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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 17:21

Quand la CIA faisait appel à des privés pour éliminer al-Qaeda

lepoint.fr

Quand la CIA faisait appel à des privés pour éliminer al-Qaeda

En Irak, des agents de la société de sécurité privée Blackwater surveillent Bagdad depuis leur hélicoptère (photo de 2005) © AFP PHOTO/MARWAN NAAMANI




La CIA a engagé en 2004 des employés de la société de sécurité privée Blackwater, aujourd'hui renommée Xe Services, dans le cadre d'un programme secret visant à pister et assassiner des dirigeants d'al-Qaeda, révèle mercredi le New York Times . Controversée à cause de ses méthodes musclées en Irak, notamment après une fusillade en plein Bagdad qui avait coûté la vie à 17 civils irakiens, Blackwater a contribué à des missions d'organisation, d'entraînement et de surveillance dans ce programme qui a coûté plusieurs millions de dollars sans permettre la capture ou l'assassinat d'un seul activiste, rapporte le quotidien, qui cite des responsables américains en fonction ou retraités.

La discrète collaboration a alarmé le nouveau directeur de la CIA, Leon E. Panetta, nommé en janvier, et l'a conduit à convoquer le congrès américain en juin pour l'informer que l'agence fédérale lui avait caché des détails de ce programme pendant sept ans. Reste à savoir si les agents de Blackwater ont été utilisés directement pour capturer et/ou tuer des membres d'al-Qaeda ou seulement pour soutenir la CIA dans ses programmes d'entraînement et de surveillance.

Basée en Caroline du Nord, Blackwater a reçu des millions de dollars de contrats avec le gouvernement américain. Son importance est telle que l'administration Bush avait affirmé que la société était un élément nécessaire de la guerre en Irak.

La société Blackwater, (Xe Services) est connue pour recruter en autres, nos ex légionnaires ou paras, arabophones et anglophones...! Le directeur de la CIA cherche à se couvrir, mais pour lutter contre Al Qaïda, ces mercenaires ne sont pas de trop et tous les coups sont permis !

Blackwater en eaux troubles



Même si il est des plus en plus question, actuellement, des sociétés militaires privées (SMP), leur existence n’est pourtant pas récente, comme l’a récemment souligné Zone Militaire. Seulement, le recours à de telles entreprises que l’on pourrait qualifier de « para-militaires » pose parfois des problèmes d’éthique. Leur emploi peut se justifier si cela permet de déléguer des tâches dites sulbaternes, comme par exemple le gardiennage ou la protection d’ambassades ou de personnels, afin que les armées nationales puissent se concentrer sur le coeur des missions qu’elles ont à accomplir.

Là où les ennuis commencent, c’est quand ces SMP se voient confier des tâches coercitives alors que l’usage de la force doit être, en principe, que du seul ressort des Etats, et par conséquent, de leurs forces de sécurité. Il y a là une limite que la CIA, la principale agence américaine de renseignement a été tentée, semble-t-il, de franchir, si elle ne l’a pas déjà fait.

En effet, le New York Times, dans son édition du 19 août, a révélé que la centrale de Langley a établi des contrats avec des employés de la sulfureuse société Blackwater (aujourd’hui renommée Xe Services) dans le cadre de son programme secret visant à localiser et éliminer des responsables d’al-Qaïda. Ce projet clandestin, dont le nouveau directeur de la CIA, Leon Panetta, a indiqué devant le Congrès que les détails avaient été tenus cachés aux élus américains, fait actuellement l’objet d’une enquête parlementaire.

La nature de ce programme est-elle même sujette à caution. L’agence de renseignement n’a en effet plus le droit, depuis la signature d’un décret par le président républicain Gerald Ford, d’assassiner des personnalités menant des activités contraires aux intérêts américains. Cette interdication avait été en partie levée par l’administration Bush, qui considérait les responsables d’al-Qaïda comme des soldats ayant agressé les Etats-Unis, le 11 septembre 2001.

Cela étant, il apparaît que les salariés de Blackwater n’aient pas été impliqués directement dans l’assassinat de dirigeants de la nébuleuse terroriste. Toujours selon le New York Times, ils auraient été employés sur les bases auparavant tenus secrètes de Shamsi, au Pakistan, et de Jalalabad, en Afghanistan, à partir desquelles sont mis en oeuvre les drones Predator qui réalisent régulièrement des frappes aériennes ciblées contre les leaders islamistes, qu’ils appartiennent au mouvement taleb ou à al-Qaïda. Leur rôle aurait ainsi consisté à monter les missiles sur ces avions sans pilote et à assurer la sécurité des sites.

Quoi qu’il en soit, la société Blackwater, créée en 1997, est déjà dans l’oeil du cyclone, notamment pour les « bavures » qu’elle a commises en Irak. Entre 2005 et cette année, où elle a été déclaré persona non grata par Bagdad en mai dernier (elle a été remplacé par Triple Canony), cette SMP a été impliquée dans au moins 195 incidents dans le pays.

Mais l’affaire la plus grave reste encore la fusillade du 16 septembre 2007, où des employés de Blackwater ont commis une énorme bavure en tuant 17 civils irakiens à un carrefour de Bagdad. Devant ces pratiques, le département d’Etat a rompu le contrat qui le liait à Blackwater et qui confiait à cette dernière la protection du personnel diplomatique américain en Irak. Toutefois, la société continue à se voir confier des missions de sous-traitance par l’administration Obama puisque, selon le magazine The Nation, 174 millions de dollars lui auraient été versés à ce titre cette année.

Les témoignages récents de deux anciens employés de la SMP ont mis en cause directement le fondateur de Blackwater, Elrick Prince, un ancien des Navy Seals qui passe pour être proche des milieux conservateurs. Ainsi, ces deux témoins, qui se font appeller John Doe 1 et John Doe 2 pour préserver leur anonymat en raison de menaces dont ils font l’objet, ont déclaré avoir participé à une campagne « corrompue, « raciste » et « violente » en Irak. Pire encore : un ancien salarié, décidé à collaborer à une enquête de la justice sur les agissement de la société aurait été tué dans des « circonstances floues ».

Selon les déclarations des deux hommes, qui ont été faites sous serment, Blackwater aurait en outre embauché des individus ayant des problèmes d’addiction à la drogue ou à l’alcool, présentant des troubles psychologiques ou encore ayant été impliqué dans des massacres en ex-Yougoslavie, ce qui peut expliquer certaines bavures. Par ailleurs, Elrick Prince est également accusé de s’être livré à un trafic d’armes en Irak, dont il tirait « des revenus substantiels ».

Il restera désormais à Blackwater/ Xe Services de répondre de toutes ses accusations devant la justice. Une première procédure, qui concerne la fusillade de 2007, est actuellement en cours.


JDD
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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 15:45

Emprisonné pour une pierre souvenir, le Béthunois Domanick Murugan a le soutien de l'Élysée

samedi 15.08.2009, 15:00 - La Voix du Nord

Martine Murugan, la femme du touriste béthunois retenu en Turquie à cause d'une pierre acheté sur un marché, a écrit deux fois à Nicolas Sarkozy pour demander de l'aide. Martine Murugan, la femme du touriste béthunois retenu en Turquie à cause d'une pierre souvenir acheté sur un marché à 20 Euros, a écrit deux fois à Nicolas Sarkozy pour demander de l'aide.

| SOUTIEN |

Martine Murugan, la femme du touriste béthunois retenu en Turquie à cause d'une pierre acheté sur un marché, a écrit deux fois à Nicolas Sarkozy pour demander de l'aide. Son mari l'a lui même interpellé hier. Ce matin, l'Élysée s'est exprimé par la voix de son directeur de cabinet.

 

Domanick Murugan a été arrêté à l'aéroport d'Antalya le 2 mai, alors qu'il s'apprêtait à repartir en France avec sa famille, après la découverte dans ses affaires d'une pierre antique bidon, achetée dans la rue quelques jours plus tôt pour 20 euros. Une antiquité, de qui se moque t'on ?
Inculpé de « trafic d'antiquités », délit passible de 10 ans d'emprisonnement, il doit être jugé le 27 août.

Le vacancier avait interpellé hier le président Nicolas Sarkozy et le gouvernement français sur sa situation, lors d'un entretien téléphonique avec sa femme auxquels ont assisté des journalistes.

« Le chef de l'Etat tient à vous assurer que la présidence de la République continuera à suivre de près ce dossier avec l'espoir qu'il trouvera une
conclusion favorable le plus rapidement possible
 », écrit Christian Frémont, le directeur de cabinet de M. Sarkozy dans une lettre rendue publique.

« Il m'a également demandé de vous assurer que jusqu'à son retour en France vous pourrez compter sur le soutien plein et entier de l'ambassade de France à Ankara (...) pour vous accompagner dans toutes les démarches que vous aurez à accomplir dans ces moments difficiles », poursuit M. Frémont. Il lui affirme également qu'« au delà des différentes démarches officielles » effectuées par l'ambassade de France auprès des autorités turques, « la protection consulaire a pu être pleinement assurée » pour son mari.

Mercredi, Martine Murugan, épouse et soutien indéfectible de Domanick, avait écrit à l'Elysée pour la deuxième fois.

Il est certain que c'est un mauvais prétexte pour ennuyer la France qui ne reconnait pas la Turquie dans l'Europe ! D'ailleurs, dans le cas contraire, il faudrait inclure tous les pays du tour de la Méditerranée...!

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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 07:46

Iran: la Française Clotilde Reiss remise en liberté conditionnelle, mais pas encore vraiment libre...!

 

 

Clotilde Reiss lors de son procès à Téhéran, le 8 août 2009
© 2009 AFP (Hanif Shoaei)
La jeune Française Clotilde Reiss, arrêtée en Iran pour s'être mêlée à des manifestations post-électorales, a été remise en liberté conditionnelle dimanche soir, après plus de six semaines de prison à Téhéran.

La jeune Française Clotilde Reiss, arrêtée en Iran pour s'être mêlée à des manifestations post-électorales, a été remise en liberté conditionnelle dimanche soir, après plus de six semaines de prison à Téhéran.

Le porte-parole du gouvernement Luc Chatel a souhaité lundi que la libération définitive de Clotilde Reiss intervienne dans "les plus brefs délais", indiquant que le président Nicolas Sarkozy "continue à se mobiliser" pour l'obtenir.

"Nous n'avons pas d'information détaillée sur la date du jugement, nous souhaitons que, naturellement, cette affaire soit réglée dans les plus brefs délais et le président de la République continue à se mobiliser", a déclaré M. Chatel sur Europe 1

La France a accepté de payer une caution et que la jeune universitaire de 24 ans soit "hébergée" à l'ambassade de France à Téhéran, le temps que la justice iranienne se prononce sur les accusations qui pèsent contre elle. Clotilde Reiss "demeure sous contrôle judiciaire", avait dit dimanche le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner.

Sa libération était devenue une priorité pour la diplomatie française, dans le contexte déjà difficile des relations entre la France et l'Iran. Celui-ci est marqué par le dossier nucléaire et les doutes exprimés par Paris sur la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad, le 12 juin dernier.

Le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy a de nouveau réclamé dimanche "qu'il soit mis fin au plus vite aux procédures judiciaires à l'encontre de Clotilde Reiss", car Paris estime que la jeune femme est innocente et qu'aucune charge ne peut être retenue contre elle.

Paris reconnaît avoir demandé l'aide de pays pouvant avoir une "influence" sur l'Iran pour parvenir à cette remise en liberté, et mentionne en particulier le soutien de la Syrie, principal allié de Téhéran dans le monde arabe.

Nicolas Sarkozy "remercie les pays de l'Union européenne et d'autres pays amis, comme la Syrie, de la solidarité et de l'appui qu'ils nous ont apportés et continueront de nous apporter", a fait savoir la présidence française.

La Syrie avait déjà été tout particulièrement remerciée lorsque la France avait obtenu, mardi dernier, la remise en liberté de Nazak Afshar, une employée franco-iranienne de son ambassade, également emprisonnée pour sa participation à des manifestations.

Selon les autorités françaises et ses proches, la jeune femme est en bonne forme. "Elle est en bonne santé et garde un bon moral", a affirmé la présidence française. "Je l'ai trouvée en bonne forme, elle était très heureuse", a déclaré à l'AFP son père, Rémi Reiss, qui a pu s'entretenir avec sa fille au téléphone, quelques instants après sa remise en liberté.

"C'est un grand moment pour nous, après un mois et demi d'absence. On va maintenant pouvoir travailler à sa libération définitive", a ajouté Rémi Reiss.

Clotilde Reiss lors de son procès à Téhéran, le 8 août 2009
© 2009 AFP (Ali Rafiei)
La jeune universitaire, lectrice de français à l'université d'Ispahan (centre), est accusée d'avoir pris part à des manifestations qui ont suivi le scrutin présidentiel contesté du 12 juin. Elle est aussi accusée d'avoir rassemblé des informations et "encouragé les émeutiers", selon la justice iranienne.

La jeune universitaire, lectrice de français à l'université d'Ispahan (centre), est accusée d'avoir pris part à des manifestations qui ont suivi le scrutin présidentiel contesté du 12 juin. Elle est aussi accusée d'avoir rassemblé des informations et "encouragé les émeutiers", selon la justice iranienne.

Elle avait comparu le samedi 8 août devant un tribunal de Téhéran. Lors de cette audience, cette jeune femme passionnée par la culture persane avait reconnu, outre la participation à des défilés, avoir rédigé un rapport pour un institut de recherche dépendant du service culturel de l'ambassade de France, selon l'agence officielle iranienne Irna. Des aveux "sollicités", selon ses proches et le gouvernement français.

La jeune femme avait été arrêtée à l'aéroport de Téhéran le 1er juillet, alors qu'elle s'apprêtait à rentrer à Paris, son contrat de lectrice à Ispahan étant achevé. Elle était, depuis lors, détenue à la prison d'Evin, à Téhéran, qui "est une "prison insupportable", selon Bernard Kouchner.

Le chef de la diplomatie a confirmé dimanche le versement d'une caution par les autorités françaises, sans en révéler le montant. Celui-ci s'élèverait à "quelques centaines de milliers d'euros", avait indiqué en fin de semaine le père de la jeune femme.

L'employée franco-iranienne Nazak Afshar avait dû elle aussi donner une garantie financière pour recouvrer la liberté, en gageant son appartement de Téhéran.

Pas encore tirée d'affaire, mais au moins un semblant de liberté et de sérénité dans l'enceinte de l'Ambassade de France !
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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 02:55

La mise au point du général commandant la Légion étrangère

14 août 2009 – 17:35

Le 22 juillet dernier, un incendie avait ravagé plus de 1.000 hectares aux portes de Marseille. Ce feu aurait été causé par des tirs à balles traçantes, réalisés au cours d’un exercice dirigé par un adjudant du 1er Régiment Etranger, sur le camp militaire de Carpiagne.

Le sous-officier qui dirigeait la section de légionnaires avait été suspendu. L’enquête de commandement, ouverte à la demande du général Irastorza, le chef d’état-major de l’armée de Terre, avait établi que l’adjudant avait « utilisé des munitions traçeuses, vraisemblablement à l’origine de l’incendu, alors qu’il avait été informé des directives en interdisant l’usage ». Le rapport concernant cet incident évoquait une « faute professionnelle grave, conséquence d’un acte d’indiscipline flagrant ».

Le sous-officier sera donc sanctionné sur le plan militaire et il devra affronter la justice puisqu’il a été mis en examen pour « destruction involontaire par incendie de bois, forêts, landes, maquis ou plantations d’autrui (…)par violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de prudence et de sécurité » de nature à « exposer autrui à un dommage corporel » et à « créer un dommage irréversible à l’environnement ».

Bien noté, revenant d’un séjour en Afghanistan, médaillé militaire et distingué pour un acte de courage et de dévouement pour avoir sauvé une personne lors d’un accident de la circulation, le cas de cet adjudant a suscité une vive émotion, qui s’est exprimée d’ailleurs sur ce blog. Certaines réactions d’élus ou de représentants de l’Etat, avaient été également très mal prises, les uns ayant parlé de « stupidité incroyable », les autres « d’imbécilité du geste ». Et sans oublier l’intervention de l’ADEFDROMIL qui, en publiant un communiqué, a cherché à « charger » l’adjudant responsable de l’exercice de tir.

Le général Bouquin, le nouveau commandant de la Légion étrangère (COM.LE), depuis le 1er juillet, est revenu sur cette affaire en publiant un article sur le site officiel des légionnaires. Et le moins qu’on le puisse dire est que cet officier ne manque pas de franchise.

Concernant les circonstances du départ de l’incendie, le général Bouquin parle d’une « connerie assez élémentaire, mais aux conséquences d’une extrême gravité, due pour l’essentiel au non respect d’une consigne ». Aussi, il n’est pas question d’impliquer la hiérarchie du sous-officier en cause car, comme l’explique le commandant de la Légion, « le niveau où la désobéissance a été commise est bien celui de l’adjudant Fontaine. Et notre code du légionnaire, comme nos traditions de discipline, exigent que ce soit ce niveau-là qui porte la responsabilité et qui soit sanctionné ».

Selon le général Bouquin, le sous-officier, qui « assume avec courage et dignité sa responsabilité », n’a pas d’ailleurs a impliqué plus haut placé que lui. Il sera certes sanctionné, « sans faiblesse » mais il n’est pas question non plus de lui tourner le dos. « Il mérite aussi de conserver notre estime et notre camaraderie : son attitude dans l’épreuve et dace à l’ampleur médiatique de sa faute est restée correcte; la nôtre restera correcte vis-à-vis de lui et nous lui apporterons le soutien auquel il a droit en tant que frère d’arme » écrit le commandant de la Légion étrangère. « Son passé de soldat, sa générosité, son charisme et ses états de service le justifient pleinement » ajoute-t-il.

Quant aux réactions des autorités locales, le général Bouquin parle « d’outrance » qui l’ont « blessé », mais si il dit comprendre, pour certaines d’entre elles, que la menace des flammes les aient faites « réagir avec vigueur ». « Certains vocables employés pour caractériser les faits, les hommes et les institutions n’avaient en tout état de cause pas lieu d’être » insiste-t-il.

Enfin, concernant l’attitude, « sans surprise » de l’ADEFDROMIL, le général Bouquin considère qu’il n’y a pas lieu de lui répondre car cette association, qui prétend défendre les droits des militaires, « n’est pas reconnue en tant qu’interlocuteur par le ministère ». Par ailleurs, le commandant de la Légion considère que « l’ADEFDROMIL se nourrit médiatiquement de nos réactions, ce qui a pour effet de faire durer les polémiques quand l’apaisement serait préférabele ».

Pour autant, le général Bouquin ne nie pas que la Légion étrangère « est impliquée depuis près d’un an » dans des « incidents graves », qui sont « de nature à fragiliser l’institution ». « Nous pouvons préférer croire à une suite malencontreuse de défaillances individuelles. Mais d’autres seront tentés d’y voir une faillite collective et de nous demander des comptes » écrit le général. Aussi, le commandant de la Légion demande à ses hommes de démontrer, si il en était encore besoin, qu’ils consitutient « une force combattant fiable sur laquelle notre pays sait pouvoir compter en opérations ».

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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 09:26

La petite soupe...

ir0004d02_20090405_BR150Philippe de Villiers a cédé ! Il vient de rejoindre la Majorité Présidentielle en acceptant de siéger au Comité de liaison des formations politiques qui soutiennent Nicolas Sarkozy. Cette décision attriste toutes celles et tous ceux qui, même s’ils ne partageaient pas les convictions de Philippe, lui reconnaissaient une certaine constance. Comment le président du MPF peut-il désormais soutenir un Président de la République dont il a contesté récemment les principales décisions (Traité de Lisbonne, retour dans l’OTAN, etc, etc…) ?

Philippe de Villiers pour se justifier, déclare se sentir plus efficace pour incarner le souverainisme à l’intérieur plutôt qu’à l’extérieur. Qui peut sincèrement croire une telle énormité ? Je lui souhaite bon courage !

Ceux qui, lors des élections européennes, me reprochaient de ne pas faire alliance avec Philippe de Villiers, comprennent donc aujourd’hui pourquoi j’étais si méfiant. Je connaissais en effet les contacts réguliers entre Philippe de Villiers et l’Elysée et je me doutais bien qu’un jour ou l’autre cela finirait ainsi. Je ne voulais pas participer à une énième trahison de nos électeurs.

Il nous revient désormais à Debout la République de rassembler toutes celles et tous ceux qui refusent une France abaissée et politicienne. Beaucoup de cadres du MPF nous ont déjà rejoints ou s’apprêtent à le faire. J’ai demandé à toutes nos fédérations de les accueillir à bras ouverts car, n’en doutons pas, la mascarade politique d’aujourd’hui appelle obligatoirement à un sursaut. Il nous revient de le préparer.

Comment croire, en effet, que notre pays puisse continuer à dériver ainsi. La caste dirigeante qui nous gouverne n’osant pas s’attaquer aux racines des problèmes.

Un moment d’ailleurs, nos compatriotes avaient cru que Nicolas Sarkozy en aurait la volonté. Mais les postures ne font pas une politique et la situation se dégrade de jour en jour :

  • Sur le plan économique, la compétitivité des entreprises françaises s’effondre (euro cher, charges trop lourdes), les PME ferment les unes après les autres et seules, les banques qui tondent les Français, et les entreprises du CAC 40 qui investissent à l’étranger, masquent ce recul historique.

  • Sur le plan budgétaire, les déficits explosent car seul l’assistanat peut éviter la révolte sociale, nos concitoyens supportant, de moins en moins, deux poids deux mesures qui servent de politique. D’un côté les privilèges, notamment fiscaux, de l’autre le chômage de masse.

La cohésion nationale, enfin, est ruinée par une immigration non contrôlée qui nourrit les ghettos de nos banlieues.

Face à cela, la politique gouvernementale se limite à des effets de manche, à des mesurettes pour se donner l’illusion d’agir mais se refuse à porter le fer sur les causes réelles du mal :

  • Une Union Européenne qui asphyxie notre économie, par l’Euro cher et le libre échange déloyal. • L’absence de contrôle aux frontières et la pensée unique qui interdisent une vraie politique migratoire.

  • La proximité avec les grands groupes du CAC 40 et les banquiers, ce qui empêche de mettre l’économie au service du pays.

  • La volonté de plaire qui consiste à dépenser toujours plus, sans s’assurer des recettes.

Certains me diront : que peut-on faire ? Les Français ont la tête ailleurs, les principaux médias sont très proches du pouvoir, la Gauche ferait bien pire et même Philippe de Villiers abandonne.

Mais c’est justement parce que le couvercle est vissé fermement sur la marmite que cette dernière explosera.

Gardons alors notre cap, affirmons nos convictions républicaines et gaullistes et proposons des mesures très concrètes pour sortir la France de cette crise.

Car le grand paradoxe est que notre pays dispose de quantités d’atouts ; au premier rang desquels les Français qui aimeraient être considérés comme des adultes.

Redonner à notre pays les moyens de maîtriser son destin en encadrant l’Union Européenne, renforcer la compétitivité de notre économie en s’appuyant sur nos PME, garantir la cohésion sociale en combattant les privilèges et en restaurant le modèle républicain, voilà les axes de notre projet.

 Nicolas Dupont-Aignan,
Député et président de Debout la République

  (photo ci-dessus) A t'on promis un maroquin à De Villiers, réponse en septembre...!             
http://www.gaullisme.fr/?p=1055

Si Faust a vendu son âme au diable en échange de la jeunesse éternelle, d’autres la vende à Nicolas Sarkozy pour un plat de bulletins de vote.
 
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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 13:39

Libération sous caution de Reiss "dans les meilleurs délais", selon Chatel

 

 

La Française Clotilde Reiss devant le tribunal révolutionnaire à Téhéran, le 8 août 2009
© 2009 AFP (Ali Rafiei)
Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, a déclaré mercredi que Paris attendait "dans les meilleurs délais" la libération "sous caution dans un premier temps", de la jeune Française Clotilde Reiss détenue à Téhéran.

Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, a déclaré mercredi que Paris attendait "dans les meilleurs délais" la libération "sous caution dans un premier temps", de la jeune Française Clotilde Reiss détenue à Téhéran.

"Nous attendions hier un geste de la part des autorités iraniennes, nous l'avons obtenu avec la libération de la Franco-iranienne" Nazak Afshar qui travaille à l'ambassde de France, a relevé le ministre sur France 2.

"Nous attendons maintenant dans les meilleurs délais la libération, sous caution dans un premier temps, de Clotilde Reiss, sachant que notre objectif c'est bien d'obtenir sa libération définitive, c'est-à-dire qu'elle puisse retrouver sa famille", a poursuivi le responsable gouvernemental.

"Le président a multiplié, encore hier, ce matin, les contacts sur ce dossier", a ajouté le porte-parole.

Après la sortie de prison de Mme Afshar mardi, Nicolas Sarkozy avait exprimé "sa reconnaissance aux pays de l'Union européenne et aux autres pays amis, comme la Syrie, qui nous ont apporté leur soutien dans cette première phase".

Dernière mise à jour le: Mercredi 12 Août 2009, 13:26

Si le ton reste diplomatique, le message est clair : en convoquant, mardi, l'ambassadeur d'Iran en France, le Quai d'Orsay affiche un certain agacement face à l'attitude de Téhéran et de son représentant à Paris dans l'affaire des deux Françaises détenues dans la République islamique. "Il lui (l'ambassadeur d'Iran) a été signifié que ses déclarations laissant entendre que les autorités françaises ne mettaient pas tout en oeuvre pour obtenir la libération de Clotilde Reiss étaient inexactes, sans doute car il était mal informé. Nous les réfutons catégoriquement", peut-on lire dans le communiqué de la diplomatie française.

À l'origine de cette mise au point assez sèche du ministère de Bernard Kouchner, les propos tenus plus tôt dans la journée par Seyed Mehdi Miraboutalebi sur RFI. L'ambassadeur du régime des mollahs a assuré à l'antenne que la France n'a "pas répondu à une proposition de liberté conditionnelle de la jeune femme (Clotilde Reiss, ndlr) émise par les autorités de Téhéran. Le diplomate iranien a, en outre, reproché aux autorités françaises d'avoir rendu publique trop rapidement, le 6 juillet, l'arrestation de la jeune femme. Selon lui, une plus grande discrétion aurait pu permettre d'éviter le procès et de trouver un accord entre les deux pays.

Dans son communiqué, le Quai réaffirme donc que la France est toute disposée à accueillir l'universitaire française Clotilde Reiss dans son ambassade de Téhéran. "Les autorités iraniennes ont été informées depuis plusieurs semaines que l'ambassade de France à Téhéran était prête à accueillir Clotilde Reiss dès lors que celle-ci bénéficierait d'une mesure de remise en liberté, ce qui n'est toujours pas le cas à ce jour", assure le texte. Cette décision relève de la responsabilité intégrale des autorités iraniennes. Nous souhaitons donc que celles-ci prennent le plus rapidement possible les dispositions nécessaires pour que Clotilde Reiss soit libérée", poursuit-il. Il réaffirme enfin que les charges retenues contre la Franco-Iranienne Nazak Afshar et l'étudiante française Clotilde Reiss "sont inexistantes.

 Je n'ai pas fait de commentaire à ce jour, pour ne pas générer de provocations inutiles avec le régime irannien, tout le monde aura compris que cette pauvre étudiante est innocente et qu'il faut qu'elle retrouve de suite la liberté, cette action de chantage diplomatique, discrédite et isole encore un peu plus l'Iran sur la scène internationale...!
 
http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-08-13/l-optimisme-prudent-du-pere-de-clotilde-reiss-il-est-temps-que-la-plaisanterie-cesse/920/0/368844

Depuis son lieu de vacances varois, Nicolas Sarkozy dirige en personneles négociations pourla libération de la jeune Française.

«On espère une solution dans les heures qui viennent. On n'est plus très loin d'un dénouement heureux.» Jeudi soir, l'entourage de Nicolas Sarkozy se montrait optimiste sur les chances d'une libération de Clotilde Reiss, cette chercheuse française de 24 ans, détenue en Iran depuis le 1er juillet.

Alors que la France a été marquée par les images du procès de Clotilde Reiss diffusées en boucle sur les télévisions, Nicolas Sarkozy a pris lui-même en charge le dossier. En vacances au cap Nègre dans la villa de son épouse, Carla, sur la côte varoise, le chef de l'État consacre une bonne partie de ses journées à cette affaire. «Sa priorité est de sortir Clotilde Reiss de sa prison», dit-on à l'Élysée. «Concrètement, cela veut dire que le président a eu des gens au téléphone mais aussi eu des entretiens avec des dirigeants de son niveau», ajoute-t-on sans plus de précisions. Qui a-t-il reçu ? À quel endroit ? Le fort de Brégançon, la résidence d'été du président de la République, qu'il n'utilise pas, est située à quelques kilomètres du cap Nègre. Ce lieu officiel peut permettre, le cas échéant, à Nicolas Sarkozy de recevoir en toute discrétion des visiteurs étrangers.

 

«Interventions directes»

 

L'Élysée reste logiquement très discret sur les contacts en cours. Seul l'entretien téléphonique avec le président syrien Bachar el-Assad a été officiellement confirmé. «Il a au téléphone des gens de son niveau ou des personnes qui sont en mesure de faire des interventions directes», résume-t-on à l'Élysée, où l'on se réjouit des premiers effets de cette diplomatie de l'om­bre avec la libération, mardi soir, de la Franco-Iranienne Nazak Afshar, employée de l'ambassade de France à Téhéran.

La communication est réglée au mot près par Nicolas Sarkozy, qui donne ses consignes à trois hommes : son sherpa, Jean-David Levitte, qui se trouve en vacances aux Baux-de-Provence, son conseiller presse, Frank Louvrier, en Corse, et Christian Frémont, son directeur de cabinet qui «garde» l'Élysée pendant le mois d'août.

 

Équipe très resserrée

 

D'autres conseillers sont également dans la boucle, ainsi que le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel. Nicolas Sarkozy l'a d'ailleurs directement «briefé» avant ses interventions médiatiques en mi­lieu de semaine. C'est le porte-parole du gouvernement qui a évoqué, mardi matin, sur RTL, «le début d'un espoir pour qu'une solution rapide puisse être trouvée». La formule a été calibrée directement par Nicolas Sarkozy.

Plutôt qu'un communiqué de l'Élysée qui aurait donné encore plus de poids à cette déclaration, la présidence de la République a préféré s'appuyer sur le porte-parole du gouvernement. Habitué aux dossiers de Français détenus à l'étranger ou pris en otages, Nicolas Sar­kozy privilégie une gestion très res­­serrée de l'affaire Clotilde Reiss. Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, qui a donné une interview en début de semaine, reste depuis assez discret. «C'est logique, car les dernières négociations se déroulent quasiment entre dirigeants», souffle un protagoniste du dos­sier.

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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 14:38

Le numéro deux d'Al-Qaïda Ayman al-Zawahiri s'en est pris à la France pour son hostilité au voile islamique et a critiqué la politique du président américain Barack Obama qu'il juge favorable à Israël, rapporte mardi le centre américain de surveillance de sites islamistes SITE.

"La France prétend être un pays laïque alors que son coeur est plein de haine pour les musulmans", a répondu le chef d'Al-Qaïda à une question d'un site islamiste sur l'hostilité de la France au port du hijab (voile islamique).

Il a affirmé que la France, durant son histoire, a "soutenu les juifs dans leurs efforts de prendre le contrôle de la Palestine" (...) a combattu les Arabes en Algérie et a "fourni à Israël son réacteur nucléaire".

"La France va payer pour tous ses crimes", a-t-il ajouté.

Le SITE précise que c'est la sixième interview de Zawahiri au même site islamiste lié à Al-Qaïda et relève que le numéro deux du groupe y a répété, pendant 90 minutes, ses positions sur de nombreuses questions.

Il a ainsi affirmé notamment qu'"Israël est un crime qui doit être éliminé" et que les musulmans n'accepteront jamais la solution de deux Etats, un Israélien et un Palestinien.

Quant au président américain, il cherche, selon lui, à créer un "Etat palestinien qui agira comme une branche du service de renseignement israélien".

Zawahiri a dit également ne pas voir de différence entre la politique de Barack Obama et celle de ses prédécesseurs, le qualifiant notamment de "criminel" et de "menteur".

Le président Obama "ne fait que saigner les musulmans comme son prédécesseur (George W.) Bush", a assuré le numéro deux d'Al-Qaïda.

"Obama est comme un loup qui a les crocs enfoncés dans votre chair et qui vous demande de renoncer à se défendre parce qu'il veut la paix avec vous", a-t-il encore affirmé.

A propos du plaidoyer d'Obama en juin au Caire en faveur de meilleurs rapports entre l'Occident et les musulmans, il a dit que le président américain "a tenté de vendre des illusions aux faibles et aux opprimés".

Le dirigeant d'Al-Qaïda a estimé que les musulmans "se font massacrer" à cause des politiques d'Obama en Pakistan et en Afghanistan, en assurant que les combattants islamistes continueront à se battre contre "les infidèles" jusqu'à ce qu'ils retirent de la terre de l'islam.

 Dernière mise à jour le: Mardi 4 Août 2009, 14:33
  • Que les islamistes quittent aussi les terres démocratiques et laïques...!
    Personnelement, je respecte toutes les religions et tous les hommes et femmes croyants ou pas, je combats tous les extrémismes, c'est ce que fait la France !
    Ces terroristes assassinent aussi bien des femmes, des enfants, leurs frères et soeurs, en tous cas des innocents, et voudraient nous faire la morale ?!
    Le progrès de l'humanité nous incombe, pas sa destruction !
    Qui débarassera le monde de ce fléau d'Al-Qaïda, si ce n'est la démocratie à laquelle aspire tous les peuples !
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1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 13:18

Deux de ses camarades ont également été blessés lors d'une attaque d'insurgés lors d'une opération de soutien à l'armée afghane. Tous trois étaient issus du 3e Rima, basé à Vannes.

Un soldat français issu du 3e Régiment d'infanterie de marine (Rima) a été tué et deux autres blessés samedi après une attaque d'insurgés lors d'une opération de soutien à l'armée afghane dans la vallée de Ghayne, au nord-est de Kaboul. C'est la présidence de la République qui l'a annoncé dans un communiqué.

Au cours de l'opération, les hommes du 3e Rima, basé à Vannes (Morbihan), «ont été pris à partie par les insurgés». L'un des soldats «a été mortellement touché» et «deux de ses camarades de combat ont été blessés».

Nicolas Sarkozy a fait part de sa «vive émotion» à l'annonce de ce décès. Le chef de l'État a exprimé «ses condoléances attristées» à la famille de la victime et ses proches. Il souhaite par ailleurs un prompt rétablissement aux deux militaires blessés. Le chef de l'Etat adresse également ses pensées aux hommes du 3e RIMa. Alors que 29 soldats français sont morts depuis 2001 en Afghanistan, Nicolas Sarkozy a «condamné avec force les pratiques lâches et barbares des ennemis de la paix en Afghanistan et a réaffirmé la détermination de la France à lutter, aux côtés du peuple afghan, contre l'obscurantisme et le terrorisme».

 A suivre... 
Encore un mort , portant à 29 le bilan des soldats français tués en Afghanistan depuis le début de l'intervention française dans ce pays en 2001. Pourtant, l'état-major avait mis des moyens importants en engageant 160 hommes pour une opération "civilo-militaire" dans la vallée de Ghayne, une zone, débouchant sur la vallée d'Afghania, dans la région de la Kapisa. En langage châtié, les militaires connaissant cette région disent qu'ils "fréquentent habituellement assez peu le coin". En langage de soldat, ils préfèrent : "c'est un endroit merdique où on le ne va pas". Sauf que ces zones-là sont précisément celles où la coalition veut "gagner les coeurs", notamment en prenant contact avec les populations et les chefs de village. Ces approches des habitants imposent un minimum de préparation, au risque d'une embuscade. Celle-ci s'est produite au moment où les hommes approchaient du village, et elle a été conduite par une trentaine d'insurgés.

L'opération de ce matin était donc précisément destinée à consolider les liens avec la population. Elle était organisée classiquement, avec des éléments de l'ANA (Armée nationale afghane), appuyés par des soldats français et quelques Américains. L'exercice n'est pas simple, qui impose d'aller de manière non-agressive vers les villages, afin de proposer des soins médicaux, des vivres de base (sucre, farine), des kits de secourisme, des couvertures, des vêtements. Et bien sûr, pour les enfants, des cerfs-volants, ces jouets symboles de plaisir et de liberté qui avaient été interdits par les talibans. Ces visite permettent en outre de recueillir de précieux éléments d'information sur la situtation tactique, et sur la présence, ou pas, d'iunsurgés dans la région.

Les soldats du 3ème RIMA, que l'on appelle dans l'armée des "marsouins", ont été bien entraînés à cette présence d'un semestre en Afghanistan, qu'ils ont entamée le 15 juin, en prenant la relève du 27ème bataillon de chasseurs alpins, sur les FOB (Forward Opérational Base) de Nijrab et de Tagab. L'expérience désormais bien établie des forces françaises indique deux périodes périlleuses : les six premières semaines, durant lequel les réflexes opérationnels ne sont pas encore tous ancrés. Et les six dernières, la perspective du départ pouvant conduire à des pertes de vigilance. Les cadres sont particulièrement attentifs à ces éléments, mais il est clair que les opérations en Afghanistan comportent des risques élevés. Et que ce genre d'embuscade se produit tous les jours. Et d'ailleurs un peu moins dans la Kapisa que dans d'autres régions !

La perspectives des élections présidentielles afghanes du 20 a accru les tensions et les insurgés veulent à tout prix démontrer que la coalition ne tient pas le terrain. Les attaques se multiplient, mais l'ISAF a engagé les Français à prendre des contacts, comme ils l'avaient fait en début de semaine avec l' opération Mille sabords . Ce samedi, l'ISAF a perdu quatre hommes en Afghanistan . Un bilan hélas ordinaire.




Des soldats français en opération dans la province de Kapisa, le 30 juillet dernier, en Afghanistan. Crédits photo : AFP

À vingt jours de l'élection présidentielle, le bilan des victimes est de plus en plus lourd. Plus de 1 000 civils depuis le début de l'annéeet 75 soldats étrangers dans le seul mois de juillet.

L'année 2009, cruciale pour l'Afghanistan de l'après-talibans, s'annonce comme l'une des plus meurtrières. vendredi encore, deux attaques menées par les insurgés dans l'ouest du pays contre un convoi de camions-citernes de l'Otan escorté par des gardes privés ont entraîné la mort de quatre soldats afghans et blessé très gravement 13 civils. Avec ce climat d'extrême violence, dans ce pays laminé par huit ans de guerre et rongé par la corruption, l'élection présidentielle du 20 août, plus qu'un exercice démocratique, fait plutôt figure de test pour la nouvelle stratégie américaine.

Soixante-quinze soldats étrangers auraient été tués en Afghanistan durant le seul mois de juillet. Cela représente autant, sinon plus, de pertes qu'en une année entière, sur la période allant de 2001 à 2005. Les Américains et les Britanniques paient, de loin, le plus lourd tribut. Trente-neuf soldats américains sont morts au cours du mois dernier, battant le triste record de 26 tués, enregistré en septembre 2008. Quant aux Britanniques, 22 des leurs sont tombés en juillet. Et, avec un total de 191 morts depuis 2001, le conflit afghan est devenu plus meurtrier pour les Anglais que la guerre des Malouines, en 1982, contre l'Argentine ; ou même l'Irak. Cette récente hémorragie des troupes américaines et britanniques s'explique par les deux offensives lancées entre juin et juillet dans la province du Helmand, au sud de l'Afghanistan. Alors que la première phase de «Griffe de panthère», l'opération des militaires anglais, s'est achevée la semaine dernière, celle des Américains, surnommée «Poignard» et entamée le 2 juillet, se poursuit. Reconquérir le Helmand ne sera pas une mince affaire ; le sécuriser, encore moins. Il s'agit de l'une des régions les plus «talibanisées» du pays ; celle, aussi, où le commerce de l'opium est le plus lucratif.

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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 16:33

25/07/2009

Le Premier ministre François Fillon et les ministres Brice Hortefeux et Hervé Morin sont arrivés jeudi au camp militaire de Carpiagne à Marseille, d'où un incendie qui a brûlé 1.300 hectares est parti la veille après des tirs, a constaté une journaliste de l'AFP.

Ils ont été accueillis par le général Elrick Irastorza, chef d'état-major de l'armée de terre, et par le colonel René Grisolle, commandant de la base de défense expérimental de Carpiagne.

Ministres et militaires devaient se réunir à huis clos puis MM. Fillon, Hortefeux, ministre de l'Intérieur, et Morin, ministre de la Défense, devaient se rendre au PC opérationnel des marins-pompiers dans les quartiers sud-est de la ville où les flammes se sont dangereusement approchées d'habitations, dans la nuit de mercredi à jeudi et où des habitants ont été évacués.

L'armée a annoncé tôt jeudi la suspension d'un cadre de la Légion responsable des tirs, dont le nom n'a pas été dévoilé. "Il est avéré que l'emploi de munitions traçantes a été utilisé en infraction formelle aux consignes", a déclaré à l'AFP le colonel Benoît Royal, chef du Service d'information et de relations publiques de l'armée de terre (Sirpa Terre).

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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 15:20

Afghanistan : les talibans attaquent un VAB sanitaire français

Trois militaires français ont été blessés, dont un très grièvement, mardi lors de l'attaque contre un VAB (véhicule de l'avant blindé) sanitaire par un engin explosif improvisé (IED).

L'attaque s'est produite mardi 21 juillet vers 11 heures, au cours d'une patrouille de l'armée nationale afghane dans la vallée de Tanguy (province du Wardak), au sud-ouest de Kaboul. Les hommes du 201ème corps afghan étaient accompagnés par une OMLT (operational mentoring liaison team) française.

Les trois hommes à bord du VAB ont été blessés. Il s'agit d'un capitaine-médecin du 126ème régiment d'infanterie, le plus grièvement touché, d'un caporal-chef du 92 ème RI et d'un autre caporal-chef du 31ème régiment du génie. Ils ont été blessés principalement aux membes inférieurs. Secourus par un hélicoptère américain, ils ont été évacués vers la France. Le train avant du VAB a été entièrement détruit.

Les talibans ont aussitôt revendiqué l'opération, affirmant de manière fausse avoir tué quatre militaires français. 

La semaine dernière, un VAB  francais avait déjà sauté sur un IED en Kapissa, sur la piste qui relie les FOB de Tagab et Nijrab. L'explosion a eu lieu sous l'avant du VAB, ce qui l'a propulse en l'air. En retombant, la roue arriere a ete arrachée. Les passagers ont ete secoués, mais n'ont eu que des blessures legeres.

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