !
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23 juillet 2008 3 23 /07 /juillet /2008 07:03
Les relations entre Jack Lang, aujourd'hui sous le feu des critiques de son camp, et François Hollande se sont dégradées depuis plusieurs mois.

http://www.lefigaro.fr/politique/2008/07/23/01002-20080723ARTFIG00004-apres-le-congres-le-ps-plonge-dans-la-crise-.php

Hier, je prédisais sur ce blog, que d'ici au congrès du PS, il y aurait des fissures, il n'y aura fallu qu'une journée pour qu'elles apparaissent ! En effet si un discipline de fer fut imposée aux parlementaires du PS pour s'opposer à cette révision constitutionnelle, un certain nombre repprochent la stratégie systématique ANTI SARKOSISTE, qui ne mène à rien de positif !
En effet, les électeurs repprochent aux socialistes de ne pas avoir d'idées et de passer leur temps en "chicayas, pour être vizir à la place du vizir chez les présidentiables" et quand une de leur vieille revendication de faire une réforme sur le parlement arrive, tout faire pour ne pas la voter ! Ils sont un peu fous ces romains (socialistes) !
Un élu de gauche de ma commune, me disait cela hier ! Si sur le plan local (Haute Garonne), les élus socialistes n'ont pas trop de difficultés (ils monopolisent tout dans cette région, ce qui les mets en danger d'obligation de résultats, ce qui est moins sur, par exemple la nouvelle gestion toulousaine aux dépenses exponentielles), sur le plan national ils sont très critiqués par le manque de lisibilité stratégique !
Pour revenir à Jack Lang, je crois en sa sincérité et je déplore qu'il n'est été le seul à aller au bout de ce qu'il croyait positif pour nos institutions, chapeau bas Monsieur le Député ! Et venant de moi...!
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21 juillet 2008 1 21 /07 /juillet /2008 19:01
Merci Jack, Sarko peut le dire et lui trouver un job de ministre ou autre, car Ayrault va le virer ! Petite victoire en vérité, mais victoire quand même ! 2/3 des voix + 1, la voix de la raison comme dit Patrick dans le lien "Autant le dire", c'est une majorité que l'on le veuille ou pas !
Même si c'est une victoire à la Pirus, que d'évolutions depuis la première constitution de 1792 que nous devons au Franc-Maçon et Girondin Marie-Jean-Antoine-Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet !
Mais cette révision constitutionnelle, qui aurait dû aller plus loin, ne satisfait qu'à moitié ! Juste une petite voix de majorité, celle de Jack Lang, c'est maigre, mais c'est gagné pour Sarkozy qui avait une épée de Damocles au dessus de la tête !
Ce matin, ce qui m'amuse, c'est les déclarations des "responsables" du parti socialiste (y compris Ségo La Gaffette), qui jettent Jack Lang...Ils ont votés NON à une révision constitutionnelle qu'ils souhaitaient, dingue n'est-ce pas...! Ils doivent abuser du REDBULL au PS, la mascarade va durer jusqu'au congrès, la belle unité va vite se fissurer pour la place du grand vizir, je le prédis !



http://www.lefigaro.fr/politique/2008/07/21/01002-20080721ARTFIG00480-nicolas-sarkozy-le-camp-du-changement-a-gagne-.php
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19 juillet 2008 6 19 /07 /juillet /2008 08:59
A droite, intimidations en tous genres, rien n'y fait, les irréductibles que sont les députés MPF de De Villiers, Dupont-Aignan pour DLR, Goulard et Myard UMP, ne cèdent pas ! Lundi la réforme, semble voué à l'échec, mais dans ce cas comme dans l'autre,  quelles en seront les conséquences pour le gouvernement et pour l'opposition ? Affaire à suivre dès lundi soir ! Nicolas Sarkozy joue gros dans cette réforme mal préparée, mais qui devrait passer quand même après recontage dans chaque camp des manipulés !
En fait, il eu fallu aller bien plus loin, proclamer par référendum la VIème République et incrire le régime présidentiel du quinquénat, supprimer le poste de premier ministre, et toute nouvelle adhésion d'un pays à l'Europe après un référendum populaire ! Cela aurait été la vraie rupture !

Le Parlement en congrès à Versailles, le 4 février 2008

http://www.lefigaro.fr/politique/index.php


http://www.lefigaro.fr/politique/index.phpmentaires


http://www.assemblee-nationale.fr/1

EPEE DE DAMOCLES ET BALADE IRLANDAISE AU MENU CE JOUR ...!


3/projets/pl08Dessin du jour : L’Irlande résiste à l’Europe ...20.asp
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12 juillet 2008 6 12 /07 /juillet /2008 13:21

MERCI, monsieur le Président et le ministre des armées, de ne pas avoir fait défiler les parachutistes (amateurs) en ce 14 Juillet à Paris, devant vos invités, dont certains n'étaient pas digne de  voir les Troupes Aéro Portées ! Nous sommes meilleurs par le sang versé en OPEX...!

http://www.lejsl.com/actu/setl/20080712.JSA0022.html

http://www.opex360.com/2008/07/12/pour-la-memoire-du-lieutenant-de-la-batie/

Attentat du Drakkar :<br/>l'Elysée défend la Syrie<br/>
http://www.lefigaro.fr/international/2008/07/13/01003-20080713ARTFIG00071-attentat-du-drakkar-l-elysee-defend-la-syrie-.php
EXCLUSIF : Le deuxième assassinat de l’ambassadeur de France au Liban, Louis Delamarre

Le FIGARO pratique la censure pour "couvrir" Bachar Al-Assad et son régime

vendredi 11 juillet 2008 - 16h02, par Khaled Asmar - Beyrouth

 

Assassiné en septembre 1981 à Beyrouth, l’ambassadeur de France au Liban, Louis Delamarre, vient d’être tué une deuxième fois par la direction du journal LE FIGARO, qui a interviewé Assad avant son voyage à paris. Jamais deux sans trois, Louis Delamarre sera humilié une nouvelle fois le 14 juillet. Le "diplomate-martyr" le sera au même titre que des milliers de Français qui gardent le souvenir des leurs, assassinés au Drakkar, en octobre 1983.

En effet, à quelques jours du sommet de l’UPM et du défilé du 14 juillet à Paris, auxquels le président syrien Bachar Al-Assad est convié, nous avons appris que des proches de l’ancien ambassadeur de France à Beyrouth, Louis Delamarre, assassiné par ou sur ordre du régime du Baas, ont été censurés par « Le Figaro ». Ils avaient signé une tribune dénonçant le « deuxième assassinat de leur père et oncle » que constitue l’invitation adressée à Bachar Al-Assad avant que celui-ci ou son pays ne se soient repentis.

Cette censure, et le refus de la direction politique du « Figaro » de publier l’opinion des Delamarre, hostile à Damas, interviennent au moment où Etienne Mougeotte réalisait depuis la capitale syrienne une longue interview avec le Président Assad (interview réalisée le 7 et publiée le 8 juillet).

Louis Delamarre aura ainsi été assassiné une deuxième fois, avant que les familles et les proches des Casques Bleus Français tués au Liban ne soient humiliés collectivement dans deux jours, à l’occasion du 14 juillet. Ils font partie de ces Français, de plus en plus nombreux, qui se sentent « déshonorés » par la présence d’Assad al affaz au défilé du 14 juillet, pourtant destiné à honorer l’armée française - ou ce qui en reste - et à célébrer la Liberté, l’Egalité et la Fraternité.


http://reflexionstrategique.blogspot.com/2008/04/la-prire-du-para-pour-ceux-qui-vont.html

http://www.drakkar-1983.org/http://appeles.au.9.rcp.free.fr/pamiers/index.htmlImage:Insigne régimentaire du 1er R.C.P..jpgfourragère du 1er RCP
http://www.drakkar-1983.org/index1.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Attentat_du_Drakkar

Pami les 58 paras assassinés, il y avait Yves DELAIRE...et le lieutenant de JEAn de la BATIE, dont la promotion de Saint-Cyriens va défiler devant le syrien el Assad !
Etait-ce des amateurs, monsieur le Président de la république, vous qui ne respectez pas les militaires, ni le souvenir de nos disparus !
Le Lieutenant de la Bâtie
http://www.hemaridron.com/twodescphotos53.html

Insigne de la 3°compagnie du 1er RCP " les noirs ", (ma compagnie) qui perdie le plus d'hommes à Drakkar. Les paras du 1er RCP sont surnommés les rapaces à cause des épaulettes ornées de charognards, de leurs origines des 601 et 602 compagnies de l'air qui formères les premiers paras français dès 1937 avant de devenir le  premier régiment para, crée en 1943 à FEZ au Maroc.

  Armoiries du Liban

    bigeard_06_lg125
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12 juillet 2008 6 12 /07 /juillet /2008 11:59
 
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Myard (UMP) veut une loi contre la burqa

Source : AFP
12/07/2008 | Mise à jour : 12:46 |
Commentaires 4
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Jacques Myard, député souverainiste UMP, se "félicite sans réserve" de la décision du Conseil d'Etat qui a refusé la nationalité française à une femme portant la burKa et souhaite une législation sur cette pratique.

"La pratique de la burqa rend totalement impossible l'identification d'une personne dans les lieux publics avec tous les risques que cela comporte, mais surtout elle constitue une violation inadmissible de l'égalité des sexes, elle est une atteinte directe à la dignité des femmes, une totale régression moyenâgeuse", écrit le député des Yvelines dans un communiqué.

"Il est temps d'agir afin de ne pas subir la volonté de certains qui veulent imposer leur loi à la République au mépris de la laïcité et l'égalité des citoyens", poursuit M. Myard qui "va saisir le premier Ministre et le Président de l'Assemblée sur la nécessité de légiférer".

-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*

Mes amis et moi même, sommes contre la burka, et nous nous félicitons de la décision du Conseil d'Etat de la France !
La France est le pays des libertés et des droits de l'homme, hors la burqua ne rend pas la femme libre, et non identifiable sous cet acoutrement réducteur ! Il y a des pays, malheureusement pour cela;" la France aimez la ou quittez la" disait des affiches du MIL, il y a quelques années...!

J D D

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5 juillet 2008 6 05 /07 /juillet /2008 07:24
  

« Small Business Act » à l’européenne : Bruxelles dit « niet » en bloc

Faute d’accord entre les pays membres, le soutien de Bruxelles aux PME restera symbolique LE MONDE | 25.06.08

La « communication » sur les petites entreprises que la Commission européenne publie mercredi 25 juin, se veut l’équivalent européen du Small Business Act (SBA) américain. Intitulé « Penser petit d’abord. Un Small Business Act pour l’Europe », il vise à « aider les petites et moyennes entreprises (PME) à donner toute leur mesure ». Ce qui est actuellement loin d’être le cas.

A la différence des PME américaines, les firmes européennes peinent à se développer au plan mondial. « Aux Etats-Unis, les entreprises augmentent leurs effectifs de 60 % en moyenne, sept ans après leur création, contre 10 % à 20 % pour les sociétés européennes », peut-on lire dans l’introduction du texte de la Commission.

Or cette plus grande « agilité » des firmes américaines serait en partie due au Small Business Act, une loi votée en 1953 aux Etats-Unis, qui accorde un certain nombre de privilèges aux petites entreprises du pays. D’où l’idée de faire de même en Europe.

Mais le texte de la Commission, fruit d’un compromis entre les vingt-sept Etats membres, est moins vigoureux que celui auquel il prétend ressembler.

Ainsi, la mesure-phare du SBA américain - l’obligation faite à l’administration fédérale d’attribuer 23 % de ses contrats d’achats à des PME - ne figure pas dans le texte européen. Alors que le Canada, la Corée du Sud et le Japon ont adopté cette mesure contraignante. Certes, plus personne n’espérait la mise en place de quotas en Europe, du fait de l’opposition des pays les plus libéraux de l’Union, comme le Royaume-Uni. En revanche, l’extension à l’Europe du « Pacte PME », bonnes pratiques déployées, en France, par le Comité Richelieu, une association d’entreprises innovantes, était souhaitée. Or la Commission ne l’a pas inscrite dans son texte.

Les quotas américains restreignent aussi l’accès des PME non américaines aux marchés publics de ce pays. D’où la demande de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) d’« obtenir une clause de réciprocité qui aboutirait à limiter l’accès de PME de pays tiers aux marchés de l’Union européenne ». Le texte de la Commission ne retient pas davantage cet argument.

Enfin, soucieuse de favoriser le développement d’entreprises de taille moyenne, la France souhaitait aussi que le SBA européen permette aux sociétés de plus de 250 salariés (et ne sont donc plus considérées, à Bruxelles, comme des PME) de pouvoir continuer de profiter, pendant cinq ans, des règles européennes visant les petites entreprises. Ce souhait ne figure pas non plus dans le texte final de la Commission. Pas plus que la demande anglaise opposée qui était de « penser aux très petites entreprises d’abord ».

Le SBA bruxellois propose néanmoins trois mesures législatives, et dix « principes ». Mais « ces trois propositions ne font que reprendre des projets déjà lancés », s’insurgent tant Emmanuel Leprince, délégué général du Comité Richelieu, que Lionel Stoleru, auteur d’un projet de SBA européen, remis le 22 avril au premier ministre français, François Fillon.

« VOEU PIEUX »

La première mesure concerne un relèvement de seuil au-delà duquel certaines aides d’Etat aux PME doivent être notifiées à Bruxelles. Très technique, elle nécessite une fine connaissance de la réglementation bruxelloise pour être comprise. Elle concernerait un règlement qui venait à échéance le 30 juin 2008 et devait donc faire l’objet d’une nouvelle publication. La seconde mesure vise à la création d’un statut d’entreprise européenne. Un statut de ce type existe déjà. Il est « trop contraignant et seulement quarante entreprises l’ont adopté en Europe », affirme Jean-François Roubaud, président de la CGPME.

Le nouveau texte n’explique pas comment éviter cet écueil. Enfin, la troisième proposition vise à autoriser les Etats membres à adopter un taux de TVA réduit pour les micro-entreprises de proximité. Une mesure demandée depuis longtemps, dans la restauration en particulier, mais qui n’a jamais pu aboutir faute d’un vote unanime au conseil des ministres de l’Union. « Il s’agit d’un voeu pieux », conclut une spécialiste du dossier.

Les dix « principes » incitent les gouvernements à « penser aux petites entreprises d’abord ». Une formule de style. Mais qui pourrait peut-être quand même améliorer le quotidien de certains chefs d’entreprise. « J’ai l’impression d’être l’ennemie des pouvoirs publics, d’être une présumée délinquante », estime ainsi Joëlle Briot, PDG de CMMP, une entreprise de trente salariés. Si le SBA européen avait quand même pour mérite de changer le regard que la société française porte sur ses petits patrons, ce ne serait déjà pas si mal.

Annie Kahn

 

Livre Blanc de la Défense : DLR s’oppose à une politique « de sous-Pleven »

Débat parlementaire sur le Livre Blanc

Intervention de Nicolas DUPONT-AIGNAN à l’Assemblée Nationale, jeudi 26 juin 2008

Nous voilà réunis aujourd’hui pour un débat essentiel pour l’avenir de notre pays.

Débat d’autant plus important que l’outil de défense n’est pas seulement la garantie de la sécurité des Français, il est aussi un moyen au service d’une politique étrangère. Débattre, comme nous le faisons du visage de nos armées demain, c’est obligatoirement dessiner la place et le rôle de la France dans le Monde.

De notre vision de la France, de ce que nous voulons pour nos concitoyens, découle le format de notre défense, ses alliances, l’effort de la Nation et non l’inverse !… sauf à vouloir subir plutôt que maîtriser notre destin.

Il ne s’agit pas d’une réflexion abstraite, d’une vision romantique faite de bonnes intentions ou de nostalgie, mais d’une analyse sérieuse fondée sur des réalités. Car, vous le savez tous, on n’a pas le droit de tricher avec le nombre de nos soldats, la qualité de leur équipement, la capacité de projection de nos forces ou la crédibilité de la dissuasion nucléaire.

C’est d’ailleurs à partir de cette volonté de confrontation avec la réalité que vous avez voulu, sous l’autorité du Président de la République, Monsieur le Ministre, réactualiser notre doctrine de défense.

Réalité tout d’abord, il ne faudrait pas l’oublier, de l’effort fourni par les forces armées lors de leur professionnalisation auquel peu rendent hommage.

Réalité d’un monde qui change avec ses nouvelles menaces…..

Réalité du retard d’équipements des armées surtout entre 1997 et 2002.

Réalité d’une dispersion géographique de nos forces qui s’apparente parfois à un saupoudrage.

Ce Livre Blanc était donc nécessaire et très attendu. Mais à sa lecture attentive j’ai été particulièrement surpris car, en vérité, il y a deux Livres Blancs, ou du moins deux sources d’inspiration qui aboutissent à un nœud de contradictions dont vous aurez du mal à sortir.

Il y a tout d’abord le Livre Blanc qui pose le diagnostic et trace les grandes orientations de ce que devrait être la politique de défense de la France qui, à mon sens, ne peut recueillir que notre assentiment.

La description d’un monde plus instable et imprévisible que jamais aux menaces très diversifiées.

L’analyse du retard d’investissements de la France et du besoin de rationalisation de notre outil de défense pour dégager une marge de manœuvre afin d’investir dans des équipements modernes.

La définition des grandes orientations : l’anticipation, la dissuasion, la protection, l’intervention, qui exigent de nouveaux efforts notamment dans le renseignement ou de nouvelles méthodes avec une polyvalence et une interopérabilité renforcées.

Mais il y a un autre Livre Blanc dans le Livre Blanc, celui qui apporte les mauvaises solutions aux vrais problèmes décrits quelques pages plus haut.

Comme si, en vérité, on avait demandé aux rédacteurs d’aboutir, au mépris d’un minimum de cohérence intellectuelle, à des décisions déjà prises qui obéissent à d’autres contraintes, notamment financières mais aussi idéologiques.

Permettez-moi d’insister ainsi sur deux contradictions majeures de ce Livre Blanc schizophrène. La réduction du format de nos armées tout d’abord. Le retour dans l’OTAN ensuite.

Comment, Monsieur le Ministre, pouvez-vous prétendre affronter les nouvelles menaces en réduisant à ce point le format de nos armées, déjà sérieusement rétréci depuis 1994 ? Vous dénoncez à juste titre l’écart permanent que l’on a laissé se développer entre, d’une part, les objectifs des Livres Blancs successifs et, d’autre part, leur insuffisante mise en œuvre. Mais que dire d’un Livre Blanc qui propose de faire le contraire même de ce qu’il préconise ?

Oui à la rationalisation, oui à la polyvalence, oui à la concentration des bases. Mais NON à une réduction qui, quoi que vous en dites ne touchera pas seulement les forces de soutien mais aussi et surtout les trois armes qui ne pourront plus répondre aux objectifs que vous leur fixez.

Comment peut-on d’ailleurs écrire page 129 que « des opérations strictement militaires sur le territoire national sont exclues à l’horizon prévisible » ? Cela explique sans doute le véritable essorage réservé à l’armée de terre.

De même, je vous recommande, mes chers collègues, la lecture de la page 214 sur le second porte-avions qui est un morceau de bravoure en matière de langue de bois et d’incohérence.

Sans parler de la réduction bien discrète du nombre d’avions de combat qui va encore plus mettre à mal le programme Rafale et surtout, à terme, affaiblir notre capacité nationale et européenne à préparer l’avion du futur.

Enfin, que dire du retrait de 3000 de nos soldats du continent africain ? Un continent africain qui représente un enjeu majeur aussi bien pour la sécurité et les intérêts de la France, que pour la stabilité de l’Europe et du Monde !

A la lecture du rapport, on comprend d’ailleurs très bien que le cadrage budgétaire a, en vérité, déterminé les conclusions du Livre Blanc.

Comment expliquer sinon le report à l’après 2012 de la reprise, modeste, de l’effort de défense (maintien en euros constants du budget de la défense jusqu’en 2012, croissance d’1% par an au-delà) ? Cette approche budgétaire n’est pas à la hauteur de l’enjeu.

Abaisser encore l’effort militaire de la Nation de 2,41% à 2% du PIB aura de très graves conséquences. Si vous ôtez les dépenses consacrées aux pensions (8,92 milliards d’euros, soit 0,48% du PIB) et celles réservées à la gendarmerie (5 milliards d’euros, soit 0,27% du PIB), vous constaterez que dès aujourd’hui notre effort est inférieur à celui de la Grande-Bretagne (7,8 milliards d’euros pour 2007). Calculé sur la base de référence qui est utilisé dans le cadre de l’OTAN, notre effort de défense passerait mécaniquement de 1,64% du PIB à 1,22%, soit en % du PIB un niveau tout juste supérieur à l’Allemagne mais évidemment inférieur à cette dernière en valeur absolue ! Comme l’affirme le collectif Surcouf, « la France jouerait désormais dans la poule de l’Italie ».

Cela revient à accepter de fait le déclassement militaire de la France, qui abandonne tout leadership à la Grande-Bretagne. Cela revient à décourager un peu plus les hommes et les femmes qui font la qualité de notre défense. Cela revient à priver notre pays de l’influence politique, morale, mais aussi économique, qui est encore aujourd’hui la sienne.

En définitive, vous proposez à la France de passer, pour sa défense, d’un contrat d’assurance tout risque à une assurance aux tiers. C’est un choix que vous n’avez pas le droit de dissimuler à la Nation.

Dans ces conditions, on comprend mieux la précipitation avec laquelle vous voulez complètement réintégrer la France dans l’OTAN.

Ce retour n’est en rien insignifiant comme vous voulez le faire croire à grands renforts de communication.

Tout d’abord, il ne se fait pas dans de bonnes conditions puisque vous l’annoncez comme quasi inéluctable, alors même que la France et l’Europe n’ont obtenu aucune contrepartie réelle. Au moins Jacques Chirac, lorsqu’il avait cédé un temps à la tentation d’alignement – avant de se raviser au moment de la guerre d’Irak -, avait-il conditionné ce retour dans l’OTAN à de réelles et substantielles contreparties ! Tellement substantielles d’ailleurs, que ce retour ne se fit pas, finalement…

Mais pourquoi diable effectuer une telle concession à une administration Bush finissante sans connaître les intentions du futur Président des Etats-Unis ?

Comment prétendre bâtir une Europe de la défense dans ce cadre alors même que votre précipitation n’incitera en rien le Royaume-Uni à nous tendre la main (en témoigne le lancement de leurs deux nouveaux porte-avions) ni les autres Européens à augmenter leur effort de défense ?

Pourquoi d’ailleurs le ferait-il alors que la France réduit fortement le sien ? N’oublions pas à cet égard que le retour dans le commandement militaire intégré n’aura pas seulement des conséquences militaires mais aussi industrielles : notre industrie de défense, l’une des premières dans le monde à contester la prétention monopolistique des Etats-Unis, sera alors affaiblie à cause de la pression politique maximum exercée par Washington sur notre pays pour qu’il se dote de matériels américains.

Concrètement, nous entrons dans l’OTAN pour jouer le rôle de second derrière la Grande-Bretagne qui, elle, a décidé de se donner les moyens pour assurer le leadership.

Nous commettons ce faisant un contresens historique total dans la mesure où la position de la Grande-Bretagne, au cœur de l’alliance euro atlantique, correspond à son intérêt et à sa personnalité, alors que pour notre part, cela rompt avec 40 ans d’indépendance nationale au service d’une politique étrangère différente.

Dans un monde de plus en plus multipolaire, il est contreproductif d’enfermer notre défense et donc notre politique dans une logique de coalition occidentale qui date de la Guerre froide. Pire, cela augmente le danger de conforter la transformation de cette alliance par les Américains en une sorte de police mondiale alimentant une guerre funeste entre civilisations.

Contrairement à ce que vous voulez croire, c’est le meilleur moyen de tuer dans l’œuf toute défense européenne et d’éloigner un peu plus les Européens comme les Français de l’adhésion à l’effort de défense, sans laquelle il ne peut pas y avoir d’investissement financier à la hauteur de l’enjeu.

Le Général de Gaulle, il y a 40 ans, avait compris avant tous les autres que la France avait sa propre partition dans ce monde multipolaire. Au moment où les faits lui donnent raison, vous privez la France de sa marge de manœuvre. Preuve en est d’ailleurs, l’envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan, annoncé comme un gage au sommet de Bucarest.

Vous le faites, et c’est bien là la raison fondamentale, pour des raisons financières mais surtout idéologiques. Votre soi-disant modernisation est en fait une « normalisation » qui réjouit tous ceux qui n’ont jamais adhéré à cette politique qui s’adressait au monde plutôt qu’à un camp et ses intérêts !

Politique, je vous le rappelle, qui n’a jamais interdit la solidarité lorsqu’elle était nécessaire. Alors pourquoi rentrer dans le rang ? Des personnalités aussi différentes qu’Alain Juppé ou Hubert Védrine se posent la question. On en connaît les inconvénients, on n’a toujours pas compris quel en est l’intérêt.

En vérité, derrière les grandes envolées, nous n’aurons ni la défense autonome voulue par le Général de Gaulle, ni la défense européenne souhaitée par François Mitterrand, mais une sorte de CED au rabais et sans le nom, sous commandement américain dans le cadre Otanien.

Vous invoquez de Gaulle mais c’est pour couvrir une politique à la Pleven. Et encore, cette politique ressemble plutôt à du sous-Pleven ! Vous ne jurez que par les Etats-Unis et l’OTAN, mais comme les Français rejettent massivement cette politique de soumission et d’alignement, vous n’avez même pas le courage de l’assumer devant eux. Mais n’imaginez pas qu’ils seront dupes. Ils vous jugeront, ils vous jugeront durement, et ils auront raison !

Oui, je crois que notre pays compte tenu de son histoire, de ses valeurs, de ses intérêts, mérite mieux.

Oui, je pense qu’une autre politique de défense est possible.

Elle découle naturellement de notre vision du Monde et de notre vision de la France dans le Monde. C’est en ce sens que le Général de Gaulle disait : « Quand on ne veut pas « se » défendre, ou bien on est conquis par certains ou bien on est protégé par d’autres. De toute manière, on perd sa personnalité politique, on n’a pas de politique ».

C’est pourquoi nous devons privilégier une politique qui avant tout garantit la sécurité des Français en comptant sur sa propre défense et son industrie sans se laisser entraîner dans des guerres qui ne sont pas les siennes.

Une politique qui favorise les coopérations, notamment européennes, mais sans tomber dans le piège de l’alignement. Car, contrairement à ce que l’on croit, « plus la France est indépendante, plus l’Europe le sera ».

Enfin, c’est une politique qui repose sur un effort collectif minimum pour garantir la sécurité des Français et le rôle mondial de notre pays. Pourquoi la France ne serait-elle pas capable de faire autant et aussi bien que la Grande-Bretagne ? Un effort financier autour de 2,6% du PIB soit une légère augmentation par rapport à aujourd’hui n’est pas hors de portée et serait tout à fait compréhensible pour nos compatriotes.

Bref, une politique qui permet à la France de jouer son rôle traditionnel et ô combien nécessaire de passeur vigilant entre des mondes différents qui doivent coexister pour la paix du monde.

Alors oui vraiment, mes chers collègues, au nom de la France qui n’est plus que l’ombre de la France dès lors qu’elle renonce à nourrir une certaine idée d’elle-même, je vous demande de ne pas laisser passer cette politique du reniement.

Nicolas DUPONT-AIGNAN Député non inscrit de l’Essonne Président de Debout la République

Ce que nous coûte l'Europe  30/06/2008

http://www.observatoiredeleurope.com/index.php?action=breve&id_article=977624&PHPSESSID=bafe4f74292013b7898381616540a250
Du "coût de l'Europe" pour la France, on s'est jusqu'à présent contenté d'évoquer le « solde net » budgétaire, c'est à dire la différence entre la cotisation officielle versée au budget de l'Union et les « retours » des fonds européens en France. Celle-ci d'ailleurs ne cesse de croître. Notre pays récupère en aides agricoles et structurelles environ 66% de ce qu'il a versé : lorsque l'Etat contribue pour 100 euros au budget européen, les agriculteurs français récupèrent 50 euros et nos régions 16 euros, les 34 euros restants subventionnant l'Europe de l'Est et du Sud, ainsi que le fonctionnement des institutions européennes. La France est devenue le deuxième contributeur net en volume et présentera d'ici 2013 un solde "européen" déficitaire de près de 7 milliards d'euros par an. S'y ajoutent d'autres dépenses budgétaires directes, moins connues, telle que la contribution au fonds européen de développement (738,3 millions),  les "refus d'apurement" et amendes communautaires pour défaut de transposition des directives (837 millions en 2008) ou le budget de la présidence française de l'UE (190 millions). Surtout, l'Etat français contribue en tant que percepteur des ressources européennes (la collecte fiscale a un coût), redistributeur des "retours" communautaires qu'il a subventionnés et transpositeur d'un important volume de normes communautaires (plus de 80% des lois nouvelles), le tout, au nom et pour le compte de l'Union européenne. Ces charges d'administration déconcentrée de l'Union européenne mobilise quotidiennement des moyens publics de l'Etat et des collectivités locales. Du côté des entreprises, le coût d'assimilation de la législation européenne représente environ 37 milliards d'euros. Ainsi, le coût global comptable de l'intégration européenne atteindrait 50 à 65 milliards d'euros par an pour la France. C'est le résultat du dernier rapport que publient les "Contribuables Associés" à la veille de la présidence française de l'Union, et qui est signé Christophe Beaudouin, du groupe Indépendance et Démocratie au Parlement européen.

Bien entendu, les fédéralistes de tous poils se cacherons les yeux et se boucherons les oreilles, mais pas moi, je continuerais sans relache à dénoncer cette gabegie, au solde négatif pour la nation française et son peuple !
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4 juillet 2008 5 04 /07 /juillet /2008 15:00

Ingrid Betancourt: la version officielle remise en caus

 

Non, l'opération n'était pas "100% colombienne". Et, pour certains journaux, il pourrait même s'agir d'une "mascarade", qui cacherait une reddition négociée. La Radio suisse romande va jusqu'à évoquer une rançon de 20 millions de dollars.

Alors qu'Ingrid Betancourt s'apprête à atterrir en France, la version officielle de sa libération et de celle des quatorze autres otages qui étaient aux mains des Farc est de plus en plus fragilisée.

AFP

L'armée colombienne escorte les deux guérilleros capturés lors de l'opération de libération d'Ingrid Betancourt et des quatorze autres otages.

D'abord, l'opération ne serait pas "100% colombienne", comme l'avait affirmé le ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Santo, juste après la fin de la mission.


Bogota a bel et bien bénéficié d'aides extérieures. Une aide des Etats-Unis, en premier lieu. Très diplomatiquement, la porte-parole de la Maison-Blanche, Dana Perino, a assuré que la Colombie n'avait pas eu besoin du feu vert des Etats-Unis. Mais elle a aussitôt rappelé que "cela faisait longtemps que l'opération de sauvetage était en préparation, cela fait longtemps que nous travaillons avec les Colombiens".

Elle a aussi indiqué que Washington avait fourni du renseignement et du soutien technique. L'ambassadeur américain à Bogota, William Brownfield, l'a confirmé.

Au moment où ils avaient été enlevés, les trois otages américains participaient justement à une mission de surveillance des champs de coca dans la province de Caqueta, au sud de Bogota, pour une société privée mandatée par le Pentagone. Ils sont rentrés au pays pour se faire débriefer par l'armée aussitôt après leur libération.

Israël pourrait aussi avoir joué un rôle important. La radio militaire affirme que deux conseillers militaires ont participé à l'opération. Et le quotidien Haaretz rappelle que deux officiers supérieurs, depuis peu à la retraite, Israël Ziv et Yossi Kuperwasser, dirigent à Bogota une société de conseil en sécurité, qui emploie des dizaines d'anciens membres d'unités d'élite ou des services secrets israéliens. Cette société, Global CST, a décroché un contrat de 10 millions de dollars en Colombie, après un feu vert du ministère de la Défense, pour aider les forces spéciales dans leur lutte contre les Farc.

Une "mascarade" cachant une "reddition"?
Certains journaux vont même plus loin et affirment vendredi 4 juillet que toute l'opération était une mise en scène destinée à redorer le blason du président colombien Alvaro Uribe.

                                                                -*-*-*-*-*-*-*-*-
Cet après midi, j'ai regardé sur LCI, l'arrivée très médiatique d'Ingrid et les différentes déclarations de cette dernire qui est très forte en communication ! Je ne veux rien enlever à la joie de ces retrouvailles, ni à la mise en valeur de tous ceux qui ont contribués par leur mobilisation à sa libération. Mais derrière cette formidable manipulation par les sevices secrets colombiens, les dollars américains pour récupérer leurs 3 ressortissants, les explications nous étaient données par les invités de Vincent Hervouet sur LCI, il reste les otages lamdas,
sans grande valeur marchande et leur sort m'inquiète !

J D D
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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 10:56

Actualité

UE: la France prend la présidence dans un climat de crise

 Manifestant pro-Tibet demandant au président Sarkozy de boycotter l'ouverture des JO, le 7 avril 2008 à Paris© 2008 AFP (Stephane de Sakutin)

La France a pris lundi à minuit la présidence de l'Union européenne pour six mois, dans un climat de doute avec la crise ouverte par le rejet du traité de... plus

Après le NON irlandais, le rejet du mini traité de Lisbonne par les Polonnais ! Cela commence vraiment mal pour les 6 mois de gouvernance européenne par la France ! Il est clair que l'Europe des technocrates de Bruxelles n'inspire plus la confiance des peuples, qui redoutent les contraintes supérieures aux avancées ! Il va falloir faire plus que dynamisme où agitation pour faire avancer l'Europe !
Il est à noter que l'Irlande et la Pologne sont les 2 pays les plus catholiques de l'UE, l'entrée redoutée un jour prochain de la Turquie, ajoute au stress des nations de culture judéo-chrétiennes !

Sur un autre sujet, la grogne gagne partout !
Ahttp://celebrite.aol.fr/patrick-de-carolis-patrick-de-carolis-allume-nicolas-sarkozy-/people-purepeople-news-11283/p-p_p/article_id/news/article.html suivre...!
 

 
 
 
                       
 
                       
                                                                    
                                                                      Faut-Il en rire  ?
 
 
Bonjour à tous,
 
 
Quelques lignes pour rendre compte de la manifestation de Sarkozy et Barroso à l'Arc de Triomphe le 01/07/08 avec le "chiffon " européen .....Pour ce qui est de l'ambiance , ambiance chaude pour ne pas dire électrique....des policiers en civil partout (genre FBI, lunette fine noire, oreillette branchée, badge discret, costume d'été..etc )d'autres "déguisés en touriste " (sac à dos, short de couleur carte de Paris à la main allant et venant entre les cars de police garés dans les petites rues adjacentes aux Champs Elysées et leurs " collègues" touristes sur les Champs.
Impossible de rejoindre les copains au rendez-vous fixé (toutes les sorties, sauf une, du métro étoile et George V fermées ) bouclage des avenues autour de l'étoile avec barrières, impossible de traverser les champs ni les autres rues ( Foch, Friedland, Grande Armée etc..) sans faire un grand détour, un cordon de barrières 200 mètres avant le terre-plein de l'Arc empèche toute approche, sous l'arc quelques personnes probablement triées sur le volet et la fanfare attendaient Sarkozy et Barroso pour les Hymnes européen et français.
Dès mon arrivée sur les champs avec mon sac au dos et mes perches pour nos drapeaux ( tricolore et croix de lorraine et européen avec le NON ) je suis arrêté par quatre policiers en civil lunettes noires , l'un me prend les perches, le chef me demande ce qu'il y a dans mon sac .....des drapeaux ...on peut voir ...bien sûr... je déploie le drapeaux croix de lorraine en grand devant les vrais touristes ( filmant la scène portable et caméscope à la main )   médusés et les policiers .....un peu gênés.....on dirait que notre drapeaux tricolore croix de lorraine vous gêne....non..non..qu'est ce qui vous fait dire ça.?... votre tête.....le chef ; ne vous fiez pas à ma tête...vous pouvez aller, je récupère mes perches pour aller rejoindre les quelques copains que j'ai pu localisé sur les champs au pied du drugstore.
Nous avons mis le drapeau tricolore à croix de lorraine ( 3,50m X 1,50m  au bout d'une perche de près de 4mètres ) nous avions aussi deux petits drapeaux bleu blanc rouge ( 1,50m X 0,80m ), il n'y avait pas d'autres drapeaux sur les champs élysées désert, toute circulation étant interdite autant dire qu'on ne voyait à cet endroit que le grand drapeau je commençait à préparer le drapeau européen avec le NON en son centre ( 3,50m X 1,50m ) lorsque le convoi, une dizaine de voitures noires aux vitres fumées entouré d'une nuée de motos chevauchées par des policiers en civil , suivies par des voitures banalisées aux vitres fumées bourrées je suppose de policiers a ralenti devant nous , les copains agitant leur drapeaux ont eu à peine le temps de crier " europe trahison " et autres slogans, aucune insultes contre Sarkozy ni Barroso, des " policiers-touristes" leur tombent dessus, arrachent leurs drapeaux les traînent sans ménagement vers les voitures garées dans les rues derrière le drugstore, trois quatre policiers pour chacun(e), j'essaie de m'interposer et prends à témoin les badauds qui se demandent ce qui se passe, notre camarade Claire qui filmait la scène est embarquée dans un des cars.
En conclusion nos camarades( René 75 ans, Claire, Nicole, Henri ) en garde à vue pour 24 heures , je viens d'avoir René ( aujourd'hui 02/07/08 à 19 heures ) ils ont été relachés, accusés " d'insultes aux président ", troubles à l'ordre public, rebellion..  deux d'entre eux risquent des poursuites juridiques, ils sont pour le moins secoués, alors qu'ils étaient détenus un méssage envoyé par Paul Marie Coûteaux a pu leur parvenir, un peu de baume... 
Aux dernières nouvelles il est fortement question que le pouvoir mette en place un fichier de personnes " susceptibles "  d'atteinte à l'ordre public, quant à l'information médiatique seul le Parisien ( voir le lien ci-dessous ) en a fait état. Faut-il en rire ?
 
Amitiès     Henry Afonso
 
 
"Un peu plus tard, Sarkozy préside, comme si de rien n'était, la cérémonie des drapeaux à l'Arc de Triomphe. De nombreux touristes et quelques militants de l'UMP saluent sans enthousiasme l'événement, et la police interpelle trois militants souverainistes venus protester contre la présence du « chiffon européen » à côté de l'étendard." (Le Parisien - 02/07/08 -http://www.leparisien.fr/home/info/politique/articles/DURE-JOURNEE-POUR-SARKOZY_298601647)
 
 
 
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17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 17:18


http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/07/24/01016-20080724ARTFIG00391--sites-supprimes-par-la-nouvelle-carte-militaire-.php : Suite et fin !

83 sites supprimés par <br/>la nouvelle carte militaire<br/>


Je vous recommande l'article de notre ami Patrick PROCEDURE de DIVORCE en cliquant sur le lien Vu de droite !



http://www.lefigaro.fr/international/2008/06/26/01003-20080626ARTFIG00466-les-ambitieux-projets-de-paris-pour-la-defense-europeenne.php

 

                                                                                             
   le 2 juillet 2008

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

de Jacques MYARD

Député UMP

Président du Cercle Nation et République

 

 

A/S : à propos de Carcassonne

 

A la suite de la démission du général Cuche, chef d'Etat-major de l'armée de terre, Jacques Myard entend adresser à l'ensemble de l'institution militaire  sa confiance et ses remerciements pour son dévouement au quotidien.

 

            Une erreur subalterne, même tragique, ne saurait remettre en cause les liens consubstantiels entre la Nation, le Politique et les forces armées.

 

            L'avenir de la Nation réside dans le lien de confiance permanent entre la France profonde et ses forces armées.

 

Depuis plus de vingt siècles, les Français se sont toujours définis comme des soldats prêts à prendre les armes.

 

Personne ne peut traiter les militaires d'amateurs, au risque de casser ce lien substantiel, garant de l'avenir de la France.

 

En revanche, il appartient au Politique de donner tous les moyens,  notamment budgétaires, à l'institution militaire pour qu'elle puisse remplir ses missions. Aujourd'hui,  il n'est pas certain que le Politique ait pleinement conscience de ses responsabilités !

Merci monsieur le député, votre déclaration nous va droit au coeur, nous les gaullistes, qui croyons encore à la nation ! Vous savez que nous nous sommes toujours tès attentifs aux déclaration que vous faites et à l'immense travail parlementaire que vous effectuez ! Nous avions eu le plaisirde vous faire venir animer un débat à Présence et Action du Gaullisme il y a quelques années à Toulouse !
JD Delaire

http://www.leparisien.fr/home/info/politique/articles/LE-COUP-DE-GUEULE-DE-BIGEARD_298604186

  • Le général Irastorza nouveau patron de l'armée de terre

    C.J (lefigaro.fr) avec AFP et AP
    02/07/2008 | Mise à jour : 14:25 |
    Commentaires 37
    .
    Le général Elrick Irastorza.
    Le général Elrick Irastorza. Crédits photo : AFP

    Le général Elrick Irastorza, jusqu'ici numéro deux de l'armée de terre, remplace le général Bruno Cuche, démissionnaire suite au drame de Carcassonne.

    » La démission du général Cuche renforce les inquiétudes de l'armée

    » PORTRAIT - Le général Cuche, un militaire qui assume «jusqu'au bout»

    Les choses sont allées très vite. Le général Elrick Irastorza a été nommé mercredi en Conseil des ministres chef-d'état major de l'armée de terre. Il remplace le général Bruno Cuche, qui avait présenté mardi sa démission suite au drame de Carcassonne, où un sergent a blessé dimanche 17 personnes en confondant, a priori accidentellement, balles réelles et balles à blanc lors d'une démonstration de libération d'otages. Jusqu'ici général de corps d'armée (quatre étoiles), le général Irastorza a également été élevé en Conseil des ministres «aux rang et appellation» de général d'armées (cinq étoiles).

    Le militaire, âgé de 57 ans, était jusqu'à présent major général (numéro deux) de l'armée de terre, qu'il administrait au côté du général Cuche. Les deux hommes avaient pris leurs fonctions à l'été 2006. Avant même le drame de Carcassonne, il était prévu de longue date qu'Elrick Irastorza succède à Bruno Cuche. Agé de 60 ans, Bruno Cuche devait quitter ses fonctions en août prochain. Il était pressenti, avant la fusillade de dimanche, pour devenir gouverneur des Invalides. Mais ce poste prestigieux va vraisemblablement lui échapper.

    Elrick Irastorza a commandé l'opération française Licorne en Côte d'Ivoire, de 2005 à 2006. Auparavant, il a dirigé l'Ecole d'application de l'infanterie de Montpellier, la «Mecque» des fantassins. Au début des années 90, le général avait commandé le 8e Régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa), unité prestigieuse rompue aux interventions sur les théâtres extérieurs de la France, comme en Afghanistan.

     

    Sarkozy : un drame «inadmissible»

     

    Lors du Conseil des ministres, Nicolas Sarkozy a souligné que «ce qu'il avait découvert, à Carcassonne était profondément inadmissible». «Même à blanc, on ne tire pas dans la foule. Il s'agissait d'une idée proprement terrifiante», a insisté le chef de l'Etat. Dans ces conditions, le président de la République «assume pleinement» la démission du général Cuche. «Il a indiqué qu'il trouvait plutôt sain que le chef d'état-major en tire les conséquences», a indiqué le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel.

    La démission du général Cuche après que le ministre de la Défense Hervé Morin a demandé des « sanctions immédiates » sans attendre les conclusions de l'enquête, a provoqué des remous au sein de l'armée. Un officier, s'exprimant sous couvert de l'anonymat, avait estimé mardi que le chef de l'Etat s'en prenait à la hiérarchie. «C'est une crise de confiance entre l'Elysée et l'institution militaire», avait-il ajouté. L'opposition socialiste a elle déploré «l'atmosphère de chasse aux sorcières que fait régner le président de la République au sein du ministère de la Défense», l'invitant à «se calmer».

    .

  • La grande muette se rebiffe, les Surcouf contre attaque contre le livre blanc qui ressemble plus à une coupe budgétaire qu'à une réorganisation opérationnelle de nos forces !
    La rentrée dans l'OTAN, marque encore plus la fin de notre indépendance et notre inféodité aux américains ! Le Général doit se retourner dans la tombe !
    Décidemment, l'affaiblissement de la France continue, dissoute dans l'Europe, sans monnaie, avec deux drapeaux, une langue qui n'est plus utilisée par les diplomates etc...
    L'armée dont les missions en projections sont monnaie courante est à bout de souffle !
    Les avions (C160 Transall et C130 Hercules sont à bout de souffle, un seul porte-avion, des véhicules de l'avant blindé (VAB) obsolètes qui tardent à être remplacés et des personnels mal payés, notamment en T.O.E ! La 11ème division parachutiste avait été ramenée à la dimension d'une brigade, nos forces spéciales ne sont pas assez nombreuses ainsi que les matériels de patrouille ! Bref, l'armée de "Bourbaki" comme on disait à une certaine époque pour immager nos moyens militaires ! Ce n'est pas sérieux de compter sur l'Europe à ce jour, pour suppléer à nos manques ! Sarkozy brade la nation !

    http://www.lefigaro.fr/debats/2008/06/19/01005-20080619ARTFIG00011-livre-blanc-sur-la-defense-une-esperance-decue

     hphttp://www.lefigaro.fr/politique/2008/06/20/01002-20080620ARTFIG00122-morin-mettre-en-uvreles-decisions-prises.php


    http://www.lefigaro.fr/international/2008/06/20/01003-20080620ARTFIG00126-l-armee-francaise-s-engage-dans-le-sud-afghan.php
    Maintenant nos légionnaires sont engagés aux cotés des troupes afghannes dans le sud, déja 3 blessés ! L'OTAN compte 70000 soldats contre les talibans ! Plus on réduit les effectifs et le budget, plus on a besoin d'hommes et de moyens !? Je comprend les "Surcouf" et je demande la démission du ministre de la défense centriste, s'il n'y a pas consultation et écoute des chefs militaires. Les missions se font sur les différents terrains opératifs, pas le cul dans un fauteuil ! Nous manquons d'hélicoptères de combat pour l'appui feu et pour l'aérotransport des commandos de recherche, mais pas de rangers !

    http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/110453/2007/12/20/L-OTAN-loue-des-h-licopt-res-civils-pour-l-Afghanistan.dhtml

     

mercredi 18 juin 2008

Imposture !

 

Le Livre Blanc de la défense présenté hier par le Président de la République marque la fin de la conception gaullienne de l’indépendance nationale.

Triste jour pour notre pays qui, en renonçant à un outil militaire suffisant, se prive des moyens d’une politique étrangère vraiment mondiale, quand bien même celle-ci ne serait pas en mesure de rivaliser en puissance avec celle des Etats-Unis, de la Chine. Car, comme le disait de Gaulle ce qui compte c’est « d’être à la hauteur de l’histoire ».

Comme toujours avec Nicolas Sarkozy, l’habileté est au service d’une mauvaise politique. Oui, nos armées ont besoin d’être réorganisées. Oui, il faut investir dans le renseignement. Mais cette double nécessité affichée hier marque comme dans un tour de passe-passe deux décisions qui seront lourdes de conséquences.

Tout d’abord la réintégration dans le commandement militaire de l’OTAN. Au sommet de Bucarest, ce retour avait été présenté comme probable à la condition qu’une défense européenne voit vraiment le jour. Aujourd’hui il n’y a plus de préalable ! Le Président nous explique, comme s’il s’agissait d’un exploit, que notre force nucléaire restera à l’écart. Pour combien de temps ? La plupart des observateurs, très complaisants, répètent à l’envi que cette réintégration ne changera rien, qu’elle n’est que la suite logique d’un processus déjà engagé par Jacques Chirac. Mais alors, pourquoi le faire ? Quel est l’intérêt d’abîmer l’image de la France dans le monde pour rien ? Et si le prédécesseur de Nicolas Sarkozy s’est trompé dans cette voie, définitivement abandonnée durant son second mandat, à quoi bon persister dans l’erreur ?

En vérité, bien évidemment, ce retour signe un alignement sur les Etats-Unis, une allégeance. Elle s’inscrit dans une rupture fondamentale de notre politique étrangère. La France ne se situe plus face au monde mais se coule dans le moule du « camp occidental », si cher à Nicolas Sarkozy. C’est une faute géopolitique majeure dans un monde qui devient multipolaire. Au moment où la vision du Général de Gaulle s’impose dans les faits, Nicolas Sarkozy casse l’un des atouts majeurs de la France.

L’autre décision concerne la réduction du format des armées. C’est la conséquence directe du retour dans l’OTAN. Puisque la France ne devient qu’un élément d’une défense américano européenne, pourquoi entretenir des armées présentes en plusieurs points du globe ?

Le Président parle d’un objectif de dépense de 2% du PIB. Si l’on compte les pensions et le coût de la gendarmerie, cela nous ramène aux alentours de 1,5%. Pendant ce temps la Grande-Bretagne développe son effort à 2,7% du PIB. Comment, dans ces conditions, affronter les nouvelles mesures que détaille le Livre Blanc ? Comment jouer notre rôle en Europe ? Comment peser dans le Monde ?

D’un côté la Grande-Bretagne qui veut encore exister, de l’autre la France qui a renoncé et Nicolas Sarkozy ose invoquer le pragmatisme du Général de Gaulle. Quelle imposture !

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    Assemblée nationale
    XIIIe législature

    Compte rendu intégral

    Séance du 26 juin 2008

    DÉCLARATION DU GOUVERNEMENT SUR LE LIVRE BLANC
    SUR LA DÉFENSE ET LA SÉCURITÉ NATIONALE
    ET DÉBAT SUR CETTE DÉCLARATION



    M. Jacques Myard. Messieurs les ministres, chers collègues, nous débattons aujourd’hui d’un nouveau Livre blanc rendu public par le Président de la République le 18 juin dernier. Je regrette que l’Assemblée n’ait pas eu en amont, avant sa publication, un débat de ce type. Le chef de l’État est certes le chef des armées, et il lui appartient bien évidemment de fixer les orientations de notre défense, mais un débat préalable n’aurait rien enlevé à ses prérogatives, bien au contraire. Aujourd’hui, monsieur le ministre, nous avons un peu le sentiment d’être comme les carabiniers.

    Il n’en demeure pas moins que l’exercice du Livre blanc est nécessaire et même incontournable. Il est de bon ton de dire que le monde a radicalement changé. Il est vrai que le temps de l’affrontement entre blocs est révolu. C’était simple : il y avait les rouges, nous étions les bleus ; malheureusement, nous avons été trahis par l’ennemi. (Sourires.) Les choses sont désormais un peu plus compliquées.

    La globalisation n’est pas un phénomène radicalement nouveau, n’y a-t-il pas eu deux guerres mondiales ? Mais si elle a rapproché les hommes dans le village planétaire, elle a aussi rapproché les haines.

    Si la notion de proximité géographique a été bouleversée par les moyens de communication, les mêmes règles multiséculaires gouvernent toujours le monde. Diplomatie et soldats continueront de marcher ensemble et, quelles que soient nos alliances, nous savons, depuis l’aube des temps, qu’il ne faut jamais avoir confiance dans l’alliance avec un puissant – le peuple éduen l’a appris à ses dépens durant la guerre des Gaules.

    La défense, monsieur le ministre, est d’abord l’affaire de la nation et d’elle seule. Comme chaque fois que nous devons mobiliser nos énergies, certains se complaisent dans les délices de l’abandon : « À quoi bon ? », « La France, c’est du passé », « Elle est trop petite », « Nous ne représentons qu’un pourcentage infime de la population ». Cela fait vingt siècles que nous entendons cette ritournelle digne du café du commerce. Soyons clairs : il n’existe aucune corrélation dans l’histoire entre la taille et la puissance – et c’est un petit qui vous parle. (Sourires.) Tout est affaire de cohésion et de force morale.

    N’oublions pas non plus que nous sommes entrés dans une nouvelle donne géostratégique, celle des puissances relatives. La maîtrise absolue de notre destin national passe par notre détermination en matière de défense. Nous avons, et vous le savez, le savoir technologique ; à nous d’avoir la volonté politique de le mettre en œuvre.

    J’en viens maintenant aux principaux éléments du Livre blanc.

    J’approuve la place donnée au renseignement dans les orientations que vous nous présentez, la création d’un coordinateur du renseignement dans une sorte de conseil de sécurité nationale présidé par le Président, la création des bases de défense. Il n’appartient pas aux armées de pallier les lacunes de l’aménagement du territoire, aussi nécessaire soit-il par ailleurs.

    M. le ministre de la défense. Bien sûr !

    M. Jacques Myard. J’ai également noté l’engagement du Gouvernement de consacrer les sommes économisées au profit des équipements. Je serai particulièrement vigilant pour que cette orientation soit respectée.

    Je salue le maintien de la dissuasion nucléaire comme pivot géostratégique de notre indépendance, car ce n’est pas demain que le monde sera dénucléarisé.

    Mais certains de vos choix m’inspirent des doutes sérieux.

    Vous nous présentez par exemple un reformatage à la baisse des armées, avec 30 000 hommes projetables. Je vous le dis, c’est insuffisant.

    M. le ministre de la défense. Plus 5 000 hommes sur un théâtre secondaire, plus 10 000 hommes au titre de la défense du territoire !

    M. Jacques Myard. Dont acte, mais cela ne fait que 45 000.

    Vous dites qu’il faut faire des économies parce que notre budget est contraint. Chiche ! Remettez à plat le budget de l’Union européenne, et vous gagnerez 10 milliards dès l’année prochaine. Remettez à plat les régions, qui ne sont que des organismes dispendieux avec des satrapes félons à leur tête et qui font tanguer l’unité de l’État. Remettez à plat les multiples machins et des bidules qui balkanisent l’État, et vous trouverez facilement 10 à 20 milliards immédiatement !

    Vous proposez, et c’est là où je m’interroge, de compenser ce reformatage à la baisse par la coopération européenne, voire une défense européenne.

    M. le ministre de la défense. Non !

    M. Jacques Myard. Cette défense européenne devrait être le fondement même d’une OTAN rénovée.

    Permettez-moi de ne pas être d’accord avec cette démarche. Votre analyse semble être la suivante : nos partenaires européens étant dans l’OTAN et pour l’OTAN, et la France étant favorable à la défense européenne, c’est en ralliant l’OTAN qu’elle réussira à convaincre ses partenaires de construire une défense européenne. Voilà un syllogisme un peu illusoire, voire une bévue. Il ne faut pas prendre ses désirs pour des réalités.

    Aucun de nos partenaires ne rêve véritablement d’une défense européenne. Ils ont aliéné leur défense dans l’OTAN. La preuve, l’article 42-7-2 de feu le traité de Lisbonne, indiquait que « Les engagements et la coopération [dans le domaine de la politique de sécurité et de défense] demeurent conformes aux engagements souscrits au sein de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, qui reste, pour les États qui en sont membres, le fondement de leur défense collective et l’instance de sa mise en œuvre. » La messe est dite !

    En termes militaires, nous n’avons pas besoin, du fait de la coopération que nous avons nouée avec cet organisme, de rentrer dans l’OTAN. Mais, en réalité, le problème est bien davantage une question politique et diplomatique. Je suis intimement convaincu que rallier aujourd’hui l’OTAN, c’est donner un mauvais signal au monde entier, et que nous n’arriverons ni à avoir de l’influence sur les Américains ni à rallier nos petits camarades européens à notre cause et à nos idées.

    En réalité, il faut inverser la démarche, muscler notre défense, aller pas à pas vers la mobilisation de 3 % de PIB pour notre défense. Là, nous entraînerons les autres. Car la clé, c’est que plus la France est forte et indépendante, plus l’Europe est indépendante, moins la France est indépendante, plus l’Europe est américaine. Voilà la vérité. Tout le reste n’est que littérature.

    Il est une autre question que nous devons nous poser : l’OTAN a changé de nature. Cela a déjà été souligné, l’alliance est devenue, de par la volonté des Américains, un outil au service de leur manichéisme, je n’ai pas peur d’employer ce terme. Nous sommes très loin de l’alliance défensive fondée sur l’article 5 de l’OTAN, lui-même fondé sur l’article 51 de la Charte des Nations unies relatif à la légitime défense individuelle et collective. Et tout cela s’est fait dans le dos du Parlement. Je suis donc intimement convaincu que rallier l’OTAN serait une faute géostratégique et diplomatique.

    J’ajoute, et cela est important, que notre défense passe aussi par des accords de coopération sur le flan sud, c'est-à-dire en Méditerranée notamment. Je me réjouis à ce propos de l’accord récent qui a été signé par le Premier ministre en matière de coopération militaire en Algérie. Nos destins sont liés. La France est certes européenne mais elle est également méditerranéenne et elle doit garder sa liberté de manœuvre.

    Monsieur le ministre, pour moi, le débat est ouvert. Le Livre blanc, c’est comme les lois de programmation, c’est comme l’amour : tout est dans l’exécution. Je serai à vos côtés pour vous aider à obtenir les crédits. (Applaudissements sur les bancs du groupe de l’Union pour un mouvement populaire.)


    © Assemblée nationale

     

  • Jacques Chirac boycottera le 14 juillet

    lefigaro.fr (avec AFP, AP et RTL)
    21/06/2008 | Mise à jour : 14:29 |
    Commentaires 139
    .

    Selon RTL, l'ancien président aurait décidé de ne pas participer à ces cérémonies, en raison de la présence du président syrien, Bachar al-Assad.

  • Oui, c'est bien mais comme le signale l'un de nos amis sur les commentaires du Figaro (Billings), pourquoi s'est t'il précipité aux obsèques de l'ancien dictateur Affez el Assad, dont ses services sont responsables de l'attentat du PC Drakkar au Liban, le 23/10/1983 tuant 59 paras du 1er RCP, 3 du 9 ème RCP et faisant 15 blessés graves ! Les services du fils Bachar, qui fait éliminer tous les opposants à la Syrie dont Rafic Hariri, l'ancien premier ministre libannais et ami de Chirac continue leurs basse oeuvres empêchant toute forme de démocratie ! Après le Lybien, on s'en serait bien passé !
    D'autre part, la promotion de Saint-Cyr qui devrait défiler devant le syrien le 14 Juillet, se nomme "lieutenant de la Batie", jeune officier qui fut parmi les victimes de Drakkar ! Scandaleux, si il n'y est pas apporté de modification...!



  •  

    14/02/2008

    Imad Mougnieh, l'homme du Drakkar a été tué

    Imad Mougnieh, dirigeant militaire du Hezbollah, est mort mardi soir à Damas, tué par l'explosion de sa voiture piégée. Il était l'instigateur de l'attentat contre l'immeuble Drakkar, le 23 octobre 1983, dans lequel 58 parachutistes français furent tués.

    Cet homme avait à son "palmarès" un nombre impressionnant d'attentats, contre Israël, les Etats-Unis et la communauté juive d'Argentine (85 morts). A Beyrouth, il fut l'un des responsables de l'enlèvement des otages, dont Michel Seurat, mort en captivité. Lire l'article dans Libération d'aujourd'hui.

    PS: Dans un commentaire, Gilles affirme que les cibles d'Imad Mougnieh étaient "militaires". C'est tout à fait exact dans le cas du Drakkar ou d'autres "faits d'armes" contre les Américains ou les Israéliens. En revanche, il est indécent de dire cela dans le cas des otages (Seurat et Kauffmann) ou de l'attentat contre le centre communautaire juif de Buenos Aires. Gilles écrit qu'il s'attend à être "lynché". Son commentaire est publié. Restons-en là.


http://www.defense.gouv.fr/ema/enjeux_defense/operations_exterieures/afghanistan/breves/07_09_07_releve_helicopteres_en
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Published by Militant - dans Politique
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